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Théoriquement, « celui qui cache les fautes d’un Musulman, DIEU cachera les siennes dans ce monde (au Jour de la Résurrection) et dans l’autre ».[1] Néanmoins et pratiquement, quand il s’agit de mettre un terme aux injustices et aux abus des criminels, des bandits, des mystificateurs et des escrocs, les témoignages à charge contre les prédateurs deviennent obligatoires,[2] de sorte à protéger leurs victimes passées et à venir. Coupons la poire en deux et, provisoirement, ne dévoilons donc ces exactions « fraternelles » que d’une façon générale ! Taisons l’identité de leurs auteurs, multiplions les coups de semonces, incitons-les à s’amender humblement et dissuadons-les de persévérer dans les égarements !
Mais entrons dans le vif du sujet, en dénonçant concrètement ces agissements déplorables que nous constatons tous au sein de la Communauté  et auxquels peu d’entre nous s’opposent véritablement : Il y a ceux qui profitent du système en abusant des aides sociales (Chômage ou maladie volontaires), ceux qui travaillent au noir ou fraudent auprès des administrations pour échapper aux impositions, ceux qui n’honorent pas leurs factures ou leurs dettes, ceux qui exploitent leur personnel ou encore ceux qui abusent de la confiance d’autrui en les « carottant », y compris leurs frères en religion. Et faut-il aussi évoquer ces agressions et autres braquages que certains commettent « fissabiliLLAH »[3] en les faisant passer pour des butins de leur « djihad » contre les « kafir biLLAH » ?[4]
Il y a, dans un autre registre, ceux qui abusent de la crédulité des dames, et plus particulièrement des jeunes filles, en jouant aux beaux gosses ou aux « maris battus » pour les séduire. Et certaines têtes d’affiche ne font pas exception, faisant fi de toute déontologie, en profitant de leurs fonctions d’Imam, de conférencier, d’enseignant, ou de responsable d’association pour puiser dans le vivier de leurs admiratrices, fussent-elles leurs élèves. Comme d’autres écument les forums et autres sites matrimoniaux communautaires pour assouvir leurs libertinages, les « séducteurs islamiques » exercent à loisir leurs talents sur des femmes trop naïves, sans se soucier des conséquences sur leur réputation et leur avenir. On peut légitimement s’étonner que leurs collègues et leurs proches (musulmans ?), par faiblesse ou par « camaraderie », ne blâment pas ces comportements et ne les contrecarrent pas mais, tant que leurs filles ou leurs soeurs n’en font pas les frais, qu’importe ! Et pas de quoi s’étonner si ces unions à répétition, généralement célébrées à la hâte sur des « coins de murs », sans tuteur matrimonial (Waly) et avec des témoins ayant pour consigne première de ne jamais témoigner, s’enchaînent comme les perles d’un chapelet et finissent promptement et irrémédiablement par des divorces.
Au lieu de simplement reconnaître leurs méfaits et de s’amender, les escrocs de l’Islam s’obstinent à enchaîner les mensonges[5] et les manœuvres pour minimiser leurs fautes ou les transposer sur des tiers, en particulier sur leurs victimes, en allant jusqu’à exercer sur elles du harcèlement et de la vengeance. Pour eux, tous les détracteurs quels qu’ils soient, même s’ils n’ont aucun mobile pour les dénigrer, sont forcément des calomniateurs jaloux qui font circuler des rumeurs infondées destinées à salir leur réputation immaculée. Et même quand ils sont formellement confondus, certains vont jusqu’à pousser l’hypocrisie à son paroxysme en adoptant les postures de mari, de père de famille et d’ami exemplaires, voire de guide spirituel irréprochable, sans imaginer ô combien ils sont peu convaincants.
Pour ceux qui tiqueraient encore, et qui persisteraient à jouer les Géminis Criquets (les bonnes consciences),[6] rappelons qu’il y a pour le moins deux principes islamiques majeurs qui incitent à mettre hors d’état de nuire les malfaisants : La condamnation du néfaste, « Celui qui voit une chose répréhensible doit la redresser de la main (par la force), s’il ne le peut pas, de la langue (verbalement) et s’il ne le peut pas, du cœur (réprouver), mais c’est le moindre de la foi »,[7] et l’empêchement des iniquités, « Assiste ton frère, qu’il soit oppresseur ou opprimé… … – assister un oppresseur ? – En l’empêchant de commettre une injustice ».[8] En ce qui me concerne, c’est également (et surtout) pour disculper l’Islam des saloperies qu’on lui colle sur le dos à cause de la conduite de ces Kholotos.[9]

[1] Ibn Majah 0/17 et 20/5 – Ibn Hanbal 4/62, 104 et 5/375.
[2] « Ho, les croyants ! Allons ! debout, témoins pour Dieu avec justice ! fût-ce contre vous-mêmes ou contre père et mère ou proches parents, et qu’il s’agisse d’un riche ou d’un besogneux ; car Dieu a priorité sur les deux. Ne suivez donc pas les passions, afin d’être justes. Si vous louvoyez ou si vous devenez indifférents, alors oui, Dieu demeure bien informé de ce que vous faites. » (Coran 4 :135).
[3] Littéralement : « dans la voie de DIEU ».
[4] Littéralement : « mécréants envers DIEU ».
[5] « puis exécrons les menteurs, en proférant sur eux la malédiction de DIEU ! » (Coran 3 :61)
[6] http://karamailhe.canalblog.com/archives/2007/11/14/6871621.html
[7] Mouslim 1/78 –Tirmizhy 31/11 – Nasa’y 47/17 – Abou Daoud 2/242, 36/17 – Ibn Majah 5/155 – Nawawy 40H/34.
[8] Boukhary 46/4/1,2 et 89/7/2.
[9] De l’argot algéro-marocain (kholoto/roloto = mauvaise fréquentation, fumiste, rigolo, nul, bouffon).
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@DYLeclercq RÉPONDRE A L'ISLAMOCLASTIE PAR L'IRONIE IRRESPECTUEUSE

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