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hommage muzzSans surprise, les pays qui se mêlent de leurs oignons ne sont pas impactés par le soi-disant « terrorisme islamique ». Ceci dit, sans pour autant le justifier et encore moins en faire l’apologie, – pénalement répréhensible (houlala !) – on fera néanmoins remarquer que les nations qui se plaignent de cet épiphénomène sont celles qui s’ingèrent, manigancent et guerroient abusivement dans ce qu’elles appellent les « zones tribales ». D’autre part, il est éloquent que soient opportunément et abusivement qualifiés d’attentats terroristes des faits divers et des crimes aux motivations crapuleuses, racistes, vengeresses voire passionnelles plus qu’évidentes. En dehors des premiers concernés (les auteurs et les victimes), tout le monde semble y trouver son compte, des extrémistes aux irresponsables qui les excitent dans leurs terrains de jeux ou leurs bacs à sable, en passant par les exploiteurs et les fouille-merde de tous bords qui se repaissent avec délectation du malheur d’autrui.
Petite frappe revancharde ou gros beauf raciste, déséquilibré frustré ou gay refoulé, peu semble importer le profil des exaltés de service, du moment que le casting ait prévu qu’ils soient dotés de patronymes arabo-islamiques ou qu’ils flirtent avec l’extrême-droite. De toutes façons, le fait que les actes les plus délirants soient commis par les interprètes les plus improbables ne nuit aucunement à leur récupération par les uns et les autres pour alimenter les propagandes racoleuses, triomphalistes ou victimaires les plus contradictoires. Par ailleurs, du moment que la carrière de ces piètres acteurs se termine en QHS pénitentiaires (Quartiers de Haute Sécurité) ou entre quatre planches, peu importe les incohérences de scénario qui dépeignent des « terroristes islamiques » dénué du moindre islam, comme des cyclistes dépourvus de vélos ironisent certains, plus coutumier des cages d’escalier, des bistrots, des boîtes de nuit, des actes délictueux et des prisons que des lieux de prières consacrés.
Quitte à crever autant être célèbre ! Il est désormais tendance pour les forcenés de faire des vœux d’allégeance de dernière minute – quand on ne le leur colle pas dans la bouche à titre posthume – à des organisations extrémistes qui leur étaient étrangères avant leur passage à l’acte. Les dites organisations sont toutefois bien aises de revendiquer à postériori des opérations qu’elles n’ont non seulement pas commanditées mais sont probablement incapables d’échafauder. Il suffit de considérer la situation des Musulmans n’importe où dans le monde (y compris en France au sein des associations et des mosquées) pour constater leur incapacité à s’entendre et à s’organiser. Les Al-Qaida (et ses filiales dans la Péninsule Arabique et au Maghrib Islamique), Daech, Front Al-Nosra, Boko-Haram, Al-Morabitoune, Ansar-ad-Dine, Ansar-ach-Charia, Chebabs, et j’en passe, doivent sans doute s’imaginer que ces publicités mensongères gratuites leur sont profitables. Après tout, les mensonges sont bien peu de choses à côté du tas de transgressions et de vilénies qu’ils se croient obligés de commettre lesquelles enfreignent et discréditent les valeurs pour lesquelles ils prétendent combattre.
Entre têtes brûlées et couards, il y a de la marge, une marge que bon nombre de Musulmans ne paraissent pas appréhender, et en particulier ceux qui affirment les représenter sans jamais leur avoir demandé leur avis. Certes, l’injustice et la barbarie doivent être condamnées, ne serait-ce que pour dédouaner l’Islam des comportements outranciers et réfuter tous ceux pour qui taire la malfaisance signifie forcément la cautionner. En dépit de cela, est-il préférable de défiler ou de se défiler ? Faut-il se déparer de toute dignité en se sentant obligé de participer aux mystifications générales organisées, aux commémorations spectaculaires, aux marches silencieuses, aux minutes de silence et aux séances de baise-culs officiels ? De toutes façons, le fait pour n’importe quel Musulman – même parfaitement apprivoisé et dressé – de professer la même religion que les ennemis de la nation est rédhibitoire et lui vaudra immanquablement d’être taxé de duplicité et de connivence par les « cons patriotes ».
Et le Gouvernement actuel – comme son prédécesseur d’ailleurs, et sans doute son successeur – ne fait rien pour calmer le jeu et au contraire surfe allégrement sur la stigmatisation des « mahométans ». Étant incapable de redresser économiquement le pays, l’Etat se borne à jeter de la poudre aux yeux de ses administrés en usant d’artifices pathétiques et sécuritaires grossiers. Ses indignations démagogiques agrémentées d’hommages excessifs à de pitoyables « héros » involontaires et ses restrictions des libertés publiques assaisonnées d’opérations policières arbitraires n’ont pour vocation que de camoufler son impuissance face à la crise et aux tragédies qu’il se contente d’instrumentaliser. En s’attachant à terroriser les faits divers à tort et à travers, le Pouvoir ne fait qu’anéantir le peu de crédibilité qui lui reste au sein de la population et qu’encourager les citoyens les plus intransigeants à se passer de ses services pour régler leurs différends. Et il ne sait pas où se trouve la marche arrière…
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À propos de integritydyl

@DYLeclercq RÉPONDRE A L'ISLAMOCLASTIE PAR L'IRONIE IRRESPECTUEUSE

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