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lovirtuelPar différentes recommandations, l’Islam incite les Croyants à la droiture morale et à réfréner leurs bas instincts. S’il ne plaisante pas avec les affaires de mœurs, qu’il rend responsable de la dépravation de la société, son arsenal répressif se veut avant tout préservatif et dissuasif.

Beaucoup d’hommes trouvent assez banal de fantasmer sur d’autres femmes que leur régulière, tout en voyant d’un très mauvais œil qu’on tourne autour de leur fille, leur sœur, leur mère ou leur moitié. Pour bon nombre, il semble que la fidélité dans le couple ne soit de rigueur que tant qu’aucune opportunité ne s’est présentée à eux. Les écarts conjugaux ne sont d’ailleurs pas l’apanage des seuls hommes – pour applaudir il faut deux mains – et le nombre de ménages à avoir subi des ondes de choc consécutives à des minutes d’égarement ne se compte plus.
Alors qu’ils s’emploient perfidement à aguicher le sexe opposé par des accoutrements et des attitudes pour le moins équivoques, d’aucuns ânonnent de façon péremptoire que « le sérieux est plus une affaire de comportement que d’apparence vestimentaire ». Pragmatique, l’Islam se porte en faux en désavouant les œillades, les sourires et autres familiarités entre individus de sexes opposés et en proscrivant les tête-à-tête mixtes, tant physiques que virtuels, en dehors du cercle familial de premier niveau.[1] De surcroît, pour déjouer les regards lubriques, les attirances inopportunes et les velléités prédatrices, les tenues correctes seront de rigueur au masculin comme au féminin, agrémentées de grands voiles en ce qui concerne la trop séduisante gent féminine.[2]
Bien souvent, ce n’est qu’à l’âge adulte, au moment de convoler en justes noces, que les jeunes gens comprennent l’importance d’avoir été chastes[3] et de n’avoir pas à rougir de leur passé ni à redouter que leurs frasques ou leurs relations occasionnelles refassent un jour surface. Rappelons, si besoin est, que l’abstinence prémaritale est de rigueur pour tous, quand bien même la virginité des hommes ne dépend d’aucun opercule de sécurité (hymen). La fornication et l’adultère sont exécrables[4] mais l’Islam condamne plus l’attentat aux mœurs, constaté de visu par quatre témoins ou revendiqué publiquement, que la faiblesse des protagonistes.[5] La lapidation est une sanction biblique[6] qui ne figure d’ailleurs pas dans le Coran. La Tradition musulmane rapporte que le Prophète Mohammed (ص) était tenu de faire appliquer la loi, comme n’importe quel juge de tribunal, mais s’employait ardemment à dissuader les fautifs de se dénoncer.[7] Aussi antinomiques soient-elles, les législations relatives à la consommation d’alcool ou de stupéfiants, au vol, au viol, aux mœurs et au meurtre s’imposent dans les frontières où elles ont été promulguées. Qu’on soit d’accord ou pas, la Loi islamique prohibe les relations sexuelles hors mariage, alors celui qui prend délibérément le risque de la transgresser accepte implicitement d’en supporter les conséquences et sera donc plus à blâmer qu’à plaindre…

[1] « II ne faut pas qu’un homme demeure seul (en tête à tête) avec une femme, il ne faut pas qu’une femme aille en voyage sans que soit à côté d’elle un parent du degré où le mariage est interdit. Alors un homme se leva et dit : « Envoyé de DIEU, j’ai été enrôlé pour telle expédition, alors que ma femme est partie au pèlerinage. – Va-t’en, lui répondit le Prophète et fais le pèlerinage avec ta femme ». » (Boukhary 28/26/2 – 56/140/1 – 67/111/2). « Dis aux Croyants qu’ils baissent leurs regards et gardent leur chasteté; c’est plus pur pour eux. DIEU est bien informé, vraiment, de ce qu’ils font. Et dis aux Croyantes qu’elles baissent leurs regards, et qu’elles gardent leur chasteté, et qu’elles ne montrent de leurs parures que ce qui en paraît, et qu’elles rabattent leur voile sur leur poitrine ; et qu’elles ne montrent leurs parures qu’à leur mari, ou à leur père, ou au père de leur mari, ou à leurs fils, ou aux fils de leur mari, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs, ou à leurs compagnes, ou aux esclaves que leurs mains possèdent, ou aux domestiques mâles qui n’ont pas le désir, ou aux garçons qui n’ont pas encore puissance sur les parties cachées des femmes. Et qu’elles ne fassent pas sonner leurs pieds de façon que l’on sache de leurs parures ce qu’elles cachent. Et repentez-vous tous devant DIEU, ô croyants. Peut-être serez-vous gagnants ? » (Coran 24 :30-31).
[2] « Ho, le Prophète ! Dis à tes épouses, et à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles : elles en seront plus vite reconnues et exemptes de peine. Et DIEU reste pardonneur, miséricordieux. » (Coran 33 :59).
[3] « Oui, Soumis et Soumises (Musulmans et Musulmanes), croyants et croyantes, dévoués et dévouées, loyaux et loyales, endurants et endurantes, craignants et craignantes, bienfaisants et bienfaisantes, jeûnants et jeûnantes, gardiens de leur sexe et gardiennes, invocateurs de DIEU beaucoup et invocatrices, DIEU a préparé pour eux pardon et énorme salaire. » (Coran 33 :35).  « À celui qui me garantira ce qu’il a entre ses mâchoires (sa langue) et ce qu’il a entre les jambes (son sexe), je lui garantis le paradis ». » (Boukhary 86/19/2 – 81/23/1).
[4] ). « Et n’approchez pas la fornication. C’est une turpitude, vraiment. Et quel mauvais chemin ! » (Coran 17 :32). « Quelle est la faute la plus grave »: « C’est de donner un égal à DIEU, alors que c’est lui qui t’a créé. – Et après cela ?- C’est de tuer ton enfant parce qu’il mange avec toi. Et ensuite ? – De commettre l’adultère avec la femme de ton voisin ». » (Boukhary 86/20/2 – 78/20/1). « Il n’est permis de verser légalement le sang d’un Musulman qui témoigne qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah et que je suis l’Envoyé de DIEU que dans trois cas : celui de l’homme marié qui commet l’adultère; celui de l’assassin qui, légalement, mérite la mort et celui de l’homme qui renie sa religion et se sépare de la communauté. » (Boukhary 87/6/1 – Nawawy/40 Hadiths/14). « Le fornicateur ne reste pas Croyant au moment où il fornique, le consommateur d’alcool ne reste pas Croyant au moment où il le consomme, le voleur ne reste pas Croyant au moment où il vole, le pillard à son propre compte ne reste pas Croyant au moment où il s’approprie la chose pillée alors que les (autres) gens lèvent leurs regards vers lui ».» (Boukhary 46/30/2, 74/1/4, 86/1/1, 86/6/1, 86/20/2,3) «…et il ne tue pas alors qu’il est Croyant. » (Boukhary 86/20/2). « La fornicatrice et le fornicateur, fouettez-les de chacun cent coups de lanière. Et que nulle douceur ne vous prenne à leur égard, en la religion de DIEU, – si vous demeurez croyants en DIEU et au Jour dernier. Et qu’un groupe de croyants assiste à la punition des deux. » (Coran 24 :2). « L’Envoyé de DIEU  (ص) ordonna de punir de cent coups de fouet et d’un exil d’un an tout fornicateur célibataire qui n’est pas encore marié. » (Boukhary 52/8/2 – 86/32/0-2).
[5] « Des Juifs amenèrent un homme et une femme ayant commis l’adultère, et le Prophète (ص) dit : amenez-moi les deux hommes les plus savants parmi vous. Ils firent venir les deux fils de Sûriya, à qui il demanda ce que prévoyait la Torah. Ils répondirent : si quatre témoins affirment avoir vu son pénis dans sa vulve, comme le stylet dans le pot à collyre, il faut les lapider […] » (Abou Daoud 37/25 (4287)) ; « L’homme aslamîte vint au Prophète (ص) et porta témoignage contre lui-même quatre fois qu’il avait eu un rapport illicite avec une femme et à chaque fois le Prophète (ص) se détourna de lui. La cinquième fois, il se tourna vers lui et dit : « As-tu eu des rapports avec elle ? » Il dit : « Oui. » Il dit : « De la même façon que le crayon de khôl disparaît dans son étui ou que la corde disparaît dans son puits ? » Il dit : « Oui. » Il dit : « Sais-tu ce qu’est le zinâ ? » Il dit : « Oui. J’ai accompli illicitement ce qu’un homme accomplit licitement avec son épouse. » Il dit : « Que désires-tu en m’énonçant cela ? » Il dit : « Je désire que tu me purifies. » Aussi, il ordonna qu’il soit lapidé. » (Abou Daoud 37/23 (4277)).
[6] « Alors les scribes et les pharisiens amenèrent une femme surprise en adultère; et, la plaçant au milieu du peuple, ils dirent à Jésus : Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère. Moïse, dans la loi, nous a ordonné de lapider de telles femmes : toi donc, que dis-tu ? » (Jean 8 :3-5 corroborant Deutéronome 22/20-24, Lévitique 20 :10-14 et 21 :9
[7] « Les Juifs vinrent trouver l’Envoyé de DIEU et lui rapportèrent qu’un homme et une femme de leurs coreligionnaires s’étaient rendus coupables d’adultère. « Que trouvez-vous dans le Pentateuque au sujet de la lapidation ? » demanda aux Juifs l’Envoyé de DIEU (ص). – Nous allons publier leur crime et ils seront ensuite flagellés. – Vous en avez menti », s’écria,’ `Abdallah-ben-Salâm, il est mention de la lapidation dans le Pentateuque. On apporta alors le Pentateuque, on déploya le rouleau et l’un des Juifs, posant sa main sur le verset de la lapidation, lut ce qui précédait et ce qui suivait. « Ote ta main », lui cria `Abdallah-ben-Salâm. Le Juif ôta sa main qui recouvrait le verset de la lapidation. « O 1lohammed, dirent les Juifs, `Abdallah a dit vrai, le Pentateuque contient le verset de la lapidation ». L’Envoyé de DIEU (ص) ordonna de lapider les coupables, ce qui fut fait. » (Boukhary 61/26/1 – 86/24/1 – 86/37/1 et Abou Daoud 37/25 (4287) précité). « Un homme des Aslam vint trouver l’Envoyé de DIEU pendant qu’il était à la mosquée s’écria en ces termes : « O Envoyé de DIEU, le dernier des derniers a commis l’adultère ». Il entendait parler de lui-même. Le Prophète (ص) se détourna, mais l’homme se porta du côté vers lequel était tournée la face du Prophète (ص) et répéta : « O Envoyé de DIEU, le dernier des derniers a commis l’adultère ». Le Prophète (ص) se détourna, mais l’homme se porta du côté vers lequel était tournée la face du Prophète (ص) et répéta ce qu’il avait déjà dit. L’homme recommença le même manège une quatrième fois. Voyant que l’homme témoignait lui-même à quatre reprises qu’il était coupable, le Prophète l’appela et lui demanda si c’était dans un moment de folie, et comme l’homme répondit : « Non », il ordonna de l’emmener et de le lapider. Cet homme était marié.» (Boukhary 68/11/2-3 – 86/22/1, 86/25/1, 86/29/1 et Abou Daoud 37/23 (4277) précité).
 
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@DYLeclercq RÉPONDRE A L'ISLAMOCLASTIE PAR L'IRONIE IRRESPECTUEUSE

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