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pas mon genreLa contestable « théorie du genre », concoctée par la coalition homophilo-socialiste en vue d’insémination en école publique, a eu au moins le mérite de mobiliser les énergies au-delà des clivages habituels et de tisser des relations intercommunautaires positives. Toutefois, comme dans le dialogue interreligieux, afin de ne pas heurter les susceptibilités de leurs partenaires et de leur inspirer confiance, ceux qui contribuent à ces alliances hétéroclites se trouveront inéluctablement amenés à occulter voire à renier des pans entiers de leur identité.

La « théorie du genre » n’est pas nouvelle mais date du début du vingtième siècle, imaginée par un jeune homosexuel autrichien juif de 23 ans converti au Christianisme, Otto Weininger,[1] dans son livre « Sex and Character » paru en 1903 quelques mois avant son suicide… La version actuelle, quelque peu modernisée, préconise la « négation du genre » (masculin-féminin) censée soustraire les enfants aux contraintes idéologiques et religieuses de ces parents qui ont l’impudence de vouloir en faire des garçons ou des filles. Elle ambitionne de circonscrire la domination masculine et de banaliser l’homosexualité en rendant « égaux » des individus physiquement et mentalement différents (hommes-femmes, hétérosexuels-homosexuels, bisexuels, transsexuels, etc.). Promoteurs zélés de la dite théorie, à laquelle sont farouchement opposés les croyants de toutes les confessions, le Régime Socialiste s’emploie activement à diffuser sa propagande asexuée intitulée « ABCD de l’égalité ». Son bras armé, le Ministère de l’Éducation Nationale, va notamment inoculer aux gosses, dans les écoles publiques, de la maternelle au secondaire, et sans que les parents aient à y redire, le virus de « l’éducation à l’égalité fille-garçon » destiné à formater leurs petites cervelles.
En cherchant à promouvoir leur « théorie du genre » au sein des écoles de la République, comme leurs homologues ont banni les foulards islamiques en 2004[2] (aucun rapport, mais il fallait que je la place celle-là), le Pouvoir Socialiste a réussi le tour de force de réunir des protagonistes qui n’avaient absolument pas vocation à se rencontrer et encore moins à coopérer. Un mouvement encourageant les parents à des « Journées de Retrait de l’École », afin d’obtenir le bannissement des programmes scolaires qu’ils estiment contraires à leurs convictions religieuses, a ainsi vu le jour sous l’appellation JRE2014.[3] Ce mariage de raison contre nature, qui dépasse les clivages et les mouvances habituels, est loin de respirer la tendresse et la sincérité mais aura au moins le mérite de fédérer les contestations et de leur donner plus de crédibilité.
Les unions de carpes et de lapins n’ayant pas vocation à perdurer au-delà de leurs nuits de noces, il ne faut pas espérer être invité aux anniversaires de mariages. Pas d’affolement donc, puisque les époux de circonstances eux-mêmes ne tiennent pas à être considérés autrement que comme des coéquipiers occasionnels espérant le bon coup. Rien qu’à voir leurs tronches et à écouter leurs propos, on réalise vite que les différents protagonistes ne sont réunis que pour la bagatelle. En effet, pour éviter tout amalgame et tout discrédit, ils se sont tous rapidement empressés de se démarquer de leurs partenaires d’un soir.[4] D’ailleurs pour eux qu’importe si ça ne débouche sur rien de palpable, puisqu’apparemment l’essentiel c’est que ça buzze, que leurs frimousses soient rutilantes et en bonne place dans les tabloïds et que ça fasse causer dans les chaumières…
On est bien d’accord, incontestablement, qu’il est indispensable de réagir pour contrecarrer les procédés pernicieux du Gouvernement Socialiste, et qu’il ne faut pas se contenter de les subir. Néanmoins, en dehors de l’école buissonnière intermittente et d’une galerie de célébrités pathétiques, le front du refus hétéroclite précité ne propose guère de solution concrète pour mettre un terme définitif à la controverse. Cependant, la situation devient de plus en plus urgente et va devenir intolérable pour les Musulmans soucieux de leur foi puisque l’Administration, tout en obligeant les enfants à être scolarisés jusqu’à seize ans, envisage qu’ils ne pourront plus désormais être éduqués à domicile.[5] On ne rappellera jamais assez que la seule façon pour eux d’échapper à l’athéisme de l’enseignement public et à la christianisation du privé sera la multiplication d’établissements conformes aux normes islamiques où il sera plus question de DIEU et de valeurs morales que de définitions de sexualités.
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@DYLeclercq RÉPONDRE A L'ISLAMOCLASTIE PAR L'IRONIE IRRESPECTUEUSE

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