Télécharger l’article en pdf ici.
.
18404567Nombre de Musulmans donnent l’impression d’être sacrément en déficit affectif ou tout au moins singulièrement désœuvrés pour se complaire comme ils le font dans les réseaux sociaux. En propageant à profusion des niaiseries et autres cancans, ils participent allégrement à faire passer ce fabuleux outil qu’est l’Internet de l’utilité à la futilité publique. En exhibant les détails frivoles de leur vie privée sur les Facebook, Myspace, Viadeo, Twitter, Instagram, Snapchat, LinkedIn, YouTube, Flickr, etc., ils s’exposent aussi, inconsidérément, à des dangers et à des désagréments dont les conséquences peuvent aller bien au-delà de ce qu’ils peuvent imaginer.
En dévoilant leur intimité sur leurs applications préférées, nombre d’internautes ne conçoivent pas qu’ils mettent en péril leur vie familiale, leur boulot, leur liberté et leur existence. Pour avoir été trop disert, trop mythomane ou trop curieux, pour avoir été ou n’avoir pas été ou il faut au bon moment, ou pour avoir copiné avec celui ou celle qu’il ne fallait pas, les égotistes du Net finissent fatalement par se faire pincer en tort par leurs conjoints, leurs patrons, les administrations ou la police. Ne suffit-il pas aux proches, aux contempteurs, aux escrocs, aux flics électroniques, aux services spéciaux, aux fouineurs et aux voyeurs, de compulser les données mises en ligne pour se faire une idée précise de la personnalité de leur cible, de ses sujets d’intérêt, de ses motivations et de sa localisation ?
Rien de plus simple, pour récolter pléthore de renseignements et d’illustrations explicites (photos/vidéos), compromettantes voire répréhensibles, que de remonter l’historique des informations postées par les exhibitionnistes du Net et leurs accointances. Untel, censé être en arrêt de travail indemnisé, partage ouvertement des « selfies » de vacances au soleil, datés et géolocalisés. Untel, en chômage de longue durée, propose ses services rémunérés au black sur Leboncoin. Untel, en cachette de ses proches, se tape impudemment des « chats » endiablés. Untel, prétendant dédaigner tel individu ou telle organisation, épluche avidement leurs newsletters et agrémente leurs publications de commentaires « enamourés ». Untel, d’apparence débonnaire, se gave inconsidérément de profils et de propagande catalogués extrémistes. A vous d’imaginer la suite !
J’apprécie particulièrement ceux qui s’enorgueillissent présomptueusement de leur grand nombre de potes virtuels ou de vues sur leurs pages personnelles, en se comparant au Roi de Chine (ou Rothschild ?) et en pensant qu’ils le surpassent en notoriété et en aptitudes. Je goûte encore plus ceux qui, à l’insu de leur plein gré, se rendent complices de pervers, de pédophiles ou d’apprentis terroristes après les avoir goulument admis comme cyber-copains sans les connaître en chair et en os. Et, lorsque les forfaits de ces « amis » embarrassants sont dévoilés au grand jour, ne disposant pas de rubrique « ennemis » pour s’en démarquer, ils ne trouvent comme solution pour les répudier que de clôturer les comptes compromettants où ils apparaissent, en escomptant l’amnésie ou l’amnistie générales.
Mais ignorer les réseaux sociaux ne semble pas non plus être la solution car, à une époque où tout le monde s’y épanche de manière plus ou moins exubérante, ceux qui n’en disposent pas deviendront forcément suspects, par défaut. Pour preuve, pour la délivrance de visas, en plus du grotesque « D) Cherchez-vous à vous engager,  ou vous êtes-vous jamais engagé(e) dans des activités terroristes, d’espionnage, de sabotage ou de génocide ? », les autorités américaines envisagent sérieusement que les postulants fassent figurer sur le formulaire ESTA[1] d’entrée aux USA les identifiants de leurs comptes Facebook, Twitter, Instagram, etc. Comme si ceux qui projettent de perpétrer des actes malveillants allaient désormais gentiment envoyer des faire-part à ceux qui sont censés les empêcher de les commettre !
En conclusion, rien n’interdit de partager des informations intelligentes et des activités réellement intéressantes sur le Web, de permettre qu’elles soient suivies publiquement et de commenter les communications des autres en leur attribuant des « like/unlike » flagorneurs ou mérités. Mais donner sa vie privée en pâture aux prédateurs en tous genres et s’acoquiner avec des inconnus sont des pas à ne pas franchir si on veut s’éviter des problèmes. Compte tenu des états d’urgence de circonstance et des mesures discriminatoires prises pour réduire au silence les tenants les plus flamboyants de la Communauté Musulmane, il est préférable de ne pas fournir de bâtons aux grands inquisiteurs pour se faire battre. Alors, comme dans la vraie vie, excluons les indiscrétions et les amitiés particulières !
[1] Electronic Systems for Travel Authorization.
Publicités

À propos de integritydyl

@DYLeclercq RÉPONDRE A L'ISLAMOCLASTIE PAR L'IRONIE IRRESPECTUEUSE

Les commentaires sont fermés.