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charitéFaire spontanément profiter les tiers de ses largesses et de son hospitalité, sans ostentation, fait partie des actes religieux les plus méritoires. Quand ils thésaurisent des richesses, les Musulmans nantis se voient taxés proportionnellement de sorte ainsi à participer indirectement à l’essor économique et social de la collectivité.

Le fric sous toutes ses formes est indéniablement le faux dieu le plus populaire de ce monde et c’est pourquoi la Bible et le Coran ont pareillement fustigé l’amour immodéré des richesses.[1] Par ailleurs, les économistes s’accordent sur le fait qu’une épargne excessive nuit à la croissance économique et favorise la récession. Pour dissuader de thésauriser les richesses,[2]la Taxe Zakat (Littéralement = purification) grève à hauteur de 2,5% (1/40ème) les capitaux (monnaie, or, argent) immobilisés durant une année révolue et les ressources agricoles (récoltes et élevage) ou minières dans des proportions spécifiques. Ceux qui font circuler leurs avoirs, en les dépensant aussi bien pour le nécessaire que pour le superflu, en prêtant sans intérêt aux nécessiteux ou en investissant dans des affaires (actionnariat), s’en trouvent alors partiellement ou complètement exemptés.
La Taxe Zakat est d’obligation divine et a de nombreux bénéficiaires[3] comme les nécessiteux (Musulmans ou pas), les fonctionnaires d’État, la défense militaire, la diplomatie et les négociations politiques, l’émancipation des esclaves et les rançons pour libérer les prisonniers, les prêts ou dons au gens endettés, l’activité missionnaire, les œuvres charitables et l’hospitalité (confort des voyageurs et touristes, investissements et infrastructures routiers, ferroviaires, maritimes ou aériens). Selon la Loi Islamique (Charia), les Musulmans seuls y sont assujettis, les citoyens d’autres confessions participant de façon plus modique aux dépenses publiques par une contribution spécifique, la Djizya. Bien que les identitaires présentent mensongèrement cette dernière comme un racket intolérable des dhimmis (= protégés), celle-ci en fait plutôt des contribuables privilégiés dispensés de service militaire avec une imposition très inférieure  non seulement à la Zakat islamique mais surtout à la panoplie occidentale des impôts sur les revenus, taxe d’habitation, taxe foncière, impôt sur la fortune, contribution sociale généralisée, taxe intérieure de consommation sur les produits pétroliers et autres taxes sur la valeur ajoutée.
Ceux que DIEU a dotés avantageusement doivent être charitables envers ceux qui sont moins favorisés, et en aucun cas les repousser sans ménagements.[4] Il faut se montrer compréhensif et accueillir avec de bonnes paroles tous ceux qui réclament de l’aide, y compris ceux qui auraient pu nous manifester de l’inimitié. La générosité doit être sincère, non discriminatoire et non ostentatoire,[5] et même s’il nous arrive d’être abusé par ceux qui ne sont pas vraiment dans le besoin, il faut être persuadé que DIEU rétribue toutes les bonnes actions bien intentionnées quelles qu’elles soient.[6]  Personne n’a le monopole du cœur et de la charité et il est réjouissant de voir les efforts déployés pour aider les déshérités à travers le monde, nationaux comme étrangers. En dehors des ingérences missionnaires ou impérialistes qui profitent de l’indigence et de la crédulité des populations défavorisées, la bienfaisance désintéressée, d’où qu’elle vienne, doit être saluée et encouragée. L’hospitalité musulmane est d’ailleurs un droit inaliénable pour le voyageur et pour tous ceux qui demandent asile et protection[7] et ce devoir est devenu tellement spontané et généreux qu’il est réputé et force l’admiration de tous.
[1] « Nul serviteur ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un et aimera l’autre; ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir DIEU et Mammon (l’argent). Les pharisiens, qui étaient avares, écoutaient aussi tout cela, et ils se moquaient de lui. » (Épître de Jude 16 :13-14).« Non, non ! C’est vous, plutôt, qui n’êtes pas nobles envers les orphelins; qui ne vous incitez pas l’un l’autre à nourrir le pauvre, qui dévorez l’héritage avec une avidité vorace, et aimez les richesses d’un amour débordant ! » (Coran 89 :17-20). « La surenchère (la course aux richesses) vous distrait, jusqu’à ce que vous visitiez la tombe. » (Coran 102 :1-2)
[2] « Ho, les croyants ! Beaucoup de docteurs et de moines, certes oui, dévorent les biens des gens, au nom du faux, et empêchent du sentier de DIEU. De même, à ceux qui thésaurisent l’or et l’argent et ne les dépensent pas dans le sentier de DIEU, eh bien, annonce-leur un châtiment douloureux, le jour où ces trésors seront surchauffés au feu de la Géhenne, et que ces gens en seront cautérisés, front, flancs et dos – : « C’est là ce que vous avez thésaurisé ? Goûtez donc de ce que vous thésaurisiez  » ».(Coran 9 :34-35 et Boukhary 65/S9/6/0-2 et 7/0,1 – 24/4/4)
[3] « Payer la dîme (Zakat) ». (Boukhary 24/1-4). « Rien d’autre, en vérité : les recettes d’État sont pour les besogneux, et pour les pauvres, et pour ceux qui y travaillent, et pour ceux dont les cœurs sont à gagner, et pour l’affranchissement des jougs, et pour ceux qui sont lourdement endettés, et dans le sentier de DIEU, et pour l’enfant de la route. Arrêté de DIEU ! Et DIEU est savant, sage. » (Coran 9 :60)
[4] .  « Et quant au mendiant, ne repousse pas. » (Coran 93 :10).
[5] « Celui qui prie avec ostentation est un associateur, celui qui jeune avec ostentation est un associateur, celui qui fait la charité avec ostentation est un associateur » (Musnad d’Ibn Hanbal 4/126). « Malheur donc, aux « célébrateurs » d’Office qui sont négligeant dans leur Office, ceux-là qui font ostentation, et jettent l’interdit sur la chose d’utilité courante. » (Coran 107 :4-7).« Quelles que soient les largesses dont vous fassiez largesse, ou le vœu que vous ayez voué, oui, DIEU le sait. Et pour les prévaricateurs, pas de secoureurs ! Si vous laissez voir vos largesses, c’est bien ; c’est mieux encore, pour vous, si vous les cachez quand vous les faites aux besogneux ; et DIEU efface partie de vos méfaits. DIEU est bien informé de ce que vous faites. » (Coran 2 :270-271).
[6] « – Et ils t’interrogent : « De quoi doit-on faire largesses ? « Dis : « de l’excédent. » Ainsi, DIEU vous explique les signes. Peut-être méditerez-vous ? » (Coran 2 :219 et aussi 2 :254, 2 :261-265, 2 :267). « Vous n’aurez jamais la charité à moins de faire largesses sur ce que vous chérissez. Tout ce dont vous faites largesses, oui, DIEU le sait. » (Coran 3 :92). « Réconcilier deux personnes c’est une aumône. Aider un homme à enfourcher sa monture ou lui hisser ses bagages est une aumône. Dire une bonne parole est une aumône et tout pas effectué vers un [lieu] de Prière est une aumône. [Enfin] écarter du chemin quelque objet dangereux est (également) une aumône. » (Boukhary 56/72/1 – 56/128/1 – 78/34/1 – Nawawy/40 Hadiths/26). « « Un homme avait dit : « Je vais faire une aumône ». Puis il partit avec son aumône et la mit dans la main d’un voleur. Le lendemain, comme on parlait de cette aumône faite à un voleur, le même homme dit : « Ô mon DIEU, louange à toi; je vais faire une aumône ». Puis il partit avec son aumône et la déposa dans la main d’une prostituée. Le lendemain on parla de cette aumône faite la veille à une prostituée. Le même homme dit encore : « Ô mon DIEU ! Louange à DIEU qui m’a fait donner l’aumône à une prostituée. Je vais faire encore une aumône ». Puis il partit avec son aumône et la mit dans la main d’un riche. Le lendemain on parla de cette aumône faite à un riche. Le même homme s’écria alors : « Ô mon DIEU ! Louange à toi qui m’as fait donner l’aumône à un voleur, à une prostituée et à un riche ». Cet homme vit en songe quelqu’un qui lui dit : « L’aumône que tu as faite à un voleur servira peut-être à lui enlever dorénavant le désir de voler. Celle faite à une prostituée la portera peut-être à s’abstenir de se prostituer et, quant à celle faite à un riche, il y verra peut-être un exemple à imiter et il dépensera (en aumônes) une partie des biens que DIEU lui a donnés ». » (Boukhary 24/14/1)
[7] « Et un quelconque faiseur de dieux te demande asile, alors, donne-lui asile, jusqu’à ce qu’il entende la parole de DIEU, puis fais-le parvenir à son lieu de sécurité. Ceci, parce que ce sont vraiment des gens qui ne savent pas ! » (Coran 9 :6). « Et donne son droit au détenteur de parenté et au pauvre, et à l’enfant de la route (voyageur). Mais ne gaspille pas en gaspillage. » (Coran 17 :26 et aussi 4 :36 et 30 :38). « La durée de l’hospitalité est de trois jours, après cette limite c’est une libéralité. » (Boukhary 78/31/2 – 78/84/1 – 81/23/3).
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@DYLeclercq RÉPONDRE A L'ISLAMOCLASTIE PAR L'IRONIE IRRESPECTUEUSE

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