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De plus en plus, il en est qui ne savent pas quoi faire pour se rendre intéressants ou déplaisants. Parmi eux, ceux qui se piquent de gouverner en se réclamant « démocratiquement » d’une majorité de citoyens de plus en plus insignifiante. Sitôt installés, les « parvenus » s’autorisent à légiférer à tort et à travers, et à assouvir leurs fantaisies, au détriment des minorités grandissantes qui les ont jugés indignes de leurs suffrages. Et à chaque législature son lot de nouvelles lois pour imposer des opinions marginales à l’ensemble de la population et restreindre les libertés. Et il ne faut pas compter ensuite sur les tenants des camps adverses, lorsqu’ils reviennent aux affaires, pour abroger les dispositions qu’ils affectaient de combattre quand ils étaient dans l’opposition. L’abolition de la peine de mort, la légalisation de l’avortement, le mariage pour tous, la semaine des 35 heures, les réformes des retraites, entre-autres, sont au nombre de ces affrontements sociétaux qui n’ont jamais été remis en cause lors des alternances.
En ce moment, on nous rebat les oreilles avec les « fake news » que les grands de ce « royaume » veulent dorénavant juguler, arguant qu’elles (leur) causent du tort. Dans l’absolu, on ne dira pas le contraire, mais il faut quand même rappeler que, d’une part ces « fausses informations » ne portent préjudice qu’à ceux qui ont une notoriété et pas aux anonymes et que, d’autre part s’attaquer à cette liberté d’expression-là sera ni plus ni moins de la censure. Le traitement médiatique et politique du Président turc Erdogan – réélu au premier tour de scrutin alors que d’aucuns s’ingénient à le qualifier de dictateur – donne d’ailleurs bien le ton des « fake news » à géométrie variable. Le prétendu « autoritarisme » du Reis – à comparer avec l’attitude des tenants des démocraties occidentales envers les minorités musulmanes – a été plébiscité et n’a pas été (comme envisagé) sanctionné par les urnes !
Cela nous amène maintenant aux « fake acts », en clair à ces « faux actes », inutiles voire risibles, perpétrés pour mystifier l’opinion publique, à l’instar de ces cérémonies morbides consécutives aux prétendus actes terroristes. Concrètement donc, sous prétexte de lutter contre le financement du terrorisme, les Ministères Français de l’Intérieur et de l’Économie ont ordonné le gel des avoirs de l’islamologue Hani Ramadan qui s’en est gaussé puisqu’à ses dires il n’a ni bien personnel ni même de compte bancaire en France. Il est vrai qu’en tant que ressortissant suisse, pays du secret bancaire par excellence, il serait pour le moins aberrant de faire des placements financiers dans le tiers monde hexagonal. Ce serait aussi absurde que si un Maghrébin ou un Asiatique venaient réciproquement acheter du couscous ou du riz en Europe.
Puisque les caciques du Régime semblent encore trop frileux question inspiration sur les « stupid fake acts », je m’en vais leur faire ici gracieusement quelques suggestions : Interdire aux Musulmans de faire le signe de croix ou de se prosterner devant des statues, de jurer sur la Bible, d’aller en pèlerinage à Lourdes, de jeûner pendant les nuits de Ramadan, de sacrifier des porcs rituellement, de boire de l’alcool non cachère, de consommer des stupéfiants, de contracter des prêts usuraires, de s’adonner aux jeux de hasard, de fréquenter les prostituées, et aux Musulmanes de revêtir un voile intégral (niqab) chez elles pour dormir. Si ça ce n’est pas une preuve de patriotisme !
Il faut se réjouir que les lois occidentales réprimant les discriminations aient été renforcées. Néanmoins, certains continuent à exprimer leur racisme, leur antisémitisme ou leur islamophobie sans être inquiétés par les tribunaux en usant de techniques sournoises. Pour passer entre les mailles du filet, il leur suffit par exemple de rajouter le qualificatif « illégal » au terme « immigrant », de dire « islamiste » au lieu « d’islamique » et « sioniste » au lieu de « Juif », ou de feindre innocemment de rapporter des propos condamnables entendus dans leur entourage, sans se les approprier évidemment, en feignant de les désapprouver. Et pour réprimer les « infect news » de ce genre, un traitement bien plus radical que des « fake acts » s’imposerait.
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À propos de integritydyl

@DYLeclercq RÉPONDRE A L'ISLAMOCLASTIE PAR L'IRONIE IRRESPECTUEUSE

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