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id niqabQuasiment toutes les traditions religieuses enjoignent à leurs tenantes le port d’un voile destiné à diminuer leur attractivité et à assurer leur respectabilité. Correctement vêtues de la sorte, elles peuvent évoluer à leur aise en société sans qu’on les évalue physiquement ou les importune.

Les religions ont préconisé des mesures prophylactiques destinées à réduire à la fois les tentations et leurs désagréments, à l’instar des alarmes et des antivols dont nous équipons nos habitations et nos véhicules pour dissuader autrui de s’approprier ce qui nous est cher. Comme le soulignait le Jésus des Évangiles,[1] pour éviter les adultères et autres fornications, les hommes doivent se garder de reluquer les femmes lesquelles ne doivent pas attiser inutilement les appétits masculins en mettant en évidence leurs galbes. C’est donc à titre préventif que des vêtements amples et des voiles ont été prescrits pour juguler les attraits féminins et leur assurer respect et sécurité.[2] Et c’est pourquoi ces mesures sont assouplies en ce qui concerne les dames âgées qui ne comptent plus se marier.[3]
Bien souvent ceux qui s’insurgent contre toute disposition préservative sont ceux-là mêmes dont la moralité laisse à désirer et qui affectionnent les aventures sans lendemain. Leurs récriminations sont donc autant recevables que celles des cambrioleurs qui pestent contre les portes blindées. Et, celles qui s’offusquent exagérément d’être cantonnées à des objets sexuels sont bien souvent celles qui usent d’artifices pour « allumer » les tenants du sexe opposé. Les religieuses, à quelques confessions qu’elles appartiennent, se veulent au contraire pudiques et chastes, et usent de leurs voiles pour se prémunir des convoitises masculines. Et, loin de toute discrimination sexiste, ce bouclier vertueux a contribué à sa manière à l’émancipation des femmes en les libérant de la réclusion qui était jadis leur ordinaire.
La recommandation de se voiler, qui n’a été édictée qu’à la fin de la mission de Mohammed (ص), n’est ni une innovation ni une spécificité islamique puisque les Juifs et les Chrétiens l’enjoignaient aussi.[4] La prescription juive ne concerne plus guère de nos jours que les femmes mariées, lesquelles se contentent le plus souvent de dissimuler leur chevelure avec… des perruques. Hormis les « bonnes sœurs », il arrive occasionnellement que des Chrétiennes se couvrent la tête, par déférence, dans leurs lieux saints (Vatican, Lourdes, etc.) ou en présence du Pape mais, en dehors de cela, les seuls vestiges de cette tradition vestimentaire demeurent les statues et autres représentations iconographiques voilées censées représenter la Vierge Marie et de prétendues saintes.
Concernant la pudeur vestimentaire à tenir en société, les Savants Musulmans sont unanimes sur le fait que les hommes sont tenus de couvrir au minimum du nombril aux genoux, mais pour les femmes il n’y a pas de consensus. Sur la base d’un même verset du Coran[5] mais à la lumière de Traditions Prophétiques diverses, pour les uns elles ne doivent décemment laisser apparaître que le visage et les mains[6] et pour les autres le corps entier doit être dissimulé.[7] Ces recommandations divines et prophétiques ne sont pas à négliger, au même titre que toutes les obligations et interdictions de l’Islam. Et même si la non-observation du port du voile n’est pas équivalente au non-accomplissement des Offices de Prière ou du jeûne, les Musulmanes doivent être conscientes que si cette négligence n’est pas ici-bas passible de sanctions ou d’excommunication, elles en répondront dans l’au-delà en fonction de leurs intentions.
[1] « Vous avez appris qu’il a été dit : « Tu ne commettras point d’adultère ». Mais moi, je vous dis que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son coeur. Si ton oeil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi ; car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier ne soit pas jeté dans la géhenne. Et si ta main droite est pour toi une occasion de chute, coupe-la et jette-la loin de toi ; car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier n’aille pas dans la géhenne. » (Mathieu 5 :27-30)
[2] « Ho, le Prophète ! Dis à tes épouses, et à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles : elles en seront plus vite reconnues et exemptes de peine. Et DIEU reste pardonneur, miséricordieux. » (Coran 33 :59).
[3]  « Et quant aux femmes atteintes par la ménopause, qui n’espèrent plus mariage, nul grief à elles, alors, de déposer leurs étoffes, mais pas se faire voir en parure ; et si elles cherchent la chasteté, c’est mieux pour elles. DIEU entend, cependant, IL sait. » (Coran 24 :60)
[4] « Elle prit son voile et s’en couvrit » (Genèse 24 :65). « Toute femme, au contraire, qui prie ou qui prophétise, la tête non voilée, déshonore son chef : c’est comme si elle était rasée. Car si une femme n’est pas voilée, qu’elle se coupe aussi les cheveux. Or, s’il est honteux pour une femme d’avoir les cheveux coupés ou d’être rasée, qu’elle se voile…. Jugez-en vous-mêmes : est-il convenable qu’une femme prie DIEU sans être voilée ? » (1ère épître de Paul aux Corinthiens 11 :5, 6, 13)
[5] « Et dis aux croyantes qu’elles baissent leurs regards, et qu’elles gardent leur chasteté, et qu’elles ne montrent de leurs parures que ce qui en paraît, et qu’elles rabattent leur voile sur leur poitrine ; et qu’elles ne montrent leurs parures qu’à leur mari, ou à leur père, ou au père de leur mari, ou à leurs fils, ou aux fils de leur mari, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sueurs, ou à leurs compagnes, ou aux esclaves que leurs mains possèdent, ou aux domestiques mâles qui n’ont pas le désir, ou aux garçons qui n’ont pas encore puissance sur les parties cachées des femmes. Et qu’elles ne fassent pas sonner leurs pieds de façon que l’on sache de leurs parures ce qu’elles cachent. Et repentez-vous tous devant DIEU, ô croyants. Peut-être serez-vous gagnants ? » (Coran 24 :31).
[6] À sa jeune belle-sœur Asma (lui étant interdite de mariage par le Coran 4 :23) qui portait des vêtements fins, le Prophète (ص) enjoignit : « Quand une fille est pubère, il sied de ne laisser voir d’elle que ça et ça, en montrant le visage et les deux mains ». (Abou Dawoud 30/31).
[7] Quand a été révélé (le verset du Coran 33 :59) ‘‘ de ramener sur elles leurs grands voiles’’, les femmes des Ansars (Médinoises) sortirent comme si des corbeaux étaient perchés sur leurs têtes. » (Abou Daoud 31/29 – Tafsir Ibn kathyr 3/284,518).   Le Prophète (ص) a interdit aux femmes de se couvrir le visage pendant la sacralisation du pèlerinage à La Mecque car, en dehors de cette circonstance particulière, il en allait tout autrement, (Boukhary 28/13/1) comme l’avait préconisé Omar, le compagnon du Prophète (ص) : « Ô envoyé de Dieu, si tu donnais ordre à tes femmes de se voiler le visage. Actuellement l’homme de bien et le méchant peuvent les interpeller. Alors fut révélé le verset du voile (Coran 33 :59) ». (Boukhary 8/32/1)
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@DYLeclercq RÉPONDRE A L'ISLAMOCLASTIE PAR L'IRONIE IRRESPECTUEUSE

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