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prière de rueDésormais il ne s’agit plus de faisceaux de présomptions mais incontestablement de la réalité des faits : Se considérant abusivement comme les seuls héritiers de la France, faute de pouvoir chasser leurs bêtes noires, les islamo-réfractaires de tous bords ambitionnent de désislamiser les Musulmans à l’instar du café décaféiné, de la bière sans alcool, du soda light, de la charcuterie sans porc et des poupées gonflables. Ils se mobilisent aux six coins de l’Hexagone pour tenter d’endiguer ce grand remplacement (de population)[1] qu’ils redoutent tant. En attendant de trouver le processus de transformation idéal (fiable, inoffensif et conforme aux lois en vigueur), ils s’adonnent en toute impunité à leurs réquisitoires itératifs et incitatifs à l’encontre de l’Islam. Mais il n’y a pas de quoi pour autant adhérer aux théories du complot et aux fanfaronnades des combattants des forces obscures sur Facebook, Tweeter, YouTube, Instagram, et encore moins dans la vraie vie.
Pour les identitaires (qui s’ignorent parfois), tout ce qui exalte l’Islam de près ou de très loin doit disparaître de l’espace public : le moindre bout de tissu excédentaire sur la tête ou les jambes passe pour une revendication identitaire, que ce soit à l’école, au boulot et jusque dans la rue. La pudeur doit être réduite à sa plus simple expression puisqu’elle est une vertu musulmane. Le moindre bout de viande Halal doit être banni du territoire national car il risque d’islamiser les populations à leur insu. Les repas de substitution dans les cantines publiques, qu’ils soient Halal ou végétariens, sont des concessions intolérables à l’islamisme. Les accommodements religieux ne doivent jamais être considérés comme raisonnables puisqu’ils induisent un abandon de souveraineté au profit de l’extrémisme. Les prières de rues sous les intempéries sont à bannir en tant que provocations communautaires. Le jeûne du Ramadan doit être interdit pour sa dangerosité pour la santé de ceux qui s’y adonnent et pour la sécurité de tout le monde. Les affreux minarets des mosquées sont intolérables car ils sont autant de bras d’honneur au patrimoine culturel français, contrairement à l’harmonieux Centre Beaubourg, à l’exquise Arche de La Défense, aux gracieux clochers des églises et aux ravissantes cheminées d’usines…
Les critères de désapprobation de certains faits et actes islamiques avancés par les as censeurs (autrement dit les as de la censure) sont subjectifs et éminemment contestables pour ceux qui sont attachés à l’intégrité des enseignements de leur foi. Pour mener à bien leurs basses œuvres et faire avaler la pilule en douceur aux Musulmans, comme ce fut le cas pour la prohibition du foulard à l’école (Hijab) et du voile intégral (Niqab) dans la sphère publique, les islamo-sceptiques n’hésitent pas à se pacser avec les maillons faibles de la Communauté Musulmane, les islamodérateurs de tous poils et autres « imams de la république ». Seront-ils pour autant mieux disposés à l’égard de l’Islam ? Que nenni ! En ce qui concerne les Hijab/niqab, qui sont quoi qu’on en dise des prescriptions islamiques largement répandues au sein de la communauté islamique mondiale, les frustrés de la culture en déclin n’y sont pas allés de main morte pour les rayer d’un trait de plume. Bénéficiant de soutiens et de complicités jusqu’au sein du sérail, ils ont sournoisement manœuvré pour circonscrire les protestations de ceux que ça concernait au premier chef. Pour sauver les apparences et éviter d’être désavoués en haut-lieu, l’intransigeance et les frustrations ont été travesties avec de la sécurité publique et de la laïcité à tort et à travers.
Réformer l’Islam de l’extérieur comporte quelques challenges : Faire admettre que des non-Musulmans ou des peu-Musulmans – ceux qui contestent le bien-fondé de l’Islam – soient reconnus en tant que spécialistes de la question. Présenter le laïcisme et ses zélateurs comme neutres et tolérants alors qu’ils interviennent directement dans les affaires musulmanes en décidant de son exégèse et en sélectionnant ses dirigeants. Se targuer de respecter la liberté du culte musulman tout en le circonvenant par des législations contraignantes invoquant les droits de l’homme, de la femme et des animaux voire la sécurité, la salubrité ou les troubles à l’ordre public. Que les spécificités islamiques passent pour exclusives et intolérables alors que les prières de rues ne sont pas plus dérangeantes que les processions chrétiennes, que les minarets ne sont que des clochers sans cloches, que le Halal est le frère jumeau du Cachère et que la circoncision comme l’interdiction du cochon sont d’abord judaïques. Quant au port de la barbe ou de la djellaba dans l’espace public, les griefs restent à définir.
En interprétant certaines données historiques et injonctions du Coran et de la Sunna à leur guise, les opposants à l’Islam arguent qu’elles sont incompatibles avec les lois de leur république chérie. Libre à eux de le penser et de s’exciter les uns les autres pour dénigrer un habitus qui ne leur convient pas, mais pas de diffamer outrageusement pour inciter à tronquer le patrimoine islamique universel. « Charité bien ordonnée commence par soi-même » dit le proverbe, avant d’aller lorgner chez le voisin pour lui intimer de corriger ses particularités coraniques et prophétiques, en les rendant responsables des exactions des détraqués de droit commun, qu’ils s’occupent d’abord d’expurger de l’Ancien et du Nouveau Testament bibliques[2] ou de l’Hymne national[3] ce qu’ils estiment illégal et antirépublicain. En attendant, ça nous donnera un peu de répit !
[1] Expression introduite par l’écrivain français Renaud Camus (…).La formule désigne le processus (conscient ou non) de substitution de population du territoire français métropolitain, dans lequel le peuplement européen serait remplacé par une population non-européenne, en premier lieu d’origines noire et maghrébine. Ce changement de peuple impliquerait également un changement de civilisation. http://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_remplacement
[2]  « Si une jeune fille vierge est fiancée à un homme, et qu’un autre homme la rencontre dans la ville et couche avec elle, vous les amènerez tous les deux à la porte de cette ville, vous les lapiderez et ils mourront. » (Deutéronome 22:23,24). « Quant à mes ennemis, ces gens qui ne voulaient pas que je règne sur eux, amenez-les ici, et égorgez-les devant moi. Sur ces mots, Jésus partit en avant pour monter à Jérusalem.» (Évangile selon Luc 19/27, 28).
[3] « Qu’un sang impur abreuve nos sillons ». (La Marseillaise – Rouget de l’Isle).
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À propos de integritydyl

@DYLeclercq RÉPONDRE A L'ISLAMOCLASTIE PAR L'IRONIE IRRESPECTUEUSE

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