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racailleCondamner le Coran parce des crapules le lisent est aussi stupide que d’incriminer la Bible parce qu’Hitler et Pinochet l’auraient bouquinée. Pourtant, il suffit que les auteurs d’attentats terroristes, de crimes crapuleux, de viols, de kidnappings, de braquages, de violences, de trafics en tous genres, de racket, de vandalisme, de menaces ou d’incivilités aient un patronyme arabo-musulman ou professent l’Islam pour qu’on accuse leur religion de les avoir inspirés. Comme, par crainte de représailles, par solidarité communautaire mal placée, par esprit de contradiction envers les islamophobes ou par penchant pour les théories du complot, les Musulmans ne condamnent pas franchement les exactions des islamo racailles, ils ne devraient pas ensuite s’étonner de pâtir des amalgames communautaires.
En général, ceux qu’on nous présente comme des extrémistes musulmans ne sont que des délinquants de droit commun qui sont bien souvent passés par la case prison avant de s’islamiser et de se radicaliser. Étonnamment, les prétendus apprentis activistes semblent complètement ignorer que consommer de l’alcool ou des stupéfiants, dealer de la came ou braquer leurs concitoyens, entre autres, sont autant d’inconduites qui les excluent du périmètre de l’Islam. Alors, quand bien même ils seraient de culture islamique ou s’en réclameraient, les petites frappes incultes qui prennent d’énormes libertés par rapport aux pratiques religieuses fondamentales ne sont absolument pas crédibles dans les rôles d’islamistes confirmés. Le malheur pour nous autres, c’est que les agissements malfaisants de ces vauriens sont ensuite exploités de façon malhonnête par les identitaires, les « patriotes », les politiques, les médias et autres « couscoussiers de circonstance » pour dénigrer l’Islam et ses adeptes.
Pour avaliser leurs thèses farfelues, les détracteurs de l’Islam prennent un malin plaisir à éclairer les moindres faits divers où apparaissent des « minorités visibles » à la lumière de fatwas fantaisistes librement inspirées de versets du Coran et de Hadith tronqués ou cités hors contexte. Comme ils se cantonnent eux-mêmes à se réjouir lorsque des débiles profanent des exemplaires du Coran, des mosquées ou des cimetières ou agressent lâchement des Musulmanes vulnérables, ils sont assez mal placés pour reprocher aux « barbus » de ne pas désavouer les exactions des « leurs ». D’ailleurs, les Musulmans ne savent plus trop sur quel pied danser puisque garder le silence est synonyme de complicité, condamner est admettre qu’on se sent morveux et marquer sa désapprobation ne peut être que feinte (taqia). Il est clair que, quoi qu’ils disent ou fassent, tant que les muzz n’abjureront pas leur foi et ne partageront pas l’ensemble des élucubrations blasphématoires de leurs adversaires, agrémentées de « saucisson-pinard », ils ne trouveront jamais grâce à leurs yeux.
Alors que l’Islam recommande de bien se comporter et d’inciter son entourage à faire de même,[1] certains s’obstinent à insinuer que les Musulmans n’aspirent qu’à abuser, voler, violer et tuer tout ce qui n’est pas des leurs. Il faut quand même être demeuré ou sacrément névrosé pour se persuader que des (vrais) croyants n’ambitionnent que de nuire à tous ceux qui n’adhèrent pas à leurs croyances. Mais en creusant un petit peu on s’aperçoit que, la plupart du temps, l’islamophobie s’explique d’abord par des conflits personnels et des frustrations. Entre ceux qui ne digèrent pas que leurs penchants homosexuels, racistes, colonialistes, sionistes, alcooliques ou charcutiers soient réprouvés par l’Islam et ceux qui ont eu des différends relationnels, sentimentaux, doctrinaux ou de voisinage avec des muzz indélicats, on n’a que l’embarras du choix. On est évidemment à mille lieues des idéaux de défense patriotique avancés par les intéressés pour justifier leurs comportements intransigeants.
Histoire d’enfoncer le clou, renvoyons dos à dos les islamo racailles et ceux qui en tirent arguments pour incriminer l’Islam, en martelant – à qui veut bien l’entendre – qu’aucune exaction n’est admise envers les non-Musulmans, sous aucun prétexte. Aucun enseignement islamique ne justifie les mauvais comportements envers ceux qui ne sont pas de la même confession, bien au contraire,[2] et ceux qui s’y adonnent ne sont que des renégats et des escrocs qui méritent d’être châtiés ici-bas et dans l’au-delà. « Et quiconque mécroit aux signes de DIEU… alors en vérité, Dieu fait vite les comptes ! »[3]

[1] « Et qui est de plus belle parole que celui qui appelle vers DIEU et fait oeuvre bonne et dit: « Oui je suis du nombre des Soumis (Musulmans) ? ». Or, bien et mal ne sont pas égaux. Riposte par quelque chose qui soit plus joli ; alors celui avec qui tu étais en inimitié deviendra comme s’il était un ami chaleureux. (Coran 41 : 33-34). « Celui qui d’entre vous aperçoit une chose répréhensible qu’il la redresse de la main; s’il ne le peut, de sa langue; s’il ne le peut, de son coeur; cette dernière attitude constituant le degré le plus faible de la foi ». » (Muslim – Nawawy/40 Hadiths/34).
[2] Le Prophète de l’Islam (ص) a dit : «Si quelqu’un cause des torts à un sujet non-Musulman, ou diminue son droit, ou le force à travailler au-delà de ses capacités, ou prend de lui quoi que ce soit sans son consentement, je plaiderai pour lui le Jour du Jugement dernier. » (Abou Daoud, 19/33). « (Le Calife Omar) dit : … et j’adresse encore des recommandations concernant ceux qui sont sous la protection de DIEU et de son Envoyé (Dhimmis) : « il faut observer fidèlement les engagements pris envers eux, combattre pour les défendre, et ne pas leur imposer de charges au-dessus de leurs forces »» (Boukhary 56/174/1).
[3] (Coran 3 :19)
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@DYLeclercq RÉPONDRE A L'ISLAMOCLASTIE PAR L'IRONIE IRRESPECTUEUSE

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