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niqab love policeEt si on se faisait un petit « micro-trottoir », cette petite merveille du journalisme moderne qui permet d’avaliser n’importe quelle opinion et son contraire, de sorte à illustrer la dégradation des relations entre la maréchaussée et les Français – qui ne sont pas tous des délinquants, précisons-le quand même. Sur les trottoirs comme ailleurs, mais sous couvert d’anonymat (sait-on jamais ?), la population interrogée confierait spontanément ô combien sont exécrables ses rapports avec la police, aussi bien dans les rues et sur les routes que dans les commissariats et les gendarmeries.
Monsieur Toutlemonde reproche surtout à ceux qui sont chargés de la sécurité publique[1] d’user de mensonges, de mystifications, d’intimidations, d’humiliation, d’arbitraire, d’abus de pouvoirs, de comportements racistes, de brimades, d’écoutes illégales, de traquenards, méthodes jadis réservées aux seuls malfrats… La frontière qui les sépare est parfois tellement mince qu’on a désormais peine à les différencier. Mais, il paraît que pour prendre pleinement conscience du déficit de psychologie et d’humanité des agents chargés des contrôles, des verbalisations et des investigations, il suffit de se pencher sur leur cursus scolaire et sur les critères de recrutement de l’administration policière[2].
Force est de constater que les fonctionnaires de police ne sont pas des fonctionnaires comme les autres – au sens paresseux du terme – qui se contentent de faire machinalement leur boulot. Par leurs excès de zèle, les « gardiens de la paix » prennent visiblement plus de plaisir à coincer leurs semblables, à les contrôler, à les verbaliser et à les interpeller sans ménagements qu’à la leur foutre, la paix. « Ils y mettent du cœur », comme dirait l’autre, et leurs méthodes s’apparentent plus à un exutoire et à de l’esprit de revanche qu’à de la prévention ou à de la pédagogie. En cas d’infraction à la législation, effectivement on ne peut rien leur reprocher sur le fond mais sur la forme on peut affirmer qu’ils sont particulièrement bornés quand ils se bornent à faire respecter les lois avec brutalité, tout en jurant (sur les codes civil, pénal ou de la route) qu’ils n’ont aucun a priori envers les contrevenants.
Il est loisible à ceux qui acceptent d’en assumer les conséquences financières ou judiciaires de refuser de se conformer aux lois (humaines) qu’ils estiment mauvaises, injustes, excessives, ou discriminatoires. Cependant, le fait de ne pas se soumettre de bon gré aux contrôles outranciers ou au faciès des « forces de l’ordre » est interprété illico comme une rébellion et un outrage envers l’Autorité Publique, méritant humiliations, interpellations musclées, brimades et gardes à vue abusives. Quand des témoins directs assistent à leurs exactions, il y a de sérieuses raisons de douter de l’irréprochabilité des agents de police, quand bien même leurs syndicats ou leur ministre de tutelle s’en porteraient aveuglément garants, ignorant sans doute que les « j’ai rien vu mais je dirai tout » ne sont ni plus ni moins que des faux témoignages en bonne et due forme.
Et en cas de bavures policières, quelle confiance peut-on donc accorder aux enquêtes diligentées par l’Inspection Générale des Services (IGS), la police des polices, sachant qu’elle dépend du Ministère de l’Intérieur et est probablement affiliée à un syndicat de police lesquels soutiennent inconditionnellement leurs semblables ??? Pour pouvoir contrebalancer les déclarations tonitruantes de la Puissance Publique, les rebelles anticonformistes et autres femmes en niqab vont peut-être devoir penser sérieusement à créer leurs propres syndicats ! En attendant, l’heure est à la prudence car, apparemment, à tous les niveaux hiérarchiques, tous les moyens sont désormais bons pour provoquer et coffrer « bruyamment » les Musulmans les plus rigoureux. Pour affirmer sa crédibilité, le « régime » en place cherche à faire des exemples pour frapper les esprits et dissuader les mutins de contester ses oukases. A défaut d’être incontrôlable, chacun s’arrangera donc pour être irréprochable !

[1] « Parce que nous on est là pour les protéger hein ? Vous avez remarqué les gens ? Plus y a de flics autour d’eux, plus y z’ont peur  » constatait déjà le très irrespectueux humoriste Coluche dans les années 1970. http://tinyurl.com/q5f5zdm
[2] Toujours selon Coluche, de manière très exagérée, « la police, c’est un refuge pour les alcooliques qu’on n’a pas voulu à la SNCF et aux PTT ». http://tinyurl.com/q5f5zdm
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@DYLeclercq RÉPONDRE A L'ISLAMOCLASTIE PAR L'IRONIE IRRESPECTUEUSE

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