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Durant les trente dernières années, on a eu droit à moins de dix attentats attribués aux « islamistes », suivis ou précédés de coups de filets dans les « milieux » du même nom, ultra médiatisés évidemment de sorte à ce que le petit peuple puisse conserver ses boucs émissaires bien au chaud. Les développements de ces affaires ont permis de mettre en lumière des « côtés obscurs » quand ils n’ont pas clairement mis en évidence des manipulations politiques destinées à influencer l’opinion.
En 1982, sous la présidence de François Mitterrand, c’est la rue des Rosiers qui a été témoin d’une fusillade antisémite attribuée à des néo-nazis allemands ou au Fatah ou à l’OLP palestiniens. En 1985-86, avec Jacques Chirac en tant que Premier Ministre, une douzaine d’attentats, dont celui de la rue de Rennes, a été attribuée au Hizbollah libanais. En 1995-96, sous la toute nouvelle présidence de Jacques Chirac, une vague d’attentats (dont celui de la station Saint-Michel du RER B) a été attribuée au GIA algérien mais il est apparu ensuite que les Services Spéciaux algériens en étaient les véritables commanditaires. Toujours en 1996, la bande criminelle de Roubaix, se disant proche d’Al-Qaida, a été mise hors d’état de nuire après des braquages qualifiés d’islamistes. En Mars 2012, en pleine campagne sarkozyste pour un nouveau mandat présidentiel, un terroriste islamiste solitaire mais en scooter, à la pratique islamique très approximative, a été liquidé par les Services français qui l’aurait manipulé, selon ce que les zones d’ombres du dossier laissent à penser. En avril 2012, dix-sept membres présumés du groupuscule salafiste Forsane Alizza ont été interpellés pour avoir évoqué un « projet intellectuel » d’enlèvement d’un magistrat lyonnais « sans tentative de commencement d’exécution » mais la plupart ont été relâchés dans la semaine qui a suivi. Tout récemment, en octobre 2012, sous la présidence de François Hollande, on a démantelé une cellule islamiste « ultra-dangereuse » composée de douze jeunes désoeuvrés récemment entrés en Islam, dont la moitié a déjà été mise hors de cause, soupçonnés d’avoir braqué à la grenade défensive une supérette casher, d’avoir détenu des produits « susceptibles » d’entrer dans la composition d’un explosif artisanal ou d’avoir projeté d’aller mener le jihad armé en Syrie.
En résumé donc, en trente ans, on comptabilise sept séries d’agressions ou de supposées tentatives, avec pour mobiles principaux la politique étrangère (palestinienne et algérienne), le banditisme mais surtout l’imprudence en période électorale. Et rien d’islamiste ou d’islamique dans tout ça, à part une vague appartenance à une religion professée par un milliard d’individus, un cinquième de la population mondiale. C’est un peu comme si on faisait retomber sur le parti auquel ils appartiennent l’implication de militants politiques (et je ne parle pas des responsables) dans de sordides affaires privées (de mœurs ou de financement occulte, entre autres) ou si on rejetait sur l’ensemble de notre irréprochable Police Nationale l’inculpation d’une douzaine de membres de la BAC (Brigade Anti-Criminalité) pour corruption active. Ce serait un peu léger, non ? Et vous voyez où je veux en venir avec mes gros sabots ?
Venons-en donc maintenant à la condamnation des actes délictueux de ceux qui ont été « catalogués musulmans », parfois à leur insu, et qu’exigent à hauts cris tous ceux qui nous veulent tant de bien. Evidemment, que les véritables Musulmans (et même les tant décriés islamistes, intégristes, fondamentalistes, Salafistes, etc.) se désolidarisent des comportements extrémistes, comme les attentats aveugles et le gangstérisme, et les condamnent radicalement ! Ça doit d’ailleurs venir de là l’expression « islamisme radical », non ? (LOOOL !) Il ne faut vraiment pas être futé pour se laisser monter le bourrichon comme quoi la plus grande religion du monde enseignerait à ses fidèles des actes malfaisants envers ceux qu’ils seraient ensuite supposés convaincre du bien-fondé de leur foi.
Pour finir, on doit toujours se demander à qui profite le crime en fin de compte ? On se doute bien, la plupart du temps, qu’il ne bénéficie pas à ceux qui finissent en prison ou au cimetière. Cherchons donc plutôt en direction de ceux qui tirent les ficelles et n’ont aucun scrupule à sacrifier leurs semblables, en allant parfois jusqu’au crime, pour booster leur carrière ou pour arriver à leurs fins. Malheureusement, ces comportements machiavéliques sont rarement décelés à temps pour dissuader leurs auteurs de s’y adonner et c’est bien souvent trop longtemps après les faits que les véritables instigateurs des forfaits sont démasqués. En tant que croyants, on se console en se disant que si ces gros malfrats arrivent dans ce monde à se soustraire à la justice des hommes, ils ne pourront en fin de compte échapper à celle de DIEU qui leur fera durement payer leur perfidie. On attend ce jour avec impatience, et vous ?
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À propos de integritydyl

@DYLeclercq RÉPONDRE A L'ISLAMOCLASTIE PAR L'IRONIE IRRESPECTUEUSE

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