Condamnable mais pas illégal.

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Les lois islamiques ne sont tolérées dans l’Hexagone que lorsqu’elles coïncident, de façon fortuite évidemment, avec celles de la République. La minorité musulmane n’est non seulement pas autorisée à se conformer à l’intégralité du Coran et de la Sunna du Prophète (ص) en d’autres termes à la Charia – mais ne peut même pas le déplorer, sous peine de faire l’apologie (répréhensible ?) d’une législation non « made in France ». Le simple fait de sous-entendre que le DIEU Eternel, créateur du ciel et de la terre et de tout ce qui s’y trouve, QUI veille au bon fonctionnement de cet ensemble extraordinaire, soit supérieur aux députés qui fabriquent des lois au fur et à mesure des fantaisies humaines (ce qui semble logique pour n’importe quel authentique croyant) ressort désormais du crime de lèse-majesté passible de réprobation, de sanctions, voire d’exclusion du périmètre national. En résumé, on serait donc tenté de dire que les Français adorent leurs députés !
Pour pouvoir vivre tranquillement en terre hostile, la plupart des Musulmans de l’Hexagone sont donc sommés de négliger la partie visible de leur religion qui rebute les esprits chagrins et ceux qui s’obstinent à respecter les enseignements islamiques du mieux qu’ils le peuvent, en « passant entre les gouttes » ou en prenant leur mal en patience, ne le font pas sans péril. En effet,  les « cabrón » ne manquent pas pour exagérer les attitudes de ceux ou celles qui persistent à exprimer des divergences d’opinion par rapport à certaines lois iniques et intolérantes et pour jeter le discrédit sur eux. Comme ce Jo-Hakim Vélocassé[1] dont les délations et les élucubrations ont fini par trouver des oreilles attentives au sein des Ministères concernés, au point d’occasionner la fermeture de plusieurs lieux de culte et des ennuis judiciaires à ceux qu’il a désignés comme rebelles envers la République.
Un Musulman convaincu consentira volontiers à ce que lui soient infligées, à lui-même[2] (pas pour autrui), les peines islamiques légales et les considèrera comme une expiation logique de ses fautes. Quant aux fripouilles issues de la communauté musulmane, il leur conviendra fort bien que les tribunaux « civilisés » aient plus d’indulgence envers certains de leurs actes condamnés par l’Islam ou ne les considèrent pas comme illégaux. Les voleurs et les criminels s’en tireront à bon compte avec des peines de détention, au lieu des ablations[3] et des exécutions[4] qu’ils n’auraient certainement pas pris le risque d’encourir sous d’autres latitudes. D’aucuns copuleront extra-maritalement tout à leur aise, en relations consenties voire contraintes, et se réjouiront de ne risquer que des peines mineures, aussi légères que leurs mœurs, sans avoir à redouter le père fouettard[5] ou les chutes de pierres.[6]
Quand des prescriptions divines séculaires sont jugées archaïques et désavouées par des lois humaines. Quand la modernité flirte avec l’homosexualité, l’adultère et la fornication, et tout le tralala qui va avec, il y a de quoi devenir de plus en plus gai. Quand les interdits alimentaires, comme de consommer du porc et des viandes non Halal ou de l’alcool, sont négligés pour satisfaire des appétits irréfléchis, sans porter attention aux conséquences sanitaires et sociales. Quand l’usure est entretenue par le biais des prêts à intérêt afin d’exploiter les plus défavorisés. Quand les jeux de hasard sont encouragés pour donner de faux espoirs à des millions de dupes. Ceux qui estiment que c’était mieux avant ne sont d’ailleurs pour ceux qui se pensent « évolués » que des arriérés et des obscurantistes.
Fort heureusement, il y a des exactions qui restent admises par tous – hormis par ceux qui les commettent, évidemment – comme le meurtre, le viol, le vol, l’escroquerie, etc. Seules les modalités de répression et d’expiation diffèrent, que d’aucuns qualifieront de dissuasives en ce qui concerne les lois divines, et d’incitatives pour celles fabriquées par les humains. D’aucuns s’obstineront par principe à fustiger les premières sans jamais les analyser et soutiendront inconditionnellement les secondes, réputées plus clémentes et plus tolérantes, sans jamais comparer leurs effets respectifs et leurs conséquences. Mais attention, je m’arrête là avant que mon propos ne soit considéré comme condamnable voire illégal par Jo-Hakim et ses semblables et qu’ils me jettent la première pierre…
[1] http://www.bvoltaire.com/mosquee-radicale-de-stains-reouvre/?mc_cid=3b0534a98e&mc_eid=5d4a396466
[2]« « Un homme des Aslam vint trouver l’Envoyé de DIEU(ص) pendant qu’il était à la mosquée s’écria en ces termes : « O Envoyé de DIEU(ص), le dernier des derniers a commis l’adultère ». Il entendait parler de lui-même. Le Prophète se détourna, mais l’homme se porta du côté vers lequel était tournée la face du Prophète (ص) et répéta : « O Envoyé de DIEU (ص), le dernier des derniers a commis l’adultère ». Le Prophète (ص) se détourna, mais l’homme se porta du côté vers lequel était tournée la face du Prophète et répéta ce qu’il avait déjà dit. L’homme recommença le même manège une quatrième fois. Voyant que l’homme témoignait lui-même à quatre reprises qu’il était coupable, le Prophète l’appela et lui demanda si c’était dans un moment de folie, et comme l’homme répondit : « Non », il ordonna de l’emmener et de le lapider. Cet homme était marié. » (Boukhary 68/11/2-3 – 86/22/1, 86/25/1 – 86/29/1). Il dit : « Sais-tu ce qu’est le zinâ ? » Il dit : « Oui. J’ai accompli illicitement ce qu’un homme accomplit licitement avec son épouse. » Il dit : « Que désires-tu en m’énonçant cela ? » Il dit : « Je désire que tu me purifies. » Aussi, il ordonna qu’il soit lapidé. » (Abou Daoud 37/ 23).
[3]« Quant au voleur et à la voleuse, à tous deux coupez la main, en récompense de ce qu’ils se sont acquis, en punition de la part de DIEU. Et DIEU est Puissant, Sage ». (Coran 5 :38).
[4] « Ho, les Croyants ! On vous a prescrit le talion au sujet des tués : libre pour libre, esclave pour esclave, femme pour femme Contre celui, donc, à qui son frère aura pardonné quelque chose, une poursuite au mieux de la coutume, et un dédommagement de bienfaisance. » (Coran 2:178-179) ; « Et Nous y avons prescrit pour eux : vie pour vie, œil pour œil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent. Le talion aussi pour les blessures. Après, quiconque en fait charité, cela lui vaut expiation. Et quiconque ne juge pas d’après ce que DIEU a fait descendre, eh bien les voilà les prévaricateurs. ». (Coran 5 :45). 
[5] « La fornicatrice et le fornicateur, fouettez-les ce chacun cent coups de lanière. » (Coran 24 :2)
[6] « Mâiz vint au Prophète (ص) et confessa quatre fois (l’adultère) en sa présence et il ordonna qu’il soit lapidé.» (Abou Daoud 37/23).
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#SauveTaMosquée.

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Sur les réseaux sociaux de type Twitter, c’est la grande mode des Hashtags, des plus ou moins sérieux au plus ou moins dangereux en passant par les plus ou moins utiles. Alors, puisque ça ne mange pas de pain et tant qu’à faire, je propose de lancer un #SauveTaMosquée pour défendre les lieux de culte musulmans en péril. Pour être plus précis, il sera consacré principalement à ces mosquées accusées de fabriquer des terroristes et fermées abusivement par les Régimes successifs pour satisfaire l’opinion. Le Hashtag en question devrait être une préoccupation majeure pour ceux qui ont été privés à tort de l’endroit où ils accomplissaient quotidiennement leurs dévotions.
Il est totalement injuste de rendre responsables et de sanctionner des mosquées – ceux qui les animent et les fréquentent surtout – pour des propos ou des agissements isolés qui, bien que condamnables, ne peuvent être imputés à une congrégation toute entière, fut-elle musulmane. En matière de justice, d’aucuns feraient bien de s’inspirer de cette sage anecdote du Saint Prophète Mohammed (ص) : « une fourmi ayant piqué un Prophète (Salomon (ع)), celui-ci ordonna de brûler la fourmilière. Alors DIEU lui révéla : « Pour une seule fourmi qui t’a piqué, tu as brûlé tout un peuple qui louait DIEU ! ».[1]
Leurs motifs étant très peu documentés, les fermetures administratives de mosquées décidées par les préfets et leur ministre de tutelle sont contestables et donc contestées par ceux qui estiment être accusés à tort. Parmi les allégations invoquées figurent en bonne place la propagande djihadiste, la radicalisation, l’incitation à la haine et l’apologie du terrorisme. D’aucuns excellent à déceler ces mobiles fourre-tout dans les discours, les citations et les invocations religieuses des prédicateurs estimés subversifs en les décortiquant et en les interprétant hors contexte. Les accusations ne reposent que sur les dénonciations d’envieux et de médisants, sur des rapports de policiers zélés en mal d’avancement ou sur les rumeurs colportées aux autorités locales par des islamophobes. Les « rapporteurs » ne peuvent être contredits puisque leurs identités et leurs qualités restent confidentielles…
Les grandes mosquées dites cathédrales où tout est polissé, comme celles de Paris, de Lyon, d’Evry, etc., ne seront jamais concernées par les interdictions administratives puisqu’il ne s’y passe rien de bien profitable. Dans le pire des cas, quand un de leurs Imams fait du zèle et ne se conforme pas à la « bienséance » occidentale, on le bannit mais l’édifice monumental n’est pas incriminé pour autant. C’est pourquoi, principalement, ne tombent en disgrâce que les petites unités où, en sus de l’accomplissement des offices, les prédicateurs ont à cœur d’enseigner et d’instruire leurs coreligionnaires sans prendre garde à la portée et à l’interprétation équivoque de leurs propos.
Si on raisonne par l’absurde, en se mettant du côté des Autorités, ces fermetures sont idiotes. La preuve en est que l’interdiction d’accès aux lieux estimés « nuisibles » cesse automatiquement, sans autre forme de procès, à la fin de l’état d’urgence. Vous me direz que ce n’est que partie remise puisque la nouvelle loi antiterroriste facilitera encore plus la prise d’arrêtés préfectoraux et l’arbitraire pourra donc continuer à plaisir. Néanmoins, si les préfets s’obstinent à fermer les observatoires de prédilection des services de renseignement de façon épidermique, ils les priveront de cette surveillance discrète qui permet d’exfiltrer et de neutraliser les éléments véritablement dangereux.
Personne ne trouverait à redire si les condamnations de sites étaient basées sur des faits avérés et non sur des prétextes fallacieux. Malheureusement la réalité dépasse cette fiction. Les fermetures inconsidérées d’une dizaine de petites mosquées de quartier, boostées par l’état d’urgence et les lois sécuritaires antiterroristes, ont des conséquences collatérales fâcheuses : La première d’entre-elles est qu’elles amènent les fidèles à accomplir leurs prières en commun sur les dépendances extérieures des lieux condamnés, occasionnant des prières de rue encore plus exécrées par le voisinage et les islamophobes. Ensuite, dans les prédications religieuses, la méfiance et la duplicité vont désormais se substituer à la spontanéité et à la sincérité pour éviter les embrouilles. Enfin, les mises sous scellés ayant été vécues comme d’intolérables agressions anti-islamiques, il ne faut pas s’attendre à ce que de bonnes relations se renouent de sitôt entre ceux qui les ont subies et ceux qui les ont causées.
[1] Boukhary 56/153/1.

#MeToo ou #Mytho.

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Sur l’application Twitter, les deux hashtags #BalanceTonPorc et #MeToo (= moi-aussi) ont occasionné une avalanche de confessions, réelles et imaginées, sur les comportements masculins déplacés voire outrageants. Cet engouement soudain à extérioriser les petites misères pousse néanmoins à la réflexion et à la circonspection. En se substituant à l’omerta qui était jadis de règle, l’exhibitionnisme du « moi-aussi » préfigure des conséquences aussi dramatiques pour les victimes de dénonciations mensongères que pour ceux ou celles qui ont véritablement subi des agressions sexuelles.
Inéluctablement, la peur est en train de changer de camp avec « des paroles qui se libèrent » comme ils disent aux infos. À bon ou à mauvais escient, des grands ténors de l’actualité se trouvent aujourd’hui traités comme des criminels et désignés à la vindicte publique par des plaignant(e)s dont les vertus ne sont pas vraiment toujours évidentes. A moins de disposer de témoignages et de preuves indiscutables, il restera impossible de se faire une opinion définitive sur certaines situations complexes, compte tenu de la personnalité et des motivations réelles des antagonistes ainsi que de leurs aptitudes à mentir ou à nuire. Devant les tribunaux correctionnels, il sera également très compliqué aussi bien pour les prétendues victimes d’établir la véracité des faits qu’elles avancent que pour les présumés coupables de démontrer leur honnêteté.
Ceux qui jouent aux beaux gosses devant le sexe opposé, en se complaisant à palabrer, à remuer du popotin et à savourer les « que vous êtes joli, que vous me semblez beau…[1] » d’admiratrices subjuguées par leurs propos mielleux et leurs apparentes bonnes manières, réunissent toutes les conditions pour être suspectés de ce dont on les accuse. Ils se reconnaîtront et auront beau clamer leur innocence, le doute persistera sur leur propension à mettre les doigts dans le pot de confitures. Ça me rappelle ces YB, DM et autres AA, ces musulmans à la petite semaine et joyeux compères du bled, qui ne se sont pas contentés d’y mettre uniquement les doigts mais y ont carrément baladé les mains. Par prudence, je rajouterai DYL à cette liste d’initiales pour rassurer les homonymes qui ont le cul aussi propre que le mien et ne sont donc absolument pas concernés par mon propos.
Au sein de l’enseignement dit moderne, en particulier, les dérives sexuelles se multiplient car la mixité réputée « innocente » facilite grandement les tentations. J’attirerai l’attention sur le déficit de déontologie de certains enseignants musulmans qui, ceci dit en passant ne voient aucun mal à ce que des hommes dispensent des cours de religion islamique aux jeunes filles, les amène occasionnellement à flirter voire à se marier avec les plus vulnérables de leurs élèves. Et, pour ceux qui confient aveuglément leur progéniture aux bons soins de n’importe quel éducateur en estimant que mes propos relèvent de la fiction, j’ai malheureusement quelques exemples concrets sous le coude.
Étonnamment, les plaintes et les condamnations pénales infligées à certains pervers narcissiques pour des pratiques dégoûtantes (et/ou leurs malversations financières) ne les empêchent pas plus que ça de continuer à se pavaner au sein d’une Communauté Musulmane dont l’indifférence égale la couardise. Evidemment, il faut avoir de ce que je pense où je pense pour oser les affronter, car ces canailles ne lésinent pas sur les moyens (chantage, intimidations, menaces, dépôts de plaintes pour diffamation, etc.) pour dissuader tous ceux qui ont été victimes ou témoins de leurs frasques de les révéler publiquement.
Je serai malgré tout d’avis de lancer un hashtag #Mytho pour contrebalancer la schizophrénie de certains émetteurs abusifs de #MeToo. Car il faut quand même tempérer nombre de délations revanchardes, ne serait-ce qu’en divulguant en retour la vraie personnalité et les contradictions de ceux qui porteraient des faux témoignages. Déjà, quand celui qui est l’objet d’une accusation n’a pas la réputation d’être un « chaud lapin » ou coutumier du fait, et si les circonstances d’une prétendue agression sont invraisemblables, il sera permis d’émettre quelques doutes sur son authenticité. Mais l’exception peut aussi confirmer la règle, lorsque l’auteur présumé n’en est qu’à son coup d’essai…
[1] Fables de la Fontaine. Le corbeau et le renard. https://www.youtube.com/watch?v=IPkxWKrHVg8

 

#Balance ton porc.

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Avec le hashtag #Balance ton porc qui fait référence aux prolongements de l’affaire du prédateur débauché hollywoodien Harvey Weinstein, ceux qui suivent l’actualité sauront tout de suite à quoi je veux en venir. Seuls quelques ingénu(e)s penseront que les Musulmans ne sont pas concernés par ces affaires de harcèlement sexuel qui émergent maintenant du monde du spectacle, de la politique et même du travail après des années de mutisme. Personnellement, et je ne suis pas le seul, j’en connais quelques-uns dans le petit microcosme musulman français qui ont profité de leur statut hiérarchique ou de leur ascendant spirituel pour mystifier, tourmenter voire dévoyer des jeunes filles et autres dames psychologiquement vulnérables en escomptant s’en sortit indemnes ici-bas et dans l’au-delà…
Courageux mais pas téméraire, je me garderai bien de citer les noms de ces vicieux dont les frasques demeurent singulièrement couvertes par leurs proches (famille et amis) et qui multiplient des semblants de plaintes en diffamation pour dissuader les audacieux de mon genre de les démasquer. Leurs victimes, redoutant tout autant d’entacher leur réputation que les représailles de ces bandits mesquins, n’osent déjà pas se prévaloir des condamnations judiciaires qu’elles leur ont infligées, alors je ne vais sûrement pas me substituer à elles pour jouer au redresseur de torts à leur place. Mais, fort heureusement, les comptes rendus d’audiences des tribunaux finissent toujours par émerger, relayés par le bouche à oreille, dévoilant publiquement la perversité de ces canailles, endiguant la répétition de leurs agissements et mettant un sérieux bémol à leur « célébrité » toute relative.
Il n’y a pas seulement du radicalisme obtus à combattre au sein de la Communauté Musulmane mais également bien d’autres déviations innommables. Conformément aux enseignements du Saint Prophète de l’Islam (ص), les nuisibles qui entachent la réputation de notre belle religion ne doivent pas pouvoir y prospérer dans l’indifférence générale, sous prétexte qu’on n’est pas (encore ou directement) touché par leurs méfaits. « II en est de ceux qui violent les prescriptions de DIEU et tombent dans le péché comme des gens qui tirent au sort un navire, les uns ayant pour leur lot la partie inférieure, les autres la partie supérieure. Ceux qui occupent la partie inférieure, empêchés d’aller chercher de l’eau par ceux qui ont la partie supérieure, prennent une hache et se mettent à faire un trou au fond du navire : Que faites-vous là, leur disent les gens (de la partie supérieure) ? – Vous nous empêchez de passer et nous avons absolument besoin d’eau. Si ceux de la partie supérieure retiennent la main de ceux qui font le trou, ils les sauveront et se sauveront eux-mêmes ; si, au contraire, ils les laissent faire, ils les feront périr et périront eux-mêmes. » [1]
Malheur aussi à ces administrateurs de mosquées, d’associations et d’écoles soi-disant musulmanes qui étouffent les atteintes sexuelles et autres détournements de fonds perpétrés par leurs membres voire leurs dirigeants, alors que des témoignages et des décisions de justice probants sont portés à leur connaissance. Les structures islamiques mal dirigées ne méritent pas d’exister et donc, s’il faut mettre les points sur les « i », ne devraient pas être encouragées d’une façon (financière) ou d’une autre par les véritables croyants. Ceux qui, par confort ou par lâcheté, s’obstinent à fermer les yeux sur les conduites malfaisantes notoires ne font que les encourager indirectement et en sont indubitablement complices ; ils répondront de cette indignité devant Celui Auquel ils professent leur Soumission (Islam).
La foi ne se limite pas seulement à se conformer aux exigences spirituelles mais recouvre aussi la propension à réprimer les injustices comme l’ordonnait le Prophète Mohammad (ص) : « Celui qui d’entre vous aperçoit une chose répréhensible qu’il la redresse de la main ; s’il ne le peut, de sa langue ; s’il ne le peut, de son cœur ; cette dernière attitude constituant le degré le plus faible de la foi ». »[2] — « Assiste ton frère, qu’il soit oppresseur ou opprimé… – assister un oppresseur ? – En l’empêchant de commettre une injustice. »[3] Donc, suivez le mouvement ! Brisez le silence et l’omerta, et balancez sans scrupules tous les « porcs » que vous connaissez, non pas anonymement comme des calomniateurs hypocrites qui n’assument pas leurs délations, mais franchement. Si vous disposez d’éléments à charge contre certaines de ces fripouilles qui ont pignon sur rue et s’y pavanent impunément, témoignez ouvertement de leur scélératesse afin de les neutraliser, de les détrôner et de les chasser définitivement de l’espace public musulman. Vous ferez œuvre utile, à n’en point douter.
[1] Al-Boukhary 47/6/1 – 52/30/4.
[2] Mouslim 1/78 – Tirmizhy 31/11 – Nasa’y 47/17 – Abou Daoud 2/242 – 36/17 – Ibn Majah 5/155 – Nawawy/40 Hadiths/34.
[3] Al-Boukhary 46/4/1,2 – 89/7/2.

Niqab, l’espèce menacée.

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Sept années se sont écoulées depuis la promulgation de cette loi identitaire inique et discriminante destinée à éradiquer le port du voile intégral des rues de France.[1] Passé l’effet de mode, en dehors de Rachid Niqab,[2] il n’y a dorénavant plus grand monde pour se préoccuper du sort des Musulmanes qui persistent à arborer leur tenue vestimentaire de prédilection et encore moins pour les défendre au quotidien. La plupart des fiers à bras de la première heure, réputés être d’inflexibles promoteurs du Tawhid ne craignant qu’ALLAH, ont eu tôt fait de se déballocher. Redoutant maintenant les contrecoups et les persécutions inhérentes aux transgressions des lois qu’ils qualifiaient de « Taghout », les caïds d’alors sont devenus aussi dociles que les pleutres qu’ils fustigeaient jadis.
Pour ceux qui auraient oublié les tenants et aboutissants, faisons un petit rappel à La Loi, celle de Celui par Qui tout existe et subsiste et non pas les oukases de ceux qui ne couinent et s’accoquinent que pour pourrir la vie des minorités visibles. Le Saint Coran enjoint : « Ho, le Prophète ! Dis à tes épouses, et à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles : elles en seront plus vite reconnues et exemptes de peine. Et DIEU reste pardonneur, miséricordieux ».[3] Il ne s’agit pas ici d’une simple recommandation ou d’un de ces Hadiths orphelins ramassé sur un coin de mur par ceux qui se trouvent désormais taxés de « radicalisés » mais d’une injonction divine indiscutable. Malgré cela, peu de Musulmans et d’instances autoproclamées représentatives du culte musulman se sont opposés à l’adoption de cette loi scélérate en France, quand ils ne l’ont pas approuvée tacitement voire explicitement…
Il faut admettre que l’état d’urgence et les intimidations qui vont avec ont porté un sale coup à la résistance et aux convictions religieuses de bon nombre de porteuses de Niqab – qui sont devenues une espèce menacée mais aucunement en voie de disparition – ainsi qu’à leurs protecteurs. Néanmoins, ce n’est que partie remise car, avec l’aide de DIEU, le temps et le discernement aidant, l’Histoire montre que les traditions religieuses authentiques n’ont jamais complètement disparu et finissent un jour ou l’autre par réapparaître en terrain propice ou avec de nouvelles générations de Croyants. L’exemple de la Turquie contemporaine, post-kémaliste, est assez probant en termes de résurrection islamique. Toutes proportions gardées, ça fait penser à ces feux de forêt qui reprennent de plus belle à partir des braises résiduelles ou par le truchement de nouveaux « pyromanes ». Désolé pour ce parallèle un tant soit peu négatif mais, faute de métaphore plus explicite, il faudra bien s’en contenter.
Dans ce contexte antiterroriste des plus défavorables, il subsiste çà et là un certain nombre d’irréductibles « amazones » qui souffrent de leur situation de rébellion, endurant courageusement les délations, les contraventions et les agressions islamophobes. Je ne sais pas s’il existe ou pas un délit d’apologie de désobéissance à la loi, et pourquoi pas d’ailleurs puisqu’il existe bien des sanctions pour ceux qu’on soupçonne de contraindre autrui à porter le niqab,[4] et parce que si ce n’est déjà fait l’idée germera sans doute un de ces quatre dans la caboche des bornés de l’identité culturelle. Nonobstant, je prends quand même le risque de témoigner mon respect et mon admiration à ces résistantes à l’injustice, tout en invoquant le Tout-Puissant pour qu’IL allège leurs difficultés et les récompense au-delà de leurs espérances pour leurs efforts. « Oui, car à côté de la difficulté est une (double) facilité ».[5] Ceux qui tentent (éprouvent) les croyants et les croyantes puis ne se repentent pas, à eux alors le châtiment de la Géhenne, et à eux le châtiment de l’enfer-Haric. Oui, ceux qui croient et font œuvres bonnes, à eux les Jardins sous quoi coulent les ruisseaux. Voilà le grand succès ! Oui, la saisie de ton Seigneur est redoutable. Oui, c’est Lui qui commence (la création) et qui répète (par la Résurrection). Oui, c’est Lui le Pardonneur, l’Aimant, Le Maître du Trône, le Glorieux, Grand Faiseur de tout ce qu’Il veut.[6]
[1] Loi n° 2010-1192 du 11 octobre 2010 (Journal officiel du 12 octobre 2010) interdisant explicitement la dissimulation du visage dans l’espace public : « nul ne peut, dans l’espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage ».
[2] Pardon pour ce lapsus volontaire. Je veux évidemment dire Rachid Nekkaz, le médiatique homme d’affaires franco-algérien qui s’est engagé à payer les amendes des contrevenantes à la dite loi et s’en acquitte rigoureusement et tapageusement.
[3] Quand a été révélé (le verset du Coran 33 :59) ‘‘ de ramener sur elles leurs grands voiles’’, les femmes des Ansars (Médinoises) sortirent comme si des corbeaux étaient perchés sur leurs têtes. » (Abou Daoud 31/29 – Tafsir Ibn kathyr 3/284,518). Le Prophète (ص) a interdit aux femmes de se couvrir le visage pendant la sacralisation du pèlerinage à La Mecque car, en dehors de cette circonstance particulière, il en allait tout autrement, (Boukhary 28/13/1) comme l’avait préconisé Omar, le compagnon du Prophète (ص) : « Ô envoyé de Dieu, si tu donnais ordre à tes femmes de se voiler le visage. Actuellement l’homme de bien et le méchant peuvent les interpeller. Alors fut révélé le verset du voile (Coran 33 :59) ». (Boukhary 8/32/1).
[4] « De la dissimulation forcée du visage : « Art. 225-4-10.-Le fait pour toute personne d’imposer à une ou plusieurs autres personnes de dissimuler leur visage par menace, violence, contrainte, abus d’autorité ou abus de pouvoir, en raison de leur sexe, est puni d’un an d’emprisonnement et de 30 000 € d’amende. « Lorsque le fait est commis au préjudice d’un mineur, les peines sont portées à deux ans d’emprisonnement et à 60 000 € d’amende. »
[5] Coran 94 : 5-6
[6] Coran 85 : 10-16

J’en fais mon affaire.

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A l’heure où les affaires éclatent de toutes parts chez nos politiciens favoris et jusque dans nos mosquées où des dirigeants peu scrupuleux n’hésitent pas à faire main basse dans la caisse pour arrondir leurs fins de mois, (comme les épingle le site http://doulfikar.com/), il en est qui se sont crus bien inspirés de tenter de m’en coller une sur le dos pour essayer de me salir. Il paraît que j’aurais détourné l’argent de la Ligue Islamique Mondiale dont j’ai été le directeur du Bureau de Paris (BOLIM) pendant 14 mois entre 1998 et 1999 pour me payer une propriété.  Et c’est maintenant que ça émerge, DIEU sait pourquoi ? Pourtant, ça ne date pas d’hier puisque ça fait dix-huit ans que j’ai démissionné de ce poste sans avoir jamais fait l’objet de la moindre remarque ou de la moindre suspicion de la part de la Ligue jusqu’à ce jour. Et, compte tenu du contrôle comptable soupçonneux exercé par la dite Ligue sur ses bureaux à l’étranger, il y a peu de chances que cela puisse se produire. « La bave du crapaud n’atteint pas la blanche colombe », comme on dit mais, comme je suis assez chatouilleux en ce qui concerne ma réputation, je m’empresse quand même ici de rapidement tordre le cou à la rumeur colportée par mes « admirateurs ».
Précisons d’abord qu’en tant que Membre du Conseil Constitutif de la Ligue Islamique Mondiale qui siège à Makkah al-Mukarramah en Arabie (fonctions exclusivement honorifiques exercées de 1990 à 2006), j’ai accepté d’assumer gratuitement les fonctions de directeur du Bureau de Paris afin de restaurer les lieux et la renommée de la Ligue Islamique Mondiale dans la capitale française. Pour éviter toute ambiguïté sur mes intentions et clarifier ma situation fiscale, j’avais même poussé le vice jusqu’à exiger que ma lettre de nomination mentionne expressément que cette fonction directoriale ne serait pas rémunérée, sachant que j’étais à l’époque salarié en tant que cadre dans une grande entreprise informatique française à raison de deux mille Euros mensuels. Il est vrai que ça contrastait par rapport à mes prédécesseurs et à mes successeurs à la direction de ce Bureau lesquels ont été non seulement grassement rémunérés mais ont dilapidé à tour de bras les avoirs de la Ligue en réceptions, déplacements, indemnités diverses, voitures et villa de fonction.
Pour ceux qui ne me connaissent pas bien et qui ne m’auraient pas fréquenté de près, quelques précisions indispensables : Dans toute ma « carrière islamique », j’ai non seulement refusé de devenir un fonctionnaire de l’Islam, en clair d’être rémunéré pour servir ma religion, mais je n’ai jamais accepté la moindre rétribution pour tous les travaux que j’ai réalisés. Il en a été ainsi depuis les années 80 pour mon « Avis sur les produits alimentaires », dans les années 90 pour ma lecture du Saint Coran en français, pour mon fascicule « Comment effectuer correctement le Pèlerinage à La Mecque », pour ma lettre d’information « L’Index » et il y a quelques années encore pour mon livre « Soumission de plein gré » dont j’ai même financé à fond perdu l’édition aux deux tiers. Ceux qui se sont occupés de la diffusion des dits travaux en ont fixé seuls le prix (sans mon concours) pour en tirer les bénéfices qu’ils ont souhaités et conservés en intégralité. On comprend assez mal pourquoi j’aurais d’un côté commis un coupable détournement de fonds des plus invraisemblables alors que de l’autre je me suis toujours totalement interdit de percevoir le moindre revenu religieux pourtant légitime !!!
Venons-en maintenant aux détails sordides puisque je n’ai rien à cacher. En 2002, soit trois ans après avoir démissionné de la direction du BOLIM, j’ai fait l’objet d’un licenciement économique qui m’a permis d’encaisser vingt-six mille Euros d’indemnités et de retrouver un emploi quelques mois plus tard près de Dijon (où j’ai dû déménager) comme responsable d’exploitation d’une centrale d’achat et de distribution de produits dentaires rémunéré trois mille Euros mensuels. Au lieu de louer un logement sur place, j’ai trouvé plus rentable et plaisant d’acquérir une fermette à restaurer, ce que j’ai fait pour une valeur de quarante-cinq mille sept cent trente-quatre Euros exactement. Je disposais donc alors pour ce faire de moyens « légaux », sans avoir eu besoin de voler qui que ce soit…
Al hamdou liLLAH ! Il ne faut pas que j’oublie de remercier mes accusateurs qui se veulent évidemment anonymes  – même si j’ai une petite idée sur l’identité de tels bandits. Ils vont récolter une tonne de mes péchés (je n’en ai pourtant pas tant que ça !) sans recueillir le moindre profit pour leurs méprisables calomnies. Et, comme j’étais en panne d’inspiration pour concocter un de ces billets d’humeur dont je suis fin gourmet, je dois dire qu’ils me rendent bien service au point que je leur dédicace résolument celui-ci. Et sans oublier les expressions de fraternelles compassion et sympathie que vont me témoigner, inchaALLAH, ceux qui m’estiment un tant soit peu, lesquelles vont m’aller droit au cœur. On a le droit de rêver, non ? Bof ! C’est mon affaire de toute façon !

Et voilà que ça recommence !

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« Voilà, voilà, que ça recommence »[1] scandait inlassablement Rachid il y a bien des années. Précisons qu’il ne s’agit pas ici du célèbre Calife Haroun Ar-Rachid (763-809), contemporain de Charlemagne, mais de Rachid Taha, le rockeur de raï algérien sans Carte de Séjour depuis plus de vingt-cinq ans.[2] « On a les références qu’on peut », darderont mes « admirateurs ». « Et alors ? », comme disait François Fillon au sujet des petits cadeaux reçus au cours de ses différents mandats, si la formule peut donner à réfléchir sur certaines situations qui se renouvellent cycliquement, comme la recrudescence du racisme au sein de la Nation et de ses avatars larvés, l’antisémitisme et l’islamophobie.
Faisons d’abord une petite digression pour évoquer le projet du « Front National » de changer de nom, comme l’a fait il y a deux ans le parti « Les Républicains, ex UMP, ex RPR » et comme le fera probablement le « PS, ex SFIO » dans quelque temps, plus à dessein de faire oublier leurs casseroles que pour faire joli. Personnellement, puisque les affidés du « F. Haine » n’ont pas l’intention de cesser d’emmerder le monde, je leur proposerai comme nouvelle appellation le « Ku National » – en référence à un certain Ku (Klux Klan) américain de triste mémoire et en allusion décente à leurs fondements. Cette modification de dénomination du « F.N. » sera sans doute aussi vaine que de tondre la barbe d’un Salafi car, contrairement au changement de sexe, la mentalité et les comportements agressifs de ceux qui s’y identifient ne sont quant à eux pas prêts de changer.
Aujourd’hui, on intime aux Musulmans établis dans l’Hexagone de se confondre ostensiblement en excuses pour ce qu’ils n’ont pas fait. Quoiqu’ils fassent et quand bien même ils s’aplatiront plus bas que terre pour donner d’irraisonnables garanties d’innocuité, ils doivent savoir qu’en fin de compte ils seront toujours considérés comme la cinquième colonne.[3] Bon nombre ne se sont d’ailleurs pas fait prier et excellent depuis bien longtemps dans le fayotage et la lèche en livrant meilleur qu’eux à la vindicte. « C’est violent » comme dirait le frère Farid qui est pourtant lui-même loin d’être indulgent envers les plus corrompus de ses coreligionnaires. Et ces déculottages éhontés n’empêcheront d’ailleurs pas les esprits bornés de perpétrer leurs agressions antimusulmanes ou leurs puériles profanations de mosquées avec des graffitis racistes, des têtes de sanglier ou des tranches de jambon.
On en vient naturellement à la représentation de l’Islam en France et à cet increvable Conseil Français du Culte Musulman (C.F.C.M.) dont la présidence tournante[4] vient récemment, le 5 juillet dernier, de changer de gouvernance. Il ne faut sans doute pas se faire d’illusions, ce remplacement à la tête de « l’engin » du Ministère de l’Intérieur et des Cultes n’amènera vraisemblablement pas de changements significatifs dans l’administration « protectorale » de la Communauté Musulmane en France puisqu’il ne s’est effectué aucun renouvellement en son sein « depuis de très nombreuses années » comme le répète continûment le frère Chrif. Jusqu’alors, la fierté des membres directeurs du dit C.F.C.M. s’est bornée à servir des « maîtres » qui les honnissent en échange de leurs libéralités et de leurs médailles en chocolat, et à tout faire pour se maintenir en place sans jamais produire le moindre bilan positif.
A l’heure où la relève dynastique se prépare à la Grande Mosquée de Paris, avec en perspective une troisième génération de Boubakeurs (impies et ignares), le nouveau Président franco-turc du dit C.F.C.M. nous surprendra-t-il à l’instar du majestueux Président Recep Tayyip Erdoğan, en faisant, dans le bon sens du terme, sa tête de Turc au sein du C.F.C.M. ? Comme Ahmet Ogras l’a suggéré, il souhaite que les Musulmans en France mettent (volontairement ?) la main à la poche pour financer leurs besoins religieux plutôt que de quémander la charité outre-frontières ou de racketter indirectement les consommateurs de Halal ou de Hajj. Les membres de la Communauté Turque en Europe le font déjà spontanément depuis toujours et c’est tout à leur honneur. On espère qu’il remettra aussi en question la présence des bouches inutiles au sein de cet indigne Conseil où les Musulmans de France ne se reconnaissent aucunement et mettra tout en œuvre pour convertir sa léthargie en initiatives et en crédibilité. Mais, compte tenu du contexte local, on a bien peur que ça recommence !
[1] https://www.youtube.com/watch?v=aHpzYnKd1HA
[2] Carte de Séjour était le nom de son groupe de 1986 à 1989.
[3] Expression venant de la guerre civile espagnole (1936-1939), employée ensuite par Jean-Paul Sartre dans ses écrits et plus récemment par Jacques Myard, Aymeric Chauprade et Christian Estrosi pour qualifier un supposé complot islamiste destiné à frapper le pays de l’intérieur.
[4] Aucun rapport avec celles du même nom, précisons-le quand même pour les esprits mal tournés.

Les questions idiotes.

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Il n’y a de bonne et saine curiosité que celle qui vise à se cultiver en recueillant des éclaircissements sur ce qui est utile et profitable. Par opposition, se mêler de la vie privée d’autrui est inconvenant et s’intéresser à des futilités est ridicule. Ridicule, c’est justement ce qui caractérise ceux qui posent des questions idiotes en se croyant brillants. Mais, comme disait en ses termes le très (im)pertinent Pierre Desproges, tant qu’ils n’ont pas ouvert la bouche on ne peut pas mesurer l’ampleur de leur « intelligence ». Par charité islamique, je tairai les noms de ceux qui m’ont librement inspiré le présent article et qu’ils ne pourront que condamner pour sa méchanceté inqualifiable. Mais ne comptez pas sur moi pour mentir à ceux qui se sentiront visés avec du : « Mais non, idiot, toi tu n’es pas concerné ! ».
Parlons d’abord de ceux qui ont le cerveau encore enveloppé dans l’emballage d’origine et qui, pour résoudre leurs équations, au lieu d’étudier et de s’inspirer de l’abondante littérature islamique dont on dispose aujourd’hui – qu’elle soit livresque (à l’ancienne) ou sur Internet (à la contemporaine) – se contentent de solliciter les fatwas de leurs « mandarins » favoris. Cependant, les « professionnels du par cœur sans raisonnement personnel » ne sont guère qualifiés pour les satisfaire, puisqu’ils ne connaissent que les problèmes décrits dans leurs saints grimoires (avec tout le respect qu’on porte aux nobles enseignements) et méconnaissent totalement ce qui se passe dans la vraie vie, celle moderne et extra-islamique où vivent les pauvres idiots qui les sollicitent pour un oui ou pour un non.
Ce qui est rageant, en particulier pour ceux qui croient dur comme fer aux vertus de la démocratie (qui est, vu sous un angle pragmatique, la dictature des plus nombreux et des plus bêtes), c’est que beaucoup de gens s’attachent méticuleusement à négliger ce qui est primordial et nettement précisé mais portent une importance démesurée aux frivolités et à ce qui est obscur.[1] DIEU et Son Saint Prophète Mohammad (ص) ont pourtant clairement mis en garde contre ce qui est dépourvu d’intérêt[2] et engagé à se désintéresser des sujets inutiles.[3] C’est tout dire, et il faudrait être idiot pour ne pas suivre leurs conseils.
Parmi les questions idiotes, il y a celles qui affichent franchement leurs motifs, du genre : « Ma femme m’a cassé mes lunettes, est-ce que c’est une cause de divorce ? » ou – version féminine pour respecter la parité – : « Mon mari est-il en droit de m’empêcher de travailler ? ». Puis, il y a ces interrogations qui ont le don d’énerver lorsque la réponse est évidente, comme : «  Tu fais des gâteaux ? » ou bien : « Vous allez où avec cette arme Monsieur Ravaillac ? » (Notez que j’ai privilégié le patronyme Ravaillac à ceux de Merah, Coulibaly, Kouachi, etc., pour éviter toute provocation). Enfin, n’oublions pas les « démonstrations » de ceux qui veulent à tout prix avoir raison d’avoir tort et les demandes indiscrètes qui ont le don d’exaspérer: « Tu vas où ? », et auxquelles personnellement je réponds du tac au tac : « T’es de la police ? ». À question idiote, réponse idiote !
Et que dire de ces discussions contrariantes et autres théories à côté de la plaque où nos « Einstein » en herbe s’illustrent brillamment, en s’appliquant méticuleusement à faire étalage de leur ignorante intelligence et en insistant lourdement (et avec obstination) sur l’inverse de ce que leurs interlocuteurs croient ou font. On connaît tous de ces petits futés qui prennent un malin plaisir à vous couper la parole à tout bout de champ et à vous contredire, en avançant des arguments crétins ou en objectant des « oui mais… » ou des «  mais attention ! ». Et n’oublions pas non plus ceux qui se distinguent par leurs démonstrations interminables en reprenant à leur compte, mais en d’autres termes, ce que vous venez tout juste de leur expliquer. Et enfin ceux qui émaillent vos propos et vos déboires, d’insupportables « tu vois, je te l’avais dit ». Alors, en définitive, je ne vous demanderai surtout pas si c’est à se taper la tête contre les murs, parce la question serait idiote
[1] « C’est Lui qui sur toi a fait descendre le Livre : il s’y trouve des versets renforcés – qui sont la prescription-mère, – et d’autres qui peuvent prêter au doute. Les gens, donc, qui ont le dévoiement au cœur, en quête de dissension et en quête d’interprétation, y cherchent ce qui prête au doute, – alors que nul n’en sait l’interprétation, que Dieu ; – et ceux qui sont bien enracinés dans la science disent : « Nous y croyons : tout est de la part de notre Seigneur ! » Mais, seuls ne se rappellent sans cesse que les doués d’intelligence – » (Coran 3 :7).
[2] «  Et ne cours pas après ce dont tu n’as science aucune. » (Coran17 : 36). « Ô DIEU préserve nous de toute science (ou connaissance)  inutile. » (Mouslim, Alou Daoud, Ibn Majah, An-Nasa’i, At-Tirmizhy).
[3] Ho, les croyants! Ne posez pas de questions sur des choses qui, si elles vous étaient exposées, vous nuiraient. Et si vous posez des questions à leur sujet, cependant qu’on en est à faire descendre le Coran, elles vous seront exposées. Dieu vous en a donné rémission. Et Dieu est Pardonneur, Patient. » (Coran 5 :101).

L’urgence en permanence.

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Malgré l’état d’urgence et le Ramadan, ceux qui se font passer pour des « coreligionnaires » des Musulmans continuent de commettre des turpitudes avec pour conséquence d’avoir raison de la raison. Pour lutter contre ce prétendu « terrorisme islamique », le Gouvernement Macron/Philippe – mais ça aurait pu être n’importe quel autre régime de droite, de gauche, du centre ou des extrêmes – va pérenniser les mesures extraordinaires les plus caractéristiques de l’inefficace état d’urgence en les intégrant de façon permanente à la loi ordinaire. Et ce sera avec l’approbation quasi unanime d’une population apeurée et manipulée, puisque le projet de loi antiterroriste n’entend mettre à mal que les libertés individuelles de leurs boucs émissaires préférés. Suivez mon regard !
Il est clair que le projet de loi  proposé par le Gouvernement vise en particulier la Communauté Musulmane et principalement  à fermer les « lieux de culte au sein desquels sont tenus des propos constituant une provocation à la haine ou à la violence ou une provocation à la commission d’actes de terrorisme ou faisant l’apologie de tels actes ». La répression ne se limitera plus aux seuls « propos » mais devrait s’étendre aux « idées »« théories » ou « activités » suscitant « la discrimination »« la haine »«  la violence » et « la commission d’actes de terrorisme en France ou à l’étranger ». On ne pourra donc plus dire du mal de ceux qu’on n’aime pas en public, y compris de sa belle-mère !
Les perquisitions administratives, de jour comme de nuit, les assignations à résidence et autres fermetures de lieux de culte seront ainsi en toute légalité plus aisément ordonnées par les Préfets, qui rappelons-le sont sous l’autorité directe du Ministre de l’Intérieur, avec l’autorisation du Parquet et sous l’œil bienveillant des Juges Administratifs. Ainsi les mesures préfectorales, même arbitraires et violant les libertés fondamentales, deviendront de simples formalités ; elles ne pourront plus être corrigées par les Juges Judiciaires qui garantissaient jusqu’à présent les libertés publiques, mais seulement par les Tribunaux Administratifs et le Conseil d’Etat. Il faudra donc dorénavant encore plus se tenir à carreau et surtout éviter de déplaire au Pouvoir, mais il y en a plein qui n’auront pas à se forcer.
Il est inconcevable qu’un Musulman instruit et convaincu de l’authenticité de sa religion puisse sciemment s’abaisser à s’attaquer à des innocents et à commettre des crimes injustes et impardonnables[1] en perpétrant des attentats sur la voie publique. On se demande alors pourquoi, hormis par facilité ou par ostracisme, les Forces de l’Ordre s’obstinent-elles à réprimer certains spécimens à l’aveuglette dans certaines sphères (salafistes et islamistes) au lieu de privilégier la prévention et le renseignement au sein des milieux du « terrorisme amateur », c’est-à-dire en ciblant en priorité les primo-délinquants et/ou les frustrés récemment ré-islamisés mais incultes religieusement ?
Si ça peut rassurer alentour sur leurs bonnes intentions, à condition que ça se fasse discrètement et respectueusement, je ne pense pas (sauf pour ceux qui sont en dehors des clous) que les Musulmans ordinaires s’offusquent plus que ça si des Services de Renseignement en venaient à enquêter sur leurs occupations et leurs emplois du temps. Néanmoins, il s’en trouvera toujours pour faire la fine bouche et pour invoquer le respect de la vie privée, et le droit à la liberté d’expression ou de conscience, et patati, et patata…  Lorsqu’on n’a absolument rien à se reprocher, faire l’objet d’écoutes téléphoniques et de filatures – qu’elles soient légales ou pas d’ailleurs – ne devrait avoir aucune espèce d’importance et d’incidence. Pour moi, en tous cas, ça vaut mille fois mieux que les perquisitions et les assignations à résidence arbitraires, mais comme dit le dicton, les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas !
[1] « C’est pourquoi Nous avons prescrit sur les Enfants d’Israël que quiconque tuerait une personne, -à moins qu’en échange d’une autre ou à cause d’un désordre commis sur la terre -… rien d’autre, alors : c’est comme s’il avait tué tous les gens ensemble. Et quiconque lui fait don de la vie, c’est comme s’il faisait don de la vie à tous les gens ensemble. » (Coran 5 :32). Quiconque intentionnellement tue un croyant, sa récompense alors est la Géhenne (l’Enfer), d’y demeurer éternellement. Et sur lui la colère de DIEU, ainsi que Sa malédiction, tandis qu’IL lui a préparé un énorme châtiment. » (Coran 4 :93).

La fiabilité des Enseignements religieux.

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La hantise de n’importe quel croyant, c’est que les préceptes de sa religion se trouvent contredits par des découvertes historiques irréfutables et/ou que les fondements sur lesquels il repose sa foi soient anéantis scientifiquement ou rationnellement. C’est indéniablement le cas pour l’Ancien Testament des Juifs[1] et pour le Nouveau Testament des Chrétiens (les Évangiles),[2] les « Saintes Ecritures Bibliques » étant notoirement sujettes à caution, mais aussi dans une moindre mesure pour certaines prescriptions musulmanes à portée secondaire qui, compte tenu de leur contexte, de leur sens ou de leur application, apparaissent désuètes ou insolites à la lumière du Coran, de la logique ou de la science moderne.[3]
Le Coran atteste de sa propre fiabilité en tant que parole inaltérable de DIEU,[4] et sa « biographie » le démontre du fait qu’il a été mémorisé sitôt sa révélation jusqu’à nos jours puis transcrit de façon formelle, sans aucune variante, avant la disparition de ses « mémorisateurs ». Le Hadith n’a quant à lui pas été appris par cœur et n’a commencé à être collecté qu’un siècle après la révélation prophétique donc plusieurs générations après les événements décrits.[5] Avec tout le respect qu’on doit aux illustres compilateurs, on peut quand même s’interroger sur l’intégrité de certains témoignages car question fiabilité, ce serait un peu comme récolter aujourd’hui des anecdotes sur son grand-père ou son arrière-grand-père. Quatorze siècles après, la conservation de tous les récits se rapportant au Saint Prophète (ص) reste pourtant exceptionnelle et de loin supérieure aux Textes fondateurs des autres religions.
Il faut faire preuve d’honnêteté intellectuelle. Les examens de crédibilité entrepris à diverses époques par des « experts », musulmans ou pas, ont fait apparaître des contradictions voire des contrefaçons au sein des nombreuses compilations de Hadiths, laissant tout un chacun libre d’y souscrire ou pas. Mais on ne peut pas non plus tout rejeter en bloc. Par exemple, seront considérés comme fiables les traditions et les usages qui ont débuté du temps du Saint Prophète (ص) et qui ont perduré de façon ininterrompue jusqu’à nos jours sans divergence ou rejet au sein de la Communauté Islamique. Il en va de la sorte, à quelques nuances près, de la façon de procéder aux ablutions, de prier, de jeûner, de verser sa taxe Zakat, d’effectuer le Pèlerinage à La Mecque, lesquels sont évoqués dans le Saint Coran mais pas explicités. Par contre, on aura le droit d’être plus réticent envers certaines particularités du Hadith : Par exemple, médicalement parlant, entre consommer du miel[6] et boire de l’urine de chamelle,[7] l’incitation coranique pourra être privilégiée par rapport à la supposée recommandation prophétique.
Un Hadith pourra être considéré comme fiable s’il ne contredit pas le Saint Coran, s’il contient des enseignements qui n’ont jamais été contestés ou négligés à travers les siècles depuis leur recommandation, s’ils sont admis de tous (Chiites et Sunnites), et s’ils ne sont pas réfutés par les données scientifiques prouvées universellement, par l’évidence, la logique ou la raison (la terre est ronde et non plate). Il faudra donc faire preuve de circonspection avant de croire ou de s’adonner aux « singularités solitaires» apparues après la disparition du Saint Prophète (ص) voire des siècles après son ministère puisque comportant des chaînes de narrateurs plus ou moins longues et crédibles. Ce sera le cas pour certaines pratiques dites mystiques ou pour le bannissement de la musique instrumentale et des représentations figurées non idolâtres. En résumé donc, se conformer aux instructions du Saint Coran, OUI sans discussion, mais souscrire naïvement aux Hadiths « extraordinaires » restera discutable !
[1]  « Elles firent donc boire du vin à leur père cette nuit-là ; et l’aînée alla coucher avec son père : il ne s’aperçut ni quand elle se coucha, ni quand elle se leva. Le lendemain, l’aînée dit à la plus jeune : Voici, j’ai couché la nuit dernière avec mon père ; faisons-lui boire du vin encore cette nuit, et va coucher avec lui, afin que nous conservions la race de notre père. Elles firent boire du vin à leur père encore cette nuit-là ; et la cadette alla coucher avec lui : il ne s’aperçut ni quand elle se coucha, ni quand elle se leva. Les deux filles de Lot devinrent enceintes de leur père ». (Genèse 19 :33-36). « A l’époque de la vieillesse de Salomon, ses femmes inclinèrent son cœur vers d’autres dieux ; et son cœur ne fut point tout entier à l’Éternel, son DIEU, comme l’avait été le cœur de David, son père…  L’Éternel fut irrité contre Salomon, parce qu’il avait détourné son cœur de l’Éternel, le DIEU d’Israël, qui lui était apparu deux fois. Il lui avait à cet égard défendu d’aller après d’autres dieux ; mais Salomon n’observa point les ordres de l’Éternel ». (1 Rois 11 :4, 9-10).
[2] L’Évangile de Luc (3, 23-28) affirme à tort qu’il y aurait eu uniquement vingt générations entre le premier homme sur terre, Adam et le Patriarche Abraham (sur eux deux le salut respectueux).
[3] « Etant donné qu’un nombre seulement restreint de ces hadiths peut être considéré comme exprimant avec certitude la pensée du Prophète r, les autres expriment ce que pouvaient croire les hommes de son temps, en: particulier sur les sujets scientifiques évoqués ici. En les comparant au texte coranique, on mesure tout ce qui sépare ce dernier de ces hadiths inauthentiques ou douteux. Cette comparaison met en lumière, si tant est qu’il le faudrait, la différence frappante entre les écrits de ce temps, truffés d’énoncés erronés d’ordre scientifique, et le Coran, Livre de la Révélation écrite, exempt de toute inexactitude de cet ordre ‘ ». (La Bible, le Coran et la science – Maurice Bucaille – Ed. Desclée de Brouwer, Paris. 1978).
[4] « Et nul ne peut changer les paroles de DIEU. » (Coran 6 :34). « Pas de modification aux paroles de DIEU.  (Coran 10 :64). « Oui c’est Nous QUI avons fait descendre le Rappel. Certes oui, et c’est Nous QUI en sommes gardien. » (Coran 15 :9). « – oui, et elle est auprès de Nous, dans l’Écriture-Mère, haute, sage, assurément. (Coran 43 :2-4). « Que ceci est certes oui une noble Lecture, (Coran) dans un Livre bien gardé que seuls les purifiés touchent : descente de la part du Seigneur des mondes. (Coran 56 :77-80).
[5] Parmi les plus réputés des collationneurs de Hadiths, on citera par ordre chronologique de dates d’existence après l’Hégire :
Malik 93-179 – Ibn Hanbal : 164-241 – Ad-Dârimi : 181-255 – Al-Boukhari : 194-256 – Abou Daoud : 202-275 – Mouslim : 202-261 – Ibn Majah : 209-273 – At-Tirmidhi : 210-279 –  An-Nasa’i : 215-303 – Ibn Hibban : 270-354.
[6] Et voilà ce que ton Seigneur révèle à l’abeille : « Prend maisons dans les montagnes, et les arbres, et les ruches. Consomme ensuite de toutes espèces de produits ; puis chemine par les sentiers frayés de ton Seigneur ». De leurs ventres une liqueur sort, aux couleurs variées, où il y a de la guérison pour les gens. Voilà bien là un signe, vraiment, pour des gens qui réfléchissent ! (Coran 16 :68-69).
[7] Des gens de la tribu de ‘Okl – ou de ‘Oraïna – qui étaient venus voir le Prophète (ص) à Médine y tombèrent malades. Le Prophète (ص) ordonna qu’on leur fournit des chamelles laitières et leur enjoignit d’en boire à la fois les urines et le lait… (Boukhary 4/66/1).

Complètement marteau !

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Ça devient complètement délirant ces attentats que d’aucuns s’obstinent à qualifier d’islamistes. Après les mini-agressions à la ceinture de pétards mouillés, à l’arme blanche ou à la voiture bélier perpétrés au sein des pays de la coalition anti-DAECH, les bricoleurs étiquetés terroristes en sont maintenant réduits à recourir à leurs boites à outils. Depuis qu’un frappadingue en est venu à utiliser un marteau pour agresser des militaires en faction devant la cathédrale Notre-Dame de Paris, on s’attend à ce que de futurs attentats s’opèrent au « tourne-vice » ou à la « scie à mytho ».
Et que dire des revendications « terroristes » de ces forfaits, tirées par les poils de barbe puisque récupérées à postériori voire posthume sur ces « soldats déchus » dont l’enrôlement chez DAECH ou ses semblables est loin d’être établi. Les attaques suicidaires exécutées en Occident, accomplies de façon rudimentaire par des délinquants primaires ou des détraqués qui se sont téléguidés tous seuls sur Internet, sont loin d’avoir l’envergure des attentats de masse commis continuellement dans les pays dits musulmans, dont tout le monde se fout royalement tant que les compatriotes ne sont pas touchés. Alors quitte à tout islamiser à tort et à travers, pourquoi pas aussi les accidents de circulation et les crimes passionnels, et jusqu’aux attaques de requins, en particulier celles des requins-marteaux !
Néanmoins, le comique de répétition a des limites. A force de se sentir menacé par des drames réitérés, le petit peuple va finir par se fâcher tout rouge. Et avec le peu de discernement qui qualifie les gens ordinaires, il faut s’attendre à ce que les bons payent pour les mauvais. À croire que c’est le but recherché puisqu’il y en a de moins en moins pour distinguer entre les agressions improvisées de déséquilibrés « musulmans » – qui ne sont pas moins dramatiques, déplorons-le – et les attentats suicides soigneusement préparés par des soldats aguerris. S’il n’est pas mis un terme rapide et définitif à cette succession d’actes inconséquents, par du renseignement approprié et non à l’aveuglette comme c’est le cas actuellement, ceux-ci vont immanquablement déclencher des haines et des vendettas incurables. Tout le monde a donc intérêt à y mettre du sien pour empêcher que la méfiance et l’animosité réciproques se banalisent et deviennent irréversibles. Le raisonnement est simpliste et assez égoïste mais, assez logiquement, qui raffole des problèmes ? Et qui déteste qu’on le laisse tranquille ?
Les Musulmans en ont marre d’être suspectés et ostracisés rien que parce qu’ils sont Musulmans. Ils passent de plus en plus de temps à se justifier, à « marteler » qu’ils se démarquent des exaltés qui surgissent périodiquement et à condamner les sauvageries qu’on leur impute injustement à eux, mais rien n’y fait. A tel point que, pour démontrer leur bonne foi, de nombreux Imams ont décidé de refuser d’accomplir les offices religieux préalables aux inhumations pour les auteurs d’actes criminels. Est-ce que ça contribuera à dissuader les forcenés de pourrir l’actualité et améliorera la réputation de leurs coreligionnaires ? Rien n’est moins sûr tant « les préjugés ont la vie dure ». En attendant, en cette période d’élections, les plus démagos ne se gênent pas pour exploiter l’animosité antimusulmane grandissante en faisant de l’islamophobie larvée leur argument électoral principal.
La violence criminelle de la part de soi-disant Musulmans est totalement incompréhensible puisque l’Islam, comme n’importe quelle religion et n’importe quelle loi humaine, considère que les meurtres sont injustifiables.[1] Pour accomplir de telles atrocités, inhumaines et injustifiables religieusement parlant, et encourir de ce fait les châtiments de ce monde et de l’au-delà, ces énergumènes prétendument croyants doivent donc être soit complètement ignorants soit complètement cinglés. On ne sait même plus comment leur faire comprendre à ceux-là et on se demande si, en définitive, il ne faut pas leur enfoncer de force la gentillesse dans le crâne, et à coups de marteau peut-être bien !
[1] « Et, sauf en droit, ne tuez personne que DIEU ait interdit. Quiconque est tué injustement, alors nous donnons autorité à son représentant ; – que celui-ci ne commette donc pas d’excès dans le meurtre ! – Oui, il sera secouru. » (Coran 17 :33). « Celui qui frappera un homme mortellement sera puni de mort. » (Deutéronome 19 :6,12 – 21 :12 – Nombres 35 :12-19 et Josué 20 :3). « C’est pourquoi Nous avons prescrit sur les Enfants d’Israël que quiconque tuerait une personne, -à moins qu’en échange d’une autre ou à cause d’un désordre commis sur la terre -… rien d’autre, alors : c’est comme s’il avait tué tous les gens ensemble. Et quiconque lui fait don de la vie, c’est comme s’il faisait don de la vie à tous les gens ensemble. » (Coran 5 :32). Quiconque intentionnellement tue un croyant, sa récompense alors est la Géhenne, d’y demeurer éternellement. Et sur lui la colère de DIEU, ainsi que Sa malédiction, tandis qu’IL lui a préparé un énorme châtiment. » (Coran 4 :93).

 

Ils vont nous pourrir le Ramadan !

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À croire que cette année ils se sont donnés le mot pour nous pourrir le Ramadan. Cinq jours avant de commencer à jeûner le mois sacré, au Royaume-Uni cette fois, un « terroriste musulman » a eu le mauvais goût de se faire exploser publiquement au sortir du concert d’une « idole » contemporaine de pop music. Ses malheureux coreligionnaires, et moi, et moi, et moi, se seraient bien passés d’être rappelés au bon souvenir de ceux qui ne peuvent déjà pas les blairer épidermiquement en vertu du « tous les Musulmans ne sont pas des terroristes mais tous les terroristes sont musulmans ». Comme tous ceux qui l’ont précédé dans ce type de délire  – et qui, martelons-le, ne pratiquaient l’Islam que le trente-deux du mois ou la semaine des quatre vendredis – il est passé à l’acte de façon autant inconséquente qu’inutile. Mais peut-être que celui-là s’est pulvérisé parce qu’il ne pouvait tout simplement pas supporter l’idée d’avoir à se priver de bouffer pendant un mois. Sait-on jamais !
Plus sérieusement et inévitablement, c’est la Communauté musulmane, dont la bombe humaine est supposée être issue, qui va à nouveau subir le contrecoup de son geste insensé. À commencer par les réactions haineuses des anti-Islam et consorts, dont le nombre croît de façon exponentielle après de tels actes, lesquelles s’expriment désormais ouvertement sur les biens et les personnes. Et sans oublier les mesures démagogiques du Pouvoir, censées rassurer les concitoyens, à plus fortes raisons en période électorale, qui se doivent d’être à la hauteur des espérances de la vindicte populaire envers tous les adeptes de l’Islam sans exception : Prolongation et mutation de l’état d’urgence en extrême urgence, renforcement de la loi antiterroriste, multiplication des fichages « S », (ex)actions policières spectaculaires, fermetures de lieux de culte salafisto-compatibles et assignations ou incarcérations des boucs émissaires les plus récalcitrants. Et tout ce pataquès sans obligation ni garantie de résultat puisque, tout le monde en convient, le risque zéro n’existe pas.
La coercition et la pression sociale n’engendrant que de l’hypocrisie, durant le mois de Ramadan les Croyants doivent rechercher volontairement les avantages physiques et spirituels du jeûne par un contrôle accentué du comportement,[1] par une augmentation des bonnes actions et un abandon total des mauvaises, par une maîtrise des pulsions et par une prise de conscience de la condition des plus défavorisés. Il est déplorable que certains Musulmans flemmardent la journée pour mieux supporter la privation et s’adonnent le soir à des ripailles et des réjouissances retentissantes[2], d’autant plus que leurs détracteurs examinent minutieusement leurs actions et ne voient dans les allègements de tâches et les aménagements de temps de travail « ramadaniques » que baisse de productivité si ce n’est danger. N’étant pas à une contradiction près, d’un côté ils minimisent la pénibilité d’un jeûne diurne qu’ils estiment  – sans jamais l’avoir expérimenté – largement compensé par des festins nocturnes, et de l’autre, ils dénoncent les graves conséquences de la privation de nourriture sur la santé, sur l’absentéisme ou la productivité, voire sur les accidents du travail et de de la circulation.
Néanmoins, n’éludons pas hypocritement les petites bisbilles annuelles de détermination de début et de fin de Ramadan où tout un chacun expose son argumentation pour prouver qu’il a la plus grosse. Les plus fondamentalistes (par conviction ou par esprit de contrariété pour certains) donneront leur préférence à une vision claire de la lune[3] (comme mon ami Pierrot[4]) et ne la calculeront pas outre mesure. Par opposition, pour les plus progressistes (par modernisme voire par mimétisme occidental), la définition mathématique doit théoriquement prévaloir sur la détermination physique. Mais, en réalité, immanquablement, l’incompétence et la paresse prennent chaque année le pas sur les affrontements juridiques et les beaux discours ; en effet,  les « décisionnaires » de la nuit du doute ne font que calquer leur décision sur celle du pays musulman de leur choix ayant déclaré officiellement sa vision du croissant de la nouvelle lune. Je n’en dirais pas plus, pour ne pas vous pourrir le Ramadan.
[1] « Celui qui ne renonce pas à dire des mensonges, ni à pratiquer des faussetés, DIEU n’a nul besoin qu’il s’abstienne de boire ou de manger. » (Boukhary 30/8/1 – 78/51/1) « Le jeûne est un refuge (contre l’Enfer). Aussi, lorsque l’un de vous est en état de jeûne, qu’il s’abstienne de se comporter avec grossièreté et ignorance, et si quelqu’un l’agresse ou l’insulte, qu’il dise :  » Je suis en état de jeûne « , en répétant cela deux fois.» (Boukhary 30/2,9/1 – 97/35/2 – 97/50/3). «Et mangez et buvez; mais pas d’excès ! IL (Allah) n’ aime pas les excessifs. » (Coran 7 :31).
[2] D’où l’expression populaire « faire du ramdam ».
[3] « Ne jeûnez pas avant d’avoir vu le croissant de lune et ne rompez pas avant de l’avoir vu. S’il y a des nuages faites une supputation. Le mois a vingt-neuf nuits. Ne rompez pas le jeûne avant d’avoir vu le croissant de la lune. S’il y a des nuages, achevez le nombre de trente (jours). » (Boukhary 30/5/3, 30/11/1-4).
[4] https://lc.cx/iuNE

Pas envie d’avoir l’envie.

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envie« L’envie (dans le sens de jalousie) dévore les récompenses (divines) comme le feu dévore le bois ».[1]  Cette mise en garde du Prophète Mohammad (ص) mérite d’être rappelée car, compte tenu de la pénible réalité, il semble que celle-ci soit présentement plus que négligée. De surcroît, les envieux ne font que témoigner contre eux-mêmes d’un complexe d’infériorité par rapport à ceux qu’ils envient puisque, logiquement, personne ne jalouse les loosers ou celui qui est pire que soi. D’expérience, je pourrais donner ici maints exemples nominatifs – qui ne font certes pas défaut – mais je vous en épargnerai les noms, ne serait-ce que pour qu’ils ne me taxent pas de jaloux en retour…
La jalousie et les rivalités sont particulièrement répandues dans le milieu associatif musulman où les divers acteurs  – le plus souvent d’anciens partenaires – s’appliquent consciencieusement à se combattre et à se neutraliser. Au début de toute aventure, et plus précisément des projets de mosquées, d’organisations religieuses, d’écoles musulmanes, voire de business à spécificité islamique, les différents co-équipiers se jurent amour et fidélité dans ce monde et dans l’autre et s’accordent des lunes de miel autant énamourées qu’ostensibles. Puis les individualités éclosent, les différends apparaissent et les conflits se manifestent jusqu’à devenir réciproquement insupportables. Et c’est la rupture, le divorce, voire le déchirement pour se partager les acquis, en usant de procédés trop souvent méprisables, et tous les moyens sont alors bons afin de l’emporter sur les nouveaux plus chers « ennemis ».
Combien de fois avons-nous pu constater de ces surenchères « fraternelles » visant à conquérir le leadership dans un domaine ou un autre, dans une  structure ou une autre, avec dénigrements et autres cochonneries à la clé ? « J’étais là avant » ou « je l’ai fait (ou dit) en premier », sont les leitmotive de tous ceux qui estiment plus glorieux de semer la discorde que d’établir la concorde. Sur les sites Web, par exemple, ça se traduit par des prétendus « scoops » et autres « headlines » jusqu’au colportage de potins et de ragots à l’intérêt islamique des plus improbables, en passant par les annonces dominatrices de début et de fin de Ramadhan, le tout savamment ou scientifiquement documenté selon les affects. Et tous ces grands projets de fédérations associatives ou d’alliances musulmanes qui ont capoté à cause de la jalousie et de la suffisance des ex-futurs-associés, en vertu du « c’est moi qui commande sinon je me retire, et après moi le déluge ! ». Coitus interruptus à satiété, en quelque sorte !
« Il y a pour chacun une direction vers quoi tourner son visage. Concourez donc aux œuvres bonnes. Où que vous soyez, DIEU vous rassemblera tous. DIEU est capable de tout, vraiment. »[2] Pour être plus féconds et plus profitables à leurs coreligionnaires, les « entrepreneurs » musulmans ne devraient chercher à rivaliser que dans les bonnes actions et feraient mieux d’avoir pour devise de « ne faire que ce que les autres ne peuvent pas ou ne veulent pas faire ». Au lieu de cela, chacun s’applique à copier sur le voisin pour lui piquer des parts de marché ou pour se substituer à lui en anéantissant ses affaires. D’où cette rivalité stérile entre les individus, les associations, les fédérations, les organisations et les mosquées, entre les tendances dogmatiques (Salafis, Ikhwanis, Soufis, Tablighis, et Compagnie), entre les librairies islamiques, entre les sites Internet, entre les producteurs et les contrôleurs de Halal, entre les exploiteurs du Pèlerinage à la Mecque voire entre les agences funéraires.
Par contre, dans des domaines capitaux comme l’éducation, la formation professionnelle, la création d’entreprises islamo-compatibles, le caritatif désintéressé, la communication radio-télévisuelle ou la politique, c’est l’indigence la plus totale et quasiment tout reste à faire. En attendant, faute de prise en charge en temps et en heure, les gosses des quartiers s’émancipent, basculent en autodidactes dans la délinquance et le banditisme, et finissent même par s’imaginer que de pratiquer le terrorisme en freelance, au nom d’un Islam qui ne leur a rien demandé de tel, pourra racheter leurs inconduites et leur garantir le Paradis par-dessus le marché. Entre nous, finir en tôle ou en terre, et avec une damnation éternelle en prime,[3] ça ne devrait vraiment donner à personne l’envie d’en avoir l’envie…
[1] Sunan Abou Daoud 40/44.
[2] Coran 2 :148.
[3] « Quiconque intentionnellement tue un croyant, sa récompense alors est la Géhenne, d’y demeurer éternellement. Et sur lui la colère de DIEU, ainsi que Sa  malédiction, tandis qu’IL lui a préparé un énorme châtiment. » (Coran 4 :93)

Ces petits cadeaux qui entretiennent l’amitié.

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S’il y en a qui apprécient de se faire offrir des costumes hors de prix, alors on va se faire un plaisir de leur tailler un costard sur mesure ! Trafics d’influence, financements occultes, financements illégaux de campagne, enrichissements personnels, emplois fictifs, détournements de fonds publics, recel d’abus de biens sociaux, délits d’escroquerie aggravée, passe-droits, prises illégales d’intérêts et conflits d’intérêts, que de bien belles formules pour qualifier tout bonnement la corruption, qu’elle soit active ou passive. Le Prophète (ص) interdisait les cadeaux aux agents de l’Etat.[1] En ce qui concerne l’éthique, la déontologie et l’honnêteté, ceux qui ne voient dans l’Islam que des défauts et n’aspirent qu’à le faire passer pour une religion d’arriérés et de barbares, feraient bien de s’en inspirer.
De nombreux hauts fonctionnaires de la République « irréprochable », qui bénéficient pourtant d’appointements jugés exorbitants par le commun des gens, trouvent normal de se voir allouer moult avantages en nature. « Un ami m’a offert des costumes, et alors ? »,[2] pérorait l’arrogant François Fillon sans se rendre compte que son comportement et ses déclarations ont finalement plombé sa campagne présidentielle. Ces gourmands n’en ont jamais assez ! Non seulement ils profitent personnellement du système qu’ils ont contribué à mettre en place mais ils en font profiter famille et amis avec un culot effarant. Et il n’est pas le premier puisque déjà, en 1981, le scandale des diamants offerts par l’Empereur de Centrafrique Bokassa 1er au Président Valéry Giscard d’Estaing avait déjà coûté à ce dernier sa réélection à la présidence de la République.[3]
Pourquoi les personnes « influentes » (en titre, en projet ou en devenir) se voient-elles offrir des présents – et non pas les gens « ordinaires » – si ce n’est justement parce qu’on veut les séduire et les influencer. Indiscutablement, à moins d’être le pire des ingrats et quand bien même il affirmerait le contraire, celui qui bénéficie des faveurs de quelqu’un ne peut être que son obligé. A tel point que, pour éviter tout malentendu, certains gouvernements ont jugé bon de légiférer sur la question et ont obligé leurs représentants officiels à refuser les cadeaux personnels sinon à les remettre à leur administration.[4] Cela n’empêche que même ceux qui ont préconisé ces mesures anti-corruption et la « transparence de la vie publique » se dispensent de les observer à titre personnel, comme notre François Pignon, qui s’est bien gardé de restituer quelques « babioles » assez coûteuses.[5]
Certes, la corruption se fait principalement par l’argent et les cadeaux, mais pas seulement car elle a lieu également au moyen des fonds spéciaux, des notes de frais, des réceptions et autres petits avantages en nature, sans oublier ces décorations octroyées en veux-tu, en voilà pour ornementer les dindons de la farce. Et n’oublions pas, dans la catégorie des cadeaux en retour, ces concessions qu’offrent au pouvoir en place ces « dirigeants » musulmans autoproclamés dans le but d’obtenir sa faveur ou pour assurer leur tranquillité personnelle au détriment de leurs coreligionnaires. Evidemment, aucun de ceux-là ne prendra le risque de se compromettre en montant au créneau pour s’insurger contre les débordements de l’état d’urgence et la démagogie électoraliste du Pouvoir en place, à savoir les fermetures de Mosquées et les décisions arbitraires envers leurs frères en religion.
Ainsi font, font, font, les petites marionnettes,[6] les membres de ce moribond de Conseil Français du Culte Musulman (C.F.C.M.) qui s’applique à donner de gages de sa docilité voire de sa servilité alors qu’on ne lui a rien demandé.[7] À l’instar des candidats aux élections, nos porte-drapeaux promettent, voire s’engagent sur ce qu’ils sont bien incapables de tenir et surenchérissent outrancièrement sur le patriotisme, la laïcité, les valeurs de la République ou le dialogue interreligieux. Ils complètent la panoplie en qualifiant leur propre tradition de radicalisme, en se victimisant faute aux amalgames, à la discrimination et à la stigmatisation et en exigeant un devoir de mémoire pour les services rendus à la nation, fussent-ils imposés à leurs aïeux par la force. Et pas le moindre plat de résistance !
[1]  « L’Envoyé de Dieu (ص) employa, pour collecter la taxe-Zakat des Benou-Solaïm, un homme appelé Ibn-El-Lotbiyya; lorsqu’il revint, le Prophète (ص) lui ordonna de rendre des comptes. Voici, répondit-il, votre argent ; et ceci est un cadeau pour moi. — Pourquoi, lui dit l’Envoyé de Dieu (ص), n’es-tu donc pas resté chez ton père et ta mère pour attendre ton cadeau, si tu es sincère ? » Ensuite, le Prophète (ص) fit un sermon, il loua Dieu, et lui rendit grâces, puis après l’exorde il ajouta : « J’ai employé un homme d’entre vous comme agent pour remplir un devoir dont Dieu m’a investi et cet homme est venu me dire : Ceci, est votre argent, et ceci c’est un cadeau qui m’a été attribué. Pourquoi n’est-il pas resté dans la maison de son père et de sa mère pour attendre son cadeau ? Par Dieu, qu’aucun de vous ne prenne une chose sans y avoir droit sinon, il la portera sur son dos quand il rencontrera Dieu. Je reconnaîtrai sûrement celui d’entre vous qui rencontrera Dieu en portant un chameau qui mugit, un bœuf qui beugle ou un mouton qui bêle. » Puis, levant ses deux mains si haut que l’on aperçut le blanc de ses aisselles, il s’écria : « Grand Dieu, ai-je transmis tes ordres d’après ce que mes yeux ont vu et mes oreilles ont entendu ? »» (Boukhary 24/67 – 51/17/2 – 83/3/8 – 90/15/1 et Mouslim 33/27).
[2] https://lc.cx/waDf
[3] https://lc.cx/wKaQ
[4] https://lc.cx/waRv
[5] https://lc.cx/waDo
[6] https://lc.cx/wEb4
[7] https://lc.cx/wELs

Petite retouche à Torcy.

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Par facilité ou pour faire du zèle, la  Direction Générale de la Sécurité Intérieure (D.G.S.I.), semble avoir donné crédit aux affabulations d’un certain Joachim Véliocas qui affirme avoir recensé les Mosquées Radicales de l’Hexagone dans son livre éponyme.[1] Dans ce brûlot approximatif, retors et surtout antimusulman, les Tablighis, les Salafis, les Ikhwanis, les islamistes Turcs, – à peu près tout le monde – est mis dans le même panier de la radicalité. Il lui suffit qu’on désavoue la législation locale, qu’on émette des doutes sur les versions officielles de certains événements ou qu’on sollicite le moindre aménagement raisonnable pour être suspecté de pouvoir basculer dans le terrorisme. Ce que le sieur Véliocas ne saisit pas, c’est qu’on est en droit de préférer d’autres modèles de société, avec des usages différents des siens mais en accord avec plusieurs milliards d’individus, sans pour autant être un délinquant tant qu’on n’enfreint pas les lois du pays dans lequel on se trouve.
En période électorale, l’état d’urgence s’est révélé primordial pour le régime qui s’est abaissé à coller tout et n’importe quoi sur le dos de paisibles Musulmans, en espérant engranger le plus possible de voix xénophobes en retour. Certes, en vertu du principe de précaution, à partir du moment où de réels faisceaux de présomptions sont réunis, les individus suspects doivent incontestablement être neutralisés pour éviter le pire. Cependant, en ordonnant la fermeture administrative de ces lieux publics que sont les Mosquées, sous prétexte de radicalisme, les Autorités ont confirmé leur net penchant pour le grand n’importe quoi démagogique. Condamner des lieux de culte fréquentés par les fidèles les plus disparates qui soient, au lieu de simplement en écarter les administrateurs ou les prédicateurs « litigieux» qui, vu de l’extérieur, les « contamineraient », est non seulement une injustice manifeste mais un aveu de complète impuissance face au véritable terrorisme.
Dans la plupart des cas constatés, les fermetures administratives de Mosquées ne sont que des arnaques populistes, mais à plus fortes raisons en ce qui concerne la Mosquée Rahma de Torcy : je la connais personnellement, ainsi que ses dirigeants, pour y avoir tenu à plusieurs reprises des réunions et des conférences dans leurs préfabriqués. C’est d’ailleurs dans des locaux y attenant, qui nous ont été gracieusement prêtés, qu’ont eu lieu nombre de séances de travail, réunissant des Musulmans de toutes obédiences, pour disculper l’Islam des calomnies dont les identitaires l’affuble. C’est ainsi que se sont côtoyés des Soufis, des Ikhwanis (des Frères Musulmans), des Salafis, des Barelvis, des sans étiquette comme celui qui tient cette plume, et j’en passe, de toutes nationalités, au sein d’une Islamic Reply Task Force (I.R.T.F.) pour concocter un ouvrage de réfutation des attaques islamophobes qui n’a rien de radical et dont tout un chacun, ami ou ennemi, ferait bien de prendre connaissance.[2] Je rends d’ailleurs hommage à tous ceux qui ont contribué, activement ou en dilettante, à ce nécessaire travail de réhabilitation de leur foi, à la Mosquée Rahma de Torcy et ailleurs.
Alors, quant aux accusations de propagation d’idéologie radicale, d’incitation au Djihad voire de soutien à des cellules terroristes exprimées contre la Mosquée Rahma de Torcy, les centaines de fidèles qui la fréquentent peuvent témoigner qu’elles n’ont aucun fondement crédible. La justice fera certainement la clarté sur les accusations mensongères portées contre la dite Mosquée et ses administrateurs. Néanmoins, en attendant, la liberté de culte est durablement entravée et spécialement durant le mois de Ramadan où un lieu de prières s’avère indispensable. Et c’est sans compter aussi sur le préjudice causé à la réputation des principaux dirigeants et à la construction d’un nouvel édifice religieux plus adapté. Ce nouveau projet de Centre Islamique est sans doute ce qui a motivé le sieur Véliocas, identitaire frustré de son état, à inclure Torcy dans ses élucubrations et ses délations éhontées.
Cette petite retouche s’imposait, par solidarité envers ceux qui sont nos frères en religion et qui ont grandement besoin de la compassion et du soutien de leurs coreligionnaires pour mieux pouvoir endurer les épreuves qui leur sont imposées aujourd’hui. Une par une, les Mosquées citées comme radicales (autrement dit orthodoxes) par le sieur Véliocas, c’est-à-dire ne reniant pas les enseignements islamiques entrant en contradiction avec la loi française, sont susceptibles de subir le même sort par simple décision préfectorale dictée par la raison d’Etat. Comme le chacun pour soi et le reniement ne font pas défaut au sein d’une communauté musulmane française autant divisée que disparate et désespérément amnésique sur les outrages infligés par ses véritables ennemis, les fermetures administratives ne sont pas près de passer de mode.
[1] https://www.youtube.com/watch?v=0PjP6QqwiTY – et –  https://lc.cx/UvKG
[2] Consultable ici : https://lc.cx/UrKS et version imprimable ici : https://lc.cx/UrK5
 

La déradicalisation pour les nuls.

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Contrairement aux professionnels de la déradicalisation qui, comme on a pu le constater récemment, excellent plus dans les détournements financiers que dans la psychologie réparatrice, je vais vous parler de vécu, de mon vécu, en tant que « converti » à l’Islam de longue date, à une époque où le pacifisme de cette religion prédominait. La médiatisation outrancière et les interprétations politiques de la révolution islamique iranienne à l’orée des années 1980, du printemps islamique algérien des années 90, des attentats du 11 septembre 2001 et de la pagaille qui s’en est suivie depuis au sein du monde arabo-afghano-musulman, ont transformé une religion considérée autrefois comme une particularité exotique en une menace planétaire et incité à la suspicion envers la totalité de ses adeptes.
Il est vrai que lorsque l’on se consacre sincèrement à sa religion ou que l’on se convertit à une autre, on s’applique à la respecter du mieux possible en en exécutant minutieusement les moindres détails. En ce qui me concerne, à mes débuts, certains de mes coreligionnaires me cataloguaient « trop Musulman » ; il est vrai que, par mimétisme outrancier, j’étais trop rapidement passé du statut de hippy hyper chevelu en jean délavé à pattes d’éléphant à celui de bédouin avec crâne rasé, barbichette, turban, djellaba et canne. Bien que convaincu de la prééminence de l’Islam par rapport aux autres religions, j’étais profondément ignorant de la doctrine islamique (Coran et Hadith) et ai donc été un temps assez perméable aux influences, bonnes comme mauvaises, de ceux qui étaient censés être plus « savants » que moi. Et au fur et à mesure où j’ai enregistré des bribes de savoir, je suis devenu imbu de moi-même, estimant que ceux que je côtoyais alors n’avaient pas la chance d’avoir aussi bien compris que moi. Rassurez-vous, depuis quarante-cinq ans j’ai quelque peu évolué.
Il est étonnant de se focaliser outre mesure sur des détails et des pratiques extérieures (barbes, longueur de vêtements, attitudes, non-serrage de mains, etc.)[1] plus que sur des recommandations essentielles comme tenir ses engagements ou ne pas mentir,[2] entre autres, sur lesquelles insistent le Coran et le Hadith et qui sont bien souvent négligées. Les prémisses de la marginalisation et de la radicalisation c’est quand, en invoquant le strict respect des injonctions islamiques et en faisant abstractions des tolérances et des facilités accordées par la religion,[3] on refuse de serrer la main du DRH femme lors des entretiens d’embauche ou qu’on veut absolument faire la prière sur son lieu de travail. Se prenant pour des modèles de piété et attribuant leurs échecs à la discrimination voire à l’islamophobie, nos « dévots » n’ont par contre pas le moindre scrupule à profiter abusivement des assistances sociales et des allocations de chômage, quand bien même l’Islam répugne à cette forme de mendicité.[4] Et le comble c’est quand, pour solutionner leurs problèmes, ils sollicitent effrontément l’aide de ceux qu’ils méprisent parce qu’ils ont consenti, eux, à faire ces concessions qu’ils abhorrent.
La croyance constituant normalement un progrès spirituel par rapport à la mécréance, les néophytes ont  parfois tendance à idéaliser leurs fautes ou à en minimiser l’importance. En interprétant librement les textes et en étant convaincus que c’est pour la bonne cause, certains en viennent ainsi à mentir, voler voire tuer en pensant servir l’Islam… Je réalise donc, sans l’admettre évidemment, que, par ignorance, des jeunes musulmans (jeune dans le sens de récent) ne voient pas de mal à « islamiser » leurs méfaits et délits en se persuadant que ceux-ci sont légitimés ou compensés par leur pratique religieuse, à plus fortes raisons quand le cursus de ces « égarés » est plus carcéral qu’universitaire ; certains délinquants ont renoué avec le religieux, de façon superficielle, en passant par la case prison. Toutefois, si traitement il y a, il ne peut être que dans la justification de l’Islam et non dans sa proscription car la déradicalisation ne s’opérera réellement que si les sujets acquièrent deux facultés : le raisonnement et le sens critique. Le seul remède valable constituera à substituer une argumentation logique et cohérente basée sur l’ensemble des enseignements islamiques à l’ingestion brute et simplette des bribes d’anecdotes ou de traditions, fussent-elles sponsorisées par les « Savants de Marseille » spécialistes en lavage de cerveaux.
[1] Dont on ne trouve aucune mention dans le Coran et qui sont rarissime dans les recueils de Hadith. Par nécessité, et non volontiers, en ce qui concerne le serrage de main homme-femme, cela s’entend.
[2] « Ho, les croyants ! Remplissez les engagements. » (Coran 5 :1). « Quatre choses, lorsqu’elles se rencontrent chez un individu, en font un parfait hypocrite : Mentir quand il parle, manquer à sa promesse, trahir les engagements pris, être de mauvaise foi lorsqu’il pactise. Celui chez qui se trouve une seule de ces quatre choses sera atteint de quelque hypocrisie jusqu’au moment où il s’en sera débarrassé ». (Boukhary 58/17/1 et aussi 46/17/1 – 52/28/2 – 55/8/1).  « DIEU, vraiment, ne guide pas celui qui est outrancier, mensonger ! » (Coran 40 :29). « Ho, les croyants ! Pourquoi dites-vous ce que vous ne faites pas ? C’est en grande détestation auprès de DIEU, de dire ce que vous ne faites pas. » (Coran 61 :2,3). « Ne mentez pas car le mensonge mène à l’impiété et l’impiété mène à l’Enfer. L’homme qui use régulièrement de mensonge en viendra à être inscrit auprès de DIEU comme un grand menteur. Soyez véridiques car la véracité mène à la piété et la piété mène au Paradis. L’homme qui dit toujours la vérité en viendra à mériter le nom de très véridique ». (Boukhary 78/69/1 – Abou Daoud 40/80 – Tirmizhy 25/46).
[3] « Celui qui est en détresse mais ni rebelle ni transgresseur, pas de péché sur lui. Oui, DIEU est pardonneur, miséricordieux ». (Coran 2 :173 et aussi 6 :145 – 16 :115). « DIEU veut pour vous la facilité, Il ne veut pas pour vous la difficulté.» (Coran 2 :185).
[4] « J’en jure par celui qui tient ma vie entre Ses mains, il vaudrait mieux que quelqu’un prit une corde et allât faire du bois qu’il rapporterait sur son dos (afin que DIEU sauvegarde ainsi votre dignité) plutôt que de mendier à quelqu’un, que celui-ci lui donne ou lui refuse » (Boukhary 24/50/2,3 – 34/15/5,6 – 42/13/1,2).

Trop susceptibles !

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Les Français, à l’instar de « Guy », aiment se moquer (« Guy Môquet », LOL…, orthographié à une lettre près, « la lettre de Guy Môquet », évidemment, re-LOL…). Néanmoins, les « Fromages qui puent », ou les « froggies / bouffeurs de grenouilles », comme on les surnomme outre-frontières, sont manifestement plus enclins à se gausser de ceux qui sont différents d’eux qu’à l’autodérision. Néanmoins, leurs railleries sont de moins en moins supportées par ceux qui en sont l’objet, la moindre allusion désobligeante ou blague se rapportant à la race, à la nationalité, à la couleur de peau ou aux opinions politiques ou religieuses déclenchant illico des réactions véhémentes voire des conflits. En ce sens, pour réfréner les bravades des railleurs, ménager la susceptibilité des différents égos et éviter le pire, les parlements modernes en sont venus à promulguer des lois spécifiques, contraignantes et pénalement répressives. Sale temps donc pour les chansonniers et les amuseurs publics !
Les petites blagues, les bons mots et autres taquineries qui passaient naguère pour de l’ironie ou de l’humour noir se voient dorénavant requalifiés en propos racistes, antisémites, discriminatoires, sexistes, homophobes ou islamophobes par les bonnes consciences du politiquement correct. Et les regains de plaisanteries sur certaines populations constituent des circonstances aggravantes voire transforment instantanément les amateurs de bons mots en ségrégationnistes chevronnés. Plus question alors de se gausser des catégories auxquelles on n’appartient pas, en abusant des « Bamboula », « Banania », « négro », « bougnoule », « couscoussier », « bol de riz » et autres « souchiens », de « faire des petits fours », des « fournées » dans la « bande de gazés » ou de dire « qu’ils sont partout », de constater que « quand une femme pose une question à son mari c’est qu’elle a déjà la réponse », de traiter les gays de « tapettes », de « pédales », de « fiottes » ou « d’enculés », ou de considérer pour les « Muzz » que « quand il y en a un ça va mais c’est quand il y en a plusieurs que ça pose problème ».
Tant que c’est possible et pas encore condamnable (en tant qu’apologie de la sédition), profitons-en gaiement pour titiller la susceptibilité identitaire des cocardiers hexagonaux – jusqu’au plus haut niveau politique – lesquels n’ont que mépris pour les us et coutumes exotiques et les velléités islamiques. Ces patriotes français, qui considéraient jusqu’alors qu’à Rome (sous-entendu chez eux) on devait se comporter comme les Romains, estiment maintenant qu’à Rome (sous-entendu à l’étranger) les Gaulois doivent faire comme les Gaulois – et non plus comme les Romains. À l’avenir, ces bourricots devraient se raviser avant de faire grief aux Musulmans de ne pas vouloir se comporter en Gaule comme les Gaulois. En attendant, c’est bien fait pour leur Gaule !
Mais il n’y a pas que les « Frenchie » qui font du chauvinisme. Le virus sévit partout dans le monde où chacun agite son petit drapeau, entonne son petit hymne et soutient frénétiquement ses équipes nationales, en se considérant bien supérieur à tous ceux qui vivent au-delà des frontières de leur bled. Et il n’y a pas moyen de leur faire admettre que c’est par pur hasard, par accident, qu’ils ont été pondus dans l’endroit dont ils sont si fiers. Question racisme et préférence nationale, certains pays dits musulmans ne font pas exception, avec des slogans aussi sectaires « qu’aimer la patrie fait partie de la foi »[1] que d’aucuns ont même tenté de faire passer pour des préceptes prophétiques. AstarfirouLLAH !
Venons-en précisément à la susceptibilité des Musulmans puisque leur religion a de plus en plus mauvaise presse et qu’ils font désormais ouvertement l’objet de critiques, de plaisanteries et de caricatures. Admettons toutefois que, si tous les reproches formulés contre l’Islam sont aisément réfutables car infondés, il n’en va pas de même des travers humains, par excès ou par défaut, qui percent à jour de temps à autres. Et précisons que ceux qui n’ont pas le cul propre, comme on dit vulgairement, cherchent désespérément à faire passer leurs frasques (ou celles de leur clique) pour des agressions contre leur foi ou de l’islamophobie. Mais, quand les comportements ne coïncident pas avec les enseignements professés, seuls sont dupes ceux qui tiennent absolument à légitimer les préjugés.

[1] حب الاوطان من الايمان

Il y a Fillon et fion.

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fion-brutIl n’y en a que pour les « fions » en ce moment[1] et toujours, semble-t-il, pour « matraquer » le petit peuple de façon analogue, au propre comme au figuré. En français vulgaire, le « fion » désigne l’anus alors, en dépit du cadre cognitif qui défie de ne pas penser à un éléphant rose, je vous recommanderai de ne pas imaginer quoi que ce soit qui s’y rapporte. D’ailleurs, pourquoi avoir l’esprit mal tourné en se focalisant sur une signification typiquement franchouillarde puisqu’en Asie (attention, pas nazi non plus !) FION est une marque de maroquinerie hongkongaise chic et réputée.
Commençons donc par le gars Fillon, l’ex-troufion de Sarkozyzy (ils sont autant interchangeables que Poutine et Medvedev), qui a le culot de revenir tortiller du fion pour les Présidentielles de 2017. Après avoir donné un bon coup de fion aux retraites à soixante ans, entre autres, François Pignon,[2] pardon Fillon, ne mérite pourtant qu’un bon coup de pied électoral au fion de la part de tous ceux qui n’ont pas le fion de « travailler moins pour gagner plus » comme sa Pénélope et ses rejetons. Après avoir été porté aux nues par les primaires de la droite, notre filou n’en finit plus de se dépêtrer dans des affaires de pognon (ou de Pignon) – et ne sera sans doute pas sanctionné par les Tribunaux – mais les électeurs français auront eu le temps d’apprécier le cynisme de ces représentants du peuple qui exigent des efforts de leurs administrés alors qu’ils abusent eux-mêmes des avantages de leurs fonctions.
Et venons-en maintenant à cette autre affaire de « fion » relative au jeune Théo L. qui a été brutalisé et sodomisé avec une matraque télescopique (accidentellement paraît-il) au cours de son interpellation policière dans une cité d’Aulnay-sous-Bois en Seine-Saint-Denis (93). On l’a opéré d’un sphincter anal sectionné et d’une lésion de dix centimètres de profondeur du canal du même nom et lui a prescrit 60 jours d’incapacité totale de travail (ITT). Son contrôle d’identité rectifié en malencontreux contrôle rectal a déclenché de nombreuses marches et manifestations ici et là censées réclamer justice pour cette présumée nouvelle victime de brutalités policières. Et les débordements irresponsables et destructeurs qui s’en sont ensuivis – c’est tellement intelligent de brûler les bagnoles des riverains – ne risquent guère de dissuader les forces de l’ordre d’user de leurs matraques comme bon leur semble sur les fauteurs de trouble.
Attention ! Qu’on ne se méprenne pas sur mon propos qui ne cherche nullement à minimiser les comportements policiers violents voire violeurs. Mais je ne mettrai quand même pas ma main à couper que le Théo de la fable soit cet inoffensif samaritain qui était là et a subi ça uniquement parce qu’il avait vu de la lumière. Je connais personnellement plein de gens qui habitent dans ce 9-3 tant décrié lesquels n’en ont jamais décousu avec la maréchaussée, mais il est vrai qu’ils ne trempent dans aucun trafic illégal. Pour en venir à être caressé à rebrousse-poil et calmé « involontairement » avec un toucher rectal télescopique, notre innocent les mains pleines a certainement dû sérieusement énerver la flicaille par son arrogance et son vocabulaire châtié.
Passée la médiatisation de sa coloscopie et sa victimisation, notre Théo n’ira vraisemblablement pas signer des autographes dans ces quartiers où on le traitera plus facilement d’enculé que de théo-logien. Et je doute fort qu’il explique un jour à ses descendants la véritable raison pour laquelle on le surnomme désormais Théo la matraque. Parmi ses rares soutiens, on ne trouvera d’ailleurs que les récupérateurs de polémiques à deux balles, les mobilisateurs de désœuvrés et de casseurs et ceux qui excellent à faire passer les faits divers, le droit commun et la répression de la délinquance pour de l’islamophobie. Et si les fidèles des Mosquées ne se mobilisent absolument pas pour le jeune homme, c’est sans doute parce personne ne peut se porter garant de la rectitude de cette « innocente victime ». « Il est normal que nous nous fions uniquement à ceux que nous connaissons ! » qu’ils disent.
[1] Contraction du patronyme « Fillon » définissant vraisemblablement le plus jeune fils d’une famille.
[2] François Pignon est le nom donné aux nigauds par Francis Véber (le cinéaste et non Olivier Wéber l’écrivain grand reporter) à certains de ses personnages dans plusieurs comédies dont notamment  « l’emmerdeur », « les compères », « la chèvre » et « le dîner de cons ».

Ce n’est pas par hasard.

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pognon2Les jeux d’argent brassent des sommes colossales à longueur d’année et ne sont plus réservés aux riches et aux oisifs. Bon marché, à portée de main et n’exigeant aucune aptitude, ils sont aisément disponibles à tous. Ils se présentent sous diverses formes : casinos, bingos, loteries, courses de chevaux, lotos, millionnaire, et il s’en crée régulièrement de nouveaux pour soutenir l’intérêt des gogos ou en attirer de nouveaux. Les sociétés occidentales les laissent proliférer pour distraire les populations qui espèrent par-là s’enrichir sans efforts et pour améliorer les finances publiques. Prétendument afin de réduire les jeux « illégaux », l’État les supervise et en tire de gros profits, au détriment de ceux qui risquent de devenir des joueurs invétérés.
Logiquement, puisqu’il n’y a qu’une poignée de gagnants pour des millions de perdants, la meilleure chance de gagner serait de ne pas jouer. Aux jeux de hasard les seuls à se remplir les poches sans prendre de risques sont les administrateurs des dits jeux et l’État. Ces « proxénètes » suscitent l’intérêt des joueurs au moyen de publicités qui mettent en lumière la facilité de souscription et les possibilités de richesse instantanée, à tel point que ceux qui misent régulièrement de petites sommes ne se considèrent même pas comme des joueurs. Ce qui est ni plus ni moins qu’un vice se trouve ainsi banalisé et personne ne se méfie vraiment de ces « amusements » qui en poussent pourtant certains à se suicider après y avoir perdu tous leurs biens.
Les gens faibles aspirent à faire fortune aux jeux de hasard et autres concours tout en prétendant risquer leur argent pour le plaisir. Sérieusement, qui paierait pour jouer s’il n’y avait rien à empocher ? Et qui peut prétendre que cette véritable obsession que constitue chez certains le désir de gagner est inoffensive ? Car s’il en est qui se contentent de parier de petites sommes, qui s’amoncellent malgré tout à la longue, d’autres perdent plus qu’ils ne peuvent se le permettre ; pour récupérer leur mise ou encouragés par de petits rapports, beaucoup de mordus n’ont pas la volonté de s’arrêter.
Le fait d’empocher des gains aux dépens de ses semblables ne contribue certainement pas à rendre plus charitable mais encouragerait plutôt la cupidité. Pour les gagnants au jeu, le fait de n’avoir pas travaillé dur pour acquérir cette soudaine richesse aura tendance à en déprécier la valeur. Par ailleurs, doutant de la sincérité des attentions qui leur sont portées par de nouveaux amis qui les aident à dilapider leur subite fortune, ils deviendront fatalement suspicieux envers tout leur entourage. Et ce n’est pas par hasard si l’Islam a prohibé les jeux de hasard au même titre que les boissons alcooliques,[1] car cet argent-là ne fait pas le bonheur ni dans le près ni dans l’éloigné.
Quant aux jeux de chance/malchance réputés gratuits, de type concours ou tombolas, d’aucuns les trouveront acceptables puisque rien n’a été misé et donc que rien ne sera perdu. D’autres ne sont pas de cet avis, considérant que d’une part la cagnotte a été ponctionnée à l’insu de tous pour être reversée à une minorité, et que d’autre part on met le pied à l’étrier des novices qui pourraient ensuite être incités à miser de l’argent. De plus, ils estiment que même lorsque c’est au bénéfice d’œuvres charitables, cela pervertit les intentions désintéressées des donateurs lesquels escomptent ainsi récupérer une partie de leurs donations. Et en sus, ils  font remarquer que, puisque une part non négligeable sera ponctionnée avant toute distribution pour être affectée aux promoteurs des jeux, aux vendeurs de billets et aux gagnants, les sommes recueillies ne seront pas reversées en totalité aux dites œuvres. Alors, comme dit le proverbe :  « Dans le doute, abstiens-toi ! »[2]
[1] « Ils t’interrogent sur le vin et le jeu de hasard. — Dis : « Dans les deux il y a un grand péché et quelques avantages pour les gens ; mais dans les deux, le péché est plus grand que l’utilité. » (Coran 2 :219). « Ho, les croyants ! Oui, le vin, le jeu de hasard, les pierres dressées, les flèches de divination ne sont qu’ordure, œuvre du Diable. Donc, à écarter. Peut-être serez-vous gagnants ? Oui, le Diable ne veut que jeter parmi vous dans le vin et le jeu de hasard, inimitié et haine, et vous empêcher du Rappel de DIEU et de l’Office. Eh bien, vous abstiendrez-vous ? » (Coran 5 :90-91).
[2] « Est évident ce qui est licite comme est évident ce qui est illicite. Entre ces deux, il est des choses qui suscitent le doute et que bien peu de gens connaissent. Aussi, celui qui se garde des choses douteuses préservera-t-il alors sa religion et son honneur. Car celui qui s’aventure dans les domaines du doute s’aventure en fait dans l’illicite ». (Boukhary 2/39/1 – Nawawy/40 Hadiths/ 6). « Laisse ce qui occasionne ton doute pour ce qui ne l’occasionne pas. » (Tirmizhy 35/59 – Nasa’y 51/50 – Mousnad d’Ahmad Ibn Hanbal 1/200).

Halal à tout prix ?

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boxing-halalEn France, la question du Halal c’est l’Arlésienne.[1] Il y a plus de monde pour en parler, en faveur ou en défaveur, que pour trouver des solutions. Depuis des décennies, le marché des viandes dites musulmanes est ravagé par les fraudes sur les qualités substantielles, mais rares sont ceux qui ont œuvré de façon désintéressée pour y mettre bon ordre. Si les organisations de contrôle de barbaque et dérivés ont proliféré par dizaines au cours de ces vingt dernières années, elles n’ont pas donné pour autant plus de garanties aux consommateurs musulmans qui désespèrent de la bouffe qu’on leur propose. En fait, ce sont uniquement les retombées financières de ce souk juteux – estimé à des milliards d’Euros – qui ont suscité l’intérêt, bien plus que la recherche de conformité aux normes islamiques.
A l’instar du Cachère juif, le Halal qualifie les bêtes égorgées vives par un sacrificateur qualifié ayant invoqué le nom de DIEU pour ce faire. Par commodité ou complaisance forcée envers les organisations de protection animale, des « musulmans progressistes » en sont pourtant venus à permettre la consommation d’animaux abattus de façon robotisée et/ou ayant subi un étourdissement préalable ou postérieur à leur sacrifice. Les puristes considèrent ces méthodes « modernes » comme extra-islamiques sauf nécessité impérieuse.[2] Du fait de l’absence de définition consensuelle, le Halal n’est pas reconnu par les Autorités (et les Tribunaux) et, comme personne ne le garantit strictement ni ne le protège, les filous ont beau jeu de commercialiser impunément des produits non conformes.
L’Etat français a arbitrairement octroyé aux Mosquées de Paris, d’Evry et de Lyon un agrément exclusif pour habiliter les sacrificateurs musulmans. Celles-ci s’en prévalent pour monnayer des certifications de viandes et produits Halal censées financer leurs « bonnes œuvres ». En l’absence de législation normative (réprimant les abus), des dizaines d’autres organisations – dont certaines sont plus commerciales que religieuses et sortent d’on ne sait où – ont émergé pour profiter elles aussi de la manne. Résultat, aujourd’hui tout le monde peut s’improviser contrôleur de Halal sans pour autant être obligé de faire le boulot convenablement. Et même quand les tromperies sont manifestes, volontaires ou pas, non seulement les actions en réparation échouent mais le boycottage organisé des contrevenants est irréalisable puisque passible de poursuites judiciaires.[3]
Les islamo-réfractaires, qui ne souhaitent pas consommer Halal, et encore moins financer indirectement ce qui touche à la religion musulmane, réclament qu’il soit clairement fait mention des modalités d’abattage des bêtes de boucherie sur l’emballage des produits. Quand bien même elles sont malintentionnées, leurs récriminations sont légitimes et rejoignent involontairement celles des consommateurs musulmans qui souhaitent que leurs normes religieuses soient respectées. Et en ce sens la Charte du Halal[4] ratifiée récemment par le Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) et les Mosquées de Paris, d’Evry et de Lyon constitue une énorme avancée en définissant précisément les conditions du sacrifice rituel et en proscrivant explicitement les étourdissements pré ou post abattage ou toute méthode dépourvue du rituel requis. Poursuivre les escrocs sera dorénavant faisable.
Venons-en maintenant à la fausse bonne idée, irréfléchie et arbitraire, de subventionner les œuvres islamiques avec une taxe prélevée sur les abattages rituels ou sur la distribution de viande Halal. Déjà, si l’Etat supposé laïc s’avise de s’en mêler, il sera renvoyé illico dans ses propres frontières laïques. Ensuite, les professionnels, les identitaires – et moi, et moi, et moi – y sont opposés car ils ne veulent pas financer du cultuel, quel qu’il soit, que ce soit ouvertement ou à leur insu. Et encore, il est injuste qu’on extorque en surcroît aux consommateurs des offrandes qu’ils n’ont pas eux-mêmes décidées, alors qu’ils supportent déjà le surcoût du contrôle des abattages rituels et d’une distribution certifiée. Et enfin, il est abusif de prodiguer cette collecte à d’obscurs bénéficiaires – selon quels critères ? – qui n’auront occasionné aucune plus-value dans la filière Halal mais dilapideront le butin à leur guise, sans surveillance. Alors du Halal garanti, oui, mais pas à n’importe quel prix !
[1] Une « arlésienne » est une chose ou un événement dont on parle souvent mais qui n’aboutit pas.
[2] « Celui qui est en détresse mais ni rebelle ni transgresseur, pas de péché sur lui. Oui, DIEU est pardonneur, miséricordieux ». (Coran 2 :173 et aussi 6 :145 – 16 :115).
[3]  L’Association de Sensibilisation et de Défense des Consommateurs Musulmans (ASIDCOM) a été condamnée en référé en 2013 pour avoir appelé au boycottage des produits certifiés par l’ARGML (Association Rituelle de la Grande Mosquée de Lyon) qu’elle jugeait non conformes.
[4] https://integritydyl.files.wordpress.com/2016/12/charte-du-halal.pdf

Les « accrocs » à l’état d’urgence.

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cas-urgentContrairement à ce qu’a récemment indiqué le nouveau Premier Ministre – de l’Intérieur – dans son opération de communication visant à rassurer les Français, l’état d’urgence a « amplement démontré son inefficacité » et perdure donc sans être vraiment essentiel. En se félicitant des « 4.194 perquisitions, plus de 517 interpellations, 434 gardes à vue » qu’il a déclenchées, Bernard Cazeneuve évoque un taux de réussite de 12 % – et donc implicitement 88 % de bavures – sans compter ces abandons de poursuites judiciaires pour insuffisance ou défaut de motifs qu’il évite soigneusement de mentionner. Quant aux dizaines d’attentats que la bouche ministérielle aurait soi-disant déjoués depuis le début de l’année 2016, leur réalité reste à démontrer tant la marge entre les fantasmes, les desseins et les exécutions est vaste, hypothétique et discutable.
Pas de quoi pérorer donc, quand on constate que l’état d’urgence instauré depuis l’exécution sommaire des « Charlie » en janvier 2015 n’a pas dissuadé pour autant et ne dissuadera nullement les détraqués de remettre le couvert par les moyens les plus inattendus, pour commémorer à leur façon la fête nationale ou la saint glinglin. Et comme les résultats sont loin d’être convaincants, on en déduit que le régime d’exception dont le Pouvoir use et abuse a pour simple objectif d’intimider et de réprimer les oppositions idéologiques, sociales et politiques, et plus particulièrement les velléités communautaires islamiques honnies par les quatre cinquièmes de l’opinion publique…  et de la masse électorale.
Non seulement l’atmosphère de guerre qui légitime l’état d’urgence est soigneusement entretenue par les Autorités Françaises par de vraies guerres contre des caricatures djihadistes en Irak, en Syrie, en Afghanistan, en Libye, au Mali, au Sahel, mais elle l’est aussi par les déploiements de troupes qui quadrillent les lieux publics ou stratégiques de l’Hexagone. Et les médias relayent à plaisir cette occupation militaire ainsi que les fantasmes de tous ceux qui ne perçoivent dans les vagues migratoires de réfugiés et de djihadistes défaits (issus des lieux de guerres susmentionnés) qu’invasion territoriale, menace pour leur civilisation déclinante ainsi qu’une source intarissable d’attentats potentiels.
Et qui pour se soucier des dommages collatéraux de cet état d’urgence, hormis ceux qui sont directement affectés par ses emballements et sa brutalité ? L’alibi terroriste se révèle idéal pour fermer, sans autre forme de procès, ces Mosquées qui manifestent des convictions religieuses trop soutenues ou qui ont malencontreusement été fréquentées par l’homme qui a vu l’homme qui a vu le supposé djihadiste ou le présumé terroriste. Mais qui apaisera ces milliers de victimes innocentes des perquisitions administratives injustifiées opérées à leur domicile, qui ont vu leur vie basculer après des interpellations policières brutales, leur culpabilité ayant été décrétée au faciès ou suite à délation avant que n’aie débuté la moindre procédure à leur encontre ? Et qui les disculpera auprès de leurs proches, de leurs voisins, de leurs collègues de travail, de leurs relations, et les réhabilitera après une garde à vue voire une assignation à résidence arbitraires, fussent-elles en vertu du principe de précaution ?
En lieu et place d’être « accroc » à l’état d’urgence – qui coûte un prix fou et épuise les forces de l’ordre, ceci dit en passant – le Régime devrait se contenter de l’arsenal de lois d’exception déjà existantes que les juristes jugent amplement suffisant, en particulier la Loi dite Perben,[1] réprimant la criminalité organisée et le terrorisme. Au lieu de faire de la figuration et de l’esbroufe pour camoufler ses incapacités, le Pouvoir ferait mieux de restaurer une police de proximité dans les quartiers et de perfectionner ses services de renseignements défaillants. Il serait ainsi plus à même de recueillir et d’exploiter des informations essentielles pour empêcher les déséquilibrés d’opérer et pour limiter les bavures. Du fait de leur cursus judiciaire voire pénitentiaire, les criminels en devenir semblent pourtant être aisément repérables et contrôlables, mais leur surveillance doit sans doute s’affirmer plus ardue et risquée que celle des fidèles désarmés des lieux de culte musulmans.
[1] Dominique Perben, garde des Sceaux, et Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur, sont nominés pour le projet de loi sur la « criminalité organisée », dit Perben II (LOI n° 2004-204 du 9 mars 2004 portant adaptation de la justice aux évolutions de la criminalité), qui porte gravement atteinte à l’indépendance de la justice et introduit de nombreuses mesures remettant en cause les libertés et les droits fondamentaux. (Prix Orwell 2003 du Big Brother Awards France).

Musulman bandit ou bandit musulman ?

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3-ling« Tous les Musulmans ne sont pas des terroristes mais tous les terroristes sont musulmans » ressassent inlassablement les détracteurs de l’Islam et on serait tenté de le leur concéder si, comme eux, on occultait délibérément qu’il y a Musulman de religion et musulman par attribution, comme il y a Chrétien de confession et chrétien par tradition, ou comme il y a Juif par conviction et juif par reproduction. De même que le baptême engendre des Chrétiens occasionnels et que les mères juives génèrent des Juifs accidentels, un vernis culturel ne peut produire que des Musulmans superficiels.
 Les enquêtes criminelles diligentées suite aux attentats qualifiés de terroristes ont clairement établi que ceux qui les avaient perpétrés ne fréquentaient guère les mosquées et avaient des conduites totalement contraires aux injonctions de l’Islam (drague, drogue, drink, braque, banditisme, trafics, etc.). Il est donc totalement diffamatoire de vouloir faire passer ces détraqués pour de pieux Musulmans exagérant les prescriptions de leur religion et ambitionnant de les imposer à autrui sous peine de mort. En conséquence, les fermetures de lieux de culte (islamistes, fondamentalistes, salafistes ?) et les interpellations subséquentes, sous prétexte de mauvaises fréquentations, de désobéissance civile et d’incitation au terrorisme, sont des mesures non seulement totalitaires et démagogiques mais idiotes. En sus d’être injuste, briser des thermomètres parce qu’ils indiquent des températures en dehors de la normale saisonnière démontre qu’on a oublié d’être malin…
Et ceux qui prétendent qu’ « il n’y a pas de profil type du terroriste » ont-ils de la merde dans les yeux ? Ceux qu’on désigne comme tels n’ont-ils pas moins de 35 ans, ne sont-ils pas issus des quartiers défavorisés, ne sont-ils pas d’origine musulmane ou fraichement convertis à l’Islam, ne sont-ils pas dénués d’éducation familiale, de niveau scolaire et de pratique religieuse régulière, n’ont-ils pas des antécédents judiciaires pour des délits de droit commun, et ne font-ils pas coexister une idéologie djihadiste autodidacte avec des comportements transgressifs de l’Islam ? Et qui sont les premiers responsables des dérives de ces soi-disant radicalisés ? Certainement pas la société ou leurs conditions sociales mais le défaut d’éducation et d’attentions de leurs géniteurs qui se sont uniquement préoccupés de leur confort matériel en négligeant totalement les aspects spirituels.
Les esprits chagrins objecteront que tous ceux qui professent la Shahada[1] sont des adeptes de l’Islam, théoriquement.[2] Néanmoins, on peut parfois douter de la qualité de Musulman de ceux qui interprètent les textes à leur guise ou se réfèrent aux fatwas contestables de gourous voilés ou enturbannés et dérivent par rapport aux injonctions de DIEU et de Son Prophète (ص). Soyons honnêtes ! Si on ne peut imputer à l’Islam d’inciter au terrorisme,[3] on ne dédouanera pas pour autant l’ensemble de ses fidèles de leurs méfaits. Il est indéniable que nombre d’entre eux prennent parfois de grandes libertés quant à l’interprétation et à l’observation convenable des préceptes de leur foi en pensant qu’eux seuls sont parmi les « bien guidés » et que tous les autres sont des « égarés ».
Personnellement, j’en connais plein (dont je tairai les noms mais qui se reconnaîtront) qui se prévalent de leurs convictions pour flemmarder ou se la couler douce. Il y a par exemple ceux qui « profitent du système » en fraudant le fisc ou en abusant indûment des prestations sociales en tous genres. Et aussi ceux qui utilisent la religion comme gagne-pain (commerce, fonctions administratives) pour compenser leurs carences scolaires, intellectuelles ou professionnelles. Et sans oublier ceux qui abusent de leur statut (Imam, enseignant), en se prenant quasiment pour des « compagnons du Prophète (ص) », pour s’autoriser des comportements légers — voire lourds — avec la gent féminine pré ou post-pubère. Tout cela pour dire qu’un bandit peut parfois se faire passer pour un Musulman mais que jamais un véritable Musulman n’agira en bandit.
[1] L’attestation de foi  islamique : la ilaha illALLAH Mohammad rassoulouLLAH = il n’y a de divinité qu’ALLAH et Mohammad est l’Envoyé d’ALLAH.
[2] « L’Islam est que tu témoignes qu’il n’est pas de divinité si ce n’est ALLAH et que Mohammad est l’Envoyé d’ALLAH. » (Boukhary 2/1/1 – Mouslim 1/21, 23, 24 – Nawawy/40 Hadiths/2, 3, 8).
[3] « C’est pourquoi Nous avons prescrit sur les Enfants d’Israël que quiconque tuerait une personne, -à moins qu’en échange d’une autre ou à cause d’un désordre commis sur la terre -… rien d’autre, alors : c’est comme s’il avait tué tous les gens ensemble. Et quiconque lui fait don de la vie, c’est comme s’il faisait don de la vie à tous les gens ensemble. » (Coran 5 :32). « Et, sauf en droit, ne tuez personne que DIEU ait défendu ; » (Coran 6 :151). « Que celui qui le peut n’ait pas entre lui et le paradis plein le creux de sa main de sang qu’il aurait versé. » (Boukhary 93/9/1). « Je n’ai pas reçu l’ordre de percer le cœur des hommes ni de leur ouvrir le ventre. » (Boukhary 64/61/3). «Dans l’une des expéditions du Prophète (ص), une femme fut trouvée tuée. Alors 1’Envoyé de DIEU (ص) interdit le meurtre des femmes et des enfants ». (Boukhary 56/147/1 – 56/148/1).

Faut-il encenser les morts ?

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20160603_164523_hdrFaut-il encenser les morts, uniquement parce qu’ils sont morts, et doit-on, en vertu des convenances, déplorer que nos ennemis – fussent-ils idéologiques – trépassent, alors que nous mourons… d’envie de nous en réjouir. Personnellement, c’est sans le moindre regret que j’enterre les propagateurs d’idées fausses et autres malfaiteurs mais, à décharge, quand le moment sera venu, je promets de ne pas m’offusquer le moins du monde qu’on me rende la pareille en se délectant de ma disparition. Je ne saurais dire pourquoi, mais ça me rappelle l’histoire (drôle ?) de celui qui glisse malicieusement un chèque dans la tombe de son créancier pour régler définitivement ses dettes envers lui. Ajib !
Quand les islamo-comédiens débitent publiquement des éloges funèbres en mémoire de ceux qu’ils ne prisaient pas plus que ça de leur vivant, ça me fait doucement rigoler. Mais je vois déjà venir le troupeau, avec ses gros sabots et la gueule enfarinée, pour m’opposer que le Saint Prophète (ص) a recommandé de respecter les morts[1] et de ne pas les insulter.[2] Je n’en disconviens pas, DIEU m’en préserve, mais persiste à déclarer qu’on n’honore pas ceux dont le comportement a été résolument impie de leur vivant, quels que soient leurs « états de service », leur réputation, leurs médailles en chocolat ou leurs liens de parenté.[3] Certes, certaines de leurs qualités doivent être reconnues et appréciées, mais de là à concéder les égarements et les reniements par amitié, par amour ou par pitié. Mékench wellou !
La mort des égarés, que nous ne nommerons pas (par charité islamique), ne participe pas à faire oublier leurs impairs. Quand on passe sa vie à exploiter le filon de l’Islam en le vulgarisant dans le mauvais sens du terme, en insistant de façon inconvenante sur les aspects sexuels des enseignements islamiques, en concédant un coin de paradis artificiel à des « enfants d’Abraham » à la faveur de dialogues judéo-islamo-crétins et en rassurant les « nuls »  sur le bien-fondé de leurs déficiences, il ne faut pas s’attendre à de l’indulgence de la part de ceux qu’on a grugés. Seules les insuffisances de ceux qui, par faiblesse, s’excusent de ne pouvoir appliquer certaines recommandations religieuses sont tolérables contrairement aux divagations des « progressistes » qui sous-entendent voire affirment que les enseignements de DIEU ou de Son Prophète (ص) sont « has been »… Ya Latif !!!
Profitons-en pour épingler ces grotesques commémorations en mémoire des victimes d’un prétendu « terrorisme islamique ». Le Pouvoir multiplie à plaisir ces mises en scène théâtrales pour duper le petit peuple et se donner bonne conscience en honorant ces nouveaux héros des temps modernes qui, contrairement aux détraqués qui les ont assassinés, se seraient eux bien passés d’une célébrité à titre posthume. Comme disait férocement l’humoriste Pierre Desproges : « L’héroïsme est la seule façon de devenir célèbre quand on n’a pas de talent ».[4] Ce qui est révélateur, par contre, c’est qu’il n’y a pas grand monde pour s’insurger « héroïquement » contre l’instrumentalisation des drames humains à des fins politiques et contre ces mesures dites d’urgence dirigées exclusivement contre  une communauté musulmane qui est totalement incapable de s’organiser et de s’unir pour ou contre quoi que ce soit.
Et tant qu’on y est, désavouons aussi ces commémorations patriotes qui honorent les uns tout en en offensant d’autres ? Pourquoi persiste-t-on à humilier les Allemands pour des crimes commis par leurs aînés nazis il y a plus d’un demi-siècle et dont ils ne sont aucunement responsables, en poussant le vice jusqu’à les convier à ces vexations publiques ? Pour les inconditionnels du genre, pourquoi se limiter à ne célébrer que les victoires et ne pas alors pousser le fair-play jusqu’à commémorer également les défaites ? Avec les Anglais on pourrait célébrer le barbecue de Jeanne d’Arc et la branlée qu’ils ont flanqué à Napoléon 1er à Waterloo, avec les Vietnamiens celle de Diên Biên Phu, et pourquoi pas fêter l’indépendance nationale avec les Algériens, et la reprise de Jérusalem aux Croisés avec les Arabes, et la conquête de la Gaule avec les Romains, etc., etc., etc. ? Autant d’occasions de rabaisser le caquet des va-t-en-guerre et de reconnaître qu’on perd son temps à encenser les morts. Inna liLLAHI wa inna ilayHI raji’oune – Nous sommes à DIEU et nous retournons à LUI !
[1] « Un convoi funèbre venant à passer devant nous, le Prophète (ص) se leva et nous en fîmes autant ; puis nous lui fîmes observer que c’était le convoi d’un Juif. « Lorsque vous verrez un convoi funèbre (quel qu’il soit), levez-vous,«  dit-il. » (Boukhary 23/50/1,2).
[2] « N’insultez jamais les morts, car ils ont d’avance envoyé (leurs œuvres). » (Boukhary 81/42/7 et 23/67/2 – Tirmizhy 25/52).
[3] Comme c’est le cas pour les oncles du Prophète (ص), Abou Lahab et Abou Djahl. Que DIEU les maudisse tous deux !
[4] Chroniques de la haine ordinaire / Éditions du Seuil.

Interdire l’expression de l’autre

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burkinisN’autoriser que ce qu’on affectionne et interdire ce qu’on exècre (au détriment d’autrui), c’est de l’égoïsme pur et simple, et est-il nécessaire de préciser que ce n’est pas une qualité. C’est pourtant de cette tare dont souffrent aujourd’hui les citoyens français en majorité les uns envers les autres et notamment à l’encontre de leurs compatriotes musulmans. Et les Pouvoirs en place, de quelque tendance qu’ils soient, non seulement ne font pas grand-chose pour atténuer cet état de fait mais au contraire encouragent hypocritement et servilement les plus bas instincts. Plus précisément, et en ce qui nous concerne ici, les régimes « totalitaires » qui se sont succédé ces trente dernières années à la tête du prétendu pays des libertés et de droits de l’homme, semblent s’être accordés pour imposer aux Musulmanes le choix de ne pas se voiler, à coup de lois et de décrets faute d’être convaincants.
L’épisode estival de la chasse aux burkinis, non pas sur des plages désertes mais sur des rivages publics truffés d’impudiques, est des plus insolites et des plus révélateurs. « Mais qu’allaient-elles faire dans cette galère ? » pour paraphraser Molière.[1] À la faveur des très prochaines élections, les excités politiques de droite comme de gauche, en campagne pour les primaires (selon la définition péjorative)[2], ne pouvaient trouver meilleur prétexte pour hurler à la provocation islamiste et ressortir leurs projets de loi contre le port du voile islamique dans l’espace public. Il ne leur reste qu’à imaginer un motif plausible pour légiférer. La liberté d’exprimer sa religion en privé ou en public garantie par les droits de l’homme[3] et la constitution[4] n’a-t-elle pas été contournée en 2004 pour faire interdire le dit voile (hijab) dans les écoles publiques afin de soi-disant protéger les adolescentes, et en 2010 celle du voile intégral (niqab) dans l’espace public prétendument pour assurer la sécurité publique. Quel artifice invoquera-t-on cette fois pour proscrire les foulards dans la rue ? Le prosélytisme, l’incitation à la radicalisation, l’égalité homme-femme ou l’atteinte à la dignité humaine ? Et ensuite ce sera le tour des djellabas et des barbes trop longues, à condition de trouver l’angle d’attaque.
Pas question d’oublier ou d’entériner ce qui est arbitraire et inique ! Ce 11 octobre 2016, il y aura déjà six ans que cette loi scélérate contre le port du niqab aura été promulguée en France[5] par ceux qui ont confisqué et dévoyé sans vergogne les droits de l’homme et la laïcité. La tolérance et la liberté d’expression ont été circonscrites au respect exclusif de leurs inclinations. Les lois contraignantes qu’ils ont concoctées par pure démagogie, sans jamais assumer ouvertement leurs véritables motivations, participent à démontrer leur infériorité idéologique et religieuse et leur impuissance face à un islamisme des plus prospères. Il est néanmoins assez jubilatoire de constater que les acteurs politiques les plus islamophobes n’ont aucun scrupule à renier leurs « convictions » et à ravaler leurs vomis par clientélisme à chaque élection locale, régionale ou nationale.
Si de nombreuses verbalisations ont eu lieu pour sanctionner les contraventions à la loi « interdisant la  dissimulation du visage dans l’espace public », étonnamment aucun cas de contrainte à porter le niqab[6] n’a été relevé depuis l’instauration de la loi en question. C’est donc bien de leur plein gré que des centaines de Musulmanes persistent obstinément à satisfaire aux notions de pudeur exigées par leur foi – partagées par des millions de femmes dans le monde – en bravant la discrimination franchouillarde. Cette loi liberticide est une injustice qui mérite de n’être pas seulement critiquée mais combattue. Nonobstant, hormis quelques rares mécènes qui règlent à leur place les amendes qu’on leur inflige, les Musulmanes qui continuent d’arborer le niqab ne peuvent malheureusement guère compter sur leurs frères musulmans pour les supporter puisque la plupart sont des incapables, des paresseux ou des trouillards. En l’absence de soutien contre les persécutions et les condamnations dont elles sont régulièrement l’objet, elles ont bien du mérite à persister dans leur courageuse attitude. Que DIEU leur facilite, les assiste dans leurs difficultés et les récompense pour leur ferveur religieuse et leur ténacité !
[1] « Les fourberies de Scapin ». (Jean Baptiste Poquelin dit Molière – 1671).
[2] « B1 : Qui fait montre d’un dogmatisme simpliste, d’idées toutes faites et d’une culture limitée. B2 : Qui est de peu de portée, qui manque de réflexion, d’approfondissement. B3 : Qui montre un sectarisme étroit, de courte vue. » (http://www.cnrtl.fr/definition/primaire).
[3] « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi »  (Article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789). « Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites. »  (Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 – Art. 18).
[4] « La France assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. » (Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 – Art. 1).
[5] Loi n° 2010-1192 du 11 octobre 2010 (Journal officiel du 12 octobre 2010) interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public dont l’article 1er pose le principe général selon lequel « nul ne peut, dans l’espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage ».
[6] « De la dissimulation forcée du visage : « Art. 225-4-10.-Le fait pour toute personne d’imposer à une ou plusieurs autres personnes de dissimuler leur visage par menace, violence, contrainte, abus d’autorité ou abus de pouvoir, en raison de leur sexe, est puni d’un an d’emprisonnement et de 30 000 € d’amende. « Lorsque le fait est commis au préjudice d’un mineur, les peines sont portées à deux ans d’emprisonnement et à 60 000 € d’amende. »

Je me suis cassé en Thaïlande.

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1470886935065Une fois n’est pas coutume, un petit billet d’humeur égocentrique pour me refaire une santé, inchaALLAH. Ayant émigré (hijra ?) définitivement à Bangkok il y a maintenant près de deux ans, j’ai eu un malencontreux accident de scooter il y a deux mois qui m’a occasionné des fractures aux deux poignets, à l’omoplate, au tibia et la pose chirurgicale de broches dans la cheville gauche. Maintenant je ne dis plus que « je me suis taillé en Thaïlande » mais « je me suis cassé en Thaïlande ». Inutile de dire que j’apprécie désormais à sa juste valeur cette grâce inestimable que DIEU nous a donnée d’être tout simplement « normal » ! Ayant aujourd’hui recouvré mes facultés, surtout d’écriture – et ne redoutant plus que mes « ennemis » se réjouissent de mon handicap – j’en profite au maximum pour m’épancher sur la dégradation de l’Islam en France. Personne ne me demande mon avis, mais je vais le donner quand même, tant l’humiliation et l’apathie des Musulmans résidant en France face aux agressions antimusulmanes deviennent insupportables.
Le Gouvernement Français croit ingénieux de classifier arbitrairement comme islamistes (à titre posthume généralement) les attentats perpétrés par des détraqués sans foi ni loi, de faire perdurer un état d’urgence liberticide, de participer manu militari à l’hallali anti-islamique et de surfer sur l’islamophobie grandissante au sein de la population hexagonale. Nonobstant, il se fourvoie grandement s’il s’imagine, comme ses prédécesseurs, que leurs contrefeux grossiers et leurs mesures discriminatoires pourront occulter leurs bilans catastrophiques. Et ni les promesses ni les mesures démagogiques faites aux Français ne suffiront à leur redonner confiance en ceux qui, depuis près de quarante ans, ont été inaptes à résorber les problèmes économiques et sociaux qui minent le pays et ont au contraire fait régresser tous les avantages dont ils bénéficiaient dans les domaines du travail, de la retraite, de la santé, des libertés et j’en passe…
Selon les sondages, orientés ou pas, l’intolérance envers tout ce qui touche à la culture musulmane, religieuse ou pas d’ailleurs, a augmenté de façon exponentielle chez les « blancos ». Dorénavant, la moindre manifestation extérieure d’Islam passe pour une provocation envers les valeurs de la République et suscite chez eux des débordements hystériques. Les burkinis, entre autres, ont eu le malheur d’y baigner au cours de cette dernière période estivale, en s’exhibant idiotement dans des stations balnéaires déshabillées au lieu d’aller s’ébattre sur des plages désertes. La parole islamophobe et raciste se vulgarise amplement et, puisqu’elle est désormais majoritaire, finira sans doute par rejoindre « démocratiquement » la normalité irrépréhensible. A ce propos, le référendum sera sans doute prochainement l’arme absolue pour dégommer les droits de l’homme les plus gênants.
Venons-en maintenant aux Musulmans eux-mêmes, et à leurs négligeables réactions face à leur déchéance. Non seulement, ils acceptent depuis des années qu’on leur impose des dirigeants parachutés et téléguidés, mais on leur fait aujourd’hui l’affront de leur infliger des non-arabes pour patronner l’Institut du Monde Arabe (Dominique Baudis, Jacques Lang) et des non-Musulmans à la tête de la Fondation pour l’Islam de France (Jean-Pierre  Chevènement). On en déduit  que les Musulmans ne sont pas à la hauteur. Mais puisqu’ils ne bronchent déjà pas et semblent indifférents aux malheurs qui touchent leurs coreligionnaires, pourquoi alors leur demande-t-on d’être encore plus discrets et de singer les us et coutumes occidentales ? Sans doute par pur chauvinisme franchouillard. Par contre, pleurnicher quand ils sont l’objet d’une exaction voire d’une bavure policière dans le cadre de l’état d’urgence et s’insurger quand un des leurs leur cause le moindre discrédit ou leur met le nez dans le caca, ça ils savent. On est ici bien loin de l’Islam conquérant décrit par ses détracteurs !
En perspective, les élections présidentielles et législatives de 2017, où il sera question du statut à imposer à l’Islam et de l’assimilation des Musulmans dans la République Française. Il est prévisible, sauf s’il se prend un coup de Sofitel à la Strauss Kahn dans la dernière ligne droite, qu’Alain Juppé sera aux commandes du pays l’an prochain. Et misère, le progressiste Imam de Bordeaux Tariq Oubrou, qui prône la discrétion et de ranger les foulards dans les poches, en sera immanquablement le grand mufti. Je ne donne alors pas cher de la peau du Conseil Français de Culte Musulman (C.F.C.M.) et autres Instance de Dialogue avec l’Islam de France (I.D.I.F.) qui passeront pour fondamentalistes à côté de la succursale élyséenne que va nous concocter son futur concessionnaire. Mais ceux qui le veulent peuvent toujours y échapper. Comment ? Eh bien en se cassant comme moi !

Radical minute soup !

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royco minute soupJe suis sidéré de la rapidité avec laquelle certains sont capables de transformer un camionneur déséquilibré en poids-lourd de l’islamisme radical avant même que la moindre enquête ait été instruite pour établir ses véritables motivations. « Le caractère terroriste ne peut être nié » a proclamé d’emblée le Président Hollande en l’absence de toute revendication et du moindre élément abondant en ce sens. « Daech fournit à des déséquilibrés un kit idéologique qui donne du sens à leurs actes. » a immédiatement et péremptoirement surenchéri son Premier Ministre Valls, s’improvisant psychologue du terrorisme. « Il semble qu’il se soit radicalisé très rapidement » a corroboré derechef leur Ministre de l’Intérieur Cazeneuve qui ne voudrait en aucun cas les contredire. À l’image des politiques menées dans le pays durant ces quatre dernières années comme au cours du quinquennat de droite précédent, les approximations du Gouvernement sur le sujet sont hasardeuses, désastreuses et dangereuses. En jouant la carte de la « terrorisation » des faits divers pour faire passer la thématique de la sécurité avant le chômage et la croissance économique, non seulement il ne fait que confirmer son incapacité à déjouer ce qu’il qualifie abusivement d’attentats mais, au-delà des huées d’un peuple qui n’est plus dupe de ses manigances, il conduit tout droit aux affrontements intercommunautaires et à la guerre civile.
C’est en vain que les médias ont, pour une fois, souligné que tous les proches du criminel de Nice, par la famille ou le voisinage, l’ont déclaré sans lien avec la religion. « Il ne faisait pas la prière, il ne jeûnait pas, il mangeait du porc, il buvait de l’alcool, il se droguait ». Même le Procureur de la République de Paris, après avoir révélé avoir affaire à un « individu très éloigné des considérations religieuses, qui mangeait du porc, buvait de l’alcool et avait une vie sexuelle débridée », a fini par faire où on lui a dit de faire en concédant que « l’exploitation de son ordinateur illustre un intérêt certain et récent pour la mouvance islamiste radicale ». Et ta sœur, elle bat le beurre ? En restant dans le registre automobile mais sans pour autant en faire dix-neuf tonnes, citons le constructeur américain Henry Ford qui disait que « le client peut choisir la couleur de sa voiture, pourvu que ce soit noir ». Par analogie, pour légitimer les excès de l’état d’urgence, le pedigree extra-islamique d’un malfaiteur importera donc peu, du moment qu’il peut passer auprès de la population pour un « djihadiste ».
L’islamisation et la radicalisation de notre Brice de Nice (le nom a été modifié pour éviter toute stigmatisation des François, Manuel, Bernard, Nicolas et autres Christian) sont probablement aussi fictives que celles des précédents auteurs d’attentats qualifiés d’islamistes. Les approximations des experts amis-amis du Régime laissent notamment planer de nombreuses interrogations sur les mobiles de la tuerie de masse du détraqué tunisien, décrit comme nullement religieux et inconnu des services de renseignements lesquels ratissent pourtant large et au faciès par les temps qui courent. À les entendre, le tueur-fou aurait basculé instantanément dans l’islam radical, un peu comme quand on rajoute de l’eau aux soupes lyophilisées et autres boissons solubles pour élaborer de délicieux breuvages.  Et évidemment, seuls sont recevables et irréfutables les témoignages en ce sens, obtenus au cours de gardes à vue où les suspects sont priés de déposer leurs crottes dans le sens du vent.
Ces idiots de Daech, Al-Qaïda et autres franchisés dont les méthodes n’ont absolument rien d’islamiques ne sont que des ramasseurs de poubelles.  En revendiquant tardivement et indûment les agissements les plus insensés de leurs supposés « soldats », ils ne font que valider inconsidérément les théories les plus absurdes et aggraver la situation des Musulmans partout dans le monde. Jusqu’où iront-ils dans la récupération des déchets ? En viendront-ils à adouber à postériori les trisomiques 21 qui mettront le feu à leur foyer d’accueil, en les présentant comme les descendants « mongols » de Gengis khan ? Que tous les tordus de la planète puissent dorénavant s’inspirer des organisations terroristes pour commettre leurs crimes c’est plausible, mais de là à en conclure qu’ils aient été investis par elles, directement et officiellement, certainement pas.
Le profil des tueurs est à chaque fois le même, des Djamel Troibouses à la vie familiale déréglée, désœuvrés et vivant d’expédients, fichés pour des délits de droit commun ou du petit banditisme, et surtout sans pratique religieuse. Les mosquées et les organisations musulmanes, même si certaines ont fait l’objet de perquisitions abusives et de vandalisation de la part des « forces de l’ordre », n’ont jamais été ne serait-ce qu’impliquées dans la moindre affaire de radicalisation ou de terrorisme. Alors, il est manifeste que la suspicion envers les Musulmans les plus stricts, qu’ils soient Salafis ou Ikhwanis (Frères Musulmans) – alors que ceux-ci ont plutôt tendance à calmer les ardeurs des plus intrépides – ne procède que de calculs malsains. Et comme la situation empire à l’approche de chaque élection « démocratique », on se demande s’il ne vaudrait pas mieux repousser les échéances à l’infini.

Allons enfants de la fratrie…

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liberté égalité fraternité du HijabC’est dingue ce que certains peuvent donner comme importance à leur pigmentation de peau ou à leur lieu de naissance. Pourquoi des caractéristiques aussi accidentelles que la race et la nationalité amènent-ils des individus à exécrer ceux qui ne leur sont pas physiquement semblables et/ou ceux qui ont des mœurs différentes ? Pourquoi les nationalistes s’estiment-ils propriétaires de territoires dont les frontières ont été tracées arbitrairement et où ils sont nés par hasard, alors qu’ils auraient pu tout aussi bien, par « malchance », être pondu de l’autre côté du mur et être abominé par les « cons-patriotes » de leur bled chéri ? Pourquoi ces derniers sont-ils autant obsédés par leurs drapeaux et leurs hymnes nationaux, les équipes sportives qui portent leurs couleurs, et par des traditions nationales que les identitaires des pays juste à côté, obnubilés par les leurs, considèrent comme du pipi de chat ? Autant de questions auxquelles les intéressés sont bien incapables eux-mêmes de fournir des réponses…
Au contraire et au moins théoriquement, l’Islam a incité ses adeptes à fraterniser jusqu’à l’extrême[1] et a fait prévaloir sa nationalité idéologique sur le tribalisme et les nationalismes.[2] La négligence des enseignements du Prophète Mohammed (ص) aidant, les lignes de démarcations territoriales et l’orgueil d’appartenance aux nationalités fabriquées ont perduré jusqu’à ce jour. Les relations fraternelles se bornant seulement à la famille et aux proches, les rivalités en arrivent à se multiplier pour un oui ou pour un non – pour l’observation stricte ou pas du Hilal (croissant de lune) ou du Halal (licite), pour des velléités sunnites ou chiites, pour des complaisances ou des exécrations excessives envers l’extra-islamique, pour des parcelles de terrain ou de pouvoir, motivées par la stupidité, la concupiscence ou la jalousie. Et dans ce registre de l’intransigeance et du sectarisme, les mosquées et les organisations musulmanes ne sont malheureusement pas en reste, quand bien même elles allèguent jusque dans leurs dénominations une fraternité circonscrite aux seuls frérots adhérents.
Rappelons, si besoin est que, comme l’amour et l’amitié, la fraternité n’est véritable et pérenne que lorsqu’elle est sincère et réciproque. Les manifestations d’affection, les accolades excessives et autres bisous de circonstance viciés par les calculs mesquins et les arrière-pensées ne font pas illusion bien longtemps. Au même titre que les infidélités conjugales, que certains cocus ont parfois la faiblesse de pardonner, la trahison d’un ami ou d’un frère demeurera inoubliable. Et, à l’instar des vases fêlés qui ne contiendront plus jamais de liquides, les fraternités recollées ne seront plus jamais solides.
Avant d’être pervertie, la devise de la République française « Liberté, Egalité, Fraternité », proclamée dans sa Constitution et jusqu’au fronton des établissements publics, partait de bons sentiments. Aujourd’hui, « la liberté de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d’autrui »[3] a muté en une  obligation de se conformer aux milliers de lois restrictives de libertés, l’égalité qui « n’admet aucune distinction de naissance, aucune hérédité de pouvoirs »[4] a préservé l’inégalité de traitement entre les « élites » et le petit peuple au sein de la société comme devant les tribunaux, et la fraternité entre les différents citoyens de l’Hexagone qui prônait « Ne faites pas à autrui ce que vous ne voudriez pas qu’on vous fît ; faites constamment aux autres le bien que vous voudriez en recevoir »[5] est restée totalement utopique avec encore et toujours du « chacun pour sa gueule ». Alors, en lieu et place des hymnes barbares du genre « Allons enfants de la patri_i_e », qui glorifient le bled et la guéguerre, les Musulmans seraient mieux inspirés d’entonner des « Allons enfants de la fratri_i_e » afin d’inciter à la glorification de DIEU et à la paix avec leurs frères, qu’ils soient Musulmans ou tout simplement humains.
[1]  « Et cramponnez-vous ensemble au câble de Dieu ; et ne soyez pas divisés ; et rappelez-vous le bienfait de Dieu sur vous : lorsque vous étiez ennemis, c’est Lui qui réconcilia vos cœurs. Puis, par Son bienfait, vous êtes devenus frères. Et alors que vous étiez au bord d’un abîme de Feu, c’est Lui qui vous  a sauvés. Ainsi Dieu vous expose Ses signes, peut-être vous guiderez-vous ? ». (Coran 3 :103). « Si ensuite ils se repentent, et établissent l’Office et acquittent l’impôt, alors ils seront vos frères en religion. – Et Nous détaillons les signes pour les gens qui savent ! » (Coran  9 :11). «Rien d’autre : les croyants sont des frères. Faites donc la paix entre vos deux frères, et craignez DIEU. Peut-être vous ferait-on miséricorde ? » (Coran 49 :10). « Et à ceux qui sont viendront après eux en disant: « Seigneur, pardonne-nous, ainsi qu’à ceux de nos frères qui nous ont devancés dans la foi; et n’assigne pas à nos cœurs de rancune contre ceux qui croient. Seigneur, oui Tu es doux, Miséricordieux ». (Coran 59 :10). « « Lorsqu’on fut arrivé à Médine, l’Envoyé de DIEU (ص) établit un lien de fraternité entre `Abderrahmane Ibn-`Aouf et Sa`d ben-er-Rebi`. « Je suis le plus riche des Ansars, dit alors ce dernier à `Abderrahmane, prends la moitié de ma fortune. J’ai deux femmes ; vois celle des deux qui te plaît, dis-moi son nom afin que je la répudie, et, lorsqu’elle aura achevé le temps de sa retraite légale, tu l’épouseras. » (Boukhary 34/1/2 – 63/3/1,2 – 67/7/1).
[2] « La communauté de l’idéologie est la base de la « nationalité » au sein de l’Islam… … La nationalité chez les autres est essentiellement un accident inéluctable de la nature ; dans l’Islam, c’est une chose dépendant uniquement de la volonté et du choix de l’individu. » (Initiation à l’Islam §264-265 – Muhammad Hamidullah (رحمه الله)).
[3] Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1793.
[4] Déclaration des droits de l’homme de 1795.
[5] Déclaration des droits et devoirs du citoyen figurant en tête de la Constitution de l’an III (1795)

Les amitiés particulières…

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18404567Nombre de Musulmans donnent l’impression d’être sacrément en déficit affectif ou tout au moins singulièrement désœuvrés pour se complaire comme ils le font dans les réseaux sociaux. En propageant à profusion des niaiseries et autres cancans, ils participent allégrement à faire passer ce fabuleux outil qu’est l’Internet de l’utilité à la futilité publique. En exhibant les détails frivoles de leur vie privée sur les Facebook, Myspace, Viadeo, Twitter, Instagram, Snapchat, LinkedIn, YouTube, Flickr, etc., ils s’exposent aussi, inconsidérément, à des dangers et à des désagréments dont les conséquences peuvent aller bien au-delà de ce qu’ils peuvent imaginer.
En dévoilant leur intimité sur leurs applications préférées, nombre d’internautes ne conçoivent pas qu’ils mettent en péril leur vie familiale, leur boulot, leur liberté et leur existence. Pour avoir été trop disert, trop mythomane ou trop curieux, pour avoir été ou n’avoir pas été ou il faut au bon moment, ou pour avoir copiné avec celui ou celle qu’il ne fallait pas, les égotistes du Net finissent fatalement par se faire pincer en tort par leurs conjoints, leurs patrons, les administrations ou la police. Ne suffit-il pas aux proches, aux contempteurs, aux escrocs, aux flics électroniques, aux services spéciaux, aux fouineurs et aux voyeurs, de compulser les données mises en ligne pour se faire une idée précise de la personnalité de leur cible, de ses sujets d’intérêt, de ses motivations et de sa localisation ?
Rien de plus simple, pour récolter pléthore de renseignements et d’illustrations explicites (photos/vidéos), compromettantes voire répréhensibles, que de remonter l’historique des informations postées par les exhibitionnistes du Net et leurs accointances. Untel, censé être en arrêt de travail indemnisé, partage ouvertement des « selfies » de vacances au soleil, datés et géolocalisés. Untel, en chômage de longue durée, propose ses services rémunérés au black sur Leboncoin. Untel, en cachette de ses proches, se tape impudemment des « chats » endiablés. Untel, prétendant dédaigner tel individu ou telle organisation, épluche avidement leurs newsletters et agrémente leurs publications de commentaires « enamourés ». Untel, d’apparence débonnaire, se gave inconsidérément de profils et de propagande catalogués extrémistes. A vous d’imaginer la suite !
J’apprécie particulièrement ceux qui s’enorgueillissent présomptueusement de leur grand nombre de potes virtuels ou de vues sur leurs pages personnelles, en se comparant au Roi de Chine (ou Rothschild ?) et en pensant qu’ils le surpassent en notoriété et en aptitudes. Je goûte encore plus ceux qui, à l’insu de leur plein gré, se rendent complices de pervers, de pédophiles ou d’apprentis terroristes après les avoir goulument admis comme cyber-copains sans les connaître en chair et en os. Et, lorsque les forfaits de ces « amis » embarrassants sont dévoilés au grand jour, ne disposant pas de rubrique « ennemis » pour s’en démarquer, ils ne trouvent comme solution pour les répudier que de clôturer les comptes compromettants où ils apparaissent, en escomptant l’amnésie ou l’amnistie générales.
Mais ignorer les réseaux sociaux ne semble pas non plus être la solution car, à une époque où tout le monde s’y épanche de manière plus ou moins exubérante, ceux qui n’en disposent pas deviendront forcément suspects, par défaut. Pour preuve, pour la délivrance de visas, en plus du grotesque « D) Cherchez-vous à vous engager,  ou vous êtes-vous jamais engagé(e) dans des activités terroristes, d’espionnage, de sabotage ou de génocide ? », les autorités américaines envisagent sérieusement que les postulants fassent figurer sur le formulaire ESTA[1] d’entrée aux USA les identifiants de leurs comptes Facebook, Twitter, Instagram, etc. Comme si ceux qui projettent de perpétrer des actes malveillants allaient désormais gentiment envoyer des faire-part à ceux qui sont censés les empêcher de les commettre !
En conclusion, rien n’interdit de partager des informations intelligentes et des activités réellement intéressantes sur le Web, de permettre qu’elles soient suivies publiquement et de commenter les communications des autres en leur attribuant des « like/unlike » flagorneurs ou mérités. Mais donner sa vie privée en pâture aux prédateurs en tous genres et s’acoquiner avec des inconnus sont des pas à ne pas franchir si on veut s’éviter des problèmes. Compte tenu des états d’urgence de circonstance et des mesures discriminatoires prises pour réduire au silence les tenants les plus flamboyants de la Communauté Musulmane, il est préférable de ne pas fournir de bâtons aux grands inquisiteurs pour se faire battre. Alors, comme dans la vraie vie, excluons les indiscrétions et les amitiés particulières !
[1] Electronic Systems for Travel Authorization.

Terroriser les faits divers !

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hommage muzzSans surprise, les pays qui se mêlent de leurs oignons ne sont pas impactés par le soi-disant « terrorisme islamique ». Ceci dit, sans pour autant le justifier et encore moins en faire l’apologie, – pénalement répréhensible (houlala !) – on fera néanmoins remarquer que les nations qui se plaignent de cet épiphénomène sont celles qui s’ingèrent, manigancent et guerroient abusivement dans ce qu’elles appellent les « zones tribales ». D’autre part, il est éloquent que soient opportunément et abusivement qualifiés d’attentats terroristes des faits divers et des crimes aux motivations crapuleuses, racistes, vengeresses voire passionnelles plus qu’évidentes. En dehors des premiers concernés (les auteurs et les victimes), tout le monde semble y trouver son compte, des extrémistes aux irresponsables qui les excitent dans leurs terrains de jeux ou leurs bacs à sable, en passant par les exploiteurs et les fouille-merde de tous bords qui se repaissent avec délectation du malheur d’autrui.
Petite frappe revancharde ou gros beauf raciste, déséquilibré frustré ou gay refoulé, peu semble importer le profil des exaltés de service, du moment que le casting ait prévu qu’ils soient dotés de patronymes arabo-islamiques ou qu’ils flirtent avec l’extrême-droite. De toutes façons, le fait que les actes les plus délirants soient commis par les interprètes les plus improbables ne nuit aucunement à leur récupération par les uns et les autres pour alimenter les propagandes racoleuses, triomphalistes ou victimaires les plus contradictoires. Par ailleurs, du moment que la carrière de ces piètres acteurs se termine en QHS pénitentiaires (Quartiers de Haute Sécurité) ou entre quatre planches, peu importe les incohérences de scénario qui dépeignent des « terroristes islamiques » dénué du moindre islam, comme des cyclistes dépourvus de vélos ironisent certains, plus coutumier des cages d’escalier, des bistrots, des boîtes de nuit, des actes délictueux et des prisons que des lieux de prières consacrés.
Quitte à crever autant être célèbre ! Il est désormais tendance pour les forcenés de faire des vœux d’allégeance de dernière minute – quand on ne le leur colle pas dans la bouche à titre posthume – à des organisations extrémistes qui leur étaient étrangères avant leur passage à l’acte. Les dites organisations sont toutefois bien aises de revendiquer à postériori des opérations qu’elles n’ont non seulement pas commanditées mais sont probablement incapables d’échafauder. Il suffit de considérer la situation des Musulmans n’importe où dans le monde (y compris en France au sein des associations et des mosquées) pour constater leur incapacité à s’entendre et à s’organiser. Les Al-Qaida (et ses filiales dans la Péninsule Arabique et au Maghrib Islamique), Daech, Front Al-Nosra, Boko-Haram, Al-Morabitoune, Ansar-ad-Dine, Ansar-ach-Charia, Chebabs, et j’en passe, doivent sans doute s’imaginer que ces publicités mensongères gratuites leur sont profitables. Après tout, les mensonges sont bien peu de choses à côté du tas de transgressions et de vilénies qu’ils se croient obligés de commettre lesquelles enfreignent et discréditent les valeurs pour lesquelles ils prétendent combattre.
Entre têtes brûlées et couards, il y a de la marge, une marge que bon nombre de Musulmans ne paraissent pas appréhender, et en particulier ceux qui affirment les représenter sans jamais leur avoir demandé leur avis. Certes, l’injustice et la barbarie doivent être condamnées, ne serait-ce que pour dédouaner l’Islam des comportements outranciers et réfuter tous ceux pour qui taire la malfaisance signifie forcément la cautionner. En dépit de cela, est-il préférable de défiler ou de se défiler ? Faut-il se déparer de toute dignité en se sentant obligé de participer aux mystifications générales organisées, aux commémorations spectaculaires, aux marches silencieuses, aux minutes de silence et aux séances de baise-culs officiels ? De toutes façons, le fait pour n’importe quel Musulman – même parfaitement apprivoisé et dressé – de professer la même religion que les ennemis de la nation est rédhibitoire et lui vaudra immanquablement d’être taxé de duplicité et de connivence par les « cons patriotes ».
Et le Gouvernement actuel – comme son prédécesseur d’ailleurs, et sans doute son successeur – ne fait rien pour calmer le jeu et au contraire surfe allégrement sur la stigmatisation des « mahométans ». Étant incapable de redresser économiquement le pays, l’Etat se borne à jeter de la poudre aux yeux de ses administrés en usant d’artifices pathétiques et sécuritaires grossiers. Ses indignations démagogiques agrémentées d’hommages excessifs à de pitoyables « héros » involontaires et ses restrictions des libertés publiques assaisonnées d’opérations policières arbitraires n’ont pour vocation que de camoufler son impuissance face à la crise et aux tragédies qu’il se contente d’instrumentaliser. En s’attachant à terroriser les faits divers à tort et à travers, le Pouvoir ne fait qu’anéantir le peu de crédibilité qui lui reste au sein de la population et qu’encourager les citoyens les plus intransigeants à se passer de ses services pour régler leurs différends. Et il ne sait pas où se trouve la marche arrière…

Entre radical et ridicule…

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6582-ajabiqSelon les experts amis-amis, l’état d’urgence antiterroriste instauré par les Autorités françaises après les attentats perpétrés en 2015 dans l’Hexagone tient plus du cache-misère qu’à de véritables mesures de protection des populations. Cette situation d’exception n’est qu’un astucieux contrefeu qui se contente d’exploiter les inquiétudes, d’occulter l’incurie gouvernementale et de relativiser ses impopularités politiques ; son efficacité sécuritaire est totalement illusoire et sera sans doute incapable de déjouer de nouvelles agressions criminelles. En conséquence, les milliers de perquisitions infructueuses, les quelques dizaines d’interpellations et autres incarcérations arbitraires opérées au sein de la communauté musulmane nationale par le Régime supposé garant de la justice et des libertés n’auront eu pour effet que d’amplifier la méfiance et l’animosité intercommunautaire.
Il n’a pas fallu longtemps pour se rendre compte que les descentes de police, disproportionnées et ostentatoires, ne visaient pas que le banditisme et le terrorisme organisés – là, il n’y aurait rien eu à redire – mais ciblaient aussi les adeptes pacifiques d’un Islam strict et/ou visible. Résultat des opérations : Les plus impétueux ont momentanément tempéré leurs ardeurs et les apprivoisés font profil bas au-delà du nécessaire et de l’acceptable. Ayant émigré sous les tropiques, à treize mille kilomètres des coups de filets, (رَبِّ نَجِّنِي مِنَ الْقَوْمِ الظَّالِمِينَ)[1], d’aucuns me dénieront le droit de donner des leçons. « Cause toujours, tu m’intéresses ! », puisque c’est justement le comportement décevant de mes coreligionnaires qui m’a poussé à quitter définitivement le bled pour fuir ces tares qui participent activement à la faillite de la Communauté Musulmane et que la République exploite et honore : Intolérance, orgueil, arrogance, suffisance, jalousies, rivalités, hypocrisie, trahisons, servilité, incompétence, médiocrité, stupidité, paresse, etc…
Mais revenons à nos moutons… « La raison du plus fort est toujours la meilleure. (…) Et je sais que de moi tu médis l’an passé. – Comment l’aurais-je fait si je n’étais pas né ? (…) – Si ce n’est toi c’est donc ton frère (…).  Il faut que je me venge » dit la fable.[2] Se justifier et s’excuser plus bas que terre de ce qu’on n’a pas fait, et multiplier les manifestations de subordination, n’ont jamais empêché les loups de dévorer les agneaux. Alors, faire bêler les Imams sur l’air de La Marseillaise, délaisser les enseignements et les pratiques islamiques décrétés incompatibles avec les traditions franchouillardes, condamner tout activisme islamique fut-il inoffensif ainsi que toute relation avec les mouvements qui le préconisent, sont des compromissions lâches et inacceptables. Les chartes et autres propositions de concordats qui fleurissent à travers le pays pour révérer outrancièrement la nation, la laïcité et la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l’Etat, sont autant ridicules qu’avilissantes et ne font que discréditer leurs instigateurs.
Le nouveau cheval de bataille des politiques de droite comme de gauche, c’est la déradicalisation à tous crins. Cheval/crins, il fallait l’oser. Ceci dit, comme le radicalisme est une valeur républicaine,[3] on peut dire que l’expression est radicalement mal choisie : Le « Parti Radical » et les « Radicaux de Gauche » militent en France depuis plus d’un siècle et ont même été à l’origine de la fameuse « loi de 1905 de séparation des Eglises et de l’Etat ». Pierre Mendès France, illustre figure du Parti Socialiste, en a d’ailleurs été membre sous la IVème République. Mais on ne peut pas penser à tout.
Les modules de déradicalisation ont désormais le vent en poupe et auraient pour vertu première de métamorphoser miraculeusement les loups en agneaux. Ils font penser à ces stages qui permettent de récupérer des points de permis de conduire et sont censés transformer les chauffards et autres alcoolos en automobilistes modèles. Si tu ne crois pas celle-là, je t’en raconte une autre… « Un cataplasme sur une jambe de bois », comme disait ma mère. Faute d’être efficaces, en cette période de crise, les camps de rééducation nouvelle formule auront au moins le mérite de fournir un business juteux à leurs promoteurs et d’apaiser le petit peuple. Et quant aux quelques dizaines de paumés auxquels le gîte et le couvert seront momentanément offerts, ça leur fera des vacances et leur permettra de constater que, contrairement au radical, le ridicule ne tue pas.
[1] « Seigneur, sauve-moi des gens prévaricateurs ! » (Coran 28 : 21).
[2] Fables de Jean de la Fontaine : « Le Loup et l’Agneau »  Livre I,  10.
[3] Radicalisme : « Attitude qui refuse tout compromis en allant jusqu’au bout de la logique de ses convictions. a) [Dans la 2emoitié. du XIXe siècle.] Doctrine de ceux qui revendiquent l’héritage de 1789, marquée en particulier par l’anticléricalisme et la défense du suffrage universel. b) [De nos jours] Doctrine réformiste fondée sur l’attachement à la démocratie, à la propriété privée, à la laïcité de l’enseignement ». (cnrtl.fr).

Faut-il excommunier les Chiites ?

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anti shiahIl suffit qu’on intercède pour une cause ne serait-ce que du bout des lèvres pour que ça soit illico interprété comme une adhésion et un reniement. Pour avoir adressé quelques bribes de compliments à l’Islam dans ses mémoires, Napoléon Bonaparte s’y serait soi-disant converti. Et la rumeur a couru également pour Victor Hugo, Goethe, le Commandant Cousteau, Neil Armstrong, Anthony Quinn, Lady Diana, le Prince Charles, Barack Obama, Collin Powell, Michael Jackson, Will Smith, Rowan Atkinson (= Mr Bean), Madonna, Lindsay Lohan, Laure Manaudou, etc. Donc, afin de rassurer mes « admirateurs », je préciserai d’emblée et sans taqia[1] que je suis résolument Chaféite, catalogué Sunnite – comme mon professeur le Docteur Hamidullah (que DIEU lui fasse miséricorde) – et que, bien qu’ayant de l’estime pour certains de ses adeptes, le Chiisme ne me convient pas.[2]
La plupart de ceux qui abordent les différences entre le Sunnisme et le Chiisme, y compris moi, ne savent pas vraiment de quoi il retourne : Les critiques des Sunnites et des Chiites sont plus souvent basées sur les ragots réciproques colportés par des détracteurs que sur les déclarations des intéressés. Les deux familles ne peuvent être condamnées en bloc pour les conduites hétérodoxes de certains de leurs membres alors qu’elles sont désavouées par les autres. Ensuite, tout comme le Sunnisme est composite, avec ses écoles Malikite, le Hanéfite, le Hanbalite ou Chaféite, avec du Soufisme, du Mouridisme, de l’Ikhwanisme, du Wahhabisme ou du Salafisme, et des déviances notables par rapport à l’orthodoxie, il faut concéder au Chiisme cette même diversité avec ses propres déclinaisons et dérives. Les croyances, les pratiques et les comportements incongrus sont à blâmer des deux côtés.
Comme requis par l’Islam, les Chiites attestent qu’il n’y a de Dieu qu’ALLAH et que Mohammad est l’Envoyé d’ALLAH. Ils effectuent les cinq offices de Prière prescrits, jeunent le mois de Ramadan, s’acquittent de la taxe Zakat et accomplissent le Pèlerinage à La Mecque. Bon nombre de Sunnites ne sont-ils pas reconnus Musulmans alors qu’ils n’exécutent pas les quatre cinquièmes de ce contrat ? Et, logiquement, est-ce que le libre accès des Chiites aux Lieux Saints de l’Islam (La Mecque, Médine) – interdit de nos jours aux non-Musulmans et aux sectes para-islamiques Bahaï et Qadiani – ne laisse pas entendre que les gestionnaires actuels des dits Lieux Saints les considèrent comme pleinement Musulmans ? En résumé, en dehors des considérations politiques relatives à la succession du Prophète (ص) il y a quatorze siècles, il n’y a aucun motif pour excommunier l’ensemble des Chiites.
Toutes les généralisations sont idiotes et détestables. On ne peut cataloguer, en totalité et sans aucune distinction, les Occidentaux, les Arabes, les Asiatiques, les Blancs, les Noirs, les Juifs, les Chrétiens, les Musulmans, les Sunnites, les Chiites etc. (la liste est loin d’être exhaustive), en fonction de préjugés ou des généralités. Il est excessif de condamner tous les « autres » en interprétant à sa fantaisie les agissements outranciers d’une partie des leurs et en les extrapolant sur tous les membres de leur communauté. Et les différends temporels qui poussent à abominer et à massacrer autrui, en se prévalant de nationalismes, de vendettas inter-ethniques ou en invoquant de prétendus mobiles religieux, sont encore plus exécrables.[3]
On peut préférer le thé au café, privilégier ses proches par rapport à ceux qui le sont moins, aimer ceux qui sont gentils avec nous et détester ceux qui sont méchants, mais on n’a pas le droit d’être injuste et de haïr viscéralement ceux qui ne partagent pas nos convictions politiques, religieuses, etc.[4] Sachant que les ennemis d’hier peuvent devenir des amis voire des frères en religion,[5] il est méritoire de montrer l’exemple en se comportant mieux qu’eux. Il y a plus de quarante ans, à la veille de ma conversion à l’Islam n’étais-je pas moi-même un mécréant méprisable aux yeux de certains des nôtres aujourd’hui ? Comment aurais-je réagi si les Musulmans que j’ai côtoyés alors et ensuite, dont des Chiites exemplaires, m’avaient déconsidéré au lieu de m’accueillir gentiment, fraternellement ? À méditer, donc…
[1] Mensonge de circonstance. « Celui qui réconcilie les gens n’est pas un menteur, car il provoque un bien – ou il dit une bonne chose » (Boukhary 53/2/0,1) ; « Le mensonge est permis dans trois (circonstances) : quand un mari veut rassurer son épouse, pendant la guerre et pour établir la concorde entre les gens » (Tirmizhy 25/26 – 2003). Le Musulman est le frère du Musulman. Il ne le trahit pas et ne lui ment pas. (Tirmizhy 25/18 – 1992).
[2] En particulier le dogme de l’infaillibilité des Imams, des descendants du Prophète (ص) qui n’était pas lui-même infaillible.
[3] « Celui qui porte les armes contre nous n’est pas des nôtres. » (Boukhary 92/7/1,2). « Injurier un Musulman, c’est commettre un forfait ; le tuer, est faire acte d’infidélité. » (Boukhary 92/8/1 – 87/2/8). « Quand je ne serai plus là, ne revenez pas à la mécréance en vous tuant les uns les autres. » (Boukhary 86/9/1 – 64/77/8,10,11 – 92/8/3,4,5 – 97/24/12 – 87/2/2,3 – 3/43/1 – 25/132/1,3). « Toutes les fois que deux Musulmans armés d’un sabre en viennent aux mains, tous deux iront en enfer. — C’est bien pour celui qui tue, lui dit-on, mais pourquoi en est-il ainsi de celui qui est tué ? — C’est, répliqua-t-il, parce qu’il voulait tuer son adversaire ». » (Boukhary 92/10/1 – 87/2/9). « Et si deux groupes de croyants se combattent, alors faites la paix entre eux. Puis, si l’un d’eux se rebelle contre l’autre, alors, combattez celui qui se rebelle, jusqu’à ce qu’il s’incline devant l’ordre de DIEU. Puis, s’il s’incline, alors faites la paix entre eux avec justice, et jugez à la balance. Oui, DIEU aime ceux qui jugent à la balance. Rien d’autre : les croyants sont des frères. Faites donc la paix entre vos deux frères, et craignez DIEU. Peut-être vous ferait-on miséricorde ? » (Coran 49 :9,10). « C’est pourquoi Nous avons prescrit sur les Enfants d’Israël que quiconque tuerait une personne, -à moins qu’en échange d’une autre ou à cause d’un désordre commis sur la terre -… rien d’autre, alors : c’est comme s’il avait tué tous les gens ensemble. Et quiconque lui fait don de la vie, c’est comme s’il faisait don de la vie à tous les gens ensemble. » (Coran 5 :32).
[4] « Dis : « Mon Seigneur a commandé la justice ». » (Coran 7 :29). « Ho, les croyants ! Allons ! Debout, témoins pour DIEU avec justice ! Et que la haine d’un peuple ne vous incite pas à ne pas faire l’équité. Faites l’équité : c’est plus proche de la piété. Et craignez DIEU. Oui, DIEU est bien informé de ce que vous faites. » (Coran 5 :8).
[5] « Or, bien et mal ne sont pas égaux. Riposte par quelque chose qui soit plus joli ; alors celui avec qui tu étais en inimitié deviendra comme s’il était ami chaleureux. (Coran 41 :34 et aussi 23 :96).

Comment on perd plus qu’on ne gagne

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flouzeRésidant en Thaïlande, j’ai récemment reçu deux membres de ma famille venant de France. Je les ai accompagnés pendant une quinzaine de jours, en dehors des sentiers battus par les voyages organisés, pour leur faire visiter les curiosités et goûter les spécialités culinaires régionales les plus Halal possibles. En échange d’Euros ils s’étaient procuré des Bahts thaïlandais pour régler eux-mêmes leurs achats personnels et leurs petits souvenirs. À la fin de leur séjour, comme il leur restait un peu plus de mille Bahts (environ 25 Euros), ils me les ont donnés pour en faire profiter autrui lorsque l’occasion se présenterait.
Une semaine plus tard, elle s’est effectivement présentée mais ne s’est pas concrétisée. C’était au non-profit d’un converti depuis un peu plus d’un an (ou reconverti pour les puristes) qui s’adonne aux préceptes de l’Islam sporadiquement voire essentiellement lorsqu’il côtoie des Musulmans pratiquants. Si je peux me permettre un mot d’esprit, plutôt que l’Islam il s’est contenté d’embrasser une musulmane. La petite anecdote qui suit, faisant état de son niveau d’intégrité personnelle et de confiance en DIEU, est digne d’enseignements et c’est pourquoi j’ai jugé utile d’en faire part. Les mauvaises langues avanceront que je m’y suis donné le beau rôle, mais tant pis.
Il y a quelques jours, cette personne que je ne nommerai pas a eu une panne de scooter en arrivant chez moi un peu avant 18 heures. Les ateliers de réparation étaient sur le point de fermer. Je lui ai prêté mon propre engin pour qu’il puisse rentrer chez lui à une trentaine de kilomètres et revenir le lendemain pour faire réparer. Le matin suivant, je l’ai accompagné chez le réparateur où nous avons discuté de choses et d’autres pendant les trois heures qu’ont duré les travaux de remise en état. Lui, sans emploi depuis que je le connais, me livrait ses rêves (fantasmagoriques) d’acquisition de grosses motos et bagnoles dont il me montrait au fur et à mesure les modèles sur Internet (« bof ! »), d’investissements dans l’immobilier ou dans des lingots d’or pour échapper à une éventuelle disette, etc., etc. Moi, un peu plus pragmatique, je tâchais de le ramener autant que possible aux réalités, en citant aussi bien du « Perrette et le pot au lait »,[1] que du Coran et des Traditions Prophétiques.
Nous étions en pleine discussion quand il aperçut soudain sur le sol une pièce de 2 Baths (= 5 centimes d’Euro) et la ramassa pour se l’approprier. Même si la modicité de la somme ne méritait pas qu’on s’y attarde plus que ça, j’en profitais pour lui enseigner la règle islamique relative aux objets trouvés : les laisser sur place pour que leur propriétaire les retrouve ou, si on les ramasse, faire la publicité sur sa trouvaille pendant un an avant de pouvoir en disposer. Il me rétorqua immédiatement que s’il s’abstenait un autre la prendrait à sa place, ce à quoi je lui répondis que le péché sera alors sur celui-là et non sur lui. Il persista dans son objection en déclarant que quand bien même il s’agirait d’un billet de 1000 Baths, il le considérerait comme un cadeau de DIEU. ( !!!)
J’ai alors surenchéri en tentant de le sensibiliser sur la perte que représenterait une telle somme si c’est un nécessiteux qui l’a perdue (un repas frugal coûte ici environ 40 Baths = 1 Euro) et en lui décrivant le comportement extraordinaire de mon Maître, le Professeur Hamidullah,[2] rien n’y fit. Ce dernier déchirait les timbres non oblitérés et les tickets de métro non compostés, considérant que la prestation avait été rendue, et racontait fièrement que son père avait toujours deux stylos, l’un fourni par son administration pour son travail et le second pour ses besoins privés. Notre ami trouva cette logique de scrupules très exagérée et même ridicule. Je le mis également en garde sur le déficit de confiance que pourrait provoquer son attitude chez les tiers (sous-entendu moi), à l’inverse de celle que suscitent ces gens qu’il considérait comme « trop » scrupuleux. Il n’en eût évidemment que faire.
Voilà comment, en voulant gagner deux Bahts, il en a finalement perdu neuf-cent-quatre-vingt-dix-huit. Alors que j’avais la ferme intention de lui offrir les fameux mille Bahts dont je parlais dans mon introduction, pour entre-autres régler les frais de réparation de son véhicule, il s’est entêté à vouloir argumenter pour me persuader… qu’il ne les méritait pas. La morale de l’histoire c’est que ce qui nous apparaît comme insignifiant peut avoir des conséquences désastreuses, totalement imprévisibles, et que discuter les enseignements de DIEU et de Son Prophète (ص) ne ramènent en définitive rien de bon. En espérant ne pas être passé avec cette historiette pour un affabulateur (conteur de fables) et un moraliste à deux Bahts, je souhaite néanmoins avoir fait œuvre utile en rappelant quelques banalités. « Et rappelle ; car, oui, le Rappel profite aux Croyants. ».[3]
[1] « Qui ne fait châteaux en Espagne ? (…) (…) Quelque accident fait-il que je rentre en moi-même ; Je suis gros Jean comme devant. » (Jean de La Fontaine).
[2] Éminent historien, chercheur et savant musulman (1909-2002), (رحمة الله علبه) originaire du Hyderabad (Sultanat annexé par l’Inde en 1947). Dignitaire en exil, le Docteur Hamidullah résida cinquante ans en France, conservant volontairement son statut de réfugié politique. Auteur d’une considérable littérature islamique polyglotte, originale et influente, il en fut l’ardent praticien au détriment de son confort personnel.
[3] Coran 51 :55.

On ne fait rien de bon dans l’urgence.

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Capture BRISuite aux regrettables[1] attentats terroristes du 13 novembre 2015, la Puissance Publique a instauré sur l’ensemble du territoire national un état d’urgence digne des meilleures dictatures, lequel légitime ses innombrables atteintes à la liberté d’expression et aux droits de l’homme, passées, présentes et à venir. À défaut d’avoir été préméditée, cette situation d’exception – que ses promoteurs souhaitent toutefois prolonger outre mesure – se révèle néanmoins terriblement profitable au Régime en place. Ne sachant pas plus que ses prédécesseurs comment résoudre les problèmes économiques des Français, celui-ci se contente d’exploiter les tragiques événements, faute de pouvoir les déjouer, en promettant qu’on ne l’y reprendra plus et qu’il sera à l’avenir le garant des biens et des personnes. Par une politique sécuritaire conforme aux aspirations de la droite populiste, en fin de mandat et en période électorale, le supposé Gouvernement de gauche escompte ainsi limiter les dégâts des urnes en brûlant l’herbe sous les pieds de ses adversaires politiques.
Les forces dites de l’ordre, toutes catégories confondues, sont indéniablement frustrées de ne pas avoir assez souvent le dernier mot dans certains quartiers, de manquer de moyens et d’être bridées par leur hiérarchie. Sur les milliers de perquisitions administratives ordonnées par les Préfets et leur Ministre de tutelle[2] en dépit de tout bon sens, les « forces de l’Empire »[3] et autres portions de B.R.I.[4] ont donc beau jeu de se défouler vigoureusement à dix ou vingt contre un sur ceux que bon nombre d’entre eux abominent viscéralement. Il est notable qu’en dépit de leurs Services de Renseignements présentés comme performants, les résultats frisent le ridicule : Aucune prise probante, des gardes à vue excessives et beaucoup d’assignations à résidence injustifiées voire cassées par le Conseil d’État. Ces erreurs de casting et autres dérives bénéficiant d’une étonnante bienveillance, il est évident que ces brimades n’ont pour vocation que d’apaiser le petit peuple qui veut la peau des « islamistes ».
Les véritables délinquants et les provocateurs professionnels ne sont pas nés de la dernière pluie. Ils se savent surveillés et, s’attendant aux incursions policières de jour comme nuit, s’arrangent pour ne jamais rien laisser trainer de répréhensible ou de compromettant chez eux. Quand les descentes ont effectivement lieu, ils n’opposent pas la moindre résistance et attendent tranquillement que l’orage passe, en clair que la maréchaussée s’en retourne bredouille la queue entre les jambes. Ils se paient parfois même le luxe de médiatiser leurs exploits, de porter plainte contre les Autorités et de se faire indemniser pour les dommages occasionnés, à valeur réelle si ce n’est majorée.
Les faibles, les naïfs et autres insouciants parmi la Communauté Musulmane pensent quant à eux que leur innocence doublée de leur foi – encore que cette dernière a pour les véritables Croyants des vertus miraculeuses insoupçonnées – va les protéger de la méchanceté humaine. Ça leur fait tout drôle le jour où ils sont réveillés manu-militari au beau milieu de la nuit et sont exhibés, menottés et en slip (voire sans), devant leur famille et leur voisinage. Ce dernier, notamment, est bien souvent à l’origine des dénonciations, ayant constaté chez le bounioul[5] un changement d’apparence physique ou d’habitude. Et que dire des conséquences sociales des interpellations voire des incarcérations sur les plans relationnel et professionnel, quand bien même elles se révèlent par la suite infondées. Les témoignages ahurissants de ceux qui sortent anéantis de cette pénible expérience abondent, mais qui s’en soucie ?
Certains sont tellement traumatisés par ces agressions qu’ils vont jusqu’à envisager de venger leur humiliation « radicalement », avec les conséquences fâcheuses qui en découlent.[6] Fort heureusement, les réactions de la plupart des victimes d’injustice se résumeront à de l’aigreur et à de petites incivilités envers ceux qu’ils tiennent pour responsables de leurs dommages, mais certains estimeront que l’irréparable a été accompli et qu’ils n’ont plus rien à perdre. Aï, aï, aï ! Personne ne demande à nos fins stratèges de rester les bras croisés quand des exactions sont commises sur le territoire qu’ils sont censés protéger, ni de laisser courir les véritables coupables, mais quant à déclencher une répression aveugle contre une « communauté-bouc-émissaire-idéal » et par là même alimenter la haine intercommunautaire, ça ce n’est vraiment pas malin. C’est irresponsable et pire que mieux.
[1] Ce qualificatif est devenu indispensable pour que les propos qui suivent ne soient pas interprétés comme de l’apologie.
[2] Celui de l’Intérieur et des Cultes, le petit chauve promoteur de l’Instance de Dialogue avec l’Islam de France qu’affectionnent les « meilleurs des nôtres ».
[3] En inévitable référence à Star Wars épisode VII qui sort actuellement sur les écrans.
[4] BRI (Brigade de Recherche et d’Intervention), pas de quoi en faire un fromage.
[5] Désolé pour cette expression pas jolie-jolie.
[6] Précisons encore ici qu’il s’agit d’un constat et non d’une incitation, sait-on jamais.

On ne fait que radoter…

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FrogsNous les Musulmans, nous ne sommes bons qu’à ergoter et à radoter mais totalement incapables de mobiliser notre Communauté léthargique, et personnellement je ne suis pas le dernier du genre. En révisant et en compilant dans un recueil les quelques cent vingt articles que j’ai rédigés au cours des cinq dernières années, j’ai réalisé que j’ai souvent traité des mêmes sujets – aux exercices de style et aux bons mots près – avec toujours les mêmes constats navrants : Nous autres Musulmans, sommes incapables de nous supporter, de nous unir (pour du lobbying à l’anglaise) et par conséquent de résoudre (seuls ou ensemble) les problèmes que nous avons peu ou prou en commun. Par conséquent, il est logique que nous soyons devenus la cible privilégiée et incessante des identitaires (racistes et islamophobes), de leurs représentants politiques (déclarés ou tacites) et des médias vautours.
Nous déplorons toujours les mêmes ingérences gouvernementales (françaises ou étrangères) dans nos affaires cultuelles, les mêmes « dictatures autoproclamées » au sein de nos mosquées, associations, organisations, fédérations et autres conseils « représentatifs ». Nous déplorons l’usage de l’Islam à d’autres fins que philanthropiques. Nous déplorons le déficit de sincérité dans des relations que nous qualifions exagérément voire hypocritement de fraternelles. Nous déplorons l’exécration et la répression de nos traditions religieuses, que ce soit pour les tenues vestimentaires (les Hijab, Niqab, Jilbâb, Qamis), pour les préceptes alimentaires (le Halal, de l’abattoir à la cantine scolaire), pour les décisions spécifiques (le Jeûne de Ramadan, le Pèlerinage à La Mecque, l’organisation funéraire, l’érection et le financement des Mosquées, etc.), pour les recommandations spirituelles (sermons et prêches), etc., etc. Nous déplorons les dérives extrémistes et criminelles des « nôtres » sans faire aucun effort pour les prévenir en amont par l’éducation familiale, religieuse et scolaire, puis par la formation intellectuelle et professionnelle. Nous déplorons la détérioration du « vivre-ensemble », mais nous ne nous préoccupons aucunement, en les considérant et en les rassurant, des états d’âme de ceux qui s’inquiètent de leur devenir en tant que minorité culturelle.
Comme l’ex-premier ministre Lionel Jospin qui s’est retiré définitivement de la vie politique après son échec aux présidentielles de 2002 en dépit d’un bilan assez positif, ou comme l’inénarrable humoriste Dieudonné qui a projeté d’abandonner sa brillante carrière après une dernière tournée en 2016, il vaut mieux quitter la scène avant de sombrer dans le pathétique. A l’inverse de tous nos oiseux (ou oiseaux, ça le fait aussi) infatués de leurs titres islamiques aussi insignifiants que pompeux, qui s’accrochent lamentablement à leurs prébendes depuis des décennies et jusqu’à leur dernier souffle, je préfère m’arrêter avant de devenir gâteux. Comme les boxeurs vieillissants, il faut savoir raccrocher définitivement les gants et quitter le ring brillamment plutôt que d’aller piteusement de défaite en défaite jusqu’à un humiliant K.O. final.
Tous les « tordus » que j’ai mis à découvert et fustigés, directement ou allusivement, se réjouiront logiquement de ma retraite, ouvertement ou sournoisement – comme ce fut le cas pour les victimes de Charlie Hebdo –, tandis que d’autres la déploreront faute de m’avoir dit expressément, en temps et en heure, que mon action était « indispensable ». Après quarante ans de militantisme, avec un désintéressement que seuls les gens de mauvaise foi me contesteront, je désespère désormais de motiver suffisamment de bonnes volontés pour s’opposer à l’inévitable. Contrairement aux assertions des identitaires « saucisson-pinard », qui ne supportent ni la visibilité communautaire (Hijab, Jilbâb, Niqab) ni ses particularités gastronomiques (Halal) et redoutent leur « grand remplacement » culturel, l’intégration dans la république laïque est plus avancée qu’ils ne le pensent. D’évidence, les Musulmans de France se sont résignés et endurent maintenant sans broncher l’hégémonie des dominants et leur législation discriminante. La collaboration est sans doute plus aisée que la résistance.
Personnellement, je préfère baisser les bras plutôt que la culotte, et tirer ma révérence de mon plein gré sans m’être jamais déshonoré en accointances même feintes avec mes opposants idéologiques internes et externes. Bien qu’ayant émigré sous les tropiques, il ne sera pas non plus question pour moi d’oisiveté, ayant d’autres travaux d’écriture sur le feu, plus profonds et plus constructifs. J’ai aussi un énorme hommage à rendre à celui qui m’a adopté et façonné intellectuellement, mon regretté Professeur Muhammad Hamidullah, dont je dois diffuser nombre d’écrits, comme il le souhaitait. Francophone et francophile par essence – et surtout pas par patriotisme –, je continuerai d’assister, gratuitement et discrètement, tous ceux qui solliciteront mon aide dans les causes hexagonales qui me sembleront légitimes, comme je l’ai fait sans faillir jusqu’à présent. Mais plus de radotage…

Quatre mois…

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poulets jacuzziQuatre mois ! Quatre mois se sont écoulés depuis mi-juin, depuis que le Ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a convoqué les « dhimmis de la République »[1] à son Instance de Dialogue avec l’Islam de France (I.D.I.F.). Après quatre mois de délai, son altesse sérénissime vient de pondre un malheureux compte-rendu qui ne casse pas trois pattes à un canard, défonce les portes ouvertes et ne prévoit quasiment rien de concret. Quatre mois pour une copie bâclée, on peut valablement se demander si sa majesté est un élève médiocre ou s’il a un réel manque de considération pour le petit personnel qui ambitionne de représenter l’islam de France sous tutelle gouvernementale.
Bien sûr qu’il n’a pas que ça à foutre le ministre. Le pauvre, il a été débordé par les vacances estivales, la canicule et la circulation routière, et par l’immigration massive de réfugiés et les camps de migrants qui débordent, et par la menace islamiste et la détection d’hypothétiques réseaux dormants, et par une petite guéguerre en Syrie contre on ne sait plus trop qui à force. Il s’en fout bien, lui, que la Communauté Musulmane en France soit divisée par les querelles intestines et incapable de s’organiser toute seule. Il s’en fout bien qu’elle soit méprisée par la République et décriée par les trois quarts des français. Tout ce qui lui importe à lui c’est de finir son petit mandat de premier flic de France sans faire de vagues, hormis peut-être une petite vague d’arrestation de présumés terroristes pour se donner bonne conscience. Allez ! Encore un an à tenir Bernard, et ça ne sera plus qu’un mauvais souvenir.
Croyez-moi, malgré ses billets doux, ses œillades et ses belles promesses énamourées d’il y a quatre mois, « Casanova » ne changera rien au sort des Musulmans de l’Hexagone et ne mettra rien de sérieux en place avant le changement de majorité plus que prévisible en 2017, de ça vous pouvez être sûr. La pré-campagne présidentielle va commencer d’ici six mois et aucun candidat ne s’avisera de promettre quoi que ce soit à un électorat musulman « bouc émissaire » pour le moins gênant, auquel par ailleurs il n’est jamais donné la moindre consigne de vote. Le présent billet, s’il parvient aux grandes oreilles du ministre, le piquera peut-être au vif d’annoncer quelque chose de fort et de faire semblant de le commencer, mais pour que la moindre mesure concrète soit suivi d’effet, ce sera une autre paire de manches que « Cazou » n’est pas prêt d’enfiler.
Pendant ce temps-là ça gesticule doucement du côté des Conseil Français du Culte Musulman (C.F.C.M.), Union des Organisations Islamique de France (U.O.I.F.), Rassemblement des Musulmans en France (R.M.F.), Grande Mosquée de Paris (G.M.P.) et plus si affinités, qui semblent avoir le feu aux fesses. Tous ces braves gens se réunissent bruyamment pour faire savoir – on ne sait pas trop à qui, à leur ministre de tutelle peut-être – qu’ils sont mobilisés pour ne rien faire d’autre que sauver leurs prétentions au leadership et les prérogatives qui vont avec. Ils tiennent absolument à faire savoir que l’heure de la retraite anticipée n’est pas là de sonner pour eux, quand bien même ils sont incapables de faire mieux que ce qu’ils n’ont pas fait jusqu’à maintenant.
Comme d’habitude, la mainmise sur la communauté musulmane de France continuera d’être assurée par les chancelleries et autres ministères du culte, en fonction des inféodations et des mètres carrés prosternables. Personne ne prendra la moindre initiative pour protester et proposer quoi que ce soit d’émancipateur ou de revendicatif. Tout le monde fera le dos rond ou grommellera dans son coin en attendant que ça passe mais se gardera bien de contester l’assujettissement forcé aux autoproclamés. Certains s’estimeront même flattés si un strapontin leur est tendu pour siéger au sein de l’Instance de Dialogue avec l’Islam de France (I.D.I.F.). En attendant, comme c’est beaucoup trop tôt, avant de poser leurs grosses fesses dans les salons ministériels, ils devront rester debout au garde à vous, et pendant sans doute bien plus que quatre mois …
[1] « Les Protégés ».

Musulmans de façade.

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klebsL’Islam est un tout qui engage à se soumettre aux injonctions de DIEU et à se conformer aux actes et aux recommandations de Son dernier Prophète (ص). Quelles que soient leur doctrine (minhaj) ou leurs motivations, tous ceux qui professent la Shahada (l’attestation de foi musulmane)[1] sont à considérer théoriquement comme des adeptes de l’Islam,[2] à tort ou à raison. Cependant, on est en droit de douter des qualités substantielles et des discours mielleux de ces Musulmans de façade (fassad)[3] qui prennent des libertés par rapport aux enseignements islamiques indiscutables.
La religion que certains manifestent parfois ostensiblement n’est généralement qu’un vernis de surface qui s’écaille à la moindre éraflure. C’est le cas pour les acteurs, les musiciens, les écrivains, les sportifs et autres clowns prétendument musulmans,[4] aussi peu pratiquants que glorieux, que les médias sollicitent de temps à autres comme tels pour commenter l’actualité, dispenser des leçons de « Dine »[5] et ânonner à qui veut les entendre des « c’est ça l’Islam ! » ou « l’Islam, ce n’est pas ça ! ». On est en droit de penser que s’en remettre à l’appréciation de ces illustres inconnus pour décider du bien-fondé ou pas des règles islamiques équivaut à confier des transplantations cardiaques à des chirurgiens débutants.
N’allez pas croire que ces braves gens s’inquiètent pour la réputation de leur belle religion lorsqu’ils l’évoquent promptement devant des micros ou des caméras. Que nenni ! La seule raison qui les poussent à évoquer du bout des lèvres une confession qu’ils zappent totalement lorsqu’ils sont dans leur milieu professionnel ou devant leurs auditoires, c’est le possible et insupportable amalgame. Ce qui leur importe le plus, c’est qu’on ne les confonde pas avec de véritables pratiquants, surtout avec ces islamistes qui ombragent leur carrière. On est en droit de conchier sur cette déloyauté.
La relative célébrité de ces « artistes » ne doit en aucun cas faire oublier leurs manquements religieux, assumés ou pas, et leur duplicité en fonction des lieux où ils se produisent. S’ils négligent ouvertement leur encombrante foi, sans honte ni remords, alors il n’y a aucune raison de les porter aux nues au moindre de leurs rares sursauts identitaires. Quelles que soient leurs indignations et leurs déclarations, fussent-elles élogieuses, elles doivent être marginalisées car ces tricheurs ne doivent vraiment pas apparaître comme des modèles ou des porte-paroles. Crument, comme celui qui m’a amené à me convertir il y a plus de quarante ans, on est en droit de leur dire : « L’Islam n’est pas une poubelle ! ».
Quand bien même les exaltés intra et extra muros cherchent à lui faire exprimer le contraire, l’Islam des Textes est éminemment tolérant,[6] parfois jusqu’à l’extrême.[7] « Chacun chez soi et les moutons seront bien gardés », chacun peut vivre librement la vie qu’il a choisie tant qu’il n’interfère pas dans les affaires des autres.[8] On est en droit d’espérer que le vivre-ensemble soit possible si cette recommandation est respectée, dans les deux sens, et quand les dominants cesseront de tyranniser les dominés…
Naturellement, en interprétant les Textes à sa façon, en se référant à ses « Savants » favoris et en colportant sa petite cuisine, chacun se donne à la fois raison et bonne conscience. Les « modérés » édulcorent les pratiques religieuses, estimant que certains préceptes ne les concernent pas et les « rigoristes » les exagèrent, considérant littéralement qu’il est de leur devoir de les imposer à tous, de gré ou de force. On est en droit de se demander s’il n’est pas préférable « d’avoir le cul entre deux chaises », tout bonnement parce que la vérité et la justesse se situent exactement au milieu.[9]
[1] La ilaha illaLLAH Mohammad RassoulouLLAH – il n’y a de DIEU qu’ALLAH et Mohammad est l’Envoyé d’ALLAH.
[2] « L’Islam est que tu témoignes qu’il n’est pas de divinité si ce n’est ALLAH et que Mohammad est l’Envoyé d’ALLAH. » (Boukhary 2/1/1 – Mouslim 1/21, 23, 24 – Nawawy/40 Hadiths/2, 3, 8).
[3] Fassad (= perversité en arabe), pour le simple plaisir du jeu de mot.
[4] Les Debbouze, Smaïn, Mérad, Sy, Bédia, El Atrassi, Achour, Nacéri, Taghmaoui, Zem, Bouadjila, Rahim, Bent, Badi, Nadiya, Faudel, Khaled, Benjelloun, Chébel, et autres bateleurs du troisième type auxquels on fait trop d’honneur, rien qu’en les citant…
[5] « Religion » en arabe.
[6] « Pas de contrainte en religion ! Car le bon chemin se distingue de l’errance. » (Coran 2 :256). « La vérité est de votre Seigneur ». Croie qui veut, donc ; et mécroie qui veut. (Coran 18 : 29). « Tu n’es cependant pas un tyran pour eux ! Par le Coran, donc, rappelle celui qui craint Ma menace » (Coran 50 :45).
[7] « Un Bédouin s’était mis à uriner dans la mosquée. Comme tous les fidèles se précipitaient sur lui pour le maltraiter, l’Envoyé de DIEU (ص) leur dit : « Laissez-le achever, et alors vous répandrez sur son urine un seau d’eau. La révélation vous a été faite pour vous faciliter les choses et non pour les rendre difficiles ».» (Boukhary 78/80/5 et aussi 4/58/3 – 4/57/1 – 78/35/2).
[8] « Ho, les croyants ! Occupez-vous de vous-même ! Point ne vous nuira celui qui est égaré, si vous êtes dans la guidée. Vers DIEU est votre retour à tous ; et puis Il vous informera de ce que vous faisiez. » (Coran 5 :105).
[9] « Et c’est ainsi que Nous avons fait de vous une communauté de juste milieu, pour que vous soyez témoins contre les gens, et le Messager, témoin contre vous. » (Coran 2 :143).

Cinq ans de cache-cache.

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niqab d'honneurCe 11 octobre 2015, il y aura déjà cinq ans que la loi « anti-niqab » – pudiquement et hypocritement intitulée « interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public »[1] – a été promulguée en France, avec l’assentiment quasi unanime de tous les grands partis politiques, prétendument au nom « du danger pour la sécurité publique » et « du vivre-ensemble ». Personne n’est dupe de la perfidie et des véritables desseins du texte législatif en question, soutenu par les gros culs de l’identité nationale, qui n’ont cherché ainsi qu’à satisfaire l’antipathie islamique des trois quarts des électeurs de l’Hexagone.
Bien que ne limitant que les préceptes, les usages et la circulation d’une minorité d’entre eux, les Musulmans de France auraient normalement dû se mobiliser pour empêcher la promulgation de cette mesure infamante pour la liberté de culte . Mais, comme à l’accoutumée, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur des frontières, c’est chacun pour sa gueule, tant qu’on n’est pas directement impacté questions sécurité ou confort personnels. Que ce soit à titre individuel ou collectif, rares ont été les prétendus disciples de Mohammad (ص) à prendre le risque de soutenir leur camp, quitte à relativiser certaines exégèses et à se dresser courageusement contre ceux qui n’aspirent qu’à leur anéantissement.
L’entérinement de cette loi liberticide par la Cour Européenne des Droits de l’Homme en juillet 2014 et la recrudescence des agressions sur les Musulmanes voilées semblent avoir eu raison de la contestation et de l’endurance de bon nombre d’entre elles. Raison de plus pour saluer bien bas les nombreuses résistantes qui ont bien du mérite de persévérer à endurer leurs séquestrations forcées, les railleries et les délations publiques, les parties de cache-cache et les affrontements avec les « représentants de l’ordre », sans oublier la répression juridico-financière. Et question coercition, copieusement fantasmée par le législateur et passible de lourdes sanctions, aucun cas à signaler nulle part, étonnamment.
« La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi »,[2] « La loi n’a le droit de défendre que les actions nuisibles à la société. Tout ce qui n’est pas défendu par la loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu’elle n’ordonne pas »,[3]  « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi »,[4] Curieusement, les arguments invoqués par le Conseil Constitutionnel français pour valider la loi anti-niqab, dont les plus spécieux relatifs à la sécurité publique et à une fantasmagorique discrimination féminine, (« La loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l’homme » [5]), pouvaient être tout autant invoqués pour la désavouer. Et le dit Conseil peut toujours supposer que « l’interdiction de dissimuler son visage dans l’espace public ne saurait, sans porter une atteinte excessive à l’article 10 de la Déclaration de 1789, restreindre l’exercice de la liberté religieuse dans les lieux de culte ouverts au public », ses supputations ne sauraient, elles, soulager les nuisances et les souffrances occasionnées à nos « religieuses ».
Au diable les constitutions, leurs interprétations et leur contournement pour satisfaire à la vindicte publique et à la démagogie électorale. Ne serait-ce que pour l’honneur, le devoir de tout Musulman est de contester les abus de pouvoir disproportionnés exercés à l’encontre des traditions religieuses, aussi marginales soient-elles, quand bien même il ne les partage pas, ainsi que les brimades contre les minorités, quand bien même il n’en fait pas partie. En perpétuant une commémoration annuelle de cette législation arbitraire contre le voile intégral, il montrera qu’il n’admet pas l’intolérance et les humiliations infligées aujourd’hui aux plus vulnérables parmi les siens, et s’évitera le même sort demain, inchaALLAH
[1] Loi n° 2010-1192 du 11 octobre 2010 (Journal officiel du 12 octobre 2010) interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public, contestée par le Conseil d’État mais admise par le Conseil Constitutionnel. L’article 1er pose le principe général selon lequel « nul ne peut, dans l’espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage ».
[2] Article 4 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789.
[3] Article 5 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789.
[4] Article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789.
[5] Troisième alinéa du Préambule de la Constitution de 1946.

Elles sont assez grandes !

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SoldatesCompte tenu de leur « fragilité »,[1] les Musulmanes sont les victimes privilégiées des agressions islamophobes mais aussi, malheureusement, des pressions communautaires. Pour pouvoir riposter efficacement aux critiques de ceux qui ne voient dans leurs apparences et leurs attitudes qu’obscurantisme et servage, il leur faut d’abord récuser les « souteneurs » (tuteurs et dominateurs) qui parlent et agissent en leur nom. L’Islam leur a accordé d’indéniables avancées sociales, mais c’est à elles seules qu’il incombe de les faire appliquer. Leur situation ne s’améliorera pas tant qu’elles ne se révolteront pas contre les injustices dont elles sont l’objet à l’intérieur et à l’extérieur de leur communauté, que ce soit contre les hiérophantes les plus fondamentalistes ou les islamophobes chevronnés.
Rappelons avant tout aux misogynes invétérés parmi les nôtres que des milliers de Traditions Prophétiques (hadiths) ont été rapportées par Aïcha, l’épouse du Prophète (ص), laquelle dispensait à d’illustres Compagnons ce qu’on appelle aujourd’hui des consultations juridiques (Fatwas).[2] Mentionnons également Bilqis, Reine de Saba, qui régna sur ses sujets (masculins et féminins) après son union avec le Prophète Salomon (Suleymane). Et citons encore cette femme exceptionnelle, Oum Waraqa bint Nawfel, qui fut autorisée par le Prophète (ص) à diriger l’Office de Prière de ses gens de maison.[3] Cependant, faute d’encouragements – masculins surtout –, les femmes de poigne de l’envergure de Mère Theresa, de Sœur Emmanuelle, d’Indira Gandhi, de Margaret Thatcher, d’Angela Merkel voire de Golda Meir ont toujours fait cruellement défaut au sein du monde musulman.
Le droit de siéger avec les hommes dans les tribunes islamiques, même pour traiter des sujets qui les concernent spécifiquement, est généralement dénié aux Musulmanes, même convenablement couvertes, pour des raisons spécieuses de bienséance. À croire que dans la vraie vie, question promiscuité, celles-ci ne fréquentent ni les transports en commun ni les salles d’attente publiques ! Certains prédicateurs stars ne rechignent cependant pas, eux, à « courtiser » les femmes politiques susceptibles de faciliter leur pratique du culte ou à se produire devant des assemblées essentiellement féminines, pour rappeler à leurs ouailles les servitudes conjugales et les châtiments encourus en cas de défection. On ne s’étonnera donc pas que, pour compenser la docilité excessive de leurs groupies, des Fémen interviennent, scandaleusement convenons-en, pour sanctionner certains prêches outranciers.
Les Musulmanes sont en principe assez grandes pour défendre leur croûte toutes seules. Au sein de leur foyer, il n’y a pas que « casseroles et chiffons ». La plupart d’entre elles mènent la barque[4] – pour ne pas dire portent le pantalon – et décident pratiquement de tout, de la couleur des rideaux et du papier peint à l’achat du lave-vaisselle, en passant par la gestion du précieux compte en banque, sans pour autant solliciter la moindre Fatwa. Allez donc, pour voir, essayer de les dissuader d’employer telle crème de beauté, telle couleur de teinture de cheveux ou de suivre telle cure minceur quand elles l’ont décrété ![5] Hormis ces stéréotypes à faire hurler les féministes, bon nombre d’entre-elles ont des savoirs et des aptitudes dans des domaines où leurs pères, leurs maris, leurs frères ou leurs fils sont ignorants ou incapables.
Les Musulmanes doivent néanmoins être pragmatiques et réalistes concernant la domination masculine et leurs possibilités d’émancipation. Pour déroger aux dispositions générales islamiques qui leur sont opposées, lesquelles préconisent leur régence par les hommes,[6] il leur suffirait seulement de démontrer qu’elles sont capables de les égaler et même de les surpasser. Être discrète et pudique sous un voile protecteur et respecter les limites fixées par les Textes ne veut absolument pas dire pour le « sexe faible » s’effacer ou ramper devant le « sexe fort ». En leur demandant de se voiler devant eux et de se placer derrière eux durant les Offices de Prière, DIEU et Son Prophète (ص) ont surtout souligné le sérieux des femmes et la faiblesse des hommes. Sans se sous-estimer ni se surestimer, elles ont tous les atouts (et les atours) pour faire. Encore faut-il qu’elles en usent, et pour la bonne cause !
[1] « Au cours d’une expédition du Prophète un jeune homme, nommé Andjacha, conduisait les chamelles des femmes. « Doucement, ô Andjacha, lui cria le Prophète, tu as un chargement de verreries ». Il voulait parler des femmes. » (Boukhary 78/116/1-3 – 78/90/5 – 78/95/3 – 78/111/2).
[2] « Masrouq rapporte qu’il se rendit chez `Aïcha et lui dit : « 0 mère des Croyants, un homme qui envoie une victime à la Mecque, tout en demeurant dans la ville qu’il habite, et qui recommande d’enguirlander cette victime, ne doit-il pas, à partir de ce jour, rester en état d’ihram (sacralisation) jusqu’au moment où les pèlerins reprennent leur état normal ? » J’entendis battre des mains derrière la portière et `Aïcha me dire : « Je tressais les guirlandes des victimes de l’Envoyé de DIEU ; il envoyait ces victimes à la Ka’ba et ne s’interdisait rien de ce qui est licite aux hommes envers leurs femmes jusqu’au retour des pèlerins »». (Boukhary 73/15/1).
[3] Abou Daoud 2/61/1,2.
[4]« …l’homme est un berger pour sa famille et il est responsable ; la femme est une bergère pour la maison de son mari et de ses enfants et elle est responsable… » (Boukhary 67/86/1 – 67/90/1 – 55/9/2 – 43/20/1 – 93/1/2).
[5] « Les femmes des Arabes du désert enseignaient à leurs filles à mettre leurs maris à l’épreuve. La mère disait à sa fille : « Expérimente ton mari avant de faire la fière et l’insolente avec lui : enlève le fer à la partie inférieure de sa lance, s’il se tait, use de son bouclier pour y couper la viande ; s’il se tait encore, casse les os avec son sabre et s’il garde encore le silence, mets-lui un bât sur le dos et monte dessus, car il n’est alors autre chose que ton âne » (Al Ghazali – Vivification des sciences de la foi 17/3/4).
[6] « Les hommes sont des directeurs pour les femmes, à cause de l’excellence qu’entre eux DIEU accorde aux uns sur les autres, ainsi que de la dépense qu’ils font de leurs biens. Les femmes de bien sont celles qui sont de dévotion, qui protègent, même dans l’invisible, ce que DIEU a protégé. » (Coran 4 :34). «…elles ont des droits équivalents à leurs obligations, conformément au bon usage. Mais les hommes ont le pas sur elles. Et DIEU est Puissant, Sage. » (Coran 2 :228).

Et en avant la musique !

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Tonnerre de BrestJ’estime, jusqu’à preuve du contraire, être plus fondamentaliste que réformiste. Entre autres exigences islamiques, je souscris au port volontaire du Hijab et du Niqab par les Musulmanes, sans restriction et au sein de n’importe quel espace, j’exige du véritable Halal issu d’abattages effectués manuellement et sans étourdissement (à la juive) et j’adhère à la vision physique du Hilal de Ramadan néanmoins calculé astronomiquement. Je suis donc, logiquement, dans le camp de ceux pour qui, de quelque doctrine (minhaj) qu’ils soient et quelles que soient leurs particularités dogmatiques, l’esprit ne doit qu’expliciter la lettre de la Loi divine sans jamais s’y substituer. Et, en mettant les points sur les « i », je préciserai que cette position réputée conservatrice ne m’incline ni à l’obscurantisme ni au terrorisme.
Néanmoins, le fait de se conformer strictement aux préceptes islamiques clairs (Coran et Traditions prophétiques (Hadith)), ne signifie pas qu’il faille souscrire à la moindre « sous-tradition » sans raisonner. Car, à ce propos, nombre de donneurs de leçons dépassent parfois les bornes en enjoignant à tous, y compris à ceux qui n’en veulent pas, des règles et des extrapolations religieuses mineures voire exubérantes. Au lieu d’insister sur l’amélioration des caractères et des comportements, sur le respect des engagements et des droits des individus, sur l’engagement désintéressé au service de sa religion et de ses congénères et la répression de ses mauvais penchants, ils ne font que rabâcher des évidences et exagérer l’importance canonique de certains usages accessoires, des djellabas, des couvre-chefs, des tailles de pantalons, des poils de barbe et des vertus médicinales de l’urine de chamelle.
Et on en vient donc naturellement à la condamnation outrancière de la musique par certains « savants », et au tollé quasi unanime (hormis la solidarité salafiste de bon aloi mais néanmoins inappropriée) déclenché par les propos inconsidérés de Rachida Bou Hodeyfa qui l’a qualifiée de paroles de Chaytane (Diable) et a traité ses amateurs de futurs singes et porcs. « Tonnerre de Brest », comme dirait le Capitaine Haddock. On ne tire pas sur les ambulances à condition qu’elles ne transportent que des blessés et des hommes désarmés. Ce n’est pas le cas ici avec le prétentieux imam brestois qui non seulement ne regrette ni ses élucubrations éhontées ni ses citations coraniques et prophétiques mensongères[1] mais réitère ses divagations en fustigeant hargneusement et non moins orgueilleusement ses détracteurs, y compris votre serviteur dont il ne pouvait que déclencher l’ire.
Comme pour la télé, le cinéma ou le foot, la musique est de ces sujets tabous dont les Musulmans, sans bien savoir pourquoi, doivent faire hypocritement semblant de se désintéresser alors qu’ils en sont grands amateurs. En Islam, ce qui n’est pas expressément interdit est autorisé, alors inutile de se retrancher derrière de grandes figures musulmanes qui l’ont légalisée, comme Ghazali ou Ibn Hazm, pour légitimer la musique. Hormis un commentaire (Tafsir) tiré par les cheveux d’un verset de la sourate Luqman[2] relatif à la poésie impie, il n’y a aucun verset dans le Coran qui bannisse explicitement la musique, et hormis des interprétations contestables, rien non plus de décisif dans le Hadith. Charité bien ordonnée commence par soi-même, pourquoi donc vos muftis préférés bien inspirés ne condamnent-ils pas les hymnes nationaux en fanfare de leurs bleds respectifs ? Et tant qu’on y est, interrogez-les aussi sur les petites guéguerres fratricides que déclenchent périodiquement leurs dirigeants ?[3]
Comme quatre-vingt-dix pour cent de mes semblables, Musulmans ou pas, j’écoute de la musique, involontairement ou pas, sans en avoir honte et sans jamais avoir constaté les conséquences diaboliques évoquées par notre histrion breton. Avant l’Islam, j’ai chanté dans un groupe de pop music pendant plusieurs années et je n’ai jamais cessé d’apprécier les belles mélodies. Je travaille encore aujourd’hui en musique, et je me console de mes petits malheurs comme de la bêtise humaine en musique. Et, la musique étant censée adoucir les mœurs, mes coreligionnaires les plus sanguinaires feraient mieux d’y recourir pour être plus positifs et productifs, au lieu de guerroyer à tort et à travers pour faire valser les têtes humaines.
[1] « Ho, les croyants ! Pourquoi dites-vous ce que vous ne faites pas ? C’est en grande détestation auprès de DIEU, de dire ce que vous ne faites pas. » (Coran 61 :2,3). « Ne mentez pas car le mensonge mène à l’impiété et l’impiété mène à l’Enfer. L’homme qui use régulièrement de mensonge en viendra à être inscrit auprès de DIEU comme un grand menteur. Soyez véridiques car la véracité mène à la piété et la piété mène au Paradis. L’homme qui dit toujours la vérité en viendra à mériter le nom de très véridique ». (Boukhary 78/69/1 – Abou Daoud 40/80 – Tirmizhy 25/46).
[2] « Tel, parmi les gens, achète le passe-temps du conte, en sorte qu’à son insu il égare du sentier de DIEU que cependant il prend en moquerie. À ceux-là le châtiment avilissant ! » (Coran 31 :6).
[3] « Celui qui porte les armes contre nous n’est pas des nôtres. » (Boukhary 92/7/1,2). « Injurier un Musulman, c’est commettre un forfait ; le tuer, est faire acte d’infidélité. » (Boukhary 92/8/1 – 87/2/8). « Quand je ne serai plus là, ne revenez pas à la mécréance en vous tuant les uns les autres. » (Boukhary 86/9/1 – 64/77/8,10,11 – 92/8/3,4,5 – 97/24/12 – 87/2/2,3 – 3/43/1 – 25/132/1,3). « Toutes les fois que deux Musulmans armés d’un sabre en viennent aux mains, tous deux iront en enfer. — C’est bien pour celui qui tue, lui dit-on, mais pourquoi en est-il ainsi de celui qui est tué ? — C’est, répliqua-t-il, parce qu’il voulait tuer son adversaire ». » (Boukhary 92/10/1 – 87/2/9). « Et si deux groupes de croyants se combattent, alors faites la paix entre eux. Puis, si l’un d’eux se rebelle contre l’autre, alors, combattez celui qui se rebelle, jusqu’à ce qu’il s’incline devant l’ordre de DIEU. Puis, s’il s’incline, alors faites la paix entre eux avec justice, et jugez à la balance. Oui, DIEU aime ceux qui jugent à la balance. Rien d’autre : les croyants sont des frères. Faites donc la paix entre vos deux frères, et craignez DIEU. Peut-être vous ferait-on miséricorde ? » (Coran 49 :9,10).

Il ne faudrait quand même pas pousser !

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bousculades MekkahOn n’en avait pas encore assez avec les guerres fratricides entre Musulmans dans tous les coins du globe, où tout un chacun cherche à éliminer physiquement ou mentalement ceux qui ne raisonnent pas comme lui. Lors du pèlerinage à La Mecque (Hajj), la connerie humaine a blessé et tué des centaines de pèlerins au cours des rites les plus glorieux qui soient, dans les lieux les plus éminents qui soient. Et cette fois ce n’est plus le fait d’une grue tombée accidentellement en raison d’événements climatiques exceptionnels, mais l’ignorance, l’individualisme et les comportements brutaux qui ont frappé de pauvres gens. Que DIEU leur fasse miséricorde !
Deux millions de personnes rassemblées au même endroit en même temps pour effectuer les mêmes rites, c’est très tout à fait extraordinaire mais aussi des plus dangereux en termes de sécurité. Tous ceux qui ont effectué le Hajj ont constaté le manque de discipline de nombreux pèlerins qui s’obstinent à vouloir s’adonner radicalement au rituel, envers et contre tout et tous, sans aucun ménagement pour ceux qui les entourent. Pendant la période dite du Hajj, au cœur des célébrations, lors de la circumambulation (Tawaf) ou de la lapidation des stèles diaboliques (rijm Jamarates ach-Chaytane) l’affluence dans ces lieux et les cohues atteignent leur paroxysme et demanderaient aux exécutants encore plus de retenue et de précautions. Mais c’est chacun pour sa gueule comme on dit vulgairement.
Il n’est pas question ici de fatalité et de maladresse mais de culpabilité et de responsabilité. Même si elle est critiquable sur bien d’autres points, c’est trop facile de rejeter la faute sur l’Arabie en critiquant sa gestion des Lieux Saints sur lesquels elle a prodigué beaucoup d’efforts. Par contre, aucune circonstance atténuante pour les sauvages qui bousculent sans vergogne les personnes âgées ou faibles afin d’accélérer la réalisation de leurs rites. De la part de ces « assassins potentiels », il n’est plus question ici de respect et de crainte révérencielle envers DIEU pour satisfaire à des pratiques purificatrices mais tout simplement d’imbécilité et de bestialité contraires à tout fondement religieux, à l’instar des barbaries perpétrées par nombre d’incultes fanatisés qui se prétendent djihadistes. Rien ne saurait légitimer la violence et la méchanceté gratuites envers quiconque au détriment de la mansuétude, de la clémence et de la compréhension.
Combien faut-il de versets de la Bible, du Coran ou de n’importe quel livre saint pour convaincre ceux qui se disent religieux de ne pas commettre ces exactions et ces forfaits dont ils devront répondre dans ce monde et dans l’autre ? [1] Quel sorte de serviteur de DIEU peut s’autoriser des horreurs envers d’autres créatures divines, sous prétexte qu’elles ne pensent ou n’agissent pas conformément à sa façon de voir ou parce que des partisans de ses adversaires auraient également commis de telles atrocités. La guerre est la pire des choses et doit être évitée à tout prix.[2] Un Musulman digne de ce nom est censé s’efforcer de se comporter convenablement pour être un exemple pour l’humanité,[3] à l’instar de celui qu’il doit prendre pour modèle privilégié, le Prophète Mohammad (ص).[4] A plus fortes raisons, en soumission véritable à DIEU, celui qui effectue le Hajj devrait spécialement cultiver l’altruisme et les bons comportements envers ses semblables et les faire perdurer au-delà de son expédition spirituelle. Il ne faudrait quand même pas pousser !
[1] « Ho, les croyants ! Allons ! Debout, témoins pour DIEU avec justice ! Et que la haine d’un peuple ne vous incite pas à ne pas faire l’équité. Faites l’équité : c’est plus proche de la piété. Et craignez DIEU. Oui, DIEU est bien informé de ce que vous faites. » (Coran 5 :8). « C’est pourquoi Nous avons prescrit sur les Enfants d’Israël que quiconque tuerait une personne, -à moins qu’en échange d’une autre ou à cause d’un désordre commis sur la terre -… rien d’autre, alors : c’est comme s’il avait tué tous les gens ensemble. Et quiconque lui fait don de la vie, c’est comme s’il faisait don de la vie à tous les gens ensemble. » (Coran 5 :32). « Et si vous poursuivez, poursuivez alors selon qu’on vous a poursuivis. Si vous endurez, c’est mieux, certes, pour les endurants. » (Coran 16 :126).
[2]  « Que celui qui le peut n’ait pas entre lui et le paradis plein le creux de sa main de sang qu’il aurait versé. » (Boukhary 93/9/1). « Ô Musulmans, ne souhaitez pas la rencontre de l’ennemi, et demandez plutôt à DIEU la paix. Puis, lorsque vous rencontrerez l’ennemi, montrez de l’endurance et sachez que le paradis est à l’ombre des sabres. » (Boukhary 56/112/1 – 56/156/1-3 – 94/8/1). « Je n’ai pas reçu l’ordre de percer le cœur des hommes ni de leur ouvrir le ventre. » (Boukhary 64/61/3). « Et si deux groupes de croyants se combattent, alors faites la paix entre eux. Puis, si l’un d’eux se rebelle contre l’autre, alors, combattez celui qui se rebelle, jusqu’à ce qu’il s’incline devant l’ordre de DIEU. Puis, s’il s’incline, alors faites la paix entre eux avec justice, et jugez à la balance. Oui, DIEU aime ceux qui jugent à la balance. Rien d’autre : les croyants sont des frères. Faites donc la paix entre vos deux frères, et craignez DIEU. Peut-être vous ferait-on miséricorde ? » (Coran 49 :9,10).
[3] « Et c’est ainsi que Nous avons fait de vous une communauté de juste milieu, pour que vous soyez témoins contre les gens, et le Messager témoin contre vous. » (Coran 2 :143).
[4] « Il demeure très certainement dans le Messager de DIEU un beau modèle pour vous, pour quiconque espère en DIEU et au Jour dernier et qui se rappelle DIEU beaucoup. » (Coran 33 :21).

Les beaux parleurs.

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boparleurs2La Communauté Musulmane, sous toutes les latitudes, ne manque pas de beaux parleurs, selon l’expression consacrée.  De la recommandation du Hijab ou du Niqab, de l’observation du Halal des aliments ou du Hilal de Ramadan, de l’islamophobie abusive à l’antisémitisme excessif, du mariage pour tous à la polygamie pour personne, de  l’islamisation pour endiguer la laïcisation de l’espace public, du mythe de l’identité nationale à la réalité de la multiculture, du gangstérisme professionnel au djihad amateur, de l’occupation illégitime de la Palestine aux exactions envers les Juifs, des excommunications réciproques entre Chiites et Sunnites, des prétendus pays musulmans au supposé État Islamique, des conflits armés en Iraq, en Syrie, au Yémen, en Afghanistan, au Mali, en Somalie, au Soudan, au Nigéria, en Lybie, au Cachemire, en Birmanie et de l’accueil des réfugiés de l’Océan Indien ou de la Méditerranée, les sujets ne manquent pas pour briller en public, que ce soit sur les minbars des mosquées ou sur les tribunes des salons de bourges ou du Bourget.
Comme les chanteurs à minettes en d’autres lieux, la plupart des prêcheurs et autres conférenciers musulmans se contentent de se pavaner devant des auditoires acquis à leur cause, et peu critiques puisque peu exigeants. Si en théorie, les cheikhs machin, les docteurs truc et autres recteurs bazar (titres pompeux qui n’avaient pas cours au temps du Saint Prophète (ص), ceci dit en passant) continuent à faire illusion intra-muros en débitant des généralités tellement malavisées qu’elles poussent des Femen à se dépoitrailler en représailles, en pratique ils sont bien incapables de résoudre le moindre problème sur le terrain. Leur étalage de « science » dans les salons ou sur les réseaux sociaux, contrairement aux études de marché, à la planification et à la gestion de projets – en bref aux actions concrètes – ne fait que camoufler leur impuissance à solutionner les difficultés rencontrées par leurs ouailles dans la vraie vie.
Il y a incontestablement plus de monde pour parler de l’humanitaire et des dévastations militaires que pour agir concrètement dans les zones sinistrées. Quelle que soit la nature et l’ampleur des contributions, aussi bien financières que logistiques, celles-ci doivent cependant être saluées et encouragées. Néanmoins, nombreux sont les « commentateurs » confortablement engoncés dans leurs fauteuils devant leur télé à penser être dédouanés en versant royalement quelques dizaines d’euros, tout en se bornant à s’indigner des insuffisances de ceux qui pourvoient plus abondamment qu’eux aux carences de leurs semblables. En ce qui concerne le traitement des réfugiés, il faut être réaliste, les Musulmans sont loin d’être à la hauteur de la situation tant en ce qui concerne les nations qu’au niveau individuel. En les encourageant à s’expatrier en Occident sans jamais proposer de les accueillir physiquement dans leurs foyers, on est plus proche du « viens chez moi j’habite chez une copine » que de « j’adopteunmigrant.com ».
Les seuls à mériter des éloges sont ceux qui prennent à bras le corps les difficultés des autres en sacrifiant leur temps, leur confort et leur argent pour tenter d’alléger leurs malheurs autant que faire se peut. Le tableau d’honneur ira donc aux bénévoles en tous genres des diverses organisations humanitaires qui, parfois au péril de leur vie, soulagent les populations sinistrées sur place en leur apportant le réconfort, la sécurité et les soins dont ils ont besoin. On exclura bien évidemment de cet hommage tous ceux qui ne font que profiter de la naïveté et de la détresse matérielle ou psychologique des plus démunis pour leur faire avaler des couleuvres ou leur imposer des us et coutumes contraires à leurs convictions.
On est assez loin de l’idéal islamique qui consiste à partager inconditionnellement l’affliction de ses frères[1] et à fraterniser véritablement.[2] Tout un chacun, moi y compris, a évidemment suffisamment de bonnes raisons de ne pas être en situation d’accueillir toute la misère du monde et on ne saurait en faire grief à quiconque. Mais de grâce arrêtons les faux semblants et les beaux discours destinés à se donner bonne conscience en prétextant que si on le pouvait on le ferait, juré craché. C’est tellement plus simple d’éteindre sa télé aux heures des repas, pour ne pas risquer d’avoir l’appétit coupé par la détresse humaine. Et de toute façon, comme c’est très impoli de parler la bouche pleine, il sera bien temps d’en reparler après le dessert…
[1] « Aucun de vous n’a vraiment la foi s’il ne désire pour son prochain ce qu’il désire pour lui-même. » (Boukhary 2/6/1). « Les croyants font corps dans leur affection et leur compassion mutuelle. Si un membre vient à souffrir, c’est tout le corps qui devient fiévreux » (Mouslim).
[2] « « Lorsque nous sommes arrivés à Médine, l’Envoyé de DIEU (ص) établit un lien de fraternité entre `Abderrahman ben-`Aouf et Sa`d ben-er-Rebi`. « Je suis le plus riche des Ansâr, dit alors ce dernier à`Abderrahman, prends la moitié de ma fortune. J’ai deux femmes ; vois celle des deux qui te plaît, dis-moi son nom afin que je la répudie, et, lorsqu’elle aura achevé le temps de sa retraite légale, tu I ‘épouseras ». (Boukhary 34/1/2 – 63/3/1,2 – 67/7/1).

Et la Maison de Valérie ?

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maison de valérieLa députée Valérie Pécresse a rendu visite à ses « amis » musulmans de l’UAM93 un soir de Ramadan, pour casser la croûte en leur joyeuse compagnie, et en a profité pour leur faire quelques gâteries au moment du dessert, en tout bien tout honneur, des promesses qui n’engagent que ceux qui les écoutent, comme disait feu Charles Pasqua son ex-collègue UDR, RPR, UMP, Les Républicains, etc. Histoire de parler pour ne rien dire, sans envisager quoi que ce soit de concret, l’ex-Ministre du gouvernement Sarkozy-Fillon a innocemment évoqué le fait que les Musulmans devraient bénéficier de ce qui a été donné à d’autres Français, les Catholiques et les Juifs. La belle affaire que voilà !
« On doit pouvoir donner aux musulmans ce qu’on donne aux Français et aux Juifs » versus « c’est évident que ce que l’on a demandé aux catholiques et aux juifs par le passé, on doit pouvoir le demander aux musulmans de France. Mais ce qu’on a donné aux catholiques et aux juifs, on doit aussi pouvoir le donner aux musulmans de France, dès lors qu’ils s’intègrent dans les principes de la République ». Le propos de la gente dame, réputé déformé, a été interprété par ses détracteurs politiques comme un déni de la qualité de Français aux Juifs et aux Musulmans, déclenchant une polémique que l’intéressée, candidate aux Régionales en pré-campagne électorale, s’est empressée d’étouffer en donnant sa propre version d’un enregistrement de son discours, filmé mais non-visionnable, déposé chez un huissier en cas de procédure pour diffamation. Bluff ou pas, joli coup de poker…
On suppose que les Musulmans, surtout les plus patriotes d’entre eux, se seraient offusqués si leur francité avait clairement été mise en cause. Néanmoins, en décodant attentivement les éléments de langage de la députée des Yvelines, on relève que l’éventuelle future parité judéo-chrétienne envisagée dépendrait avant tout d’une intégration dans les principes de la République. Notre oratrice s’est d’ailleurs bien gardée de rappeler clairement à son auditoire de circonstance parmi leurs traditions (Niqab, Hijab, Halal, etc.) celles qu’elle admet à titre personnel mais que ses colocataires de la Maison de Valérie[1] combattent ouvertement, en particulier dans la mouvance du petit nerveux qui tient absolument à revenir diriger les affaires supérieures de la France.
Non seulement l’attitude des politiques n’est pas toujours cohérente mais elle devient parfois totalement contradictoire quand les sondages ne sont pas propices et que le résultat d’une élection est compromis. Pour obtenir les suffrages de certaines communautés, quand bien même leurs opinions et leurs usages leur déplaît, ils n’ont aucun scrupule à s’adonner à un racolage communautariste hypocrite auprès des électorats potentiels. Alors surtout pas question d’amitié indéfectible avec ceux qui sont susceptibles de leur faire perdre les scrutins. En guise de réciprocité, ils doivent être conscients que les électeurs restent propriétaires de leurs votes jusque dans les isoloirs et ne se gêneront pas pour sanctionner ceux qui les desservent ou les trahissent.
Il est rarissime de priser l’ensemble des points de vue et des fréquentations de ceux qui nous côtoyons, qu’ils soient Musulmans ou pas. Néanmoins, il n’est pas interdit d’entretenir de bonnes relations et de sceller des pactes de non-agression avec ceux qui nous tendent la main, tant qu’ils n’exercent pas sur nous d’influence néfaste.[2] D’aucuns prôneront la discrétion, les concessions ou la défection et d’autres opteront pour l’insubordination, la provocation et la rébellion. Question d’intérêt et de tempérament, à moins que ce ne soit de la faiblesse ou de la bravoure. Comme dit le Saint Prophète (ص), les « actes ne valent que par les intentions ; Il ne sera tenu compte à chaque homme que de ses intentions ».[3]
[1] NB : Ne pas confondre avec la célèbre enseigne de vente à distance mise en liquidation judiciaire en 2013.
[2] « Il se peut que DIEU assigne de l’amitié entre vous et ceux des leurs que vous aviez pour ennemis. Et DIEU est capable, et DIEU est pardonneur, miséricordieux. DIEU ne vous empêche pas, à l’égard de ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures, de leur faire la charité et d’être, envers eux, à la balance. Oui, DIEU aime ceux qui traitent à la balance. Rien d’autre : DIEU vous empêche, à l’égard de ceux qui vous ont combattus pour la religion et chassés de vos demeures et ont prêté leurs dos à votre expulsion, de les prendre pour patrons. Et ceux qui les prennent pour patrons, alors c’est eux les prévaricateurs. » (Coran 60 :7-9)
[3] Boukhary 2/41/1 – 1/1/1 – 49/6/2 – 67/5/1 et aussi 56/15/1.

L’Islam au millimètre et à la minute près.

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ZZAppliquer des enseignements religieux sans se soucier de leur raison d’être et de leur finalité, c’est comme considérer les feux de signalisation routière comme de simples éclairages décoratifs. Il est certes louable de vouloir se conformer strictement aux enseignements du Prophète (ص), le modèle islamique par excellence,[1] mais il faut d’abord s’assurer de l’authenticité de ce qui lui est attribué et ne pas tout prendre au premier degré. Même si c’est difficilement concevable pour certains, le respect des préceptes n’est pas tributaire des moindres détails. Et si, par conviction personnelle, certains jugent essentiel de s’astreindre à des broutilles, ils doivent se garder d’en faire étalage et de les imposer à ceux qui n’en voient pas la nécessité, de sorte à ne pas effaroucher outre mesure.[2]
Le Saint Coran est la parole incontestable de DIEU[3] et doit être respecté à la lettre. Quant aux récits (Hadiths) rapportés par les hommes qui ont vu les hommes qui ont vu les hommes qui ont entendu le Saint Prophète (ص) il y a quatorze siècles, malgré leur rigueur et leur vigilance, il est tout à fait concevable que des interprétations étriquées ou des dénaturations aient pu avoir lieu. Un minimum de réflexion et de circonspection ne seront donc pas superflus avant de se conformer textuellement à certains us et coutumes. Saviez-vous que les qamis, que portaient aussi les non-Musulmans, n’ont jamais été considérées par le Prophète (ص) comme des tenues religieuses, qu’aucun enseignement islamique ne recommande de porter un couvre-chef au cours des Offices de prière – contrairement à la kippa juive – alors que certains le pensent indispensable, et enfin que le couscous était inconnu à l’époque ?
Alors que les apparences physiques semblent pour DIEU assez secondaires[4] et que les Juifs ultra-orthodoxes arborent de superbes barbes, c’est curieusement pour se différencier des autres religions que laisser croître cet attribut pileux a été préconisé.[5] Aucun châtiment n’étant encouru pour cette « négligence », d’aucuns relativiseront l’importance excessive donnée à de tels « détails », tout comme pour ces longueurs de vêtements (masculins uniquement), à raccourcir essentiellement pour se prémunir de l’ostentation ou de la saleté du sol.[6] Autrement plus importante et menaçante est la prohibition des représentations figurées,[7] destinée à combattre les dérives idolâtres, vicieuses ou de culte de la personnalité, qui se trouve pourtant aujourd’hui totalement occultée au profit des joies de la photo, du cinéma et de la vidéo, jugés indispensables y compris par les islamistes les plus outranciers. Allez comprendre !
Il faut parfois aussi tenir compte du contexte, de l’affectation ou des conséquences de certains enseignements. Ainsi à titre d’exemple, sans doute pour coller aux capacités de chacun, les recommandations ont pu parfois différer concernant les surérogations après la prière de l’après-midi (‘Asr) ou celle impaire de la nuit (Ouitr) ou encore sur l’obligation d’être en ablutions ou pas pour appeler à la prière (Azane).[8] Pas non plus de minutage précis pour s’adonner aux Offices de prière car, si le laps de temps doit être fidèlement respecté, il pourra être aménagé en cas de difficulté ou par commodité, même pour se restaurer.[9] Le Prophète lui-même (ص) se remit parfois aux avis de certains de ses compagnons, admettant que ceux-ci puissent avoir raison au sujet des affaires de ce monde.[10]
Sans ouverture d’esprit, aucune évolution et aucun progrès n’auraient été possibles au sein du monde musulman depuis l’avènement de l’Islam. D’aucuns ont vite compris et décrété que le mimétisme prophétique n’interdisait pas de voyager en voiture, en train ou en avion au lieu du cheval, du chameau ou du bourricot, d’utiliser un smartphone au lieu de dépêcher un coursier ou une arme à feu au lieu d’un arc et des flèches, etc. Néanmoins, mes bien-aimés coreligionnaires ont plus de mal à intégrer les costumes-cravates et autres pratiques qualifiées d’occidentales que les Macdo ou les KFC, le Coca ou le Pepsi, les Nike ou les Adidas, les IPhone ou les Samsung, les Lacoste ou les Ralph Lauren, etc. Sachant qu’il se trouvera toujours une bonne âme pour exhorter à condamner tel usage ou tel comportement jugés mécréants, fatwa de dessous les fagots à l’appui, alors conseil d’ami, au lieu de se fier aveuglément à ces cerveaux, sortez plutôt le vôtre de l’emballage et utilisez-le, même s’il n’est plus sous garantie !
[1] « Il demeure très certainement dans le Messager de DIEU un beau modèle pour vous, pour quiconque espère en DIEU et au Jour dernier et qui se rappelle DIEU beaucoup. » (Coran 33 :21). « Pour les croyants, le Prophète a priorité sur eux-mêmes. » (Coran 33 :6).
[2] « Facilitez, ne rendez pas difficile ; annoncez de bonnes nouvelles, non des choses à faire fuir ; faites-vous des concessions réciproques, et ne soyez pas en désaccord. » (Boukhary 56/164/1 et aussi 3/11/2 – 64/60/1,2 – 78/80/1,2).
[3] « Et nul ne peut changer les paroles de DIEU. » (Coran 6 :34). « Pas de modification aux paroles de DIEU.  (Coran 10 :64). « Oui c’est Nous QUI avons fait descendre le Rappel. Certes oui, et c’est Nous QUI en sommes gardien. » (Coran 15 :9). « – oui, et elle est auprès de Nous, dans l’Écriture-Mère, haute, sage, assurément. (Coran 43 :2-4). « Que ceci est certes oui une noble Lecture, (Coran) dans un Livre bien gardé que seuls les purifiés touchent : descente de la part du Seigneur des mondes. (Coran 56 :77-80).
[4] « DIEU ne regarde pas à votre prestance et vos biens mais à vos actes et à vos cœurs. (Mouslim 45/32,33 – Riyadh as-Salihyne An-Nawawy 1/7).
[5] « Différenciez-vous des idolâtres (ou des Gens du Livre = Juifs et Chrétiens), taillez la moustache et laissez pousser la barbe ! » (Boukhary 77/64/3, 77/65/1 – Mouslim 2/54).
[6] « DIEU, au Jour de la Résurrection, ne regardera pas celui qui aura laissé trainer son habit par ostentation ». (Boukhary 77/1/1, 77/2/1, 77/4/1, 77/5/1,5). « Toute la partie du vêtement qui descend sous les chevilles ira en Enfer ». (Boukhary 77/4/1).
[7]  « Oumm Habîba et Oumm-Salama parlèrent d’une église qu’elles avaient vue en Abyssinie et dans laquelle il y avait des peintures. Comme elles racontaient cela au Prophète celui-ci dit : « Ces gens-là, lorsqu’un de leurs personnages pieux vient à mourir, construisent une église sur sa tombe et décorent cette église de ces sortes de peintures. Ces gens-là seront les pires des êtres aux yeux de DIEU le jour de la Résurrection ». » (Boukhary 63/37/2 – 8/48/1 – 8/54/1 – 8/55/2 – 23/71/1 et aussi 60/8/3 et 4). « …- Les auteurs de ces images, s’écria l’Envoyé de DIEU, seront châtiés au jour de la Résurrection. On leur dira : Donnez la vie à ces êtres que vous «avez créés ». Ensuite il ajouta : « La maison où se trouvent des images, les Anges n’y entrent jamais ». » (Boukhary 67/76/1 – 77/89/1,2 – 77/91/1 – 77/95/1 et aussi 77/88/1 – 77/90/2 – 77/92/1,2 – 77/94/1 – 59/7/2,3,4). « « Malheureux ! Si tu ne cesses pas ton métier, tu dois plutôt choisir (pour tes dessins) ces arbres et toute chose qui n’aura pas d’âme ». » (Boukhary 34/104/1).
[8] Prière après ‘Asr ou pas (Boukhary 9/33/1 à 5, 96/27/2 ou Boukhary 9/31/2,3,4, 62/28/3), prière après Ouitr ou pas (Abou Daoud 5/26 ou Tirmizhy 3/13), appeler à la Prière avec ou sans les ablutions. (Tirmizhy 2/33 ou Boukhary 10/19/0).
[9] « Oui l’Office demeure, pour les Croyants, une prescription, à des temps marqués. » (Coran 4 :103). « …quel est l’acte le plus agréable à DIEU le Très Haut ? La Prière faite à l’heure prescrite. » (Boukhary 56/1/1 – 78/1/1). Description des périodes fixées par le Prophète (ص) pour effectuer les Offices de prières. (Abou Dawoud 2/2). « Attendez la fraicheur pour faire la prière » (Boukhary 59/10/1,2). « Le Prophète réunissait à Médine les Offices du midi et de l’après-midi et du soir et de la nuit sans qu’il y ait (quoi que ce soit) à craindre ou de la pluie. On lui demanda pourquoi et il répondit « pour qu’il n’y ait pas de gêne pour ma Communauté ». » (Nasa’y 6/46,47). « Quand le souper est servi, commencez par le manger avant de procéder à la prière du coucher du soleil, et ne vous pressez pas pour faire ce repas » (Boukhary 10/42/1,2,3).
[10] Insémination du dattier femelle : « Vous connaissez mieux que moi les choses de ce monde. » (Mouslim 43/139-141 – Ibn Hanbal 1/162).

Épargnez-nous vos Conseils !

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idif vallsIl est assez significatif de constater que la majorité de ceux qui critiquent la nouvelle Instance de Dialogue avec l’Islam de France mitonnée par le Ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve (sous la supervision directe du Premier Ministre Valls) sont ceux qui n’ont pas été retenus pour en faire partie. Il est également notable que leur récusation n’est pas due à leur islamisme, à leurs exigences ou à leur esprit de résistance mais à leur incompétence ou à leur équivalence avec les détenteurs actuels de leurs tares à venir, énumérées de façon non exhaustive ci-après (en vous laissant le soin de les classer).
  • Recherche de notoriété, de notabilité voire d’enrichissement personnel,
  • Occuper la place sans avoir l’intention de faire quoi que ce soit,
  • Rétivité à toute rigueur (y compris morale), à toute efficacité, à toute organisation et administration,
  • Inaptitude, médiocrité, inactivité, bricolage, tractations, combines et sabotages,
  • Commander et ne jamais obéir,
  • Déconsidérer les opinions et les actions des autres,
  • Complicité avec des escrocs ou des individus non respectables,
  • Subordination à des nations étrangères ou à des partis (nationaux ou extranationaux).
À force de les débiner, on va finir par croire que je suis jaloux de tous ceux qui ont été invités ou pressentis au cours de ces trente dernières années par les gouvernements, de droite ou de gauche, pour figurer l’islam de France. Que nenni car, comme disait fort justement le compositeur Erik Satie concernant une certaine distinction nationale, « il ne suffit pas de refuser la Légion d’Honneur, encore faut-il ne pas la mériter ! » ou plus élégamment l’humoriste Jean Yanne, « la légion d’honneur c’est comme les hémorroïdes, n’importe quel cul peut l’avoir ». Pour moi, il en est de même en ce qui concerne le racolage raté du Pouvoir à mon encontre, lequel me confère un inégalable droit de critique.
Ça ne date pas d’hier mais, pour ne rien vous cacher – et il n’y a pas de quoi en être fier – j’ai également été sollicité il y a trente-cinq ans par le truchement des Renseignements Généraux de la Préfecture de Paris[1] pour faire de la figuration de haut vol. Ces derniers, dépêchés par Pierre Joxe, le Ministre de l’Intérieur de l’époque, m’ont innocemment fait entrevoir que je pourrais intégrer son Conseil de Réflexion sur l’Islam de France (CORIF)[2] alors que je présidais la Fédération Nationale des Musulmans de France (FNMF).[3] Tandis que je déclinais poliment l’invitation ministérielle par une fin de non-recevoir, la jugeant déplacée, d’autres cassaient traitreusement la dynamique fédératrice en se réjouissant d’être sélectionnés pour aller se pavaner et se bâfrer sous les ors de la République.
Et depuis plus d’un quart de siècle, les hommes de droite et de gauche qui se sont succédé à la tête du Ministère de l’Intérieur et des Cultes ont eu pour dénominateur commun le camouflage des réalités islamiques en s’attachant les services des bouffons les plus serviles et les plus manipulables. Leurs politiques en la matière n’ont fait sans discontinuer que desservir les aspirations des Musulmans en limitant autoritairement leur pratique religieuse, en bannissant un par un tous les accommodements raisonnables pour y substituer des lois scélérates.[4] Comme il est révélateur de voir tous ces diplômés de préfectures (présidents, secrétaires, trésoriers,) incapables de s’organiser et de se fédérer spontanément ! Comme il est méprisable que les Ministres de la République en soit périodiquement réduits à les convoquer pour les forcer à s’accorder artificiellement et à se faire des bisous hypocrites !
Vu le peu de considération que l’État accorde à la « sous-culture musulmane », il n’est évidemment jamais question de faire passer le moindre examen de capacité cultuelle, culturelle ou même temporelle – et encore moins de légitimité – à tous les braves gens qu’il enrôle pour façonner son islam DE France allégé. Le sémillant Manuel Valls a beau déclarer la main sur le cœur qu’« il n’y aura pas de loi, il n’y aura pas de décret, pas de circulaire pour dire ce que doit être l’islam »,[5] en persistant à intervenir dans l’organisation du culte musulman, en décrétant ce qui est religieusement licite ou pas et en désignant ses interlocuteurs en fonction de ses fantaisies, l’État laïc qu’il dirige montre bien qu’il persiste à transgresser ses propres règles. Tant que cette attitude perdurera, inutile de préciser que tous ceux qui nous prodigueront des Conseils, qu’ils soient de Réflexion (CORIF) ou du Culte (CFCM) ou encore des prétendues Instances de Dialogue (IDIF), pourront se les carrer bien profonds. Oh, pardon !
[1] Les Inspecteurs Melon et Goumey, pour être précis et ne pas passer pour un mytho.
[2] L’ancêtre du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) imaginé par le Ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy.
[3] Je parle ici de la FNMF canal historique, première fédération composite, que j’ai eu l’honneur de concevoir et de piloter durant cinq ans et non de la succursale marocaine qu’elle est devenue après la désertion de ses principales composantes. Elle réunissait quelques 170 associations d’horizons différents, allant des représentations du Tabligh à celles des Frères Musulmans (UOIF, AEIF) en passant par le Milli Gorus turc, le Hizb Islami afghan, des personnalités Soufies, et rallia même les grandes Mosquées de Paris et d’Évry.
[4] Les musulmanes étaient jusque dans les années 80-90 autorisées à porter le Hijab sur leurs pièces d’identité, au sein des écoles publiques jusqu’en 2004 et le Niqab dans l’espace public jusqu’en 2010, ce qui est devenu impensable aujourd’hui.
[5] En déplacement à Strasbourg le 3 mars 2015.

Salafist fucking.

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salafistsÇa y est, depuis le temps qu’ils tournaient autour du pot, ils ont fini par faire caca dedans. C’est le Salafisme[1] qui a été désigné grand responsable des dérives islamiques extrémistes menant au terrorisme solitaire ou en bande organisée. Compte tenu de ses tergiversations et de ses compromissions chroniques, le Mouvement des Frères Musulmans est nominé pour sa carrière internationale mais n’accède au podium qu’en seconde position. Jamaat at-Tabligh,[2] autre branche de l’Islam soupçonnée durant trois décennies d’alimenter l’Afghanistan en Moudjahidines, est en net recul dans les « charts ». Mauvaise foi et démagogie aidant, les « barbus en djellaba », censés illustrer l’obscurantisme et le puritanisme bornés, et présumés opposés à la modernité et aux libertés, sont des épouvantails et des boucs émissaires idéals à jeter en pâture aux populations alarmées.
Les Salafis sont en effet assez conservateurs et donnent une importance parfois excessive aux détails,[3] entre autres relatifs aux longueurs de barbe et de vêtements, mais ne sont pas pour autant réfractaires au confort et aux technologies modernes. Le Salafisme contemporain comporte plusieurs courants qui doivent sans doute se considérer plus fondés les uns que les autres puisqu’ils se critiquent et se condamnent réciproquement, en veux-tu en voilà. En général, ses adeptes sont pacifiques, plus habiles à ressasser des mots bleus (Tawhid,[4] Astawa ‘alal‘Arch,[5] Minhaj,[6] ‘Ilm,[7] Aqida,[8] Tafsir,[9] Haq,[10] Cheikh,[11] ‘Oulama[12]) qu’à jouer à la guéguerre. Néanmoins, ceux qui négligent un Farde[13] ou commette une Bid‘a[14] ou un présumé Chirk,[15]lesquels mènent inévitablement au Dalala[16] ou au Koufr[17]et refusent de faire Tawba[18] n’auront non seulement droit à aucune compassion de leur part mais s’exposent assurément à leur Takfir.[19]
Les Salafis sont tout à fait inoffensifs et fréquentables. En dehors de leur étalage de « science » et de leurs « rappels à la foi » compulsifs, et tant qu’on ne les contrarie pas, ils sont même assez plaisants. Contrairement aux Frères Musulmans, ils estiment que seuls les détenteurs de Science religieuse érudits (Oulama) sont qualifiés pour énoncer ce qui est conforme à la Charia (la Loi islamique). Redoutant les erreurs d’appréciation et d’interprétation comme la peste, ils se gardent donc de tout raisonnement personnel en bornant volontairement leurs fonctions cognitives au stockage de données. Espérons enfin que rien de ce qui précède ne soit désobligeant au point d’être considéré comme « sorti de l’Islam », en quel cas une nouvelle Shahada[20] s’imposerait.
Mais revenons à l’incrimination du Salafisme en tant que promoteur de la radicalisation et soi-disant terreau du terrorisme et du djihad armé, sous prétexte que deux ou trois détraqués de droit commun y aurait fait trempette par le passé. Ça ferait combien en pourcentage par rapport au reste ? Selon la même logique, faudra-t-il dissoudre les écoles publiques et privées, les partis politiques, les syndicats, les entreprises, les administrations, les organisations religieuses ou laïques, parce que certains de ceux qui les ont fréquentés sont devenus des escrocs, des pervers ou des criminels ? En attendant, nos frères Salafis ne pourront sûrement pas compter sur la solidarité de leurs petits camarades dont la plupart ne sont que des dégonflés voire de sales cafeteurs. De surcroît, à l’heure de la réorganisation ministérielle, aucun responsable musulman n’est prêt à risquer sa place dans « l’Instance de Dialogue avec l’Islam de France » (et l’opportunité de médaille en chocolat qui va avec) pour prendre la défense de ceux qu’ils ne considèrent que comme des caricatures de leur petit islam pépère.
[1] Mouvement prônant l’Islam originel basé littéralement sur le Coran et les enseignements du Prophète Mohammad (ص).
[2] Mouvement piétiste, littéraliste également, né au siècle dernier en Inde, dans les années 40, afin de réislamiser une communauté doublement dévoyée par le polythéisme hindou et la colonisation anglaise.
[3] « DIEU ne regarde pas à votre prestance et vos biens mais à vos actes et à vos cœurs. (Mouslim 45/32,33 – Riyadh as-Salihyne d’An-Nawawy 1/7).
[4] Proclamation de l’Unicité de DIEU.
[5] IL (DIEU) s’est établi sur le Trône.
[6] La Voie (sous-entendue Salafie).
[7] La science (religieuse).
[8] Croyance, doctrine.
[9] Explication.
[10] Vérité.
[11] Maître religieux.
[12] Les Savants (les Docteurs de la Loi musulmane).
[13] L’Obligatoire (parmi les prescriptions islamiques).
[14] Innovation (religieuse).
[15] Associer quoi que ce soit à DIEU.
[16] Égarement.
[17] La mécréance.
[18] Repentir.
[19] Excommunication.
[20] Attestation de foi islamique.

Les armes de désislamisation massive.

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prière de rueDésormais il ne s’agit plus de faisceaux de présomptions mais incontestablement de la réalité des faits : Se considérant abusivement comme les seuls héritiers de la France, faute de pouvoir chasser leurs bêtes noires, les islamo-réfractaires de tous bords ambitionnent de désislamiser les Musulmans à l’instar du café décaféiné, de la bière sans alcool, du soda light, de la charcuterie sans porc et des poupées gonflables. Ils se mobilisent aux six coins de l’Hexagone pour tenter d’endiguer ce grand remplacement (de population)[1] qu’ils redoutent tant. En attendant de trouver le processus de transformation idéal (fiable, inoffensif et conforme aux lois en vigueur), ils s’adonnent en toute impunité à leurs réquisitoires itératifs et incitatifs à l’encontre de l’Islam. Mais il n’y a pas de quoi pour autant adhérer aux théories du complot et aux fanfaronnades des combattants des forces obscures sur Facebook, Tweeter, YouTube, Instagram, et encore moins dans la vraie vie.
Pour les identitaires (qui s’ignorent parfois), tout ce qui exalte l’Islam de près ou de très loin doit disparaître de l’espace public : le moindre bout de tissu excédentaire sur la tête ou les jambes passe pour une revendication identitaire, que ce soit à l’école, au boulot et jusque dans la rue. La pudeur doit être réduite à sa plus simple expression puisqu’elle est une vertu musulmane. Le moindre bout de viande Halal doit être banni du territoire national car il risque d’islamiser les populations à leur insu. Les repas de substitution dans les cantines publiques, qu’ils soient Halal ou végétariens, sont des concessions intolérables à l’islamisme. Les accommodements religieux ne doivent jamais être considérés comme raisonnables puisqu’ils induisent un abandon de souveraineté au profit de l’extrémisme. Les prières de rues sous les intempéries sont à bannir en tant que provocations communautaires. Le jeûne du Ramadan doit être interdit pour sa dangerosité pour la santé de ceux qui s’y adonnent et pour la sécurité de tout le monde. Les affreux minarets des mosquées sont intolérables car ils sont autant de bras d’honneur au patrimoine culturel français, contrairement à l’harmonieux Centre Beaubourg, à l’exquise Arche de La Défense, aux gracieux clochers des églises et aux ravissantes cheminées d’usines…
Les critères de désapprobation de certains faits et actes islamiques avancés par les as censeurs (autrement dit les as de la censure) sont subjectifs et éminemment contestables pour ceux qui sont attachés à l’intégrité des enseignements de leur foi. Pour mener à bien leurs basses œuvres et faire avaler la pilule en douceur aux Musulmans, comme ce fut le cas pour la prohibition du foulard à l’école (Hijab) et du voile intégral (Niqab) dans la sphère publique, les islamo-sceptiques n’hésitent pas à se pacser avec les maillons faibles de la Communauté Musulmane, les islamodérateurs de tous poils et autres « imams de la république ». Seront-ils pour autant mieux disposés à l’égard de l’Islam ? Que nenni ! En ce qui concerne les Hijab/niqab, qui sont quoi qu’on en dise des prescriptions islamiques largement répandues au sein de la communauté islamique mondiale, les frustrés de la culture en déclin n’y sont pas allés de main morte pour les rayer d’un trait de plume. Bénéficiant de soutiens et de complicités jusqu’au sein du sérail, ils ont sournoisement manœuvré pour circonscrire les protestations de ceux que ça concernait au premier chef. Pour sauver les apparences et éviter d’être désavoués en haut-lieu, l’intransigeance et les frustrations ont été travesties avec de la sécurité publique et de la laïcité à tort et à travers.
Réformer l’Islam de l’extérieur comporte quelques challenges : Faire admettre que des non-Musulmans ou des peu-Musulmans – ceux qui contestent le bien-fondé de l’Islam – soient reconnus en tant que spécialistes de la question. Présenter le laïcisme et ses zélateurs comme neutres et tolérants alors qu’ils interviennent directement dans les affaires musulmanes en décidant de son exégèse et en sélectionnant ses dirigeants. Se targuer de respecter la liberté du culte musulman tout en le circonvenant par des législations contraignantes invoquant les droits de l’homme, de la femme et des animaux voire la sécurité, la salubrité ou les troubles à l’ordre public. Que les spécificités islamiques passent pour exclusives et intolérables alors que les prières de rues ne sont pas plus dérangeantes que les processions chrétiennes, que les minarets ne sont que des clochers sans cloches, que le Halal est le frère jumeau du Cachère et que la circoncision comme l’interdiction du cochon sont d’abord judaïques. Quant au port de la barbe ou de la djellaba dans l’espace public, les griefs restent à définir.
En interprétant certaines données historiques et injonctions du Coran et de la Sunna à leur guise, les opposants à l’Islam arguent qu’elles sont incompatibles avec les lois de leur république chérie. Libre à eux de le penser et de s’exciter les uns les autres pour dénigrer un habitus qui ne leur convient pas, mais pas de diffamer outrageusement pour inciter à tronquer le patrimoine islamique universel. « Charité bien ordonnée commence par soi-même » dit le proverbe, avant d’aller lorgner chez le voisin pour lui intimer de corriger ses particularités coraniques et prophétiques, en les rendant responsables des exactions des détraqués de droit commun, qu’ils s’occupent d’abord d’expurger de l’Ancien et du Nouveau Testament bibliques[2] ou de l’Hymne national[3] ce qu’ils estiment illégal et antirépublicain. En attendant, ça nous donnera un peu de répit !
[1] Expression introduite par l’écrivain français Renaud Camus (…).La formule désigne le processus (conscient ou non) de substitution de population du territoire français métropolitain, dans lequel le peuplement européen serait remplacé par une population non-européenne, en premier lieu d’origines noire et maghrébine. Ce changement de peuple impliquerait également un changement de civilisation. http://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_remplacement
[2]  « Si une jeune fille vierge est fiancée à un homme, et qu’un autre homme la rencontre dans la ville et couche avec elle, vous les amènerez tous les deux à la porte de cette ville, vous les lapiderez et ils mourront. » (Deutéronome 22:23,24). « Quant à mes ennemis, ces gens qui ne voulaient pas que je règne sur eux, amenez-les ici, et égorgez-les devant moi. Sur ces mots, Jésus partit en avant pour monter à Jérusalem.» (Évangile selon Luc 19/27, 28).
[3] « Qu’un sang impur abreuve nos sillons ». (La Marseillaise – Rouget de l’Isle).

Ceux qui se croient plus forts que DIEU…

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dans le trouPour les véritables Croyants (non pas les simulateurs sans convictions, par héritage, tradition ou opportunisme), DIEU est par essence Juste (العدل), Bienfaiteur (البر), Omniscient (العليم) et Tout-Puissant (العزيز). Les Musulmans qui souscrivent à ces attributs ne devraient en conséquence qu’avaliser sans discuter toutes les prescriptions divines sans exception, considérant qu’elles ne peuvent qu’être profitables à l’Humanité et que ceux qui les dédaignent le font à leurs risques et périls.[1] Tout au plus, sans pour autant en contester le bien-fondé, ils pourront en leur âme et conscience aménager ou reporter ce qui leur semblera raisonnablement difficile à exécuter.[2] En revanche, ceux qui proposent des « aggiornamentos » et des renoncements, par arrogance ou compromission, en laissant entendre qu’ils ont découvert la martingale et que durant quatorze siècles d’Islam tout le monde s’est fourvoyé ne sont que des prétentieux et des casse-cous (en restant poli).
Le « package islamique » est le parachèvement de la prophétie, en clair le dernier mot divin sur le sujet.[3] En tant que créature reconnaissante et obéissante, un Musulman digne de ce nom ne se permettra donc pas de discuter ou de négocier la moindre obligation ou interdiction parmi celles qui lui ont été prescrites, sous prétexte de modernité ou d’adaptation aux us et coutumes de ceux parmi leurs « amis » qui méprisent DIEU.[4] Ceci dit, le programme étant gravé dans le marbre, ceux qui n’en conviennent pas ne doivent surtout pas se sentir obligés d’en dégoûter les autres quand il leur est loisible de rallier une de ces nombreuses chapelles dont ils tirent inspiration et où ils se sentent si bien, lesquelles promettent le Paradis aux fainéants de bonne volonté de leur acabit.
Concédons que si le Coran est inaltérable,[5] il n’en va pas de même pour certains récits et préceptes islamiques qui semblent – sauf erreur humaine d’appréciation[6] – avoir subi quelques altérations volontaires ou involontaires. Certains narrateurs, collecteurs et autres contrôleurs (avec tout le respect qu’on leur doit) pourraient avoir eu, de bonne ou de mauvaise foi, des velléités autres qu’exclusivement religieuses. Et pour s’en persuader, il suffit d’analyser les motivations et les fatwas contradictoires de nos « savants » et « prédicateurs » contemporains, inexorablement indexées sur leurs sensibilités dogmatiques ou politiques. Nombre de Hadiths (récits relatifs au Prophète (ص)) seront donc légitimement suspectés voire rejetés en fonction de leur fiabilité et de leur cohérence dès lors qu’ils se révèlent douteux à la lumière des données coraniques et/ou scientifiques,[7] n’en déplaise.
Alors, entre ceux qui laissent entendre que DIEU n’a pas suffisamment estimé les conséquences de Ses injonctions (Naouzou biLLAH – نعوذ بالله) et ceux qui veulent nous faire avaler n’importe quelle couleuvre en prétendant qu’elle procède directement du Prophète (ص), « qu’on nous épargne à toi et moi si possible très longtemps d’avoir à choisir un camp ».[8] Sans jouer au Soufi à deux balles, dès lors qu’on est absolument sincère et qu’on se soumet totalement et inconditionnellement à la volonté de DIEU, cela devrait normalement et fatalement entraîner du Discernement (Fourqane)[9] et de la Guidée (Hidaya).[10] Mais pour savoir de quoi on parle et si ça marche, il ne suffit pas de faire semblant et de débiter des lieux communs, il faut également les fréquenter, mais attention pas n’importe lesquels…
[1] « Or si ton Seigneur voulait, tous ceux qui sont sur terre, tous, croiraient. Est-ce à toi de contraindre les gens à être croyant ? Il n’est en personne de croire, que par permission de DIEU. Et Il voue à l’ordure ceux qui ne comprennent pas. » (Coran 10 :99-100).
[2] « DIEU n’impose personne que selon ce qu’IL lui a apporté. DIEU assignera une facilité après une difficulté. » (Coran 65 :7). Et quiconque est malade ou en voyage, alors qu’il compte d’autres jours ; – DIEU veut pour vous la facilité, Il ne veut pas pour vous la difficulté, mais que vous en accomplissiez bien le nombre. (Coran 2 :183-185). « Celui qui est en détresse mais ni rebelle ni transgresseur, pas de péché sur lui. Oui, DIEU est pardonneur, miséricordieux ». (Coran 2 :173 et aussi 6 :145 – 16 :115). « Ce n’est pas pour que tu sois malheureux que Nous avons fait descendre sur toi le Coran. » (Coran 20 :2). « La révélation vous a été faite pour vous faciliter les choses et non pour les rendre difficiles.» (Boukhary 78/80/5 et aussi 4/58/3 – 4/57/1 – 78/35/2). « DIEU veut pour vous la facilité, Il ne veut pas pour vous la difficulté. » (Coran 2 :185).
[3] « Aujourd’hui, les mécréants désespèrent de votre religion : ne les craignez donc pas, et craignez-Moi. Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion et accompli sur vous Mon bienfait. Et il M’agrée que la Soumission {l’Islam} soit votre religion. » (Coran 5 :3).
[4] « Pas d’obéissance à la créature dans la désobéissance à DIEU » (Mousnad d’Ahmad Ibn Hanbal 5/66). 
[5] « Et nul ne peut changer les paroles de DIEU. » (Coran 6 :34). « Pas de modification aux paroles de DIEU.  (Coran 10 :64). « Oui c’est Nous QUI avons fait descendre le Rappel. Certes oui, et c’est Nous QUI en sommes gardien. » (Coran 15 :9). « – oui, et elle est auprès de Nous, dans l’Écriture-Mère, haute, sage, assurément. (Coran 43 :2-4). « Que ceci est certes oui une noble Lecture, (Coran) dans un Livre bien gardé que seuls les purifiés touchent : descente de la part du Seigneur des mondes. (Coran 56 :77-80).
[6] « Errare humanum est, perseverare diabolicum », locution latine signifiant « L’erreur est humaine, y persévérer est diabolique ».
[7] Maurice Bucaille (La Bible, le Coran et la science), Keith Moore (Le développement humain), Mohammad Yacine Kassab (Les milles vérités scientifiques du Coran), T. V. N. Persaud, Joe Leigh Simpson, E. Marshall Johnson, Gerald C. Goeringer, Yoshihide Kozai, Tejatat Tejasen, William W. Hay, Alfred Kröner, etc.
[8] « Né en 17 à Leidenstadt » (Jean Jacques Goldman).
[9] « Ho, Les Croyants ! Si vous craignez DIEU, Il vous assignera le Discernement, et vous effacera vos méfaits, et vous pardonnera. Et DIEU est détenteur de l’énorme grâce. » (Coran 8 :29)
[10] « Certes DIEU a dit : « Quiconque sera l’ennemi d’un de mes élus, je lui déclarerai la guerre. Rien de ce par quoi mon adorateur se rapprochera de moi ne me sera aussi agréable que l’accomplissement des devoirs que je lui ai prescrits. Mon adorateur ne cessera de se rapprocher de moi par des actes de piété surérogatoires en sorte que je l’aimerai, et quand je l’aimerai je serai son oreille avec laquelle il entendra, son œil avec lequel il verra, sa main avec laquelle il saisira, son pied avec lequel il marchera. Quand il me demandera une chose, je la lui accorderai : s’il se réfugie auprès de moi, je le protégerai. Je ne retarde jamais une chose que je dois faire comme je retarde pour le croyant la mort qui lui serait pénible, car je répugne à lui faire du mal ». » (Boukhary 81/38/2 – Nawawy/40 Hadiths/38 – Mousnad d’Ahmad Ibn Hanbal 6/256).

Sunnite, Chiite, on s’en tape !

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bisou« Sunnite, Chiite, on s’en tape ! » Attention ! Ça ne veut surtout pas dire qu’on doit se taper dessus, comme le font malheureusement sans discontinuer les frères ennemis de l’Islam, de façon ouverte ou larvée, en considérant la moindre tentative de rapprochement comme de la haute trahison. « Moi je suis toujours ce que ma grand-mère, mon père m’ont fait : Un musulman. Je refuse toute autre définition… Ni sunnite, ni chiite… (…) Je suis sunnite pour les chiites et chiite pour les sunnites…et irrecevable chez les deux… ».Voilà mot pour mot le constat navrant d’un intellectuel algérien disciple de Malek Bennabi, désavoué par les deux fractions islamiques pour avoir relativisé les vénérations dithyrambiques prodiguées aux compagnons du Prophète (ص) par les uns et à ses descendants par les autres. Bonjour la liberté d’expression, comme dirait Charlie à la petite semaine (= hebdo), avant de décider « spontanément » être las de caricaturer ce qui contrarie les Musulmans trop susceptibles.
Si les Sunnites et les Chiites pouvaient avoir la bonne idée d’arrêter leur Histoire de l’Islam il y a quatorze siècles, avant la disparition de l’Envoyé de DIEU (ص), ils tomberaient d’accord sur quatre-vingt-dix pour cent de leur religion. Faut-il rappeler aux sceptiques et aux querelleurs des deux camps qu’ils ont en commun, en théorie et en pratique, à quelques variantes près, la quasi-totalité de leurs préceptes religieux ? Entre-autres, citons la double Attestation de foi en ALLAH et en la mission de Mohammad (ص), le Coran, la Qibla, la croyance aux Anges, aux Livres révélés, aux Envoyés de DIEU, à la résurrection après la mort et au Jugement dernier, au Paradis et à l’Enfer et que la destinée bonne ou mauvaise vient de DIEU, les ablutions, les Offices de Prière, le Jeûne de Ramadhan, la Taxe Zakat, le Pèlerinage à La Mecque, sans parler du halal et du haram. On serait Musulman pour moins que ça, non ?[1]
Si les Sunnites et les Chiites pouvaient avoir la bonne idée d’arrêter leurs histoires et surtout de s’entretuer pour des différends politiques qui remontent à aussi longtemps, ils s’éviteraient bien des misères et surtout la damnation divine promise aux fratricides.[2] Au lieu de cela, la succession prophétique est plus rouge que rose, avec des comportements fort différents de ceux préconisés par le Coran[3] et le Prophète (ص),[4] les deux côtés se complaisant à ressasser le passé, à s’accuser et à se condamner, à insulter les morts du camp adverse et à ambitionner de tuer ceux qui ont le mauvais goût d’être encore vivants. Et côté accalmies, c’est quand même malheureux de devoir compter sur les dictatures pour obliger tout le monde à filer doux, de gré ou de force. Mais rassurez-vous, il y a toujours un gros malin pour raviver la flamme de la haine en rappelant qu’un de ses proches ou un de ses ancêtres a éminemment souffert de la barbarie de ses ennemis héréditaires.
En dehors du Coran qui est exactement le même pour les Sunnites et les Chiites, nombre de récits prophétiques (hadiths) sont assez similaires mais avec des sources forcément différentes puisque les narrateurs appartenant à une branche ne sont pas considérés comme fiables pour l’autre. Pourtant, en recensant, collectant et certifiant les données communes aux deux parties, une part importante de cette abondante littérature islamique pourrait être corroborée. Faute de mettre fin aux querelles de succession, ce petit effort d’œcuménisme aurait l’avantage de dissiper bon nombre de malentendus et surtout de balayer les inventions réciproques. Il ne serait d’ailleurs pas étonnant que ce travail ait déjà été effectué mais, comme le moteur alimenté à l’eau du robinet, que personne n’ait vraiment envie de le promouvoir. On n’est malheureusement donc pas là de voir la grande famille musulmane se réconcilier durablement et entonner en chœur le célèbre verset : « « Rien d’autre : Les Croyants sont des frères. Faites donc la paix entre vos deux frères. Et craignez DIEU. Peut-être vous ferait-on miséricorde ? ».
[1]  « L’Islam est que tu témoignes qu’il n’est pas de divinité si ce n’est ALLAH et que Mohammad est l’Envoyé d’ALLAH. » (Boukhary 2/1/1 – Mouslim 1/21, 23, 24 – Nawawy/40 Hadiths/2, 3, 8). « « O Envoyé de DIEU, informe-moi des obligations que DIEU m’impose au Sujet de la Prière. – Cinq Offices de Prière, répondit-il, mais tu peux volontairement en ajouter d’autres. – Informe-moi des obligations que DIEU m’impose au sujet du jeûne. – Le jeûne du mois de ramadan, mais tu peux volontairement jeûner davantage. – Indique-moi les obligations que DIEU m’impose au sujet de la Taxe Zakat ». L’Envoyé de DIEU lui indiqua ainsi toutes les prescriptions islamiques (sur le sujet) ; alors le Bédouin s’écria : « J’en jure par celui qui t’a honoré, je ne ferai rien volontairement, mais je ne diminuerai rien des obligations que DIEU m’impose. » L’Envoyé de DIEU dit alors : « Cet homme sera un bienheureux s’il est sincère – ou, suivant une variante, il entrera dans le paradis, s’il est sincère ».» (Boukhary 90/3/2 – 52/26/1 – 2/34/1 – 3/6/4 – 24/1/3 – 30/1/1).
[2] « Toutes les fois que deux Musulmans armés d’un sabre en viennent aux mains, ils iront tous deux en enfer. — C’est bien pour celui qui tue, lui dit-on, mais pourquoi en est-il ainsi de celui qui est tué ? — Parce qu’il voulait aussi tuer son adversaire ». (Boukhary 92/10/1 – 87/2/9).
[3] « Et si deux groupes de croyants se combattent, alors faites la paix entre eux. Puis, si l’un d’eux se rebelle contre l’autre, alors, combattez celui qui se rebelle, jusqu’à ce qu’il s’incline devant l’ordre de DIEU. Puis, s’il s’incline, alors faites la paix entre eux avec justice, et jugez à la balance. Oui, DIEU aime ceux qui jugent à la balance. Rien d’autre : les croyants sont des frères. Faites donc la paix entre vos deux frères, et craignez DIEU. Peut-être vous ferait-on miséricorde ? » (Coran 49 :9,10).
[4] « Celui qui porte les armes contre nous n’est pas des nôtres. » (Boukhary 92/7/1,2). « Injurier un Musulman, c’est commettre un forfait ; le tuer, est faire acte d’infidélité. » (Boukhary 92/8/1 – 87/2/8). « Quand je ne serai plus là, ne revenez pas à la mécréance en vous tuant les uns les autres. » (Boukhary 86/9/1 – 64/77/8,10,11 – 92/8/3,4,5 – 97/24/12 – 87/2/2,3 – 3/43/1 – 25/132/1,3).

Sous les jupes des filles.

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jupe longueQuel que soit l’endroit où on se trouve sur le globe terrestre, les chauvins pensent qu’ils sont au centre du monde, et les « Frenchies » de la France d’en bas aux hautes sphères gouvernementales ne font pas exception en ne perdant pas une occasion de se ridiculiser outre frontières. Aveuglés par leur fatuité et leur nombrilisme, ils sont loin de se rendre compte que leur protectionnisme culturel est de plus en plus lourdingue. À l’heure de la mondialisation et d’Internet, dont les libres échanges se moquent bien des velléités nationalistes, toute mesure d’exception culturelle, comme le fait d’imposer des quotas musicaux et cinématographiques aux différents médias de l’Hexagone pour endiguer la régression de la francophonie,[1] est dépassée et saugrenue.
Les textes législatifs protectionnistes sont des aveux désespérés de faiblesse qui, à l’instar des lois martiales et des couvre-feux, finissent par être levés lorsque leur maintien au-delà du raisonnable exaspère les populations. Les lois anti foulard, anti voile intégral, – probablement anti jupe longue et pourquoi pas anti kébab pendant qu’on y est – sont dans la droite ligne de cette vaine quête d’identité nationale laïco-franchouillarde aux relents racistes et xénophobes. Elles ne font qu’attester de l’intolérance crasse de leurs promoteurs et ô combien la doctrine laïque est vulnérable face au moindre signe extérieur supposé d’une expression présumée de triomphalisme islamique. (N.B. Les lourdeurs de style du présent paragraphe sont volontaires.).
Injustes et illogiques, les lois contraignantes à l’encontre des minorités – religieuses en ce qui nous concerne ici – et les mesures répressives qui les accompagnent sont des solutions de facilité (des 49.3 de circonstance en quelque sorte) pour venir rapidement à bout des problèmes estimés insolubles autrement. Pour légiférer valablement et durablement, la difficulté consiste à trouver un prétexte plausible et/ou une justification sociale avantageuse. Pour ce faire, on n’a que l’embarras du choix au niveau de la sécurité publique, de la lutte anti-terroriste, du respect de l’ordre public, de la laïcité et de la liberté d’expression (à sens unique), de la condamnation du racisme et de l’antisémitisme, du vivre-ensemble et, en bons derniers, de l’écologie et des bonnes mœurs…
Pour abattre précisément la cible, en préservant les us et coutumes et en évitant toute mesure impopulaire pour la majorité de l’opinion voire d’être condamné par ses propres principes éthiques, il faut trouver l’angle de tir parfait de sorte à ne neutraliser que le « parasite » et éviter les dommages collatéraux. En clair, il faut être particulièrement vicieux. Ainsi, pour interdire le foulard islamique (Hijab) au sein de l’école publique, la mesure n’a visé que les « signes et tenues ostensibles d’appartenance religieuse ».[2] Pour proscrire le voile intégral (Niqab) dans l’espace public où les manifestations religieuses sont libres,[3] c’est la sûreté publique qui a été invoquée dans l’interdiction de « dissimulation du visage ».[4] Dans ces deux affaires, les pseudos « représentants » musulmans ont servilement collaboré au démantèlement de la foi qu’ils prétendent servir, en admettant que le foulard des collégiennes était islamique (alors qu’il était surtout pudique) et en relativisant le caractère religieux du voile intégral, en clair que ces tenues étaient des détails de l’histoire…
Mais revenons-en à ce qui se passe aujourd’hui sous les jupes longues, exagérément qualifiées d’islamiques puisque les quelques gamines qui les arborent orgueilleusement ont sans doute bien d’autres émois. Étant tous passés par l’âge bête, nous savons qu’il y a plus de provocation et de désir de reconnaissance que de conviction religieuse chez des ados qui en piquent généralement plus pour la sulfureuse Madonna que pour la pieuse Madone, Marie, la mère du Prophète Jésus (ع). Mais, voilà qui ne sera pas du goût des commentateurs sportifs en chambre qui « islamophobisent » à plaisir ces situations inespérées pour gonfler leurs statistiques et les enveniment en donnant des leçons de sédition, sans voir ni aller plus loin que le bout de leur clavier. Quitte à radoter, répétons que la seule solution à ces conflits idéologiques à répétition passe par la création accrue d’établissements islamiques d’enseignement général où on foutrait enfin une paix laïque aux islamophiles. Nonobstant, comme il faudrait pour cela consacrer une partie non négligeable du budget familial réservé aux mondanités, la préférence des trois quarts des Musulmans de l’Hexagone (estimation optimiste) ira à l’école gratuite du quartier, républicaine et laïque jusqu’au trognon, et tant pis pour la sainte vierge…
[1] Le décret Tasca du 17/01/1990 a fixé des quotas de production et de diffusion en français (40%) pour le cinéma et l’audiovisuel et la loi du 1er février 1994 a imposé aux radios de diffuser 40 % de chansons d’expression française.
[2] Loi de 2004 sur les signes religieux dans les écoles publiques (= article L.141-5-1 du code de l’éducation).
[3] « Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites. »  (Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 – Art. 18).
[4] Loi n° 2010-1192 du 11 octobre 2010 interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public.

Hommage au Tabligh.

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Jamaat_TablighL’organisation Jamaat at-Tabligh[1] est née au siècle dernier en Inde, dans les années 40, afin de réislamiser une communauté doublement dévoyée par le polythéisme hindou et la colonisation anglaise. Apolitique et antimilitariste, elle a rapidement essaimé dans le monde dit islamique puis à partir des années 60 dans les pays occidentaux hébergeant des immigrés d’origine musulmane. Depuis près de quatre-vingt ans, les missionnaires de la confrérie se consacrent ardemment et bénévolement au prosélytisme pour réconcilier les Musulmans négligents avec la pratique religieuse. Un avatar nord-africain s’est implanté officiellement en France dans les années 70, sous la dénomination « Foi et pratique », sans jamais égaler l’original asiatique en authenticité et en vitalité.
Bien que ses adeptes soient plus entreprenants, plus dévoués et plus désintéressés que ceux de la nouvelle vague de l’Ikhwanisme (mouvement des Frères Musulmans) et du Salafisme nouveau qui vient de sortir (mutation du Wahhabisme saoudien ?), la congrégation tablighie a fini par s’essouffler et par passer de mode. Après avoir participé à sa manière au réveil des Musulmans et à l’activisme religieux au sein des mosquées, elle est malheureusement aujourd’hui tombée en désuétude et par trop souvent dénigrée par les siens. Pourtant, grâce à elle, des millions de Musulmans à travers le monde pratiquent plus assidument leur religion ; certains lui doivent leur adhésion ou leur retour à l’Islam et d’autres leurs premiers pas de militants ou leur engagement au service de la foi. Rien que pour cela Asshab ad-dawa[2] méritent un minimum de respect et de considération de la part de leurs frères.
Comparable par ses méthodes aux Témoins de Jéhovah, Jamaat at-Tabligh est parfois qualifiée de secte, et sous certains aspects c’est exact, mais guère plus que d’autres tribus de l’Islam, tant sunnite que chiite, qui refusent tout autant d’admettre leurs propres dérives. Cette frénésie à vouloir à tout prix enrôler, endoctriner, enrégimenter et sectariser est assez révélatrice de cet état d’esprit sectaire détestable. Le fait de considérer les adeptes de son clan (minhaj) comme les seuls véritables Musulmans, en interprétant en sa faveur certains Versets du Coran[3] et certains Hadiths prophétiques,[4] ou de dénigrer ceux qui ne partagent pas leurs vues, complète la panoplie du parfait fanatique.
Si les principes du Tabligh sont relativement rudimentaires, ils n’en sont pas moins fondamentaux puisque basés sur la sincérité de pratique religieuse, le dévouement et le partage. Qui reprochera d’insister sur l’unicité de DIEU et la prophétie de Mohammad (ص), sur le fait d’effectuer assidument les offices quotidiens de prière avec dévotion et en commun, de s’adonner fréquemment à des invocations rituelles itératives (dou’a et zikr), de cultiver la sincérité dans les intentions (tashih an-niyah) et d’être généreux envers les Musulmans (ikram al mouslimine) ? Évidemment, il y aurait peut-être à redire concernant la « science religieuse » (‘Ilm) puisque, hormis quelques versets choisis du Saint Coran, leur unique ouvrage de référence et de prédilestion est « le jardin des vertueux » (Riyadh as-Salihine), la compilation de Hadiths d’An-Nawawy. Mais là où ils excellent et sont imbattables, c’est dans les sorties et les prêches dans la voie de DIEU (Khourouj fi sabililah wa da’wa ila Allah).
Ceux qui méprisent le Tabligh en lui reprochant ses méthodes et ses enseignements élémentaires sont bien souvent des paresseux qui se contentent de théoriser et de donner des leçons magistrales, parfois même moyennant rémunération, sans jamais faire l’effort d’enseigner à autrui comment effectuer convenablement les offices de prière et à réciter convenablement quelques petites sourates du Coran. Les Tablighis le font, eux, et gracieusement… L’engagement militant désintéressé[5] dont ils font preuve est pratiquement inexistant chez leurs détracteurs, tout comme au sein de cette indolente communauté musulmane où tout le monde veut consommer à moindre frais et où personne ne veut produire tant que ça n’est pas économiquement rentable. Personnellement, je leur dois et j’ai choisi mon camp…
[1] Littéralement Groupe de prédication en arabe. Se prononce Jamaate at-Tablir.
[2] Littéralement Compagnons de la propagation en arabe. Autre appellation spécifique aux Tablighis.
[3] « Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les hommes : vous ordonnez le convenable et vous interdisez le blâmable et vous croyez en DIEU. » (Coran 3 :110).
[4] « Les Juifs se sont séparés en 71 fractions. Les Chrétiens se sont séparés en 72 fractions. Cette nation se divisera en 73 fractions, toutes iront en Enfer sauf une.  » Les Compagnons ont dit :  » laquelle, Ô ! Messager d’Allah ?  – Ceux qui suivront la même voie que la Mienne et celle de mes Compagnons ». (Abou Dawoud, Tirmizhy, Ibn Maja). 
[5] « Ho, les croyants ! Vous indiquerai-je un marché qui vous sauvera d’un châtiment douloureux ? Vous croirez en DIEU et en Son messager, et vous lutterez de biens et de corps dans le sentier de DIEU ! – c’est mieux, pour vous, si vous saviez ! Il vous pardonnera vos péchés et vous fera entrer aux Jardins sous quoi coulent les ruisseaux, ainsi qu’aux demeures excellentes dans les jardins d’Éden. Voilà l’énorme succès ! » (Coran 61 :10-12). « Rien d’autre : sont croyants ceux qui croient en DIEU et en Son messager, puis ils ne doutent point, cependant qu’ils luttent de biens et de corps dans le sentier de DIEU. C’est eux les véridiques. » (Coran 49 :15). « On demanda à l’Envoyé de DIEU (ص) quel était l’homme le plus méritant. Il répondit : « C’est le croyant qui lutte dans la voie de DIEU en prodiguant sa personne et ses biens ». » (Boukhary 56/2/1).

Les deux mamelles.

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mamellesAvec un titre pareil on pourrait craindre le pire, mais non, cet article sera aussi sérieux qu’une paire de saints pour un soufi. « Labourage et pâturage sont les deux mamelles dont la France est alimentée, les vraies mines et trésors du Pérou ». Pour paraphraser cette célèbre expression du ministre Sully,[1] datant d’un demi-millénaire et destinée à encourager l’agriculture, on pourrait dire aujourd’hui que le Hijab et le Halal sont les deux mamelles de la France contemporaine. Et ce serait tout à fait opportun puisque les supporters et les détracteurs de ces deux fleurons incontournables de la doctrine islamique, relatifs aux attributs vestimentaires et à l’alimentation, s’affrontent sur ces questions considérées comme « vitales » depuis près de trente ans.
Comme les principales et quasi exclusives revendications musulmanes tournent autour du voile féminin[2] et des interdits alimentaires,[3] et que tout le reste semble accessoire et négociable, pourquoi ne pas satisfaire ces « fixations » une fois pour toutes et qu’on n’en parle plus ? Partout ailleurs – et pas seulement dans le monde musulman – la paix sociale n’est-elle pas préservée par des compromis sur ces sujets sans qu’il soit pour autant question de péril islamique ou d’instaurer la Charia ? L’orgueil qui consiste à bomber le torse et à considérer que les concessions aux minorités sont des atteintes à la laïcité et à l’identité nationale voire des capitulations est d’une stupidité consternante.
La pire des solutions, au sein des nations irrémédiablement multiculturelles, consiste à vouloir à tout prix faire triompher sa propre interprétation de la liberté d’expression, de la tolérance et du « vivre-ensemble » en méprisant l’avis des autres. Il est évident et logique que tant que des lois arbitraires et contraignantes seront administrées aux Musulmans comme autant de fessées, pour les réduire au lieu de les séduire, ces derniers demeureront rétifs et frondeurs. Au contraire, le fait de leur concéder gentiment quelques libéralités dans les domaines précités, en les troquant contre de la déférence, de la loyauté et de la solidarité envers la nation, témoignerait d’une toute autre aménité envers des citoyens « différents » et d’une trop rare intelligence politique.
On peut toujours rêver car la politique fiction ne va pas de pair avec les réalités, la démagogie et la petite cuisine électorale. Lorsque 80% du petit peuple français avoue ouvertement détester l’Islam et tout ce qui s’y rapporte, les Musulmans doivent traduire que non seulement quatre personnes sur cinq qu’ils côtoient les ont dans le collimateur mais que les accrocs aux suffrages et au pouvoir ne leur feront pas de cadeaux, tout cela au propre et au figuré… Et le pire, c’est que tous ces minables, au lieu d’assumer fièrement leurs préférences voire leurs tares, font mine de ne pas se reconnaitre ou s’offusquent comme des vierges effarouchées de se voir ainsi découverts !
Ce n’est pas parce que les Musulmans souhaitent qu’on les prenne pour des gens bons qu’on doit les prendre pour des jambons. Leur manque d’organisation et leurs divisions, qui nuisent à toute tentative de lobbying communautaire, ne devraient en aucun cas rassurer les élus et leurs challengers sur l’innocuité de leurs votes. Mais pour cela, il ne suffit pas d’être inscrits sur les listes électorales ou de voter blanc, comme le préconisent les mollusques. Il faut des visées voire des ambitions électorales et des consignes de vote claires pour combattre loyalement, mais sans complexes et sans merci, les ennemis idéologiques de nos convictions.
Il ne suffit donc pas de courir après deux mamelles (le Hijab et le Halal) mais il faut avoir de ce que je pense où je pense – c’est-à-dire, pour préciser et éviter toute confusion, de la cervelle dans la tête. Il faut rassembler sur les idées partagées par la plupart d’entre nous et sur les cibles électorales à dégommer en raison de leur animosité envers notre foi, en faisant abstraction des divergences secondaires, qu’elles soient ethniques ou dogmatiques. L’essentiel est d’éviter le pire en anticipant et en empêchant les mesures susceptibles d’être prises à notre encontre (lois anti-voiles prévisibles pour les nounous et lors des accompagnements scolaires). L’anticipation aurait sûrement permis d’éviter des lois iniques comme celles qui ont fait proscrire le Hijab (foulard) au sein des écoles publiques et le Niqab (voile intégral) dans l’espace public. Alors faute de refaire l’histoire, sécurisons l’avenir !
[1] Principal ministre d’Henry IV (1559-1641).
[2] « Ho, le Prophète ! Dis à tes épouses, et à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles : elles en seront plus vite reconnues et exemptes de peine. Et DIEU reste pardonneur, miséricordieux. » (Coran 33 :59 et aussi 24 :31).
[3]  « – Vous sont interdits la bête morte, le sang, la chair de porc, et ce sur quoi on a invoqué quoi que ce soit d’autre que DIEU, et la bête étouffée, et la bête assommée ou morte d’une chute ou morte d’un coup de corne, et celle qu’une bête féroce a dévorée, -sauf celle que vous égorgez avant qu’elle soit morte,- et celle qu’on a immolée sur les pierres dressées, ainsi que de tirer le partage au sort au moyen de flèches. Tout cela est perversité… » (Coran 5 :3-5 et aussi 2 :173 – 6 :145 – 16 :114 à 118).

Racolage sur la voie … islamique.

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CFCM foreverLe processus vital du CFCM (Comment Faire Caca Mou ?) est-il engagé ? A-t-il vécu ou se perpétuera-t-il en l’état ou hors l’État ? Qui peut le dire à ce jour ? Non pas ceux qui y ont été enrégimentés et le seront encore pour « faire mou » où on leur dit de faire, mais plutôt les petits futés qui l’ont concocté et l’instrumentalisent au gré de l’actualité et de leur fantaisie. Il faut être aveugle pour ne pas voir que les Pouvoirs Publics, de droite comme de gauche, n’ont que mépris envers la Communauté Musulmane, en n’agréant jamais pour la représenter que des domestiques incompétents.
Pour la plupart de ceux qui le composent, le Conseil Français du Culte Musulman ne constitue qu’un but à atteindre et aucunement un moyen pour faire aboutir les doléances communautaires les plus légitimes. Ils y postulent pour des raisons aussi navrantes que pour « voir ou être vu » ; les minables veulent être considérés, les ambitieux donner libre cours à leur suffisance, les mouchards rapporter à leurs officines et les pseudos islamistes bénéficier d’une relative immunité en attendant des jours meilleurs. Rien d’étonnant donc à ce que l’inanité soit de rigueur puisque ces méprisables sujets de sa majesté la République faussement laïque n’ont pour souci que leurs propres intérêts et ceux de leurs chapelles.
Ceux qui n’ont rien fait et ceux qui ne feront rien. On entend dire dans le Landerneau que les Musulmans de France ne se reconnaissent pas en ceux qui se sont désignés pour les représenter et ce n’est pas faux. Précisons toutefois qu’en ce qui concerne spécifiquement le CFCM, les critiques et les abominations émanent surtout d’envieux qui n’ont pas (encore) eu l’heur d’être intégrés au sein de l’instance néo-gouvernementale. Mais ces challengers qui reprochent à la structure son inefficacité, ne sont-ils pas aussi nuls voire pire que les titulaires ? Et les discounters qui invoquent l’absence de qualification des membres en titre en proposant, eux, de démanteler des prescriptions divines ou prophétiques immuables,[1] sont-ils plus qualifiés ?
Ceux qui se prétendent « chefs» se croient indispensables et veulent faire prévaloir leur vision étriquée de l’Islam. Il y a des sérieuses raisons de douter de l’efficacité de ceux dont les mains ne sont aptes qu’à remplir les ventres auxquelles elles sont rattachées et dont les bouches ne servent qu’à pérorer, à se flagorner et à dénoncer les excès de fondamentalisme de leur prochain. Comment construire durablement quand tout le monde veut commander et personne ne veut obéir, quand les associés de circonstance ne peuvent pas se blairer et ne se font aucune concession, et surtout quand ils sont plus forts en boniments qu’en planification de travaux pratiques ? Pour l’intolérance envers les idéologies et les structures musulmanes concurrentes ça se bouscule au portillon mais il n’y a plus personne quand il s’agit de revendiquer des aménagements raisonnables en haut lieu ou de désavouer des législations anti-islamiques abusives, y compris par la désobéissance civile.
Les baltringues et les charlots parviendront-ils à faire oublier les ball-traps et les Charlie ? Pour donner le change au petit peuple, le Ministre de l’Intérieur des Cultes de la République a chargé ses très laïcs Préfets de racoler au sein de la Communauté Musulmane pour composer une nouvelle « instance de dialogue » et y diluer le CFCM en douceur. En fait, depuis plus de trente ans, les dialogues ministériels se sont bornés à des « monologues du machin » où sont choisis et adoubés les nouveaux laquais, experts en poudre aux yeux, en courbettes, en baisemains et en délation, et les quelques islamistes repentis destinés à cautionner le dispositif. Ceux qui nous gouvernent auront beau mobiliser tous les experts possibles et imaginables pour assaisonner leur « islam de France », tant que le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ne sera pas respecté et qu’aucune initiative ne pourra être prise sans l’aval du premier flic de France et de sa hiérarchie, la mayonnaise ne prendra pas.
La direction de la Communauté Musulmane n’est pas une question de personne. Les Musulmans se contrefichent autant de l’élection du CFCM et de ses avatars que de celle du pape. La preuve en est qu’elle supporte sans broncher d’être administrée par des autoproclamés depuis près d’un demi-siècle. Pour eux, seuls importe l’adéquation à leurs convictions des comportements, des revendications et des décisions de ceux qui occupent la place. Et quand bien même certains évoquent un islam (de France) aux couleurs du bleu d’Auvergne, du petit blanc et du gros rouge, qu’importe, à condition qu’il soit conforme aux principes de l’Islam authentique…
[1] Incitations à délaisser le port du voile (hijab/niqab) ou de la barbe, à légaliser l’étourdissement des bêtes de boucherie pour la fourniture de viande Halal, à instaurer une liturgie non arabisée (sermons de vendredi), etc.

Pourquoi je ne cesserai pas d’être islamiste.

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marionnetteLoués soient les « guignols de l’islam de France » qui m’inspirent au plus haut point et, mon âge avançant, m’évitent de radoter faute de sujets nettement plus islamiques. Visiblement en déficit de célébrité, certaines de ces marionnettes ne se contentent désormais plus de lamentables one-man show pour prétendument réformer leur religion voire la tourner en dérision. Pour sortir du lot, il leur faut dorénavant surenchérir dans le registre de la médiocrité et du cynisme en donnant leurs coreligionnaires en pâture à ceux qui les boufferont aussi, sitôt qu’ils auront digéré les plus indigestes. Et, malheureusement, sous couvert de liberté d’expression « charliesque », lorsqu’il s’agit de conforter ceux qui se proclament moins Musulmans que les autres, fussent-ils des mouchards patentés, les modérés de toutes les couleurs ne manquent pas… Dans quel but ?
La Vérité n’est pas sectaire[1] et il n’est nul besoin pour vivre son Islam de s’affilier à une quelconque chapelle, à un quelconque parti (minhaj, hizb) parmi les diverses mouvances islamiques établies dans l’Hexagone. Notez que j’ai délibérément écarté la formulation « œuvrant dans l’Hexagone » puisqu’en dehors de quelques gesticulations communautaires, les activités auto-estampillées islamiques développées en France sont somme toutes assez insignifiantes. Question activisme, l’inaction, le défaitisme et la passivité étant de rigueur au sein du petit islam français, il faut admettre qu’il n’est point besoin de beaucoup de courage pour rallier n’importe quel « mouvement » présent sur le territoire puisque, tant qu’on n’agit pas en bandit, il n’y a à priori rien à redouter des Autorités dites du Taghout, comme certains les qualifient.
Personnellement, je n’ai nulle envie de figurer au nombre de ces musulmans ordinaires (modérés) qui modèrent ou, encore mieux, abandonnent la pratique et les règles religieuses, que ce soit par paresse ou par calcul[2] et sont, du fait de ces tares, autant appréciés des agnostiques. Il ne faut se faire aucune illusion, pour ces derniers les seuls bons musulmans sont les musulmans morts cultuellement. Je ne vois donc pas l’intérêt qu’il y a à débiner ses frères dans la foi, plus pour sauver ses fesses à leur détriment que pour s’en démarquer idéologiquement, puisqu’en définitive on demeurera le bougnoule musulman de service aux yeux des détracteurs de l’Islam. Je me déclarerai donc résolument islamiste, quand bien même ce terme a une connotation péjorative dans la bouche de certains, ne serait-ce que pour me distinguer des pseudos musulmans qui s’arrogent indûment ce qualificatif.
Je suis donc obstinément islamiste parce que ma religion résulte d’une mûre réflexion et pas uniquement d’une influence parentale ou environnementale, parce que je ne me cantonne pas à afficher la panoplie, les signes extérieurs et les traditions islamiques, parce je considère que l’Islam n’est pas qu’une spiritualité virtuelle à la chrétienne faite uniquement de bons sentiments, parce que je dois prouver mon attachement à DIEU par une pratique assidue, une liturgie et des règles, parce que je suis convaincu que ma religion est la meilleure et ne feins pas de croire que les autres croyances sont également bonnes auprès de DIEU (logique, sinon j’en aurai adopté une plus facile), parce que je ne fais pas le minimum syndical ni le travail à moitié et essaie d’appliquer l’intégralité des principes de ma religion, parce que je reconnais les obligations et interdictions islamiques quand bien même je ne serais pas toujours en mesure de les appliquer en temps et en heure, parce que je ne renie pas mes convictions pour me faire apprécier de ceux qui les exècrent, parce que j’estime que ma religion n’est pas qu’une affaire privée et qu’il m’incombe d’en témoigner publiquement en œuvrant de la meilleure manière possible,[3] parce que je m’astreins à partager généreusement le savoir et les biens que j’ai acquis avec autrui et ne me contente pas de vivre égoïstement avec mes proches, parce que je me pique au vif de vouloir convaincre sagement ceux que je côtoie du bien-fondé de l’Islam, sans contrainte ni harcèlement, dans le seul but de leur faciliter l’existence et de leur éviter toute affliction ici-bas et dans l’au-delà,[4] parce que tous les nationalismes outranciers (y compris français) et tous les racismes (y compris antimusulman) m’horripilent, parce que je n’ai aucun complexe lorsqu’il s’agit de contrarier de prétendus républicains sur la place que doit occuper l’Islam dans ma vie et dans l’espace public.
[1] « La parole de sagesse est la propriété perdue du Musulman, il la récupère là où il la retrouve. » (Tirmizhy 39/19 – Ibn Majah 37/15).
[2] « Pas d’obéissance à la créature dans la désobéissance à DIEU » (Mousnad d’Ahmad Ibn Hanbal 5/66).
[3] « Et luttez pour DIEU selon le droit de Sa lutte. C’est Lui qui vous a élus ; et Il ne vous a pas assigné de gêne dans la religion comme culte de votre père Abraham, lequel vous a nommés « Soumis » (Musulmans). Autrefois, – et ici aussi,- afin que le Messager soit témoin sur vous et que vous soyez témoins sur les gens. Accomplissez donc l’Office et acquittez l’Impôt, et cramponnez-vous à DIEU. C’est Lui votre patron ; Et quel meilleur patron ! Et quel meilleur secoureur ! » (Coran 22 :78 et aussi 6 :161-163 – 2 :130-133). ). « Et qui est de plus belle parole que celui qui appelle vers DIEU et fait œuvre bonne et dit : « Oui, je suis du nombre des Soumis (Musulmans). » ? »  (Coran 41 :33).
[4] « Par la sagesse et la bonne exhortation, appelle au sentier de ton Seigneur. Et dispute avec eux avec ce qu’il y a de plus beau. Oui, c’est ton Seigneur qui sait le mieux lequel s’égare de Son sentier, et c’est Lui qui sait le mieux ceux qui bien se guident. » (Coran 16 :125).

Je suis plus Charlie que toi !

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je suis MuslimLes événements qui se succèdent depuis le début de l’année ne peuvent et ne doivent pas laisser les Musulmans indifférents. Qu’ils le veuillent ou pas, à quelque niveau que ce soit, directement ou indirectement, ils sont concernés et seront impactés peu ou prou car les petits esprits et les opportunistes, eux, n’ont que faire des différentes interprétations des différents adeptes de l’Islam. Que ces derniers fassent l’autruche ou manifestent de la compassion, avérée ou simulée, envers les victimes « charliesques », ils ne persuaderont certainement pas les identitaires de ne pas décapiter (au figuré ?) tout ce qui est étranger à leur incomparable civilisation occidentale aux racines judéo-chrétiennes.
Question terrorisme, afin d’éviter d’être blâmé pour ses insuffisances sécuritaires, le Gouvernement socialiste se hâte maintenant de réprimer les rébellions manu militari, y compris dans les écoles primaires, en mettant bravement en quasi garde à vue des gosses de huit ans et leurs parents musulmans à cause de quelques paroles inconsidérées. Pas mieux en termes de prévention, quand des descentes de police s’effectuent au faciès jusque dans les familles les plus paisibles, suspectées (à tort) de pencher vers le djihadisme, et se terminent par des rafles d’enfants et de nourrissons. En criminalisant ceux qui ne partagent pas sa conception étriquée de la liberté d’expression (celle qui exclue celles des autres), et en ostracisant une communauté musulmane désormais honnie par près de 80 % de la population hexagonale, la fausse gauche est en train de leur coller une vraie droite.
Les Pouvoirs Publics devraient sérieusement penser à déposer un Charlie en platine au Bureau international des poids et mesures du pavillon de Breteuil,[1] à l’instar du mètre étalon ou du kilogramme étalon, pour que les Tribunaux de la République puissent sanctionner plus facilement les déficits émotionnels par rapport à leur norme. Ce Charlie étalon officiel pourrait par exemple être indexé sur l’indignation ostensible envers les victimes d’attentats et la déférence envers les minutes de silence qui leur sont consacrées, sur l’adhésion indéfectible au slogan « je suis Charlie » et sur la collaboration active au dépistage préventif des présumés probables apprentis terroristes en devenir vraisemblablement hypothétique…
Question coopération, ne serait-ce que pour ménager leur petit confort matériel, les Musulmans en Occident (d’Occident ?) n’ont pas beaucoup besoin d’être poussés. Ils sont généralement assez légalistes car la crainte des Autorités, quelle qu’elles soient – administratives, policières ou judiciaires – est quasiment congénitale chez bon nombre d’entre eux ; il est vrai que la répression au bled n’a rien de comparable avec une gentille incarcération à la prison des beaux mecs (Baumettes). Par ailleurs, le syndrome du bon sauvage continue de sévir, y compris chez ceux-là même qui s’en défendent en se targuant de ne se soumettre qu’à ALLAH et en considérant toute capitulation comme une faiblesse. Il est vrai qu’on est tous un peu grande gueule tant que notre petite personne, notre honneur, notre famille, nos revenus ou nos biens ne sont pas touchés.
La veulerie qui consiste à ne pas manifester ouvertement ses idéaux est une chose. Collaborer avec ceux qui font tout ce qu’ils peuvent pour les discréditer en est une autre. Le complexe d’infériorité qui pousse certains des nôtres à se laisser dominer par ceux qui les méprisent n’est donc pas analogue au vice de ceux qui les épaulent volontairement pour altérer les fondements de leur propre religion. Quelle bassesse que d’en être réduit à renier ses convictions et à coopérer avec ses ennemis idéologiques au détriment de sa foi, pour sauver sa peau, pour de piètres avantages ou pour l’emporter sur des adversaires doctrinaux ! Quelle déchéance que la servilité envers un exécutif qui ne consentira jamais rien d’autre à ces impétrants-là qu’une considération artificielle et des médailles en chocolat !
[1] http://fr.wikipedia.org/wiki/Bureau_international_des_poids_et_mesures

Je n’ai encore tué personne.

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IMAG0182Qu’est-ce qui ne va pas, docteur ? Depuis que je suis devenu Musulman, je ne cesse de me gaver de Coran et de Traditions Prophétiques et je n’ai encore tué personne. En quarante ans de carrière, je n’ai jamais envisagé de trucider qui que ce soit ni pris les armes pour combattre les impérialistes, les colonialistes, les despotes et autres « démocrates de pacotille » à travers le monde. Et par-dessus le marché, j’entretiens d’excellentes relations avec plein de non-Musulmans – famille, amis, voisins, collègues – qui ne manquent pourtant pas d’aprioris sur ma foi et sur mes coreligionnaires…
Les cocardiers ont certes le droit de regretter que leurs traditions soient abandonnées au profit d’autres plus savoureuses (?) – cassoulet, choucroute versus fastfood, paella, pizza ou couscous – et de considérer que c’était mieux avant. Il est compréhensible qu’ils déplorent le remplacement progressif de leur culture par des coutumes différentes et cherchent désespérément à s’en prémunir en usant de procédés infects contraires à leurs convictions. S’ils peuvent notamment trouver regrettable que la foi et les clochers de leurs ancêtres soient désertés au profit d’autres spiritualités, ils ne sauraient durablement s’opposer à leur déploiement dans l’espace public, y compris sous les formes vestimentaires les plus intégrales. Et si, de surcroît, ils sont comme leurs compatriotes musulmans fondés à redouter les agissements des racailles prétendument islamisées, rien de tout cela ne saurait légitimer une quelconque animosité envers l’entièreté des enseignements et des adeptes de l’Islam.
« Qui veut noyer son chien, l’accuse de la rage » dit le proverbe. Ainsi, il en est qui excellent à faire dire aux textes exactement le contraire de ce qu’ils prescrivent. Subséquemment, envers et contre les objectifs philanthropiques du message islamique, ils décrètent que les versets du Coran exhortant à l’auto-défense sont des incitations à la haine et à la violence envers ceux qui pensent différemment alors que ceux-ci ne font que fustiger la trahison et la lâcheté lesquelles sont autrement plus répandues que la bravoure chez le commun des mortels. Au lieu de saluer les améliorations apportées par l’Islam à la condition des prisonniers de guerre, des esclaves, des femmes, à la limitation de la polygamie, à la lutte contre l’usure, l’alcoolisme et les jeux de hasard, ses détracteurs lui imputent injustement  le reliquat de leurs travers.
Accusés de duplicité (taqia) même quand ils se donnent la peine de condamner les exactions des plus extrémistes des leurs, les Musulmans ont bien tort de persévérer dans la servilité. Au contraire leur Islam doit être résolument prosélyte, comme le Christianisme des premiers siècles qui n’avait d’autre prétention que de transmettre de hautes valeurs par la persuasion, à l’aide d’exemples et de paraboles, sans contraindre[1] ou reprocher quoi que ce soit à qui que ce soit.[2] Les Musulmans ont pour devoir de partager leur bien-être, par pur altruisme, en se comportant du mieux possible envers tous, [3] y compris envers ceux qui ne sont pas sensibles à leur foi,[4] tout en laissant chacun disposer librement de son destin.[5] Est-ce qu’il faut se tuer à le répéter ?
[1] « Sachez que celui qui opprime quelqu’un avec qui nous avons une convention, qui le méprise, qui le charge au-delà de ses capacités ou qui le prive de quelque chose sans son consentement, je serais son adversaire le Jour de la Résurrection. » (Abou Daoud). « S’ils viennent chez toi, donc, juge entre eux ; ou laisse-les. …Mais comment peuvent-ils te prendre pour juge, – ils ont près d’eux la Thora où est le jugement de Dieu, …Que les gens de l’Évangile jugent d’après ce que DIEU y a fait descendre ! » (Coran 5 :42, 43, 47).
[2] « Un Bédouin s’était mis à uriner dans la mosquée. Comme tous les fidèles se précipitaient sur lui pour le maltraiter, l’Envoyé de DIEU (ص) leur dit : « Laissez-le achever, et alors vous répandrez sur son urine un seau d’eau. La révélation vous a été faite pour vous faciliter les choses et non pour les rendre difficiles ».» (Boukhary 78/80/5 et aussi 4/58/3 – 4/57/1 – 78/35/2). « Ho, les croyants ! Occupez-vous de vous-même ! Point ne vous nuira celui qui est égaré, si vous êtes dans la guidée. Vers DIEU est votre retour à tous ; et puis Il vous informera de ce que vous faisiez. » (Coran 5 :105). « …jamais le Prophète (ص) ne m’a dit : « Pourquoi as-tu fais cela ainsi ? » quand j’avais fait quelque chose, ni : « Pourquoi n’as-tu pas fait cette chose ainsi ? » quand il s’agissait d’une chose que je n’avais pas faite. » (Boukhary 55/25/1 et aussi 78/39/6). « Fait partie du bel Islam de quelqu’un le fait d’éviter pour lui de se mêler de ce qui ne le regarde pas ». (Tirmizhy – Nawawy/40 Hadiths/12).
[3] « Et qui est de plus belle parole que celui qui appelle à DIEU, et fait œuvre bonne et dit : « Oui, Je suis du nombre des soumis (Musulmans) ? ». Or bien et mal ne sont pas égaux. Riposte par quelque chose qui soit plus joli ; et voilà que celui avec qui tu étais en inimitié deviendra comme s’il était ami chaleureux. » (Coran 41 :33-34). « Par la sagesse et la bonne exhortation, appelle au sentier de ton Seigneur. Et dispute avec eux avec ce qu’il y a de plus beau. Oui, c’est ton Seigneur qui sait le mieux lequel s’égare de Son sentier, et c’est Lui qui sait le mieux ceux qui bien se guident. » (Coran 16 :125).
[4] « Pas de contrainte en religion ! Car le bon chemin se distingue de l’errance. » (Coran 2 :256). « Tu n’es cependant pas un tyran pour eux ! Par le Coran, donc, rappelle celui qui craint Ma menace » (Coran 50 :45). « Or si ton Seigneur voulait, tous ceux qui sont sur terre, tous, croiraient. Est-ce à toi de contraindre les gens à être croyant ? Il n’est en personne de croire, que par permission de DIEU. Et Il voue à l’ordure ceux qui ne comprennent pas. » (Coran 10 :99-100).
[5] « La vérité est de votre Seigneur ». Croie qui veut, donc ; et mécroie qui veut. (Coran 18 : 29). « Et dis à ceux à qui le Livre a été donné, ainsi qu’aux Gentils : « Avez-vous embrassé la Soumission (l’Islam) ? » S’ils embrassent la Soumission (l’Islam), ils sont bien guidés. Et s’ils tournent le dos… À toi de transmettre. Rien d’autre. Et DIEU est observateur sur les Esclaves. » (Coran 3 :20). « Et quand ils entendent la vanité, ils s’en détournent et disent : « À nous nos actions, et à vous vos actions. Paix sur vous ! Nous ne recherchons pas les ignorants ». Non, tu ne guides pas qui tu aimes : mais c’est DIEU qui guide qui Il veut. Il sait mieux, cependant, les bien-guidés. » (Coran 28 :55-56).

CHARLIE et ses drôles de drames.

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Je fuis charlieMême si ça a moins de panache, en ce qui concerne le feuilleton Charlie Hebdo, il vaut mieux attendre que le soufflé retombe pour éviter de se brûler. Par ailleurs, comme marcher sur des œufs (sans les casser) n’est pas donné à tout le monde, il est préférable de citer les autres ou de dire les choses en disant qu’on ne les dit pas, du genre « Dieudonné a tweeté : je suis Charlie Coulibaly ”.  Oh, le vilain ! » ou en rabâchant perfidement – comme les médias et les Socialistes – qu’il ne faut pas faire d’amalgame, que l’Islam et les Musulmans n’ont rien à voir avec le terrorisme. La technique du « ne pensez pas à un éléphant » formulée par George Lakoff[1] est d’une redoutable efficacité et à priori sans trop de risques, mais avec les artifices législatifs de circonstance il ne faut jamais jurer de rien.
D’accord pour manifester contre le terrorisme et pourquoi pas participer à l’unité nationale, mais pas d’accord pour promouvoir une liberté d’expression à géométrie variable qui insulte les valeurs des croyants et ne leur permet pas de répliquer. Les Musulmans n’ont pas à choisir entre la peste et le choléra, entre une liberté d’expression insultante agrémentée de caricatures blasphématoires et l’apologie du terrorisme. Les disciples du Prophète Mohammad (ص) déplorent les morts inutiles occasionnées par les provocations stupides du journal satirique et ne n’en réjouissent pas plus que tous les faux-culs qui en ont été la cible. Qui peut croire en la sincérité des François, Nicolas, Manuel, Jean-François, Nadine, Rachida, Dalil, Mohamed et autres qui affichent des émois exagérés en la circonstance alors qu’ils transpirent du « ils l’ont bien cherché, c’est bien fait pour leur g….. » ? Et pour jouer au complotiste à deux balles, tous ceux qui avaient intérêt à voir disparaître leur bête noire ne sont-ils pas à considérer comme des commanditaires potentiels ou des complices virtuels ?
À qui profite le crime ? Certainement pas aux Musulmans qui vont voir progressivement diminuer leur liberté d’expression et l’étau se resserrer sur eux, lentement mais sûrement, surtout s’ils s’avisent de pérorer ou de jouer les arrogants. Avec une « justice » antiterroriste arbitraire à la clé, le moindre de leurs faux pas fera l’objet d’intimidation et de garde à vue au mieux, passible des tribunaux et du cachot au pire. Pendant ce temps, le petit peuple relativise la crise et ses petites misères quotidiennes, et les côtes de popularité remontent. Ça tombe bien car il y a toujours une échéance électorale dans le collimateur et le champion devrait être celui qui se dotera du plus gros bouc émissaire.
Au lieu de se transformer en Charlie Abdou (LLAH), les survivants de Charlie Hebdo et leur affidés ont préféré livrer un baroud d’honneur avec un numéro posthume volontairement irrévérencieux envers les Musulmans. À l’inverse de l’affirmation caricaturale de couverture, rien n’est pardonné puisque, bien au contraire, certains parmi les plus modérés en sont maintenant venus à regretter leurs manifestations de soutien compassionnel envers les victimes du journal. Et malheureusement, l’avenir sera bien plus sombre qu’on ne nous le prédit ; il faut s’attendre à une escalade des affrontements intercommunautaires car, d’un côté comme de l’autre, les extrémistes meurent d’envie d’en découdre. Comme personne n’a vraiment à y gagner, afin de préserver une paix sociale qui ne tient qu’à un fil, ceux qui refusent de hurler avec les loups doivent prendre sur eux et faire l’effort de ménager les susceptibilités.[2] Pas facile, c’est sûr, puisque les loups sont bien plus nombreux !
[1] « Don’t Think of an Elephant: Know Your Values and Frame the Debate ». (Chelsea Green Publishing – 2004).
[2] « N’injuriez pas ceux-là qu’ils invoquent au lieu de DIEU, car par transgression, ils injurieraient DIEU sans savoir ». (Coran 6 :108).

Que des coquilles vides !

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krL’Islam est quasiment la première religion du monde et la deuxième de France en quantité d’adeptes supposés, tous niveaux de compréhension et de pratique confondus. Sur leurs qualités individuelles, par excès ou par défaut, il y aurait déjà beaucoup à redire, mais ce n’est pas le sujet. Ce sont les « organisations » dites islamiques, qui ont les yeux plus gros que le ventre dans tous les domaines et tous les créneaux du genre, qui sont à l’ordre du jour et feront ici l’objet d’analyse sans concession.
Les innombrables associations, fédérations et autres confédérations qui émaillent le territoire national se piquent d’incarner les Musulmans de leur ville, de leur région voire du pays tout entier, sans jamais leur avoir officiellement demandé leur avis. Alors qu’elles apparaissent carrément rachitiques, leurs membres actifs se comptant sur les doigts de la main gauche, elles allèguent un poids communautaire impressionnant et une zone d’influence régionale ou nationale invérifiable et non moins invraisemblable. Pas étonnant lorsqu’on sait que le moindre péquin qui fréquente occasionnellement une mosquée, qui assiste distraitement à une conférence ou à un congrès, voire qui arpente un souk annuel se voit recensé, illico et à son insu, comme supporter du club organisateur.
Des communiqués enflammés aux statistiques arrangeantes, en passant par les louanges dithyrambiques et les pleurnicheries communautaristes, tout n’est que poudre aux yeux et faire-valoir abusifs. L’amateurisme l’emporte sur le professionnalisme, la médiocrité sur l’efficacité et les feux de paille sur la pérennité. Et personne n’est dupe sur la capacité de tout ce beau monde à résoudre le moindre problème et même à s’accorder sur le minimum pour empêcher le pire. Et que dire de l’art de transformer le « chacun pour soi et DIEU pour tous » en « tout pour ma gueule et DIEU pour personne ».
Les mosquées sont de plus en plus nombreuses et de plus en plus gigantesques. Toutefois, on ne sait pas si on doit s’en réjouir ou au contraire déplorer leur multiplication et cette démesure, au détriment des tellement plus chaleureuses petites salles de prières. Ces temples qui servent bien plus souvent la gloire et les intérêts de leurs « propriétaires » que ceux de la foi qu’elles sont censées galvaniser sont de véritables gouffres financiers autant en ce qui concerne leur érection que leur entretien. Et quand on sait qu’au quotidien les fidèles ne sont pas légion à les fréquenter et qu’elles ne font le plein que pour les Offices les plus solennels, les vendredis et les jours de fêtes, on se pose des questions sur l’utilité de leur prolifération.
Les sites et autres blogs Internet islamiques ne doivent pas leur fréquentation à une production personnelle originale mais à des « clics » impulsifs sur les « copiés-collés » de l’actualité islamique glanés çà et là sur le web et rassemblés pêle-mêle sans fil conducteur. Ces gagne-pains inespérés pour désœuvrés en manque de reconnaissance ne cherchent généralement pas à tirer les surfeurs musulmans vers le haut mais se limitent à encourager leur voyeurisme et leur sectarisme de façon démagogique. Et je crains ni plus ni moins, sous certains aspects, d’être catalogué dans cette triste catégorie comme l’arroseur arrosé.
L’activité islamique se résume partout à des efforts individuels – et non collectifs – y compris au sein des plus grosses organisations. Pour que leur structure s’écroule, il suffit simplement de couper une tête gouvernante ou deux – quand elles ne se neutralisent pas entre elles par ambition personnelle – ou simplement de les démobiliser voire les dégoûter pour qu’elles rentrent définitivement dans leurs coquilles. C’est ainsi qu’on découvre le pot aux roses et qu’on voit régulièrement disparaître la plupart des projets d’envergure, qui étaient des plus prometteurs mais n’ont pas perduré faute d’émulation ou de véritable désintéressement. Et le pire c’est que c’est incurable !

S’excuser de ce qu’on n’a pas fait

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jihad de cerisesIls ne nous rendent pas la vie facile les méchants djihadistes à nous autres Musulmans ordinaires. Alors que nous étions bien tranquilles dans nos canapés à digérer notre couscous, en train de siroter notre thé à la menthe et avant de se taper une petite sieste crapuleuse, voilà qu’ils débarquent dans notre salon en faisant gicler du sang plein la télé pour saloper notre petit islam pépère. Et le pire, c’est qu’on ne va pas nous foutre la paix tant que nous ne nous serons pas innocentés de ce que nous n’avons pas fait, en donnant des gages de notre innocuité et en proclamant notre attachement patriotique aux babioles de la nation.
Les agissements du parti de la dèche (DAECH) à l’encontre des otages et des innocents sont abominables et insoutenables mais ne pas hurler avec les loups pour les condamner ne signifie pas pour autant qu’on cautionne la sauvagerie. Ce n’est pas parce qu’on ne manifeste pas contre le mariage pour tous qu’on est favorable au mariage homosexuel. Ce n’est pas parce qu’on ne va pas voter qu’on est contre le droit de vote et favorable à la dictature. Entre la paresse et le désintérêt pour ce genre d’expressions, il y a un tas de raisons inavouables de ne pas se bouger les fesses qui n’ont absolument rien à voir avec des opinions politiques.
Au sein de la soi-disant « communauté musulmane » – qui n’a pas grand-chose de communautaire ceci dit en passant, compte tenu des chauvinismes blédards et de l’absence de représentativité de ses dirigeants autoproclamés ou parachutés – les initiatives se multiplient. Il s’agit désormais de faire comprendre que les ennemis de nos ennemis ne sont pas nos amis puisqu’ils sont les ennemis de nos amis et que les ennemis des ennemis de nos amis ne sont pas pour autant redevenus nos amis. Pas facile de s’y retrouver sans risquer de « perdre la tête », alors chacun classera qui il veut dans la catégorie qu’il veut.
Plus grave, est cette tendance désormais à qualifier les pratiquants assidus de l’Islam comme des extrémistes, en opposition aux musulmans « modérés » qui prennent leur religion par-dessus la jambe. Le fait de s’adonner rigoureusement aux rites et aux principes fondamentaux de la foi ne permet en rien de présumer une prédisposition à la violence et aux exactions envers ceux qui ne le font pas. Exploiter les comportements caricaturaux pour discréditer le fondamentalisme religieux et banaliser ses propres carences pour plaire à l’espèce dominante est une traîtrise manifeste envers sa croyance dont DIEU tiendra compte.
Au sein de la « diversité musulmane » donc, les avis sont partagés, postures politiciennes oblige, rien que pour contrarier ses opposants idéologiques. Sans qu’on le leur demande, ceux qui sont domestiqués de longue date et rodés à l’exercice, baissent immédiatement leur pantalon et manifestent de plates excuses à la place de ceux qui n’en présenteront jamais. Pour se démarquer de « l’islam aux ordres », ses adversaires ne feront surtout pas où on leur dit de faire, quitte à être considérés comme des complices de la barbarie. Quant à l’immense majorité, ils s’en contrefichent comme de leur première djellaba de l’an quarante.
Alors, tant qu’à faire, pourquoi ne pas mettre le paquet en s’excusant de tout et de rien. Qu’est-ce que ça nous coûte de nous disculper de n’avoir commis aucune des saloperies dont on affuble l’Islam et les Musulmans, et de ne pas rendre l’immigration coupable de la déchéance de la France, et de n’avoir pas fait baisser la dette ou le chômage, et de n’avoir pas bouché le trou de la Sécurité Sociale ou fait cocu Valérie Trierweiler ? Ça aurait au moins le mérite de nous dédouaner des accusations grotesques des identitaires et autres islamophobes primaires, qui s’excitent mutuellement en islamisant les délits de droit commun, et de nous laisser retourner tranquillement à notre sieste crapuleuse…

L’art et les divertissements

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paletteÀ condition de ne pas contrevenir aux préceptes islamiques et de ne pas être excessif, la religion n’empêche pas de s’exprimer et de se divertir. Toutefois la liberté d’expression a ses limites et les artistes, quels que soient leurs talents, n’ont pas plus de droit à l’irrespect et à l’immoralité que le commun des mortels.

En Islam tout ce qui n’est pas explicitement interdit est implicitement autorisé. Les artistes peuvent donc donner libre court à leur inspiration, en se gardant cependant de toute provocation, grossièreté, obscénité et immoralité. Il leur est loisible de s’exprimer dans de nombreuses disciplines, et cela quand bien même ce serait sous les formes les plus grotesques et les plus pitoyables. Petite restriction, légitime pour un culte qui se veut monothéiste et iconoclaste, les représentations figurées sont nettement désapprouvées en particulier pour les statues et autres icônes qui furent bien souvent à l’origine de dérives idolâtres conscientes ou pas.[1] Si la photo, le cinéma et la vidéo, utilisés correctement pour informer, agrémenter voire distraire, échapperont à une stricte prohibition, leurs déclinaisons vicieuses, érotiques voire pornographiques, faisant l’apologie de la violence, de la fripouillerie et du culte de la personnalité resteront condamnables.
Si la poésie et la musique incitant à l’immoralité sont condamnées sans appel,[2] leurs autres formes sont l’objet de controverses parmi ceux qui ont fait ou font autorité au sein de la Communauté Islamique.[3] À l’inverse d’une interprétation approximative d’un verset coranique,[4] le philosophe musulman Avicenne et les disciples de Faghrabi ont souligné les propriétés tranquillisantes et bénéfiques de la musique. Les grands esprits ne furent-ils pas souvent des mélomanes proclamés, et établissements hospitaliers comme élevages de poulets ou de bovins n’usent-ils pas de musiques d’ambiance pour remonter le moral de leurs pensionnaires ou augmenter la productivité ? Dans un autre domaine, l’humour a aussi ses partisans et ses détracteurs, selon que la dérision est aux dépens des guignols que nous côtoyons ou qu’elle ridiculise intolérablement la religion.
Sont évidemment désapprouvées les distractions susceptibles de corrompre la bonne moralité des Croyants[5] ou contribuant à les détourner de leurs obligations religieuses. À titre d’illustration, le visionnage en direct de matches de football (même patriotiques) et de séries télévisées, qui incitent à différer l’accomplissement des Offices de prières, seront aussi dans le collimateur.[6] En bref, l’essentiel c’est de ne jamais négliger DIEU et de toujours garder à l’esprit les réalités eschatologiques, de sorte à Lui plaire et en aucun cas encourir Son mécontentement sous quelque forme que ce soit.
[1]  « Orwa-ben-Ez-Zobair rapporte, d’après `Aïcha, que Omm Habîba et Omm-Salama parlèrent d’une église qu’elles avaient vue en Abyssinie et dans laquelle il y avait des peintures. Comme elles racontaient cela au Prophète (ص) celui-ci dit : « Ces gens-là, lorsqu’un de leurs personnages pieux vient à mourir, construisent une église sur sa tombe et décorent cette église de ces sortes de peintures. Ces gens-là seront les pires des êtres aux yeux de DIEU le jour de la Résurrection ». » (Boukhary 63/37/2 – 8/48/1 – 8/54/1 – 8/55/2 – 23/71/1). « D’après Ibn-`Abbâs, lorsque le Prophète (ص) vit les figures dans le Temple (la Ka’ba), il n’y entra pas avant qu’on n’eût exécuté son ordre de les effacer. En voyant la figure d’Abraham et celle d’Ismaël, ayant entre leurs mains les flèches augurales, il s’écria « DIEU les maudisse (les peintres) ! Par DIEU, ces deux personnages n’ont jamais tiré d’augures au moyen de flèches ». » (Boukhary 60/8/3 et 4). « Abou-Zor`a a dit : « Comme j’entrais dans une maison à Médine, accompagné de Abou-Horeira, celui-ci vit au sommet de la maison un peintre qui peignait : « J’ai entendu, dit-il, l’Envoyé de DIEU (ص) prononcer ces mots (venant de DIEU) : « Et qui donc est plus criminel que ceux qui ont à dessein de créer des êtres pareils à ceux que j’ai créés ! Qu’ils essaient donc de créer un grain de blé ! Qu’ils essaient de créer une fourmi !  » » (Boukhary 77/90/2). « Mouslim a dit : « Comme nous étions avec Masrouq dans maison de Yasar-ben-Nomaïr, Masrouq vit sur sa banquette des dessins ; or j’ai entendu ‘Abdallah dire qu’il avait entendu lui-même ces mots du Prophète (ص) : « Au jour de la Résurrection les hommes qui éprouveront de la part de DIEU les plus terribles châtiments seront les fabricants de figures (peintres, sculpteurs, dessinateurs et autres) « . » (Boukhary 77/89/1). « …- Les auteurs de ces images, s’écria l’Envoyé de DIEU (ص), seront châtiés au jour de la Résurrection. On leur dira : Donnez la vie à ces êtres que vous «avez créés ». Ensuite il ajouta : « La maison où se trouvent des images, les Anges n’y entrent jamais ». » (Boukhary 67/76/1 – 77/89/2 – 77/91/1 – 77/95/1 et aussi 77/88/1 – 77/92/1,2 – 77/94/1 – 59/7/2,3,4). « Said-ben-Abou-‘l-Hassan a dit : « J’étais auprès d’Ibn Abbas quand un homme vint le trouver : « Ô`Abba’s, dit cette personne, je suis un homme qui n’a d’autre ressource pour vivre que le travail de mes mains ; je fabrique ces images. — Je ne te donnerai d’autre tradition, répondit Ibn Abbas, que celle que j’ai entendue moi-même de l’Envoyé de DIEU (ص). Or, je l’ai entendu dire : « Celui qui représente une figure, DIEU le torturera jusqu’à ce qu’il ait insufflé une âme à cette figure ; or il sera à jamais incapable de la lui insuffler ». Vivement atterré par cette réponse, l’homme pâlit. Alors Ibn Abbâs lui dit : « Malheureux ! Si tu ne cesses pas ton métier, tu dois plutôt choisir (pour tes dessins) ces arbres et toute chose qui n’aura pas d’âme ». » (Boukhary 34/104/1).
[2] « Et quant aux poètes, les errants les suivent. Ne vois-tu pas qu’ils divaguent, oui, dans chaque vallée, et qu’en vérité ils disent ce qu’ils ne font pas ? À part ceux qui croient et font œuvres bonnes et se rappellent Dieu beaucoup, et qui se portent secours à eux-mêmes quand on leur a manqué… » (Coran 26 :224-227 ). « Tel, parmi les gens, achète le passe-temps du conte, en sorte qu’à son insu il égare du sentier de DIEU que cependant il prend en moquerie. À ceux-là le châtiment avilissant ! » (Coran 31 :6). ).  « Ibn Abbas rapporte qu’un bédouin vint au Prophète (ص) et lui déclama un texte. L’Envoyé de DIEU dit : « Il y a une magie dans le discours et une sagesse dans la poésie ». » (Abou Dawoud 40/87 – Boukhary 67/48/1).
[3] « Anas-ben-Mâlik a dit : « Comme l’Envoyé de DIEU (ص) était en expédition ayant avec lui un domestique nègre nommé Andjacha, qui chantait une chanson de marche ». » (Boukhary 78/95/3). « `Orwa rapporte que `Aïcha, ayant conduit une nouvelle mariée à son mari, qui était un homme des Ansâr (Médinois), le Prophète (ص) lui dit : « O `Aïcha, vous n’avez fait aucun divertissement ; or les Ansâr aiment les divertissements ». » (Boukhary 67/63/1).  « `Orwa rapporte, d’après `Aicha, qu’Abou Bakr entra chez elle durant les fêtes de Mina et y trouva deux jeunes filles qui chantaient en jouant du tambour pendant que le Prophète (ص) était là, la tête enveloppée dans sa pièce d’étoffe. Abou Bakr alla faire taire ces deux femmes quand le Prophète (ص), découvrant son visage, s’écria : « Laisse-les, Abou Bakr ; ces jours-ci sont jours de fêtes, (il s’agissait des jours de la fête du pèlerinage à Mina) ». Aïcha ajouta : « J’ai vu le Prophète (ص) me cacher (derrière lui) pendant que je regardais les Abyssins se livrer à leurs joute dans la mosquée. Et, comme `Omar voulait les chasser, le Prophète (ص) lui dit : « Laisse-les tranquilles (puis se tournant vers les joueurs, il dit) : en toute tranquillité, ô Banou-Arfida (ou Banou-Arfada), voulant dire : « Continue en toute sécurité ». » (Boukhary 61/15/1). « Aïcha a dit : « L’Envoyé de DIEU (ص) entra chez moi pendant que deux jeunes filles chantaient des chansons sur la guerre de Boats. Il s’étendit sur le lit en nous tournant le dos. Sur ces entrefaites arriva Abou Bakr qui me gronda durement, en s’écriant : « Comment, la flûte de Satan auprès de l’Envoyé de DIEU ! »  Alors le Prophète (ص), se tournant vers lui, lui dit : « Laisse-les ». Puis, pendant qu’il n’y prenait pas garde, je fis signe aux deux jeunes filles qui sortirent. C’était un jour de fête, et les nègres exécutaient leurs jeux avec le daraqa et la lance. L’Envoyé de DIEU (ص), soit que je lui eusse demandé, soit que de son propre mouvement il m’eût dit : « Veux-tu les voir, et que je lui eusse répondu : « Oui ». II me fit placer debout derrière lui, ma joue frôlant la sienne ; puis il dit : « Allez, fils d’Arfida ». Puis, quand j’en eus assez (de ce spectacle), il ajouta : Cela te suffit ? — Oui, lui répondis-je. — Eh bien ! Va-t-en » me dit-il. » (Boukhary 56/81/1- 67/82/2 – 67/114/1 – 63/46/8 – 13/2/1 – 13/3/2 – 13/25/1 – 8/69/1). « Khalid-ben-Dzekouan rapporte que Er-Robayyi`-bent-Moa’wwid-ben-`Afrà a dit : « Le Prophète (ص) vint et entra lors de la célébration de son mariage. Il s’assit sur mon lit comme tu es assis par rapport à moi maintenant. De jeunes filles à nous se mirent à jouer du tambourin et à chanter les mérites de ceux de mes parents (père et oncle) qui étaient morts le jour de Badr. Tout à coup l’une d’elles prononça ces mots : « Et parmi nous il y avait un Prophète qui savait ce qui aurait lieu demain. — Laisse ces propos, dit le Prophète, et contente-toi de ce que tu avais l’habitude de dire ». » (Boukhary 67/49/1 – 64/12/6). « Anas a dit : « Le Prophète (ص) vint à Médine… Il ordonna de bâtir la mosquée … Puis on commença à apporter des pierres en chantant, le Prophète se joignant aux autres et disant : « O mon «DIEU, il n’y a d’autre bien que celui de l’autre monde. Pardonne aux Ansâr (Médinois) et aux Mohàdjir (Emigrés) « . » (Boukhary 8/48/2). « Ô ’Aïcha, vous n’avez fait aucun divertissement ; or les Ansars aiment les divertissements. » (Boukhary 67/63/1)
[4] « Tel, parmi les gens, achète le passe-temps du conte, en sorte qu’à son insu il égare du sentier de Dieu que cependant il prend en moquerie. » (Coran 31 :6)
[5] Comme de se rendre dans des lieux de débauche pour écouter de la musique déjantée en mauvaise compagnie.
[6] « Des gens que négoce ni troc ne distraient du souvenir de Dieu et de l’établissement de l’Office…. » (Coran 24 :37) « Ho, les croyants ! Que ni vos biens ni vos enfants ne vous distraient du rappel de Dieu. Et quiconque le fait… alors, ceux-là, certes, seront les perdants. » (Coran 63 :9). « Et quiconque s’aveugle (et s’écarte) du rappel du Tout Miséricordieux, Nous lui désignons un diable qui devient son compagnon inséparable. (Coran 43 :36).

Bonnes intentions, actions et endurance

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bonne actionDIEU, l’Audient et l’Omniscient, comptabilise toutes les actions au delà de leur valeur, en tenant compte des intentions, des connaissances, des capacités et de l’endurance de leurs auteurs.

L’Islam ordonne le bien notoire et recommande l’excellence de comportement.[1] DIEU a promis de ne comptabiliser le mal qu’à sa juste valeur – voire de l’effacer – et de multiplier la rétribution des bonnes actions. IL récompensera aussi bien ceux qui envisagent d’accomplir de bonnes actions sans pouvoir les réaliser que ceux qui renoncent aux forfaits qu’ils envisageaient de commettre.[2] Les actes et leurs mobiles prévalant sur les apparences et les richesses, des comportements d’aspect identique ne seront pas pondérés pareillement, les agissements malintentionnés, effectués par ostentation ou par des incroyants ont peu de chance d’être homologués.[3]
Les fautes commises accidentellement, par oubli, par erreur ou par ignorance ne sont excusables que quand reconnues et sincèrement repenties. Il en va tout autrement de celles qui sont préméditées ou réitérées au point de devenir des défauts rédhibitoires et des péchés.[4] Les bonnes actions compenseront les mauvaises – qui sont plus ou moins graves en fonction des préjudices qu’elles auront occasionnées – qu’à condition d’obtenir le pardon de ceux à qui on a fait du tort.  Les mensonges et les petits manquements religieux sont répréhensibles mais évidemment pas aussi condamnables que le polythéisme, l’apostasie, le brigandage, les crimes de sang, les attentats aux mœurs ou le faux témoignage.[5]
Il est logique que plus une chose est difficile à accomplir, plus elle a de prix et aura de retombées bénéfiques. Les actes constants, même infimes, ont beaucoup plus de valeur que ceux effectués ponctuellement ou exceptionnellement.[6] Les véritables Croyants ne baissent pas les bras devant les difficultés mais y font face courageusement en comptant sur DIEU qui aide à les surmonter, quelles qu’elles soient.[7] La patience et l’endurance, qui procèdent de la volonté et de la discipline, sont de ces qualités rares qu’il leur faut acquérir et entretenir. Les exemples les plus illustres en ce domaine ont été donnés par les Prophètes, dont bon nombre ont été éprouvés dans leurs biens, leurs familles et leurs personnes, comme Noé, Loth ou Job,[8] lesquels endurèrent leurs malheurs avec résignation. En attendant des jours meilleurs, un Musulman acceptera avec courage sa condition et les épreuves auxquelles il sera confronté mais mettra tout en œuvre pour les faire évoluer favorablement.[9]
[1] « DIEU a prescrit l’excellence en toute chose. » (Mouslim 34/57/1 – Nawawy/40 Hadiths/17). « Omar rapporte : … « Informe-moi au sujet de l’excellence ? – C’est, répondit le Prophète (ص), que tu adores DIEU comme si tu LE vois, car si tu ne LE vois pas, certes, LUI te voit. » (Boukhary 2/37/1 – 65/S31/2/1- Mouslim 1/1/1 – Nawawy/40 Hadiths/2).
[2] « Quiconque fait le mal, alors il ne sera payé que par le pareil. » (Coran 40 :40). « À eux tout ce qu’ils voudront, auprès de leur Seigneur, — c’est le salaire des bienfaisants,- afin que DIEU leur efface les pires de leurs actions, et qu’IL leur paie leur salaire en fonction des plus belles de leurs actions. » (Coran 39 :35 et aussi 4 :40 – 9 :121 – 16 :96,97 – 53 :32). « Oui, les bienfaits chassent les méfaits. » (Coran 11 :114).  « Quiconque viendra avec un bienfait, à lui alors dix fois autant ; et quiconque viendra avec un méfait, alors on ne lui paiera que son équivalent. Et on ne leur en manquera pas. » (Coran 6 :160 et aussi 2 :261). «Le Prophète (ص) a rapporté (de DIEU) : « J’ai prescrit irrévocablement ; J’ai allégé la tâche de Mes serviteurs ; et Je considère pour la rétribution une bonne action comme dix bonnes actions ». » (Boukhary 59/6/1). « Quiconque se propose d’accomplir une bonne action et ne l’effectue pas, DIEU lui inscrit, à son actif une bonne action complète. S’il se propose de la faire et l’accomplit, DIEU lui inscrit à son compte de dix à sept cents fois sa valeur, et même plus encore. Quiconque médite une mauvaise action et ne l’accomplit pas, DIEU lui inscrit à son compte une bonne action complète. S’il la médite et l’accomplit, DIEU lui inscrira une seule mauvaise action. » (Boukhary 81/31/1 et aussi 2/31/1-2 – Nawawy/40 Hadiths/37). « Par égard pour moi, DIEU ne tiendra aucun compte des mauvaises inspirations venues aux cœurs (des fidèles) de ma nation tant qu’elles ne se seront pas manifestées par des actes ou par des paroles. » (Boukhary 49/6/1 – 68/11/1).
[3]  « DIEU ne regarde pas à votre prestance et vos biens mais à vos actes et à vos cœurs. (Mouslim 45/32,33 – Riyadh as-Salihyne d’An-Nawawy 1/7). « Les actes ne valent que par les intentions ; Il ne sera tenu compte à chaque homme que de ses intentions. Pour celui qui a émigré en vue de DIEU et de Son Envoyé, son émigration lui sera comptée pour DIEU et Son Envoyé (ص). Quant à celui qui aura émigré en vue de biens terrestres, ou afin de trouver une femme à épouser, l’émigration ne comptera que pour le but qui aura déterminé son voyage ». » (Boukhary 2/41/1 – 1/1/1 – 49/6/2 – 67/5/1 et aussi 56/15/1). « Celui qui prie avec ostentation est un associateur, celui qui jeûne avec ostentation est un associateur, celui qui fait la charité avec ostentation est un associateur » (Mousnad d’Ibn Hanbal 4/126). « Et quiconque mécroit en la foi, alors vaine devient son action, et il sera, dans l’au-delà, du nombre des perdants. » (Coran 5 :5 et aussi 14 :18 –24 :39,40).
[4] « Oui, quiconque d’entre vous fait mal, par ignorance, qui se repent ensuite et se réforme… alors oui, DIEU est pardonneur, miséricordieux. » (Coran 6 :54). « …ne désespérez pas de la miséricorde de DIEU. Oui, DIEU pardonne tous les péchés… ». (Coran 39 :53) et aussi 2 :286 – 4 :110-112). « DIEU a pardonné ce qui est passé : mais quiconque récidive, de celui-là alors DIEU tirera vengeance. Et DIEU est puissant, détenteur de vengeance. » (Coran 5 :95). « Et nul grief à vous de ce que vous faites par erreur, mais de ce que vos cœurs font délibérément. DIEU cependant reste pardonneur, miséricordieux. » (Coran 33 :5).
[5] « Ho, les croyants ! Occupez-vous de vous-même ! Point ne vous nuira point celui qui est égaré, si vous êtes dans la guidée. Vers DIEU est votre retour à tous ; et puis IL vous informera de ce que vous faisiez. » (Coran 5 :105).  « Dis : « Chercherais-je autre Seigneur que DIEU, alors qu’IL est le Seigneur de toute chose ! Chacun n’acquiert qu’à ses dépens : pas un porteur ne porte le port d’autrui. Puis vers votre Seigneur est votre retour. Puis IL vous informera de ce en quoi vous divergez ».» (Coran 6 :164 et aussi 17 :15 – 34 :25 – 39 :7, 41 – 41 :46 – 42 :15 – 45 :15 – 52 :21 – 53 :38). « Non, DIEU ne pardonne pas qu’on LUI donne quelque associé. En deçà, IL pardonne, à qui IL veut. Mais quiconque donne à DIEU quelque associé, blasphème d’un énorme péché. » (Coran 4 :48 et aussi 4 :116). « Et pour ceux qui, s’ils ont commis quelque turpitude ou prévariqué contre eux-mêmes, se souviennent de DIEU et demandent pardon de leurs péchés, – et qui est-ce qui pardonne les péchés sinon DIEU ?- et qui ne s’entêtent pas en ce qu’ils ont fait, alors qu’ils savent. Ceux-là ont pour paiement le pardon de la part de leur Seigneur, ainsi que les Jardins, sous quoi coulent les ruisseaux, d’y demeurer éternellement. Comme est beau le salaire de ceux qui oeuvrent ! » (Coran 3 :135-136). « Si vous évitez les grands péchés qu’on vous a interdits, Nous tiendrons pour expiés vos méfaits, et vous ferons entrer comme invités d’honneur (au Paradis). » (Coran 4 :31 et aussi 53 :32).  « « Abstenez-vous de sept péchés mortels… …Ce sont, répondit-il, les faits suivants : donner un associé à DIEU : faire de la magie ; tuer l’être que DIEU a interdit de tuer, sauf au nom de la loi ; manger de l’intérêt ; manger le bien de l’orphelin ; fuir au jour du combat et porter des accusations contre des femmes honnêtes, croyantes et qui s’estiment au-dessus de pareils propos ». » (Boukhary 86/44/1 –76/48/1 – 55/23/1). «… le polythéisme, la mauvaise conduite envers ses père et mère, le meurtre et le faux témoignage » (Boukhary 52/10/1,2 – 78/6/2,3 – 83/16/1).
[6]  « Vous ne devez que ce qui est dans la mesure de vos forces. Par DIEU ! Le Très-Haut ne se fatiguera pas de vous entendre avant que ne vous soyez fatigués vous-mêmes. Le culte qui plaît le plus à DIEU, c’est celui que le fidèle peut persister longtemps à lui rendre. » (Boukhary 2/32/1 – 19/18/2 – 30/52/2). « Comme on demandait au Prophète (ص) quel était l’acte le meilleur auprès de DIEU, il répondit : « Celui qui persiste le plus, même s’il est court. Imposez-vous seulement les actes que vous êtes capables de faire ».» (Boukhary 81/18/4,5 – 77/43/1).
[7] « C’est LUI qui vous a désignés gérants de la terre, et qui vous a élevés, en rangs, les uns au-dessus des autres, afin de vous éprouver en ce qu’IL vous a donné. Vraiment ton Seigneur est prompt de poursuite, et IL est pardonneur, miséricordieux, vraiment ! » (Coran 6 :165 et aussi 2 :155-157 – 3 :26, 186 – 39 :52 – 67 :1-2). « Toute âme goûtera la mort. Et Nous vous éprouverons de tentation, en mal et en bien. Et vers Nous vous serez ramenés. » (Coran 21 :35). « Tout ce qui atteint le Musulman : épuisement, maladie, chagrin, douleur, souffrance, angoisse, même une simple piqûre d’épine lui vaut de la part de DIEU la rémission d’une partie de ses péchés. » (Boukhary 75/1/1,2 et aussi 75/2/2 – 75/3/1 – 75/13/2 – 75/14/1 – 75/16/3). « …alors Nous lui faciliterons la plus grande difficulté, » (Coran 92 :10 et aussi 94 :5,6 – 65 :7). « … Et quiconque craint DIEU, IL lui assigne une issue, et lui donne une portion d’où il ne comptait pas. Et quiconque place confiance en DIEU, alors IL lui suffit. DIEU vient à bout de Son entreprise. DIEU cependant a assigné une mesure à chaque chose. » (Coran 65 :2,3). « Comptez-vous entrer au Paradis sans que DIEU sache parmi vous ceux qui luttent, et qu’IL sache les endurants ? » (Coran 3 :142 et aussi 2 :45, 153, 155, 177 – 3 :186 – 8 :46 – 13 :21,22 – 30 :60 – 33 :35 – 39 :10 – 47 :31 – 90 :17 – 103 :2,3).
[8] Coran 11 :45-46 – 66 : 10 – 21 :83 – 38 :41-44.
[9] « … et endure avec constance ce qui t’atteint. » (Coran 31 :17). « Et qu’en vérité, l’homme n’a rien que ce à quoi il s’efforce ». (Coran 53 :39).

Les impératifs écologiques

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secheresseCe n’est pas parce que les Musulmans doivent déménager dans l’au-delà qu’ils doivent pour autant négliger l’ici-bas. Les locataires terrestres sont tenus de respecter l’état des lieux que le propriétaire, le Créateur de l’univers, a mis à leur disposition car ils devront rendre compte des dégradations qu’ils auront occasionnées.

« Agis pour ce monde comme si tu allais vivre toujours et pour la vie future comme si tu allais mourir demain ». Ce dicton, très répandu dans le monde musulman est souvent attribué indûment au Prophète Mohammed (ص) mais résume pourtant assez bien la philosophie islamique en matière d’écologie. C’est sans doute parce qu’il résonne en écho au Coran qui recommande de ne pas négliger la vie présente sous prétexte qu’elle serait transitoire.[1] La vie future dépendant des comportements dans la présente, les Croyants sont donc fondés à accorder autant d’importance aux affaires de ce monde qu’à celles de l’au-delà.[2] DIEU est indéniablement Le créateur et Le sustenteur suprême de l’univers et de tout ce qu’il contient, et l’humanité – qui est aussi Sa création – n’en a que l’usufruit et doit donc occuper les lieux en respectant les biens du Propriétaire, en cohabitant paisiblement avec les autres colocataires et en usant raisonnablement de la faune, de la flore, des minéraux, etc.[3]
Pour bon nombre de mauvaises raisons – dont l’égoïsme, l’indifférence et les imbéciles affrontements guerriers – le quart de l’humanité croupit dans la misère et en meurt bien souvent prématurément. Les pays les plus avancés (industriellement parlant) profitent de leur avance technologique voire de leur supériorité militaire pour dépouiller de leurs ressources les contrées moins favorisées, au détriment des populations indigènes, et pour dilapider sans scrupules les réserves naturelles mondiales. DIEU condamne non seulement vigoureusement le gaspillage, la prodigalité et les excès[4] mais il récompensera la philanthropie de ceux qui pensent d’abord aux autres et préparent pour autrui ce dont ils ne pourront parfois même pas jouir.[5]
L’eau fait partie de ces ressources miraculeuses dont l’homme ne peut se passer.[6] On la trouve en abondance dans les zones tempérées, mais elle fait cruellement défaut dans beaucoup d’endroits. Elle est vitale et, ne serait-ce que par respect pour ceux qui peinent à la recueillir, il faut l’économiser à l’instar du Prophète (ص).[7] Celui-ci s’est également préoccupé de la désertification due non seulement au climat et à l’absence d’eau mais au déboisement et au défrichage irréfléchi. C’est dans ce sens qu’il en est venu à sacraliser tout le territoire de La Mecque, en interdisant formellement d’en couper les arbres et les arbustes à l’exception des plantes indispensables.[8] Par émulation, les Musulmans se sont intéressés à la botanique, tel Abou Hanifa Dinawari (826-896) dont le célèbre « Livre des Plantes », un dictionnaire comportant six tomes, recense et décrit de nombreuses espèces, la façon de les cultiver en en énumérant les propriétés y compris médicinales. Enfin, les animaux doivent être traités avec de grandes attentions, quand bien même ils doivent servir de nourriture.[9] La tradition prophétique rapporte que leur prodiguer de bons traitements procure des récompenses,[10] et les négliger ou les malmener sera sévèrement châtié.[11]
[1] « Et recherche, en ce que DIEU t’a apporté, la Demeure dernière. Et n’oublie pas ta quote-part en cette vie. Et sois bienfaisant comme DIEU t’a été bienfaisant. Et ne recherche pas le désordre sur terre. DIEU, vraiment, n’aime pas les fauteurs de désordre. » (Coran 28 :77).
[2] « Et il est des gens qui disent : « Seigneur ! Donne-nous belle ici-bas, belle part aussi dans l’au-delà ; et garde-nous du châtiment du Feu ! »  Ceux-là auront une part à ce qu’ils auront gagné. DIEU fait vite les comptes. » (Coran 2 :201-202).
[3] « Et pour vous, une demeure sur la terre, et usufruit pour un temps. » (Coran 2 :36 et aussi 3 :14 – 7 :24). « Que l’homme regarde donc sa nourriture : c’est Nous qui versons l’eau à verse, puis Nous fendons de fente la terre, et y faisons pousser grains et vignobles et légumes et oliviers et dattiers et jardins touffus en usufruit pour vous et vos bestiaux. » (Coran 80 :24-32).
[4] « Et, lorsqu’ils font largesses, ils ne sont ni prodigues ni avares, puisque entre les deux est la droiture ; » (Coran 25 :67). « Et mangez et buvez ; mais pas d’excès ! IL n’aime pas les excessifs. » (Coran 7 :31). « Et pas d’outrance ! Non, IL n’aime pas les outranciers » (Coran 6 :141). « Mangez et buvez de la portion de DIEU ; et ne semez pas de désordre sur la terre comme des fauteurs de désordre. » (Coran 2 :60). « Oui, les gaspilleurs sont frères des diables ; et le Diable est très ingrat envers son Seigneur. » (Coran 17 :27). « Il y a trois choses que DIEU réprouve pour vous : Les ouï-dire, le gaspillage des biens et la surabondance des sollicitations (d’aumônes) ». (Boukhary 24/53/2 – 43/19/2 – 78/6/1 – 81/22/1).
[5] « Quand un Musulman a planté quelque chose, et qu’un homme ou un animal en mange le produit, cela lui est compté comme une bonne action » (Boukhary 78/27/5). Saad a raconté avoir demandé au Prophète (ص) : “Ô Messager d’Allah, ma mère est morte ; quelle est la meilleure aumône à faire à sa mémoire ? – L’eau”, répondit le Prophète (ص). Saad fit creuser un puits et dit : “Ceci est pour la mère de Saad “(Abou Daoud, Ibn Maja).
[6] « Et Nous avons fait descendre du ciel une eau bénie, puis Nous en avons fait pousser des jardins et le grain de la moisson, et aussi les hauts dattiers à la palme ramassée, comme portion, pour les Esclaves. Et par elle Nous avons donné vie à une contrée morte. Ainsi la résurrection. » (Coran 50 :9-11) et aussi 10 :24 – 15 :22 – 16 :65 – 27 :60 – 29 :63 – 30 :24.
[7] « Le Prophète (ص) se lavait (le corps) avec un sa d’eau (3 litres) et allait jusqu’à cinq mudd (3,75 litres) ; il faisait ses ablutions avec un seul mudd d’eau (0.75 litres) » (Boukhary 4/47/0,1).
[8] « Eh bien, cette ville (La Mecque) est de nouveau sacrée ; ses arbustes épineux (herbes selon une variante) ne seront pas arrachés dorénavant, ni ses arbres coupés… fais une réserve pour le souchet ô Envoyé de DIEU car nous l’employons pour nos demeures (nos forges, notre orfèvrerie selon une variante) et nos tombeaux. – qu’on fasse une réserve pour le souchet … ». (Boukhary 3/39/2 – 23/77/1– 58/22/4).
[9] «DIEU a prescrit l’excellence en toute chose. Si vous tuez, faites le convenablement et si vous égorgez faites-le avec soin : que l’on aiguise la lame et qu’on épargne à la bête la souffrance ». (Mouslim 34/57/1 – Nawawy/40 Hadiths/17).
[10] « Ô Messager d’ALLAH, avons-nous donc un salaire pour nos bonnes actions envers les animaux ? » Le Messager d’ALLAH (ص) répondit : « Il y a une récompense pour toute bonté envers toute chose vivante ». (Boukhary 42/9/1, 78/27/2). Une prostituée (Boukhary 60/54/2) et un pêcheur seront récompensés pour avoir abreuvé des chiens errants assoiffés (Boukhary 42/9/1 – 46/23/1 – 59/17/2 – 78/27/2).
[11]  « Pendant qu’un homme était monté sur une vache, celle-ci se tourna vers son cavalier et dit : « Je n’ai pas été créée pour cela, j’ai été créée pour le labour ». « Je crois cela, » ajouta le Prophète (ص) » ». (Boukhary 41/4/1 – 60/54/6). « J’étais auprès de Ibn-‘Omar. On passa auprès de jeunes gens – ou, suivant une variante, d’un groupe – qui avaient attaché une poule pour s’en servir de cible. Aussitôt qu’ils aperçurent Ibn-`Omar ils se dispersèrent. « Qui a fait cela ? s’écria Ibn-‘Omar. Le Prophète (ص) a maudit quiconque agirait ainsi. » (Boukhary 72/25/2,3). « Le Prophète (ص) a maudit quiconque mutilerait un animal. » (Boukhary 72/25/4). « Le Prophète (ص) a dit : « Une femme avait martyrisé une chatte en l’enfermant et en la laissant mourir de faim. À cause de cela cette femme est allée en enfer. Et il ajouta : «DIEU (ou le Gardien de l’Enfer), si je ne me trompe, lui dit : «Tu ne lui as pas donné à manger, ni à boire quand tu l’as enfermée, et tu ne lui as pas laissé la liberté d’aller chercher, pour se nourrir, de petits animaux sauvages ». » (Boukhary 42/9/2,3 – 60/54/19 – 59/16/5).

L’Islam comme fonds de commerce

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sur les railsBien du monde se réclame de l’Islam, à plus d’un titre, sans lui avoir jamais demandé son avis, et DIEU seul sait combien Sa religion comporte d’enfants vraiment légitimes. La fratrie islamique toute entière devrait normalement tirer gloire et satisfaction que leur culte soit désormais promu au premier rang mondial mais elle a malheureusement de quoi déchanter. Plus particulièrement, on constate de singulières similitudes – d’un extrême à l’autre – entre les djihadistes à la petite semaine et les affairistes à longueur d’année qui sont légion à s’engouffrer dans le créneau islamique pour des raisons toutes autres que religieuses. Chez les écrivains et les conférenciers, chez les éditeurs et les libraires, au sein des agences de voyage et funéraires dites ethniques comme dans les commerces de boucherie, d’alimentation Halal et le soi-disant contrôle qui y rapporte, dans la gestion des mosquées et des écoles sans oublier l’imamat à but lucratif, sur les sites Internet, dans la lutte contre l’islamophobie comme dans l’humanitaire, et du militantisme politique au djihadisme à deux balles, les apparences et les comportements sont souvent plus que trompeurs.
À y regarder de près, on s’aperçoit que c’est fréquemment « l’occasion qui fait le larron », car la plupart des engagements classifiés islamiques sont loin d’être désintéressés. La philanthropie ne courant malheureusement pas les rues, bon nombre de protagonistes musulmans – le plus souvent par déficience intellectuelle et professionnelle – se révèlent n’être que des opportunistes propres à « flouser »[1] ou à se faire mousser. La bouche en cul de poule et l’apparence physique à l’avenant, pour mieux bluffer leur monde, ils s’improvisent mandataires de causes qu’ils ne défendent que par intérêt personnel. Donc, un petit conseil avant de contribuer à ces activités dites islamiques, essayez de discerner chez tous ces « braves gens » entre ceux qui servent réellement l’Islam et ceux qui ne font que s’en servir, en bref si le bénéfice profite vraiment au produit et pas qu’aux producteurs…[2]
Quand on fait le tour des popotes, on constate que les prestations fournies par « les marchands du Temple »[3] sont déplorables, ceux-ci n’ayant aucun scrupule à abuser leur coreligionnaires. Ce qu’ils semblent ignorer ou oublier, c’est qu’ils n’auront pour récompense que les avantages matériels qu’ils auront grappillés auprès de trop nombreux consommateurs d’Islam trop crédules ; leur « fissabiliLLAH »[4] de façade est éphémère et sera de toute façons démasqué par Celui à qui rien n’échappe.[5] Les intentions qualifiant les actions,[6] au Jour du Jugement Dernier ceux qui se présentent sous des abords de piété en n’abusant qu’eux-mêmes[7] auront quelques surprises désagréables.
Comme on dit familièrement : « Qui se sent morveux, qu’il se mouche».[8] Ne devraient donc se sentir visés que ceux qui n’ont pas le cul propre, lesquels devraient plutôt me remercier de les mettre en garde avant qu’il ne soit trop tard. Il se trouvera aussi, immanquablement, des bonnes consciences pour me reprocher de « cracher dans la chorba » et de n’être pas aveuglément solidaire de mes coreligionnaires. N’ayant rien à gagner ou à perdre, m’étant toujours gardé du « religious business », j’aurais tort de me dispenser de moucher ces faux dévots comme il se doit. J’anticiperai donc gratuitement toute critique avec le Coran et le Hadith,[9] afin d’étouffer dans l’œuf toute surenchère mais, compte tenu du culot dont font preuve certains, rien n’est moins sûr ! « Et c’est vers DIEU qu’est le retour ».[10]
[1] Néologisme : Faire du « flouse / flouze », de l’argent, du fric, du blé, du pognon, quoi !
[2] « Ho, les croyants ! Vous indiquerai-je un marché qui vous sauvera d’un châtiment douloureux ? Vous croirez en DIEU et en Son messager, et vous lutterez de biens et de corps dans le sentier de DIEU ! – c’est mieux, pour vous, si vous saviez ! IL vous pardonnera vos péchés et vous fera entrer aux Jardins sous quoi coulent les ruisseaux, ainsi qu’aux demeures excellentes dans les jardins d’Éden. Voilà l’énorme succès ! » (Coran 61 :10-12). « Rien d’autre : sont croyants ceux qui croient en DIEU et en Son messager, puis ils ne doutent point, cependant qu’ils luttent de biens et de corps dans le sentier de DIEU. C’est eux les véridiques. » (Coran 49 :15). « On demanda à l’Envoyé de DIEU (ص) quel était l’homme le plus méritant. Il répondit : « C’est le croyant qui lutte dans la voie de DIEU en prodiguant sa personne et ses biens ». » (Boukhary 56/2/1).
[3] Allusion aux marchands que Jésus a, selon les Évangiles, chassés de l’esplanade du Temple de Jérusalem : « La Pâque des Juifs était proche, et Jésus monta à Jérusalem. Il trouva dans le temple les vendeurs de bœufs, de brebis et de pigeons, et les changeurs assis. Ayant fait un fouet avec des cordes, il les chassa tous du temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il dispersa la monnaie des changeurs, et renversa les tables ; il dit aux vendeurs de pigeons : Ôtez cela d’ici, ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. » (Jean 2:13-25).
[4] Littéralement « dans le sentier de DIEU ».
[5] « Il peut arriver qu’en apparence l’homme ait la conduite des élus, alors qu’il sera des damnés, et il arrive aussi qu’en apparence l’homme ait la conduite des damnés, alors qu’il sera des élus ». (Boukhary 56/77/1).
[6] « Les actes ne valent que par les intentions ; Il ne sera tenu compte à chaque homme que de ses intentions. Pour celui qui a émigré en vue de DIEU et de Son Envoyé, son émigration lui sera comptée pour DIEU et Son Envoyé (ص). Quant à celui qui aura émigré en vue de biens terrestres, ou afin de trouver une femme à épouser, l’émigration ne comptera que pour le but qui aura déterminé son voyage ». » (Boukhary 2/41/1 – 1/1/1 – 49/6/2 – 67/5/1).
[7] « Ils cherchent à tromper Dieu et ceux qui ont cru ; mais ils ne trompent qu’eux-mêmes, et ils sont inconscients. » (Coran 2 :9). « Ne croyez pas à votre propre pureté : C’est Lui qui sait le mieux qui pratique la piété ! ». (Coran 53 :32).
[8] Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière – L’Avare I, 3.
[9] « Ho, les croyants ! Allons ! Debout, témoins pour DIEU avec justice ! Fût-ce contre vous-mêmes ou contre père et mère ou proches parents, et qu’il s’agisse d’un riche ou d’un besogneux ; car DIEU a priorité sur les deux. Ne suivez donc pas les passions, afin d’être justes. Si vous louvoyez ou si vous devenez indifférents, alors oui, DIEU demeure bien informé de ce que vous faites. » (Coran 4 :135). « Ceux d’antan ont péri, car ils renonçaient à punir le noble lorsqu’il volait, tandis qu’ils s’empressaient de sanctionner le misérable, s’il volait. Je jure par celui qui détient l’âme de Mohammad entre ses mains, si Fatima, fille de Mohammad, s’avérait être une voleuse, je lui couperais moi-même la main ! ». (Boukhary 60/54/11 – 62/18/2).
[10] (Coran 3 :28 – 24 : 42 – 75 :12 – 96 :8 – 2 :285).

Prédestination, libre arbitre et responsabilité

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dans le trouLes hommes sont-ils maîtres de leurs initiatives ou fatalement prédestinés ? Les âmes qui transitent par ce bas-monde ont toutes accepté d’affronter des situations qu’elles ont estimé pouvoir maitriser. À l’issue de leur parcours terrestre, elles seront rétribuées en fonction de leurs bons et mauvais comportements et de leurs intentions.

L’Islam enseigne que chaque âme a préalablement consenti à descendre sur terre afin d’y remplir un rôle et de se soumettre à différentes épreuves en respectant les directives de leur Créateur. En résumé, même si c’est DIEU qui organise et entretient l’univers et tout ce qu’il contient, de l’infiniment grand à l’infiniment petit,[1] elles ont souscrit aux grandes lignes de leur destinée.[2] Possédant en leur for intérieur la notion du bien et du mal qui leur est de surcroît rappelée par les Prophètes,[3] tous leurs actes seront appréciés en fonction de leurs motivations et des circonstances atténuantes ou aggravantes. Et comme certaines situations semblent bonnes aux uns et mauvaises aux autres – la pluie étant par exemple du « sale temps » pour les vacanciers et une bénédiction pour les agriculteurs – le seul juge de la valeur des agissements est Celui qui a promulgué les règles du « jeu ».[4]
Les voleurs et les criminels ne demeurent-ils pas des hors-la-loi quand bien même ils seraient bienveillants et attentionnés avec leurs familles et leurs amis ? Quel patron endure sans broncher que ses employés ne fassent pas leur boulot du moment qu’ils sont gentils avec leurs collègues ? Pourtant, il en est qui s’imaginent que s’ils font du bien autour d’eux leur Créateur ne leur tiendra pas rigueur de Lui avoir désobéi.[5] Ceux qui transgressent sciemment les Lois divines auront beau faire preuve d’altruisme, cela ne les absoudra pas de leur ingratitude[6] et ils seront châtiés pour leur désaveu et leurs chimères.[7]
Le véritable mérite revient aux efforts personnels et non à ce que d’aucuns héritent, sollicitent ou s’arrogent. Le Coran cite les déboires que les Prophètes de DIEU, considérés comme les meilleurs du genre humain, ont eu avec des membres de leur famille, tels entre les deux fils d’Adam, Abel et Caïn,[8] Noé avec son fils et Loth avec sa femme,[9] Abraham avec son père Azar,[10] Mohammed (ص) avec son oncle Abou Talib.[11] Chacun est responsable de ses seuls agissements et l’amour porté à ceux qui négligent les enseignements divins, fussent-ils nos proches, et les supplications qu’on adresse à DIEU en leur faveur seront vaines s’ils persistent à ne pas se réformer.[12]
[1] « … « Informe-moi au sujet de la foi. – C’est, répliqua le Prophète (ص), de croire en DIEU, en Ses Anges, en Ses Livres, en Ses Envoyés, au Jour (du jugement) Dernier et de croire que la destinée, bonne ou mauvaise, vient de DIEU. » (Mouslim 1/1/1 – Nawawy/40 Hadiths/ 2). « Oui, toute chose, Nous l’avons créé certes avec mesure, détermination (Qadar) » (Coran 54 : 49).   « …  » Pas une atteinte de malheur n’atteint, – ni en la terre ni en vous-mêmes, – que ce ne soit dans un Livre, avant même que Nous l’ayons créée, – oui, c’est facile à DIEU, afin que vous ne vous tourmentiez pas pour ce qui vous échappe, ni n’exultiez de ce qu’IL vous donne. DIEU, cependant, n’aime aucun présomptueux plein de gloriole », (Coran 57 :22-23 et aussi 6 :59 – 10 :61- 27 :75 – 34 :3).
[2] « Oui, le Dépôt que Nous avions proposé aux cieux et à la terre et aux montagnes, ils ont refusé de le porter, et en ont eu peur, alors que l’homme le porta : celui-ci reste, oui, très prévaricateur, très ignorant. » (Coran 33 :72). « La conception de chacun d’entre vous, dans le ventre de sa mère s’accomplit en quarante jours; d’abord sous la forme d’une semence, puis sous celle de plasma sanguin pour une même période, puis sous celle d’un morceau de chair, pour une période semblable. Enfin un Ange lui est envoyé, il y insuffle l’esprit vital, et reçoit l’ordre d’inscrire quatre décisions [le concernant] à savoir : ce qui lui est imparti comme biens et nourriture, délai de vie, actes et condition heureuse ou malheureuse. Par DIEU en dehors duquel il n’est pas de divinité, l’un de vous accomplit des actes comme en font les gens du Paradis au point qu’il ne reste plus entre lui et le Paradis qu’une coudée ; c’est alors qu’il est devancé par le destin inscrit, et amené à commettre des actes, dignes des gens de l’Enfer, le conduisant ainsi au Feu. Par contre l’un de vous accomplit des actes semblables à ceux des gens de l’Enfer au point qu’il ne lui reste plus qu’une coudée le séparant de l’Enfer ; c’est alors que le destin inscrit, le devance et il se trouve accomplir des actes, dignes des gens du Paradis, qui l’y font entrer ». » (Nawawy/40Hadiths/4 – Boukhary 60/1/7 – 59/6/2 – 82/1/1 – 97/28/2). « Et quand ton Seigneur prit, des Enfants d’Adam, – de leurs dos, – leurs descendants, et qu’IL les fit témoigner sur eux-mêmes : « Ne suis-Je pas votre Seigneur ? » – Eux de dire : « Mais oui, nous témoignons ! » … – parce que vous auriez dit, au jour de la Résurrection : « Vraiment, nous étions inattentifs à ça» ;» (Coran 7 :172). « Certes (au jour de la Résurrection), DIEU dira à celui des réprouvés qui subira le supplice le plus léger : Si tu possédais tout ce qui est sur la terre le Redonnerais-tu pour te racheter (de l’Enfer) ? – Oui, répondra-t-il. — Pourtant, pendant que tu étais dans les reins d’Adam, je t’avais demandé quelque chose de plus aisé que cela, (puisque je demandais) que tu ne m’associes aucune autre divinité. (Une fois né sur terre), tu as refusé toute autre chose que le polythéisme ». » (Boukhary 60/1/9). « Et l’on soufflera dans la trompe : voilà le Jour de la menace ! Alors tout un chacun viendra, et avec lui, un conducteur et un témoin. – « Très certainement, tu es demeuré inattentif à cela ! Eh bien, Nous ôtons de toi ton voile : ta vue est donc aiguë aujourd’hui. ». » (Coran 50 :20-22).
[3] « Quiconque se guide ne se guide que pour lui-même ; et quiconque s’égare ne s’égare que contre lui-même. Et nul porteur ne porte le port d’autrui. Et Nous n’en sommes pas à châtier avant d’avoir suscité un Messager. » (Coran 17 :15 et aussi 2 :48, 123 – 6 :164-165 – 13 :11 – 17 :7 – 29 :12-13 – 35 :18, 39 – 34 :25 – 39 :7, 41 – 42 :15 – 45 :15 – 52 :21 – 53 :38).
[4]   « …  » Pas une atteinte de malheur n’atteint, – ni en la terre ni en vous-mêmes, – que ce ne soit dans un Livre, avant même que Nous l’ayons créée, » (Coran 57 :22). Un des assistants dit alors : « Dans ce cas, ô Envoyé de DIEU, ne devons-nous pas nous en tenir à ce qui nous a été prédestiné et renoncer à toute action personnelle, puisque ceux d’entre nous qui sont marqués pour être au nombre des bienheureux seront (fatalement) conduits à faire les actes des gens destinés à être bienheureux, tandis que ceux qui sont marqués pour être au nombre des réprouvés seront (fatalement) conduits  à faire les actes des gens destinés à être réprouvés. » Le Prophète (ص) répondit : « A ceux qui devront être des bienheureux on rendra faciles les actes des futurs bienheureux ; à ceux qui doivent être des réprouvés, on rendra faciles les actes des futurs réprouvés.  » Puis il récita ces mots du Coran :  » Quant à celui qui donne, qui craint et qui ajoute foi à la plus belle parole… » (Coran 92 :5-6). » (Boukhary 23/83/1 et également 65/S92/3, 5, 6, 7, 8). « Qu’un bien les atteigne, ils disent : « C’est de la part de DIEU ». Qu’un mal les atteigne, ils disent : « C’est de la part de toi. » -Dis : « Tout est de DIEU. » Mais qu’ont-ils, ces gens, à comprendre à peine un mot ? Tout bien qui t’atteint serait de la part de DIEU, et tout mal qui t’atteint serait de ta part à toi ? Et Nous t’avons envoyé aux gens comme messager. Et quel suffisant témoin que DIEU ! » (Coran 4 :78,79). « Comment ! Et quand un malheur les atteindra à cause de ce qu’ils ont préparé de leurs propres mains ? (Coran 4 :62).
[5] « Puis, le jour de la Résurrection, IL les jettera dans l’ignominie, et leur dira : « Où sont Mes associés au sujet de qui vous faisiez scission ? » – Ceux à qui on aura donné la science diront : « Oui, ignominie et malheur, aujourd’hui, aux mécréants que les Anges achèvent ! » – Alors ils offriront la paix : « Nous ne faisions pas de mal ! » -Non mais DIEU sait bien, vraiment ce que vous œuvriez ; entrez donc par les portes de la Géhenne pour y demeurer éternellement. Qu’il est donc mauvais le séjour des orgueilleux ! » (Coran 16 :28-29)
[6]  « Et quiconque mécroit en la foi, alors vaine devient son action, et il sera, dans l’au-delà, du nombre des perdants. » (Coran 5 :5 et aussi 3 :854 :13,14 – 14 :18 – 24 :39,40 – 27 :4,5). «Si vous êtes ingrats, eh bien, DIEU est à l’abri de vous, vraiment ! De Ses esclaves, cependant, IL n’agrée pas l’ingratitude. Et si vous êtes reconnaissants, IL l’agrée pour vous. Et nul porteur ne porte le port d’autrui. Ensuite, vers votre Seigneur est votre retour : IL vous informera donc de ce que vous œuvriez. Oui, IL se connaît au contenu des poitrines. » (Coran 39 :7 et aussi 2 :152 – 41 :5145 :23 – 47 :1 – 59 :19).
[7]  « Mais ils ont adopté, en dehors de LUI, des dieux qui, étant eux-mêmes créés, ne créent rien, et qui ne sont maîtres ni de mal ni de bien, et qui ne sont maîtres ni de mort, ni de vie, ni de résurrection. » (Coran 25 :3 et aussi 17 :56-57 – 35 :3).
[8] Coran 5 :27-30 – Genèse 4.8.
[9] Coran 11 :45-46 – 66 : 10 – 15 :57-60
[10] Coran 6 :74 – 9 :11
[11] Boukhary 63/40/2
[12]  « Qu’ont-ils, le Prophète et les croyants, à demander pardon en faveur des faiseurs de dieux, quand même ce serait des gens de la parenté, après qu’il leur a été manifeste que ces gens étaient vraiment compagnons de l’Enfer-Jahîm ? » (Coran 9 :113). « Non, tu ne guides pas qui tu aimes : mais c’est DIEU qui guide qui IL veut. II sait mieux, cependant, les bien-guidés. » (Coran 28 :56).

Les miracles, la science et le Coran

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COSMOSL’Islam, contrairement aux autres religions, ne redoute ni la science ni l’intelligence humaine. Le plus grand de ses prodiges est l’extraordinaire et inimitable révélation coranique. Aucun autre miracle au monde ne possède cet apanage et cette pérennité.

La plupart des religions se réfugient derrière de très saints mystères et découragent leurs adeptes de chercher à les comprendre. Mais quelle crédibilité accorder à leurs textes sacrés si les connaissances modernes irréfutables les contredisent ? Pour l’Islam, l’intelligence mène à DIEU et les sciences profanes doivent impérativement valider les fondements religieux.  C’est pourquoi les Musulmans sont encouragés à s’instruire pour améliorer leurs connaissances et leur condition dans tous les domaines, ainsi que celles de leurs semblables.[1]
Pour convaincre les sceptiques et raffermir la foi des Croyants,[2] le Coran et les Traditions Prophétiques ont dévoilé de nombreux scoops relatifs au fonctionnement des cieux et de la terre, à la création humaine et au monde animal.[3] Quatorze siècles ont passé et ces énoncés on été corroborés les uns après les autres par divers spécialistes, scientifiques, médecins, orientalistes et historiens impartiaux qui confirment du même coup la véracité divine de l’Islam.[4] De surcroît, alors que d’aucuns insinuent que Mohammed (ص) aurait plagié les Écritures juives et chrétiennes, force est de constater que les invraisemblances et les aberrations des révélations précédentes n’ont pas été reproduites.
Ce qui est miraculeux c’est qu’un modeste caravanier du sixième siècle après Jésus-Christ, ne sachant ni lire ni écrire,[5] et compte tenu des connaissances de l’époque, ait pu produire le Coran. Par son style, sa poésie, sa structure grammaticale et sa musicalité, ce chef d’œuvre inimitable[6] est jusqu’à ce jour LA référence littéraire et l’archétype de l’idiome arabe. Par ses récits et ses enseignements, il est LA référence spirituelle, cultuelle, culturelle, intellectuelle, politique et scientifique des Musulmans qui l’écoutent et le manient avec la considération qui lui sied.[7]
Question miracles, l’Islam corrobore l’accouchement miraculeux de la sainte Marie,[8] qu’aucun homme n’avait approchée et dont la virginité n’a pas été entamée après la naissance de son fils Jésus. L’événement est exceptionnel mais figure au second rang dans le livre des records après la création d’Adam, le premier homme, sans père ni mère.[9] Les Chrétiens invoquent les miracles que DIEU a réalisés par l’entremise du Christ pour justifier l’abjecte déification de ce dernier alors que Moïse et bien d’autres prophètes ont également été de grands faiseurs de miracles dont la Bible et le Coran se sont fait l’écho. La Tradition Islamique rapporte un certain nombre de prodiges, mythiques ou authentiques, qu’aurait réalisés le Prophète Mohammed (ص) : la multiplication d’eau et de nourriture (Boukhary 54/15/1 – 61/25/1-12), la fente de la lune (Boukhary 63/36/0-4 et 65/Sourate 54/1/1-5), la guérison de malades (Boukhary 64/38/15 – 56/102/1,2), la consolation d’un palmier qui gémissait (Boukhary 61/25/13-15), etc…
[1] « Et dis : « Ô mon Seigneur, fais-moi croître en science. » » (Coran 20 :114). « Dis :  » Est-ce qu’ils sont égaux, ceux qui savent, et ceux qui ne savent pas ? »  Rien d’autre : se rappellent les doués d’intelligence. » (Coran 39 :9). « Celui qui sort pour rechercher la science est dans la voie de DIEU jusqu’à son retour. » (Tirmizhy 39/1/2). « »Un Savant est plus coriace à Satan que mille adorateurs. » (Tirmizhy 39/19). « La recherche de la science est d’obligation pour chaque Musulman. Le dépositaire de la science qui ne la met pas à profit est pareil aux porcs pour apprécier les diamants, les perles et l’or ». » (Ibn Majah / Introduction/17/224).
[2] « Et Nous faisons descendre, du Coran, ce qui est guérison et miséricorde aux croyants. Cependant, cela ne fait croître qu’en perdition les prévaricateurs. » (Coran 17 :82).
[3] « Bientôt Nous leur ferons voir Nos signes à tous les horizons, tout comme dans leurs propres personnes, jusqu’à ce qu’il leur devienne évident que, oui, c’est cela, la Vérité. » (Coran 41 :53). « Oui, il y a dans les cieux et la terre, des signes, certes, pour les croyants. Et dans votre propre création, tout comme en ce qu’IL fait foisonner du genre animal, il y a des signes pour les gens qui croient avec certitude. De même dans l’alternance de la nuit et du jour, et dans ce que DIEU fait descendre du ciel, de par l’eau nourricière, – par quoi IL donne vie à la terre une fois morte,- et dans le déploiement des vents, il y a des signes, pour les gens qui comprennent. Voilà les signes de DIEU. Nous te les récitons avec vérité. À quel discours croiront-ils donc, après DIEU et Ses signes ? » (Coran 45 :2-6 et aussi 2 :164 – 30 :20-27 – 35 :28).
[4] « Grâce à une étude objective des textes, Maurice Bucaille bouleverse nombre d’idées reçues sur l’Ancien Testament, les Évangiles et le Coran cherchant à distinguer dans cet ensemble ce qui appartient à la révélation de ce qui est entaché d’erreurs ou d’interprétations humaines…… Il apprit la langue arabe et étudia le Coran. Il fut surprit d’y trouver, à propos de phénomènes naturels, des énoncés dont seules les connaissances scientifiques modernes permettent de comprendre le sens » (Maurice Bucaille, relatif à son livre « La Bible, le Coran et la science » Ed. Desclée de Brouwer, Paris. 1978) et aussi Keith Moore (Le développement humain), Mohammed Yacine Kassab (Les milles vérités scientifiques du Coran), et les déclarations de grands scientifiques tels T. V. N. Persaud, Joe Leigh Simpson, E. Marshall Johnson, Gerald C. Goeringer, Yoshihide Kozai, Tejatat Tejasen, William W. Hay, Alfred Kröner, etc.
[5] « Ceux-là qui suivent le Messager, le Prophète gentil, illettré, qu’ils trouvent en toutes lettres chez eux dans la Thora et l’Évangile, leur ordonnant le convenable, les empêchant du blâmable, leur rendant licites les choses excellentes, leur interdisant les mauvaises, leur ôtant le fardeau et les carcans qui étaient sur eux. Ceux donc qui croiront en lui, le fortifieront et lui porteront secours, et qui suivront la lumière descendue avec lui, ceux-là sont les gagnants. Dis : « O hommes ! Vers vous tous je suis le messager du DIEU à QUI appartient la royauté des cieux et de la terre. Pas de DIEU que LUI. IL donne la vie et IL donne la mort. Croyez donc en DIEU. Et en Son Messager, le Prophète gentil, illettré, qui croit en DIEU et en Ses paroles. Et suivez-le Peut-être saurez-vous vous guider ?  (Coran 7 :157-158).
[6] « Ne méditeront-ils donc pas le Coran ? S’il avait été d’un autre que DIEU, ils y auraient trouvé beaucoup de contradiction. » (Coran 4 :82). « Et si vous êtes en doute sur ce que Nous avons fait descendre sur Notre Esclave, venez donc avec une sourate semblable à ceci, et, si vous êtes véridiques, appelez, en dehors de DIEU vos témoins ! Puis si vous ne le faites pas et – vous ne le ferez jamais – redoutez le feu au combustible d’hommes et de pierres, préparé pour les mécréants. » (Coran 2 :23-24).
[7] « Et quand on fait lecture du Coran, alors prêtez-lui l’oreille, et restez cois. Peut-être vous sera-t-il fait miséricorde ? ». (Coran 7 :204). « Que ceci est certes oui une noble Lecture (Coran), dans un Livre bien gardé que seuls les purifiés touchent : descente de la part du Seigneur des mondes. ». (Coran 56 :77-80)
[8] « Quand les Anges dirent : « ô Marie, voilà que DIEU t’annonce un verbe de Sa part : son nom est l’Oint, Jésus fils de Marie, illustre ici-bas comme dans l’au-delà, et l’un des rapprochés. Dans le berceau il parlera aux gens, tout comme en son âge mûr ; et il sera du nombre des gens de bien ». – Elle dit : « Seigneur ! Comment y aurait-il pour moi un enfant, quand aucun homme ne m’a touchée ? » — « Comme cela !  » dit-Il. DIEU crée ce qu’IL veut : quand IL décide d’une chose, rien d’autre : IL dit : « Sois » ; et c’est. » (Coran 3 :45-47).
[9] « Oui, au regard de DIEU, il en est de Jésus comme d’Adam qu’IL créa de poussière, puis à qui IL dit : « Sois », et il fut ». (Coran 3 :59).

Le voile et les tenues vestimentaires

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id niqabQuasiment toutes les traditions religieuses enjoignent à leurs tenantes le port d’un voile destiné à diminuer leur attractivité et à assurer leur respectabilité. Correctement vêtues de la sorte, elles peuvent évoluer à leur aise en société sans qu’on les évalue physiquement ou les importune.

Les religions ont préconisé des mesures prophylactiques destinées à réduire à la fois les tentations et leurs désagréments, à l’instar des alarmes et des antivols dont nous équipons nos habitations et nos véhicules pour dissuader autrui de s’approprier ce qui nous est cher. Comme le soulignait le Jésus des Évangiles,[1] pour éviter les adultères et autres fornications, les hommes doivent se garder de reluquer les femmes lesquelles ne doivent pas attiser inutilement les appétits masculins en mettant en évidence leurs galbes. C’est donc à titre préventif que des vêtements amples et des voiles ont été prescrits pour juguler les attraits féminins et leur assurer respect et sécurité.[2] Et c’est pourquoi ces mesures sont assouplies en ce qui concerne les dames âgées qui ne comptent plus se marier.[3]
Bien souvent ceux qui s’insurgent contre toute disposition préservative sont ceux-là mêmes dont la moralité laisse à désirer et qui affectionnent les aventures sans lendemain. Leurs récriminations sont donc autant recevables que celles des cambrioleurs qui pestent contre les portes blindées. Et, celles qui s’offusquent exagérément d’être cantonnées à des objets sexuels sont bien souvent celles qui usent d’artifices pour « allumer » les tenants du sexe opposé. Les religieuses, à quelques confessions qu’elles appartiennent, se veulent au contraire pudiques et chastes, et usent de leurs voiles pour se prémunir des convoitises masculines. Et, loin de toute discrimination sexiste, ce bouclier vertueux a contribué à sa manière à l’émancipation des femmes en les libérant de la réclusion qui était jadis leur ordinaire.
La recommandation de se voiler, qui n’a été édictée qu’à la fin de la mission de Mohammed (ص), n’est ni une innovation ni une spécificité islamique puisque les Juifs et les Chrétiens l’enjoignaient aussi.[4] La prescription juive ne concerne plus guère de nos jours que les femmes mariées, lesquelles se contentent le plus souvent de dissimuler leur chevelure avec… des perruques. Hormis les « bonnes sœurs », il arrive occasionnellement que des Chrétiennes se couvrent la tête, par déférence, dans leurs lieux saints (Vatican, Lourdes, etc.) ou en présence du Pape mais, en dehors de cela, les seuls vestiges de cette tradition vestimentaire demeurent les statues et autres représentations iconographiques voilées censées représenter la Vierge Marie et de prétendues saintes.
Concernant la pudeur vestimentaire à tenir en société, les Savants Musulmans sont unanimes sur le fait que les hommes sont tenus de couvrir au minimum du nombril aux genoux, mais pour les femmes il n’y a pas de consensus. Sur la base d’un même verset du Coran[5] mais à la lumière de Traditions Prophétiques diverses, pour les uns elles ne doivent décemment laisser apparaître que le visage et les mains[6] et pour les autres le corps entier doit être dissimulé.[7] Ces recommandations divines et prophétiques ne sont pas à négliger, au même titre que toutes les obligations et interdictions de l’Islam. Et même si la non-observation du port du voile n’est pas équivalente au non-accomplissement des Offices de Prière ou du jeûne, les Musulmanes doivent être conscientes que si cette négligence n’est pas ici-bas passible de sanctions ou d’excommunication, elles en répondront dans l’au-delà en fonction de leurs intentions.
[1] « Vous avez appris qu’il a été dit : « Tu ne commettras point d’adultère ». Mais moi, je vous dis que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son coeur. Si ton oeil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi ; car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier ne soit pas jeté dans la géhenne. Et si ta main droite est pour toi une occasion de chute, coupe-la et jette-la loin de toi ; car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier n’aille pas dans la géhenne. » (Mathieu 5 :27-30)
[2] « Ho, le Prophète ! Dis à tes épouses, et à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles : elles en seront plus vite reconnues et exemptes de peine. Et DIEU reste pardonneur, miséricordieux. » (Coran 33 :59).
[3]  « Et quant aux femmes atteintes par la ménopause, qui n’espèrent plus mariage, nul grief à elles, alors, de déposer leurs étoffes, mais pas se faire voir en parure ; et si elles cherchent la chasteté, c’est mieux pour elles. DIEU entend, cependant, IL sait. » (Coran 24 :60)
[4] « Elle prit son voile et s’en couvrit » (Genèse 24 :65). « Toute femme, au contraire, qui prie ou qui prophétise, la tête non voilée, déshonore son chef : c’est comme si elle était rasée. Car si une femme n’est pas voilée, qu’elle se coupe aussi les cheveux. Or, s’il est honteux pour une femme d’avoir les cheveux coupés ou d’être rasée, qu’elle se voile…. Jugez-en vous-mêmes : est-il convenable qu’une femme prie DIEU sans être voilée ? » (1ère épître de Paul aux Corinthiens 11 :5, 6, 13)
[5] « Et dis aux croyantes qu’elles baissent leurs regards, et qu’elles gardent leur chasteté, et qu’elles ne montrent de leurs parures que ce qui en paraît, et qu’elles rabattent leur voile sur leur poitrine ; et qu’elles ne montrent leurs parures qu’à leur mari, ou à leur père, ou au père de leur mari, ou à leurs fils, ou aux fils de leur mari, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sueurs, ou à leurs compagnes, ou aux esclaves que leurs mains possèdent, ou aux domestiques mâles qui n’ont pas le désir, ou aux garçons qui n’ont pas encore puissance sur les parties cachées des femmes. Et qu’elles ne fassent pas sonner leurs pieds de façon que l’on sache de leurs parures ce qu’elles cachent. Et repentez-vous tous devant DIEU, ô croyants. Peut-être serez-vous gagnants ? » (Coran 24 :31).
[6] À sa jeune belle-sœur Asma (lui étant interdite de mariage par le Coran 4 :23) qui portait des vêtements fins, le Prophète (ص) enjoignit : « Quand une fille est pubère, il sied de ne laisser voir d’elle que ça et ça, en montrant le visage et les deux mains ». (Abou Dawoud 30/31).
[7] Quand a été révélé (le verset du Coran 33 :59) ‘‘ de ramener sur elles leurs grands voiles’’, les femmes des Ansars (Médinoises) sortirent comme si des corbeaux étaient perchés sur leurs têtes. » (Abou Daoud 31/29 – Tafsir Ibn kathyr 3/284,518).   Le Prophète (ص) a interdit aux femmes de se couvrir le visage pendant la sacralisation du pèlerinage à La Mecque car, en dehors de cette circonstance particulière, il en allait tout autrement, (Boukhary 28/13/1) comme l’avait préconisé Omar, le compagnon du Prophète (ص) : « Ô envoyé de Dieu, si tu donnais ordre à tes femmes de se voiler le visage. Actuellement l’homme de bien et le méchant peuvent les interpeller. Alors fut révélé le verset du voile (Coran 33 :59) ». (Boukhary 8/32/1)

L’avènement de l’Islam de Mohammed

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Le Saint CoranL’Islam prêché par le Prophète Mohammed (ص) a prolongé la chaîne prophétique et a parachevé LA religion de DIEU. Malgré ses origines modestes et en dépit d’une opposition féroce, il a incarné et exalté le Message divin en montrant des qualités peu communes. La révélation coranique dont il fut le réceptacle, et les traditions (Sunna) qu’il a initialisées, sont désormais les principales sources d’inspiration des Musulmans.

Afin que l’humanité ne s’égare pas, DIEU a envoyé des milliers d’Avertisseurs à travers les siècles pour raviver les croyances altérées ou oubliées. Mohammed (ص) fait partie de ces hommes extraordinaires destinés à servir d’exemple.[1] S’il n’est donc pas le fondateur de l’Islam, il a néanmoins le privilège d’être le dernier Envoyé de DIEU en date et l’ultime restaurateur de la seule religion qu’IL a agréée. Jésus avait notamment annoncé la venue de ce « consolateur » qui lui succéderait pour clore le cycle prophétique.[2]
Mohammed (ص) est né à La Mecque en Arabie en l’an 569-570 après Jésus Christ. Orphelin de père à la naissance puis de mère en bas âge, il fut élevé par son grand-père puis par un de ses oncles. Depuis sa plus tendre enfance, alors que son environnement était polythéiste et idolâtre, il voua un culte pur au DIEU UNIQUE, avec un penchant prononcé pour l’ascétisme et la méditation. Modeste commerçant caravanier, intelligent mais analphabète, marié à 25 ans, « le digne de confiance » (al-Amine, son surnom) était réputé pour sa probité.[3]  Il reçut sa première manifestation céleste à l’âge de quarante ans[4] et fut missionné pour éclairer l’humanité.[5] Les révélations divines se poursuivirent pendant deux décennies, méticuleusement collationnées mot pour mot par ses compagnons, à l’oral et à l’écrit, et classées selon ses instructions. Ce prodige culturel et scientifique qu’est devenu le Coran (la Lecture par excellence), émanant d’un illettré, reste à ce jour plus grand miracle islamique.
Les événements de la vie privée et publique du Prophète (ص) ont alimenté la révélation coranique pendant vingt-trois ans dont dix à La Mecque dont il s’exila pour fuir le boycottage et les persécutions polythéistes, puis à Médine où il fonda la cité islamique idéale dotée de la première constitution citoyenne écrite au monde,[6] établissant les droits et les devoirs de chacun, Musulmans ou non.[7] Pendant treize ans, il dirigea une communauté composite,[8] garantissant à tous le respect de leurs biens, de leur sang et de leur honneur.[9] Le nouvel état musulman, pour mettre un terme aux agressions dont il faisait l’objet et défendre ses frontières, dût livrer bataille contre des ennemis supérieurs en nombre, où il était mis un point d’honneur à limiter le nombre de victimes[10] et à épargner les non-combattants.[11] Les victoires remportées, relevant du miracle stratégique, sont restées dans l’histoire.
La prophétie s’est interrompue en 632 à la mort de Mohammed (ص) à 63 ans. Les Musulmans orthodoxes ne célèbrent ni sa naissance ni sa mort et ne lui manifestent pas de dévotions outrancières pour éviter les dérives par excès de zèle.[12] Il est néanmoins louable de lui témoigner respect et gratitude en appelant sur lui, comme sur ses compagnons dont ses lieutenants et leurs successeurs, appelés Califes, ainsi que sur les scrupuleux compilateurs qui ont propagé ses enseignements, les salutations, la satisfaction, la miséricorde et la bénédiction divines.[13]
[1] « Mohammad n’est père d’aucun de vos hommes, mais Messager de DIEU et sceau des Prophètes. Et DIEU demeure savant de tout. » (Coran 33 :40). « Il demeure très certainement dans le Messager de DIEU un beau modèle pour vous, pour quiconque espère en DIEU et au Jour dernier et qui se rappelle DIEU Beaucoup. » (Coran 33 :21). « L’Envoyé de DIEU (ص), en partant pour Tabouk, confia le commandement intérimaire (de Médine) à `A1i. « Comment, s’écria `Ali, tu me laisses ici avec les enfants et les femmes? – N’es-tu donc pas satisfait, répondit le Prophète (ص), d’être par rapport à moi ce qu’était Aaron pour Moïse, avec cette différence qu’après moi il n’y aura plus de Prophète ? » » (Boukhary 64/78/2). «L’Envoyé de DIEU (ص) a dit : « Comparée à celle des Prophètes qui m’ont précédé, ma situation est pareille à celle d’un homme qui a bâti une maison l’a embellie et parée, sauf qu’il a laissé vide la place d’une brique dans un angle. Les gens sont venus visiter cette maison ; ils l’ont admirée et ont dit : Pourquoi n’as-tu pas posé cette brique ! – C’est moi qui suis cette brique et je suis le sceau (finisseur) des Prophètes. » » (Boukhary 61/18/2)
[2]  « Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous, l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point ; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous… … Mais le consolateur, l’Esprit de vérité, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. » (3ème épître de Jean 14 :16-17,26 et aussi 2ème épître de Jean 16 :7-8). Et quand Jésus fils de Marie dit : « ô Enfants d’Israël, je suis vraiment un Messager de DIEU à vous, confirmateur de ce qu’il a devant moi, et annonciateur d’un Messager à venir après moi, dont le nom sera « le Très Glorieux » ! … Puis quand celui-ci vient à eux avec des preuves, ils disent : « C’est de la magie manifeste ». » (Coran 61 :6)
[3] Il attendit trois jours à l’endroit fixé quelqu’un qui avait oublié leur rendez-vous. (Abou Daoud 40/82). Mohammed servit d’arbitre pour régler un différend au moment de la reconstruction de la Ka’ba pour y réinsérer la Pierre Noire. (Sira d’Ibn Hicham, page 125)
[4] (Boukhary 65/S96/1/1 et sur le même sujet 1/1/3 – 65/S74/1-5)
[5] « Eh, toi, en couverture ! Lève-toi, puis avertis. Et ton Seigneur, magnifie. Et tes vêtements, purifie. Et de ce qui irrite DIEU, écarte-toi. » (Coran 74 : 1-5).
[6] The first written constitution in the world (Muhammad Hamidullah – Editions Muhammad Ashraf – Lahore – 1968 – tirée des biographies du Prophète (Sira) d’Ibn Is’haq et Abou Obeid.)
[7] « Et [les mains] des pieux croyants doivent se lever à l’encontre de toute personne qui se rebelle ou tente d’acquérir quelque chose par la force, ou est coupable d’avoir violé son engagement, est excessif ou tente de propager des méfaits parmi les Croyants ; et en vérité, leurs mains se lèveront toutes ensemble contre une telle personne, même s’il est le fils de l’un d’entre eux ». (Constitution de Médine citée à la note précédente/article 13)
[8] Composée de Musulmans, de Juifs, de Chrétiens et de polythéistes.
[9] « Eh bien, savez-vous quel est le mois le plus sacré ? — C’est le mois dans lequel nous sommes, répondit-on. — Eh bien, savez-vous quelle est la ville la plus sacrée ? — C’est cette ville-ci, répondit-on. — Eh bien, savez-vous quel est le jour le plus sacré ? — C’est ce jour-ci, répondit-on. — DIEU, qu’il soit sans cesse béni et exalté, reprit le Prophète (ص), a déclaré sacrés votre sang, vos biens, votre honneur, sauf en cas de crime, comme il a déclaré sacré ce jour-ci dans cette ville et dans ce mois-ci. Eh bien, ai-je accompli ma mission ? » Après avoir répété cela par trois fois et avoir reçu la même réponse des fidèles, le Prophète (ص) reprit : « Mon vieux ! Ne redevenez plus jamais mécréants après moi, à vous frapper le cou les uns des autres. » (Boukhary 86/9/1 – 78/43/2 – 64/77/8,11 – 92/8/3 – 97/24/2 – 25/132/1,3)
[10] « Durant ces dix années de ‘guerre », les non-Musulmans avaient perdu sur les champs de bataille, en tout et pour tout, quelques 250 tués; les Musulmans encore moins. » (Initiation à l’Islam – Muhammad Hamidullah – § 16 –  Alger – 1981)
[11] « L’Envoyé de Dieu (ص) interdit le meurtre des femmes et des enfants. » (Boukhary 56/147/1 56/148/1 – Mouslim 32/24-25).
[12] «Oumm Habîba et Oumm-Salama parlèrent d’une église qu’elles avaient vue en Abyssinie et dans laquelle il y avait des peintures. Comme elles racontaient cela au Prophète (ص) celui-ci dit : « Ces gens-là, lorsqu’un de leurs personnages pieux vient à mourir, construisent une église sur sa tombe et décorent cette église de ces sortes de peintures. Ces gens-là seront les pires des êtres aux yeux de DIEU le jour de la Résurrection » ». (Boukhary 63/37/1 – 8/48/1 – 8/54/1 – 23/71/1)
[13] « Et quant au bienfait de ton Seigneur, raconte » (Coran 93 :11).  « Pour les croyants, le Prophète a priorité sur eux-mêmes. » (Coran 33 :6). « Oui, DIEU et Ses Anges se penchent sur le Prophète. Ò Croyants penchez-vous sur lui, et saluez-le de salutation. » (Coran 33 :56)

Des interdits alimentaires justifiés

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abattage rituel (2)Dans notre propre intérêt, DIEU nous a mis en garde contre les aliments à risques car les nourritures doivent être consommables et pas simplement comestibles. De plus, les animaux de boucherie ne doivent être abattus qu’avec l’assentiment de Celui qui les a créés.

Tout le monde convient, même si peu sont raisonnables, qu’il faut être attentif à l’alimentation en s’abstenant d’absorber ce qui est néfaste à nos organismes, ne serait-ce que pour se prémunir du diabète ou du cholestérol… C’est en vertu de ce principe de précaution que la plupart des traditions religieuses comportent des prescriptions alimentaires et que l’Islam, à l’instar des traditions juive et même chrétienne,[1] a prohibé la consommation de certains aliments. Ce sont souvent la nocivité ou l’impureté qui ont été invoqués pour proscrire le porc, les bêtes non saignées, et naturellement les matières répugnantes, impropres à leur consommation, mais aussi le fait qu’elles aient été offertes aux idoles ou aux divinités païennes.[2] C’est pourquoi les animaux ne seront donc sacrifiés qu’au nom de DIEU l’Unique, non seulement par loyauté envers Lui, mais avec Sa permission préalable pour ôter des vies que Lui seul est capable de créer.
Les porcs sont réputés pour leur saleté à tel point qu’on traite ainsi, ou de cochons, les gens sales. Omnivores, ils ingurgitent jusqu’à leurs excréments et leur chair recèle de nombreux germes et parasites qui, faute de précautions lors de la cuisson ou de la conservation, sont susceptibles de transmettre diverses affections (ténia, ver rond, ver crochu, avortement porcin, etc.). Pour améliorer la conservation de la viande et éviter ainsi toute corruption microbienne néfaste, les animaux de boucherie doivent être vidés de leur sang lequel est porteur de toxines tant qu’il n’est pas purifié par les poumons. D’où la nécessité de procéder à vif, sans recourir aux étourdissements pré ou post abattage (asphyxie, assommage, électrocution) qui ne diminuent nullement la souffrance animale, parfois même l’accentuent, et sont préjudiciables à une complète évacuation sanguine. Étant interdit aux Musulmans d’étouffer ou d’assommer un animal au lieu ou avant de l’égorger, ils ne pourront donc consommer les viandes issues de tels procédés de quelque origine qu’elles soient, hormis en cas de nécessité.
À l’instar de l’alcool, du poison et de ce qui est contagieux, ce qui est mauvais en grande quantité l’est également en petite.[3] Les Musulmans devraient donc normalement, être sensibles aux détails alimentaires, à l’instar des Juifs orthodoxes et des végétariens, et ne pas s’exposer aux conséquences de leur gourmandise et de leur paresse.[4] Il est pourtant contradictoire de constater que les pandémies sporadiques de « vache folle », de « mouton aphteux » et de « grippe aviaire » déclenchent chez eux une vigilance sanitaire accrue alors qu’ils ne se gardent pas des aliments considérés illicites ou douteux par leur religion.[5] Et il en va de même pour la commercialisation de denrées interdites, activité clairement prohibée par L’Envoyé de DIEU (ص) qui l’a assortie de malédiction envers les contrevenants.[6] Les innombrables commerçants scélérats qui fourguent du faux Halal en toute impunité et les certificateurs du même acabit, pour lesquels seul le profit compte, ne méritent donc qu’un strict boycottage.
[1] « Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les Prophètes ; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir. Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit arrivé. Celui donc qui supprimera l’un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux ; mais celui qui les observera, et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux. » (Matthieu 5 :17-19).
[2] « Vous ne mangerez pas le porc, qui a la corne fendue et le pied fourchu, mais qui ne rumine pas : vous le regarderez comme impur. Vous ne mangerez pas de leur chair, et vous ne toucherez pas leurs corps morts : vous les regarderez comme impurs. » (Lévitique 11 :7,8 – Deutéronome 14 :8 et aussiEsaïe 65 :3,4 – 66 :16,17). « Seulement, vous ne mangerez pas le sang : tu le répandras sur la terre comme de l’eau. » (Deutéronome 12 :16, 15 :23). »). « Seulement, vous ne mangerez point de chair avec son âme, avec son sang. Sachez-le aussi, je redemanderai le sang de vos âmes, je le redemanderai à tout animal ; et je redemanderai l’âme de l’homme à l’homme, à l’homme qui est son frère. » (Genèse 9 :4,5 – Lévitique 3 :17 et aussiDeutéronome 12 :23 – Lévitique 7 :27 – 17 :10 à 16 – 19 :26). « Car il a paru bon au Saint Esprit et à nous de ne vous imposer d’autre charge que ce qui est nécessaire, savoir, de vous abstenir des viandes sacrifiées aux idoles, du sang, des animaux étouffés, et de l’impudicité, choses contre lesquelles vous vous trouverez bien de vous tenir en garde. Adieu. » (Actes des Apôtres 15 :19,20, 28,29 – 21 :25). « – Vous sont interdits la bête morte, le sang, la chair de porc, et ce sur quoi on a invoqué quoi que ce soit d’autre que DIEU, et la bête étouffée, et la bête assommée ou morte d’une chute ou morte d’un coup de corne, et celle qu’une bête féroce a dévorée, -sauf celle que vous égorgez avant qu’elle soit morte,- et celle qu’on a immolée sur les pierres dressées, ainsi que de tirer le partage au sort au moyen de flèches. Tout cela est perversité. Aujourd’hui, les mécréants désespèrent de votre religion : ne les craignez donc pas, et craignez-MOI. Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion et accompli sur vous Mon bienfait. Et il M’agrée que la Soumission soit votre religion. Si quelqu’un donc se trouve en détresse et qu’il ait faim, tout en se refusant à tomber dans le péché… eh bien DIEU est pardonneur, oui, miséricordieux. – Ils t’interrogent sur ce qui leur est permis. Dis : « Vous sont permises les choses excellentes, ainsi que ce que prennent les bêtes de chasse que vous avez dressées, en tant que vous les avez dressées pour la chasse vous ne faites que leur apprendre ce que DIEU vous a appris. Mangez donc ce qu’elles captent pour vous, et prononcez dessus le nom de DIEU. Et craignez DIEU. » – Vraiment, DIEU- fait vite les comptes ! Vous sont permises, aujourd’hui, les choses excellentes ; et permise la nourriture de ceux à qui le Livre a été donné, – et votre propre nourriture leur est permise… » (Coran 5 :3-5 et aussi 2 :173 – 6 :145 – 16 :114 à 118).
[3] « Ce qui enivre en grande quantité est interdit en petite quantité. » (Tirmizhy 24/3 (1927)).« Tout ce qui enivre est interdit et quand une proportion est enivrante la totalité est interdite. »(Tirmizhy 24/3 (1928)).
[4] « Et mangez et buvez ; mais pas d’excès ! IL n’aime pas les excessifs. » (Coran 7 :31).
[5] « La première chose qui répandra une mauvaise odeur chez l’homme (après sa mort) sera son ventre. Que celui qui le peut, ne mange donc que des choses licites. » (Boukhary 93/9/1). « Est évident ce qui est licite comme est évident ce qui est illicite. Entre ces deux, il est des choses qui suscitent le doute et que bien peu de gens connaissent. Aussi, celui qui se garde des choses douteuses préservera-t-il alors sa religion et son honneur. Car celui qui s’aventure dans les domaines du doute s’aventure en fait dans l’illicite ». (Boukhary – Mouslim – Abou Daoud). « Laisse ce qui occasionne ton doute pour ce qui ne l’occasionne pas. » (Boukhary – Nasa’y – Ibn Hanbal)
[6] « DIEU et son Envoyé ont défendu la vente du vin, des animaux crevés, du porc et des idoles. » Et comme on lui disait : « O Envoyé de DIEU que penses-tu des graisses des animaux crevés ? Elles servent à enduire les vaisseaux, à graisser les peaux et à alimenter les lampes du peuple. – Ne les vendez pas, répondit-il, cela est interdit. » Puis, l’Envoyé de DIEU ajouta : « DIEU maudisse les Juifs ! DIEU leur avait interdit les graisses des animaux crevés ; ils les ont fait fondre, les ont vendues et en ont employé le prix à leur subsistance. » (Boukhary 34/112/1 – 34/103/1,2 – 60/50/8)

En quoi le Christianisme est-il douteux ?

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No-Christianity-logoÀ force d’être remanié par du personnel non habilité, le Christianisme originel est devenu complètement corrompu et méconnaissable. La déification du Prophète Jésus est un outrage grotesque à la majesté divine qui vaudra à ses inventeurs d’être châtiés.

Le Christianisme originel, en confirmant le décalogue (les dix commandements) révélé par DIEU l’Unique à Moïse et aux Tribus d’Israël, était censé entériner le monothéisme pur et dur du Judaïsme dont Jésus est issu. [1] Hormis quelques versets ambigus de l’Évangile,[2] interprétés de façon saugrenue pour métamorphoser le Christ en demi-dieu issu d’une union entre une divinité et une mortelle, d’autres plus explicites l’ont totalement distingué d’avec DIEU l’incomparable.[3] Soutenir que Jésus est le fils charnel ou l’incarnation du Seigneur de l’Univers, comme dans les mythologies gréco-romaines et hindoues qui attribuent femmes et enfants à des Zeus/Jupiter et autres Brahmâ, est une absurdité inadmissible et impardonnable.[4]
Curieusement, la Bible a qualifié les Prophètes David, Salomon, le peuple d’Israël et tous ceux qui se conformaient fidèlement à la volonté divine de « dieux », « fils de Dieu » ou « enfants de Dieu » – à l’évidence dans le sens d’adeptes de DIEU –.[5] N’ayant jamais légitimé une quelconque forme de polythéisme biblique, ces termes ne sauraient en aucun cas justifier que Jésus, qui a au contraire relativisé cette qualification, soit divinisé.[6] Et quand bien même le Christ a accompli des miracles et est né miraculeusement de la vertueuse Marie qui n’avait jamais approché d’homme, il ne doit pas être plus idolâtré qu’Adam et Ève qui ont, eux, été créés sans père ni mère.[7] Le Prophète Moïse a aussi réalisé des miracles sans pour autant être divinisé, en rendant sa main lépreuse et son bâton de marche en serpent, en changeant l’eau en sang, en suscitant des invasions de grenouilles, de moustiques, de vermine, de sauterelles, de furoncles, la peste du bétail, la grêle, les ténèbres, la mort des premiers nés, l’ouverture et la fermeture de la Mer Rouge pour engloutir les armées de Pharaon.[8]
DIEU est juste et ne condamne pas les innocents à la place des coupables.[9] À ce titre, la doctrine chrétienne qui veut que le péché originel d’Adam et Ève soit expié par toute l’humanité et que la crucifixion de Jésus rachète les fautes de tout le genre humain est irrecevable.[10] De nombreux travaux ont méthodiquement mis en évidence les anachronismes et les invraisemblances du Christianisme, démontrant qu’il n’est plus qu’une grossière contrefaçon de la véritable révélation divine.[11] Ses incohérences sont grossièrement dissimulées derrière une supposée philosophie d’amour du prochain qui promet le Paradis pour tous, y compris pour ceux qui ne se conforment pas aux enseignements divins et se dispensent de toute pratique cultuelle. On peut toujours rêver…
[1] « Le seigneur ton DIEU tu adoreras et c’est à lui seul que tu rendras un culte (Deutéronome 5 :6 – 6 :4 – 6 :13-15, Matthieu 4 :10 – Luc 4 :8). « Le Diable le transporta encore sur une montagne très élevée, lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire, et lui dit : Je te donnerai toutes ces choses, si tu te prosternes et m’adores. Jésus lui dit : « Retire-toi, Satan ! Car il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton DIEU, et tu le serviras lui seul. » » (Luc 4 :5-8 – Matthieu 4 :8-10).
[2]« Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous ; et personne ne peut les ravir de la main de mon Père. Moi et le Père nous sommes un. (Jean 10 :30). « Selon ce qui est écrit dans le Psaume deuxième : « Tu es mon fils, Je t’ai engendré aujourd’hui ». » (Acte des apôtres 13 :33). « Tu es le fils de Dieu. » (Jean 11 :27).
[3] « En ce temps-là, Jésus prit la parole, et dit : « Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux enfants ». » (Mathieu 11 :25 et aussi Luc 10 :21). « Là-dessus, Jésus alla avec eux dans un lieu appelé Gethsémané, et il dit aux disciples : « Asseyez-vous ici, pendant que je m’éloignerai pour prier ». » (Mathieu 26 :36, Marc 15 :34 et aussi Luc 6 :12, 9 :28, 22 :41, 23 :41). « Et vers la neuvième heure, Jésus s’écria d’une voix forte : « Eli, Eli, lama sabachthani ? C’est-à-dire : Mon DIEU, mon DIEU, pourquoi m’as-tu abandonné ? » » (Mathieu 27 :46, Marc 15 :34).« Si vous m’aimiez, vous vous réjouiriez de ce que je vais au Père ; car le Père est plus grand que moi. » (Jean 14 :28). « Jésus leur dit : « Si DIEU était votre Père, vous m’aimeriez, car c’est de DIEU que je suis sorti et que je viens ; je ne suis pas venu de moi-même, mais c’est lui qui m’a envoyé ». » (Jean 8 :42 – 7 :28). « Car je n’ai point parlé de moi-même ; mais le Père, qui m’a envoyé, m’a prescrit lui-même ce que je dois dire et annoncer. » (Jean 12 :49 et aussi 10 :18, 14 :10). « Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne. » (Luc 22 :42). « Le Seigneur, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel, et il s’assit à la droite de DIEU. » (Marc 16 :19 – Luc 20 :42 – Mathieu 22 :44, Épître aux Hébreux 1 :3 et aussi 10 :12). 
[4] « Ô gens du Livre, n’exagérez pas dans votre religion, et ne dites de DIEU que la vérité. Le Christ Jésus, fils de Marie, n’est jamais qu’un Messager de DIEU, Sa parole qu’IL jeta vers Marie, un Esprit de Sa part. Croyez donc en DIEU et en Ses Messagers. Et ne dites pas « Trois ». Cessez ! Ce sera meilleur pour vous. DIEU est un seul DIEU. Rien d’autre. IL aurait un enfant ? Pureté à LUI ! À LUI qu’appartient appartient tout ce qui est dans les cieux et tout ce qui est sur la terre. Et quelle suffisante garantie que DIEU ! Jamais le Christ ne dédaignera d’être Esclave à DIEU, et on plus les Anges rapprochés. Et quiconque dédaigne de L’adorer et s’enfle d’orgueil… Alors bientôt IL les rassemblera tous vers LUI. » (Coran 4 :171-172 et aussi 5 :72-76, 116,117 – 9 :30,31 – 6 :101 – 10 :68 – 19 :88-93 – 3 :79-80).
[5] « Je publierai le décret ; L’Éternel m’a dit : « Tu es mon fils ! Je t’ai engendré aujourd’hui ». » (Psaumes de David 2 :7 et aussi 89 :26-27, 2Samuel 7 :14, 1Choniques 17 :13, 1Choniques 22 :10). «J’avais dit : « Vous êtes des dieux, Vous êtes tous des fils du Très Haut ».» (Psaumes de David 82 :6  – Jean 10 :35). « Voyez quel amour le Père nous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de DIEU ! Et nous le sommes. Si le monde ne nous connaît pas, c’est qu’il ne l’a pas connu. Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de DIEU, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté ; mais nous savons que, lorsque cela sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est. » (1ere Épître de Jean 3 :1-2). 
[6] « Jésus leur répondit : « N’est-il pas écrit dans votre loi : J’ai dit : Vous êtes des dieux? Et arrive donc à la loi d’appeler dieux ceux à qui la parole de DIEU a été adressée, et l’Écriture ne peut être abolie ».» (Jean 10 :34,35).
[7] « Oui, au regard de DIEU, il en est de Jésus comme d’Adam qu’IL créa de poussière, puis à qui IL dit : « Sois », et il fut ». (Coran 3 :59).
[8] Cf.La Bible – Exode 4 : 7-11etCoran 2 :60 – 7 :103, 117, 160 – 17 :101 – 20 :77-78 – 26 :32, 63-67.
[9] « Chacun n’acquiert qu’à ses dépens : pas un porteur ne porte le port d’autrui.» (Coran 6 :164 – 17 :15 –35 :18 – 39 :7 – 53 :38). « Quiconque fait œuvre bonne, alors c’est pour lui-même ; et quiconque agit mal, alors c’est contre lui-même. Puis, vous serez ramenés vers votre Seigneur. » (Coran 45 :15 et aussi 39 :41, 42 :15, 52 :21).
[10] « C’est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché,… Car jusqu’à la loi le péché était dans le monde. Or, le péché n’est pas imputé, quand il n’y a point de loi. Cependant la mort a régné depuis Adam jusqu’à Moïse, même sur ceux qui n’avaient pas péché par une transgression semblable à celle d’Adam, lequel est la figure de celui qui devait venir. Mais il n’en est pas du don gratuit comme de l’offense ; car, si par l’offense d’un seul il en est beaucoup qui sont morts, à plus forte raison la grâce de DIEU et le don de la grâce venant d’un seul homme, Jésus Christ, ont-ils été abondamment répandus sur beaucoup…» (Épître de Paul aux Romains 5 :12-15).  « Mais ce n’est pas à cause de lui seul qu’il est écrit que cela lui fut imputé ; c’est encore à cause de nous, à qui cela sera imputé, à nous qui croyons en celui qui a ressuscité des morts Jésus notre Seigneur, lequel a été livré pour nos offenses, et est ressuscité pour notre justification. » (Épître de Paul aux Romains 4 :23-25 et aussi Apocalypse 1 :5, 1ere Épître de Jean 1 :7, 4 :10, 1ere Épître de Paul aux Corinthiens 15 :3).
[11] En particulier ceux d’Ahmed Deedat.

TOTO l’agent double

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tareq oubrou2Désespérant d’être jamais considéré comme un grand leader chez les Musulmans, Tareq Oubrou (T.O.) s’est résigné à gagner ses galons comme dealer à la bonne franquette chez ceux qui ont de tous temps méprisé ses semblables. C’est sans aucune pudeur vis-à-vis de ses anciennes certitudes,[1] et même avec une certaine délectation, que l’imam en colère[2] affectionne désormais épisodiquement de baisser son froc pour faciliter son intégration. « Fais ce que je te dis et ne fais pas ce que je fais ». En préconisant maintenant le dévoilement des femmes[3] (hormis la sienne) et l’invisibilité de ses coreligionnaires dans l’espace public,[4] l’arriviste franco-marocain ne fait que rendre plus visibles son opportuniste et ses frustrations. Et faire passer ses revirements pour une évolution, ça méritait bien une médaille en chocolat.[5]
TOTO l’agent double (T.O. X 2 = TOTO) n’est guère crédible. Crédible, il ne l’est aucunement chez les Musulmans fervents pour lesquels il n’est qu’un discounter (pour les plus mesurés) ou un traître enjuivé (pour les plus excessifs).[6] Crédible, il ne l’est pas non plus chez les gentils[7] pour lesquels, quand ils ne qualifient pas de double langage ses petites attentions et ses métamorphoses, il n’est qu’un majordome tout juste bon à régenter les domestiques. Crédible, il ne l’est pas même chez ses associés en fraternité (l’Union des Organisations Islamiques de France dite UOIF issue de la mouvance des FM) qui, bien que ne se démarquant pas ouvertement du « meilleur d’entre eux », ne le considèrent franchement (si ce mot a encore un sens chez eux) que comme une couverture de survie en cas de naufrage. Sa zone de chalandise de prédilection, autrement dit ses ouailles, ne couvre donc que les brebis perdues de la tribu d’Ismaël,[8] en clair les égarés de culture musulmane dépourvus de tout repère dogmatique.
La Communauté Musulmane de France se foutrait comme de l’an quarante des élucubrations de l’Imam de Bordeaux si les propos, les agissements et les revirements obséquieux de celui qui se proclame désormais recteur à qui veut l’entendre ne l’engageaient pas implicitement. Lorsqu’un saboteur s’improvise commandant de bord, n’est-il pas indispensable et impérieux pour les passagers de dénoncer son imposture pour l’empêcher de saborder leur embarcation en pleine mer ?
[1] « Le khimâr (cachant les cheveux et le cou) et le jilbâb (qui cache le reste du corps) sont des prescriptions vestimentaires divines qui ne sont abrogées par aucun autre texte. Objectivement, s’il y avait le moindre soupçon sur cette norme, je serais le premier à prôner sa levée. ». (Loi d’Allah, loi des hommes – page 216 – Albin Michel 2002)
[2] Tareq Oubrou, un imam en colère, entretien avec Samuel Lieven, (Bayard, 2012).
[3] « Quant au voile, je n’ai trouvé aucun texte qui oblige la femme à se couvrir la chevelure ». Interview sur l’express.fr : http://www.lexpress.fr/actualite/societe/religion/les-musulmans-doivent-s-adapter-a-la-societe-francaise_1184813.html
[4] Interview sur lemonde.fr : http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/10/03/pour-une-visibilite-musulmane-discrete-par-l-imam-tareq-oubrou_3488919_3232.html
[5] http://www.sudouest.fr/2014/02/07/la-legion-pour-l-imam-1454453-2780.php
[6] http://jmonde.blog4ever.com/un-appel-au-calme-de-l-imam-de-bolrdeaux
[7] « Gentils, du latin Gentiles (les « nations »), est la traduction habituelle de l’hébreu Goyim, nations, qui finit par désigner les non-Juifs. Les auteurs chrétiens ont aussi employé ce mot pour désigner les païens ». (Wikipédia).
[8] Par analogie avec : « N’allez pas vers les païens, et n’entrez pas dans les villes des Samaritains ; allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël ». (Évangile selon Matthieu 10: 5-6). « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël ». (Matthieu 15:24).

Le prétendu fatalisme musulman

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redditionPar leur vitalité voire leurs excès de zèle à travers les siècles, les Musulmans ont démontré qu’ils n’étaient pas aussi fatalistes et obscurantistes que l’Occident s’ingénie à les dépeindre, eux et les préceptes qui les ont inspirés.

En fonction des nécessités politiques et des vicissitudes de l’actualité, les Musulmans se voient contradictoirement qualifiés d’envahisseurs et d’expansionnistes ou de fatalistes et de paresseux. C’est sous ce travers que l’expression arabe « mektoub » (C’est écrit, c’est le destin), censée émaner du fatalisme islamique, s’est installée dans les langues occidentales. Fausse déduction et volontaire erreur d’attribution sans doute, puisque les enseignements islamiques incitent à l’effort[1] et à l’excellence jusque dans les actes les plus particuliers[2] quand ceux des chrétiens érigent plutôt la résignation en principe.[3]
En Islam, la confiance absolue en DIEU et la soumission à Sa volonté sont primordiales et salvatrices.[4] DIEU rétribue non seulement les bonnes actions des Croyants mais gratifie leur endurance aux épreuves et leur résignation aux malheurs en leur facilitant (quelquefois miraculeusement) l’issue des difficultés qu’ils rencontrent.[5] Et, s’il n’est guère question de défaitisme et de passivité dans l’abondante Tradition Musulmane (Sunna) qui nous est parvenue, c’est parce que le Prophète Mohammed (ص) a surtout engagé ses disciples à agir et à prendre leur destin en main.[6]
Tout comme l’hégémonie américaine aujourd’hui, tant économique que militaire, consentie par les uns et subie par les autres, l’expansion musulmane des premiers siècles de la révélation sera controversée en fonction des intérêts que chacun y trouve. Néanmoins, s’il est une conclusion qu’on peut tirer sans se tromper, c’est que les Musulmans de l’époque n’ont pas fait preuve de fatalisme et d’immobilisme. Une civilisation florissante a émergé de leur esprit d’initiative et de leur vitalité, laquelle a révolutionné le monde et ne saurait être qualifiée, comme le font aujourd’hui les révisionnistes avec l’Islam, de moyenâgeuse et d’obscurantiste. Et à partir de 732, en repoussant les Arabes à moitié, Charles Martel le barbare et les sectateurs de l’Inquisition n’ont fait que prolonger le « Moyen Age » de cinq siècles…
Entre le huitième et le douzième siècle, les Musulmans ont développé à partir des données grecques quantité de sciences qui ont déclenché, au quinzième et seizième siècle, la « Renaissance » dont les sociétés occidentales tirent encore profit aujourd’hui tout en dénigrant l’Islam qui les a inspirées.[7] En se contentant de récupérer les apports scientifiques, sociaux et culturels, tout en les dissociant scrupuleusement de la religion, l’Occident ne fait qu’assurer sa félicité dans ce monde en négligeant l’autre, le plus important. Ne fait-il pas preuve d’un certain fatalisme ?
[1] « … « Il n’est aucun de vous, ou aucune âme créée, dont la place n’ait été fixée d’avance dans le paradis ou l’enfer, ou dont la destinée heureuse ou misérable n’ait été décidée. » Un des assistants dit alors : « Dans ce cas, ô Envoyé de DIEU, ne devons-nous pas nous en tenir à ce qui nous a été prédestiné et renoncer à toute action personnelle, puisque ceux d’entre nous qui sont marqués pour être au nombre des bienheureux seront (fatalement) conduits à faire les actes des gens destinés à être bienheureux, tandis que ceux qui sont marqués pour être au nombre des réprouvés seront (fatalement) conduits  à faire les actes des gens destinés à être réprouvés. » Le Prophète (ص) répondit : « A ceux qui devront être des bienheureux on rendra faciles les actes des futurs bienheureux ; à ceux qui doivent être des réprouvés, on rendra faciles les actes des futurs réprouvés.  » Puis il récita ces mots du Coran :  » Quant à celui qui donne, qui craint et qui ajoute foi à la plus belle parole… »  (Sourate 92 versets 5 et 6) ».(Boukhary 23/83/1 et également 65/S92/3, 5, 6, 7, 8). « Et qu’en vérité, l’homme n’a rien que ce à quoi il s’efforce ». (Coran 53 :39). « Ne faiblissez pas, ne vous affligez pas : vous serez les très hauts, si vous êtes croyants » (Coran 3 :139).
[2] «DIEU a prescrit l’excellence en toute chose. Si vous tuez, faites le convenablement et si vous égorgez faites-le avec soin : que l’on aiguise la lame et qu’on épargne à la bête la souffrance ». (Mouslim 34/57/1 – Nawawy/40 Hadiths/17).
[3] « Notre Père qui est aux cieux ! Que Ton nom soit sanctifié ; que Ton règne vienne ; que Ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel… » (Pater noster tiré de l’Évangile selon Matthieu 6 :9-10).
[4] « Si Dieu vous donne secours, nul ne peut vous dominer. S’Il vous déserte, qui donc, après Lui vous donnera secours ? C’est à Dieu que les croyants doivent faire confiance. » (Coran 3 :160). « Dis : « Rien ne nous atteint jamais, que ce que Dieu a prescrit sur nous. Il est notre Patron. À Dieu doivent se confier les croyants ». » (Coran 9 :51). « …Et quiconque craint Dieu, Il lui assigne une issue, et lui donne une portion d’où il ne comptait pas. Et quiconque place confiance en Dieu, alors Il lui suffit…» (Coran 65 :2-3).
[5] « …alors Nous lui faciliterons la plus grande difficulté, » (Coran 92 :10).« Oui, car à côté de la difficulté est une facilité. Oui, à côté de la difficulté, est une facilité ! » (Coran 94 :5,6).« DIEU n’impose personne que selon ce qu’IL lui a apporté. DIEU assignera une facilité après une difficulté. » (Coran 65 :7). « …Et quiconque craint Dieu, Il lui assigne une issue, et lui donne une portion d’où il ne comptait pas. Et quiconque place confiance en Dieu, alors Il lui suffit…» (Coran 65 :2-3).
[6]« Quiconque fait œuvre bonne, alors c’est pour lui-même ; et quiconque agit mal, alors c’est contre lui-même. Puis, vous serez ramenés vers votre Seigneur. » (Coran 45 :15).  « Et dis : Œuvrez ! Car Dieu va voir (estimer) votre œuvre, » (Coran : 9, 105). « Et prenez vos provisions. » (Coran 2 :197). «…puis une fois que tu t’es décidé, eh bien, fais confiance à Dieu, Dieu aime, en vérité, ceux qui font confiance. «  (Coran 3:159). A un homme lui ayant demandé s’il devait attacher sa chamelle, ou ne pas l’attacher et mettre sa confiance en Dieu, le Prophète (ص) a dit : « Attache-la et mets ta confiance en Dieu. » (Tirmizhy 2517). « Dieu n’a créé aucune maladie sans en avoir créé le remède. Alors soignez-vous. » (Ibn Majah). « Allah a créé la maladie et son remède et pour chaque maladie son remède. Soignez-vous donc. Ne vous soignez pas avec l’illicite. » (Abou Daoud).
[7] « Sigrid Hunke brosse un tableau saisissant de cette rencontre entre l’Orient et l’Occident. L’influence décisive de la civilisation arabe sur celle de l’Europe, influence trop souvent passée sous silence sinon ouvertement contestée, est enfin mise en pleine lumière, preuves à l’appui. » (Sigrid Hunke – Le soleil d’Allah brille sur l’Occident. Notre héritage arabe – Albin Michel 1997).

Condition féminine pré et post islamique

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condition féminineDepuis toujours et jusqu’à ce jour, toutes les sociétés du monde sont phallocrates. Ayant fait évoluer la condition des femmes, afin qu’elles soient considérées et respectées, l’Islam ne peut être incriminé si des Musulmans machistes persistent à leur infliger de mauvais traitements.

De tous temps les femmes ont été méprisées et soumises au bon vouloir des hommes. Dans les civilisations grecque, égyptienne, romaine, iranienne, et même judéo-chrétienne, leur statut a toujours été moindre. Après avoir douté qu’elles aient une âme et les avoir qualifiées d’anomalies,[1] le Christianisme a fini par leur concéder qu’elles avaient un esprit plus proche de l’humain que de l’animal mais néanmoins inférieur à celui de l’homme.[2]  En Arabie préislamique, il était permis de les vendre, de les prêter, de les louer, de les donner, de les prostituer ou de les tuer impunément, parfois en les enterrant vivantes à la naissance.[3] En dehors du mariage actuel, nécessitant consentements et douaire (mahr) avant consommation, il existait trois autres sortes d’unions/prostitution : par cohabitation partagée avec un noble, par choix de paternité entre dix partenaires sexuels et par choix physionomiste en comparant le nouveau-né avec tous les partenaires sexuels. [4]
L’Islam a grandement contribué à faire évoluer les mentalités et a donné aux dames des droits qu’aucune société humaine ne leur avait jusqu’alors concédé et une considération pas uniquement maternelle.[5] Contrairement au Christianisme qui l’interdisait expressément[6], l’Islam leur a permis d’enseigner aux hommes : Aïcha, Fille d’Abou Bakr était couramment consultée par ses condisciples, y compris masculins, et a rapporté des centaines de paroles et d’actes du Prophète son époux (ص), figurant dans de célèbres ouvrages juridiques.[7] Les occidentales ont dû attendre le vingtième siècle pour être dispensées de l’accord de leur mari pour tenir un commerce ou ouvrir un compte bancaire en leur nom propre, alors que les Musulmanes disposaient depuis treize siècles, depuis le Moyen Âge, du droit de posséder et de gérer des biens à leur guise, en pleine responsabilité.[8]
Il est évident que les mauvais traitements infligés à la gent féminine par des Croyants, et plus précisément par certains Musulmans, relèvent de l’ignorance et du manque d’éducation et absolument pas de la religion. Le machisme n’est d’ailleurs pas spécifique aux populations musulmanes puisqu’il sévit tout autant dans la plupart des contrées « méditerranéennes », comme en Espagne, au Portugal, en Italie, en Sicile, en Grèce et même dans le sud de la France, où l’obédience religieuse est pourtant toute autre. Quitte à se répéter, rappelons qu’aucun Musulman ne peut se prévaloir de sa religion pour priver une femme de son autonomie et de ses biens, fut-elle son épouse, sa fille, sa sœur ou sa mère.
[1] Concile de Mâcon (en 545 après J.C.) et selon Augustin d’Hippone, Thomas d’Aquin.
[2] « Je veux cependant que vous sachiez que Christ est le chef de tout homme, que l’homme est le chef de la femme, et que DIEU est le chef de Christ ». (1ère épître de Paul aux Corinthiens 11 :3).
[3] « Car quand on annonce à l’un d’eux une fille, son visage devient noir, cependant qu’il suffoque. Il se cache des gens, à cause du malheur qu’on lui a annoncé, – doit-il la garder, malgré la honte, ou l’enfouira-t-il dans la poussière ? – Comme est mauvais ce qu’ils jugent, n’est-ce pas ? » (Coran 16 : 58-59). « Et qu’on demandera, à la fillette enterrée vive : « Pour quel péché a-t- elle été tuée ? ». (Coran 81 :8-9).
[4](Boukhary 67/37/1).
[5] « Et il est de Ses signes d’avoir créé de vous pour vous, des épouses, pour que vous habitiez près d’elles, – et Il assigne entre vous amour et miséricorde. Voilà bien là des signes, vraiment, pour des gens qui réfléchissent. » (Coran, 30:21).  « Et comportez-vous convenablement envers elles… » (Coran 4 : 19).« Le plus parfait des croyants est celui qui a le meilleur caractère. Et les meilleurs d’entre vous sont ceux qui sont les meilleurs avec leur femme. »(Tirmizhy10/11). « Mon Dieu, témoigne que je mets sévèrement en garde ceux qui s’en prennent aux droits des deux faibles : les orphelins et les femmes. »(Ibn Majah 33/6). « Quiconque, mâle ou femelle, fait œuvre bonne tandis qu’il est croyant, alors très certainement Nous lui ferons vivre une excellente vie. Et très certainement Nous paierons leurs salaires en fonction des plus belles de leurs actions. » (Coran 16 : 97). « Et Nous enjoignons à l’homme le bien envers ses père et mère, et – :  » Si ceux-ci te forcent à M’associer ce dont tu n’as science aucune, alors ne leur obéis pas. » Vers MOI est votre retour ; puis Je vous informerai de ce que vous oeuvriez. » (Coran 29 :8 et aussi 31 :14-15).« Et Nous avons enjoint à l’homme la bienfaisance envers ses père et mère : sa mère l’a péniblement porté et péniblement accouché ; et grossesse et sevrage ont été de trente mois ; puis quand il a atteint ses pleines forces, et atteint quarante ans, il a dit : « O Seigneur ! Dispose-moi, pour que je rende grâce du bienfait dont TU m’as comblé, moi et mes père et mère, et pour que j’oeuvre le bien que TU agrées. Et réforme, pour moi, dans ma descendance. Oui, je me repens à TOI, oui, et je suis du nombre des Soumis. » » (Coran 46 :15).
[6] « Je ne permets pas à la femme d’enseigner, ni de prendre de l’autorité sur l’homme ; mais elle doit demeurer dans le silence. » (1Timothée 2 :12).
[7] « Masrouq rapporte qu’il se rendit chez `Aïcha et lui dit : « 0 mère des Croyants, un homme qui envoie une victime à la Mecque, tout en demeurant dans la ville qu’il habite, et qui recommande d’enguirlander cette victime, ne doit-il pas, à partir de ce jour, rester en état d’ihram (sacralisation)  jusqu’au moment où les pèlerins reprennent leur état normal ? » J’entendis battre des mains derrière la portière et `Aïcha me dire : « Je tressais les guirlandes des victimes de l’Envoyé de DIEU (ص) ; il envoyait ces victimes à la Ka’ba et ne s’interdisait rien de ce qui est licite aux hommes envers leurs femmes jusqu’au retour des pèlerins »». (Boukhary 73/15/1).
[8] « Ô les croyants ! Il ne vous est pas licite de vous porter héritiers de vos épouses contre leur gré. » (Coran 4 : 19). « Aux hommes, une part de ce qu’ont laissé les père et mère ainsi que les proches ; et aux femmes une part de ce qu’ont laissé les père et mère ainsi que les proches ; que ce soit peu ou beaucoup : une part déterminée. » (Coran 4 : 7). « Et donnez aux épouses leur salaire d’honneur (mahr), comme de droit. Si de bon gré elles vous en abandonnent quelque chose, consommez-le alors en bien manger et bien boire. » (Coran 4 : 4). « …la femme est une bergère (gardienne) pour la maison de son mari et de ses enfants et elle est responsable ». (Boukhary 67/86/1 – 67/90/1 – 55/9/2 – 43/20/1 – 93/1/2).

Un culte pur, sans intermédiaires

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fin de croix3Les liaisons directes, plus logiques et plus efficaces, doivent être privilégiées pour prévenir tout parasitage susceptible de brouiller les communications. Pour que rien ni personne ne puisse affecter la connexion entre DIEU et Ses créatures, l’Islam prohibe le recours cultuel tant aux intercesseurs qu’aux représentations matérielles.

DIEU est parfait, incomparable, absolu, sans égal, et au-delà de toute supposition comme de toute spéculation. Son omniscience et son omnipotence Le rendent indispensable, matériellement inaccessible et à l’abri de tout et de tous.[1] Le fait d’attribuer Ses créations et Ses interventions permanentes voire Son origine à des créatures, à la nature ou au simple hasard sont de pitoyables échappatoires pour fuir l’évidence et constituent en conséquence des affronts considérables à la grandeur divine. Lui attribuer des associés en divinité est le plus grand outrage qu’on puisse faire à Son Essence majestueuse.
Le polythéisme et l’idolâtrie sont clairement condamnés par la Bible comme de grandes offenses faites à l’Éternel.[2] Pourtant, il est devenu tout à fait courant pour les héritiers bibliques d’invoquer et d’adorer divers intercesseurs, vivants ou morts, dans la confusion la plus totale, que ce soit des Prophètes ou des supposés personnages Saints. Ils emploient aussi dans leur culte des représentations figurées, des statues, des icônes, des images, des amulettes et autres symboles comme la croix, un paganisme donnant fatalement lieu à des dérives animistes.[3]
L’Islam est venu réaffirmer le monothéisme pur,[4] en mettant en garde contre les agissements inconsidérés de ceux qui donnent des associés à DIEU l’Unique,[5] et en rétablissant une relation directe entre l’homme et son créateur, sans intermédiaires[6] ni obstacles matériels ou affectifs.[7] Alors que leur rôle se trouve dévoyé dans d’autres religions, les ministres du culte (Imam, Mufti, Cheikh, Mollah, Ayatollah, etc.) et même le Prophète Mohammed (ص) ne sont considérés par les Musulmans que comme des guides d’orientation dénués de pouvoir coercitif ou absoluteur. L’absolution délivrée aux ouailles par les prêtres, confesseurs et autres entremetteurs – alors qu’eux-mêmes sont parfois loin de la mériter – tout comme le concept d’infaillibilité des papes et des gourous, ne sont à leurs yeux que des arnaques pour faibles d’esprit.[8] Le message islamique repose assurément sur le Saint Coran, lequel recèle bon nombre de données miraculeuses et même des incantations propres aux exorcismes. Pourtant, il est formellement interdit de l’utiliser physiquement pour se protéger en tant qu’amulette ou autre gris-gris, car il ne faut chercher protection qu’auprès de DIEU, le suprême émetteur du Texte Sacré.[9]
[1] « Dis : « Lui, DIEU est Unique, DIEU l’Absolu (dont tout le monde a besoin mais à l’abri de tout), Il n’a jamais engendré, n’a pas été engendré non plus. Et nul n’est égal à Lui ». ». (Coran 112 :1-4).« Et Si DIEU fait qu’un malheur te touche, alors nul autre que Lui-même ne le déblaiera. Et s’Il fait qu’un bonheur te touche, alors Il est capable de tout. » (Coran 6 : 17). « Le Créateur des cieux et de la terre. De vous-mêmes, Il a tiré pour vous des épouses ; et pour les bestiaux, des couples ; par quoi Il vous multiplie. Rien qui lui soit semblable ; et c’est Lui qui entend, qui observe. » (Coran 42 :11).
[2] « Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face. Tu ne te feras point d’image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre. Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras point ; car moi, l’Éternel, ton DIEU, je suis un DIEU jaloux, qui punis l’iniquité des pères sur les enfants jusqu’à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent. » (Exode 20 :3-5).
[3] « Il ne conviendrait pas à un homme à qui DIEU donne le Livre et la sagesse et la dignité de Prophète, de dire ensuite aux gens : « Soyez-moi des adorateurs en marge de DIEU » ; mais : « Soyez de vrais dévots du Seigneur, puisque vous enseignez le Livre et puisque vous étudiez ». Et il ne va pas vous commander de prendre pour Seigneurs Anges et Prophètes ! Vous fera-t-il commandement de mécréance maintenant que vous voilà Soumis (Musulmans) ? » (Coran 3 :79-80). « Oumm Habîba et Oumm-Salama parlèrent d’une église qu’elles avaient vue en Abyssinie et dans laquelle il y avait des peintures. Comme elles racontaient cela au Prophète (ص) celui-ci dit : « Ces gens-là, lorsqu’un de leurs personnages pieux vient à mourir, construisent une église sur sa tombe et décorent cette église de ces sortes de peintures. Ces gens-là seront les pires des êtres aux yeux de DIEU le jour de la Résurrection ». » (Boukhary 63/37/1 – 8/48/1 – 8/54/1 – 23/71/1).  « L’Envoyé de DIEU (ص) ne laissait dans sa maison aucune chose qui comportait une croix sans la détruire. » (Boukhary 77/90/1 – Abou Dawoud 31/44)
[4] « C’est Toi que nous adorons, et c’est Toi dont nous implorons secours. » (Coran 1 :5).
[5] « …l’association est plus grave que le meurtre. » (Coran 2 :191). – Dis : « ô gens du Livre, venez-en à un dire commun entre nous et vous : que nous n’adorions que DIEU, sans rien Lui associer, et que parmi nous nul n’en prenne d’autres pour seigneurs en dehors de DIEU ». – Puis, s’ils tournent le dos, eh bien, dites :  » Soyez témoins que, oui, c’est nous qui sommes les soumis ». » (3 :64). « Non, DIEU ne pardonne pas qu’on Lui donne quelque associé. En deçà, Il pardonne, à qui Il veut. Mais quiconque donne à DIEU quelque associé, blasphème d’un énorme péché. (Coran 4 :48). « …s’égare, oui, loin dans l’égarement. » (Coran 4 : 116). « Ce sont à coup sûr des mécréants ceux qui disent : « En vérité, DIEU c’est le Christ, Fils de Marie ! » Alors que le Christ a dit : « ô enfants d’Israël adorez DIEU, mon Seigneur et votre Seigneur. » Quiconque, en vérité, donne à DIEU des Associés, eh bien oui, DIEU lui interdit le Paradis; et son refuge sera le Feu. Et pour les prévaricateurs, pas de secoureurs ! « Ce sont à coup sûr des mécréants ceux qui disent : « En vérité, DIEU est troisième de Trois ». Alors qu’il n’y a de DIEU que DIEU seul ! Et s’ils ne cessent leur dire, très certainement un châtiment douloureux atteindra ceux d’entre eux qui mécroient ». (Coran 5:72-73). « Et très certainement, il t’a été révélé, ainsi qu’à ceux d’avant toi : « Si tu donnes des Associés, très certainement ton œuvre s’échouera ; et tu seras très certainement du nombre des perdants. Non mais adore DIEU seul, et sois du nombre des reconnaissants »». (Coran 39 :6566).« Oui ceux des gens du Livre qui mécroient, ainsi que les faiseurs de dieux : au feu de la Géhenne ! pour y demeurer éternellement. De toute la création ce sont eux les pires ». (Coran 98 :6). « Abstenez-vous de sept péchés mortels. – Quels sont-ils ? Ô Envoyé de DIEU, demandèrent les fidèles. – Ce sont, répondit-il, les faits suivants : donner un associé à DIEU : faire de la magie ; tuer l’être que DIEU a interdit de tuer, sauf au nom de la loi ; manger de l’intérêt ; manger le bien de l’orphelin ; fuir au jour du combat et porter des accusations contre des femmes honnêtes, croyantes et qui s’estiment au-dessus de pareils propos. » (Boukhary 86/44/1 –76/48/1 – 55/23/1). « Il est des gens qui adoptent, en dehors de DIEU, des Rivaux, les aimant comme d’un amour de DIEU. Or ceux qui croient sont plus forts en l’amour de DIEU. » (Coran 2: 165).
[6] « Et redoutez le Jour où nulle âme ne suffira en quoi que ce soit à une autre ; et l’on n’acceptera d’elle aucune intercession ; et l’on ne recevra d’elle aucun équivalent. Et point ne seront secourus». (Coran 2 :48,123).
[7] « Ho, les croyants ! Oui, certaines de vos épouses et certains de vos enfants vous sont ennemis. Prenez-y garde, donc. » (64 :14). « …Et c’est en DIEU qu’il faut avoir confiance, si vous êtes croyants ». (Coran 5 : 23).
[8] « Oui, beaucoup de gens égarent, sans savoir, par leurs passions ! C’est vraiment ton Seigneur qui se connaît le mieux aux transgresseurs.» (Coran 6 :119). « Ils ont pris leurs docteurs et leurs moines, tout comme le Christ fils de Marie, pour des Seigneurs en dehors de DIEU, alors qu’on ne leur a commandé que d’adorer un Dieu unique. Pas de DIEU que Lui ! Pureté à Lui de ce qu’ils associent ». (Coran 9 :31). « Ho, les croyants ! Beaucoup de docteurs et de moines, certes oui, dévorent les biens des gens, au nom du faux, et empêchent du sentier de DIEU. » (Coran 9 :34).
[9] « Je cherche protection auprès du Seigneur… ». (Coran 113 :1 et 114 :1)

La Taxe Zakat, la charité et l’hospitalité

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charitéFaire spontanément profiter les tiers de ses largesses et de son hospitalité, sans ostentation, fait partie des actes religieux les plus méritoires. Quand ils thésaurisent des richesses, les Musulmans nantis se voient taxés proportionnellement de sorte ainsi à participer indirectement à l’essor économique et social de la collectivité.

Le fric sous toutes ses formes est indéniablement le faux dieu le plus populaire de ce monde et c’est pourquoi la Bible et le Coran ont pareillement fustigé l’amour immodéré des richesses.[1] Par ailleurs, les économistes s’accordent sur le fait qu’une épargne excessive nuit à la croissance économique et favorise la récession. Pour dissuader de thésauriser les richesses,[2]la Taxe Zakat (Littéralement = purification) grève à hauteur de 2,5% (1/40ème) les capitaux (monnaie, or, argent) immobilisés durant une année révolue et les ressources agricoles (récoltes et élevage) ou minières dans des proportions spécifiques. Ceux qui font circuler leurs avoirs, en les dépensant aussi bien pour le nécessaire que pour le superflu, en prêtant sans intérêt aux nécessiteux ou en investissant dans des affaires (actionnariat), s’en trouvent alors partiellement ou complètement exemptés.
La Taxe Zakat est d’obligation divine et a de nombreux bénéficiaires[3] comme les nécessiteux (Musulmans ou pas), les fonctionnaires d’État, la défense militaire, la diplomatie et les négociations politiques, l’émancipation des esclaves et les rançons pour libérer les prisonniers, les prêts ou dons au gens endettés, l’activité missionnaire, les œuvres charitables et l’hospitalité (confort des voyageurs et touristes, investissements et infrastructures routiers, ferroviaires, maritimes ou aériens). Selon la Loi Islamique (Charia), les Musulmans seuls y sont assujettis, les citoyens d’autres confessions participant de façon plus modique aux dépenses publiques par une contribution spécifique, la Djizya. Bien que les identitaires présentent mensongèrement cette dernière comme un racket intolérable des dhimmis (= protégés), celle-ci en fait plutôt des contribuables privilégiés dispensés de service militaire avec une imposition très inférieure  non seulement à la Zakat islamique mais surtout à la panoplie occidentale des impôts sur les revenus, taxe d’habitation, taxe foncière, impôt sur la fortune, contribution sociale généralisée, taxe intérieure de consommation sur les produits pétroliers et autres taxes sur la valeur ajoutée.
Ceux que DIEU a dotés avantageusement doivent être charitables envers ceux qui sont moins favorisés, et en aucun cas les repousser sans ménagements.[4] Il faut se montrer compréhensif et accueillir avec de bonnes paroles tous ceux qui réclament de l’aide, y compris ceux qui auraient pu nous manifester de l’inimitié. La générosité doit être sincère, non discriminatoire et non ostentatoire,[5] et même s’il nous arrive d’être abusé par ceux qui ne sont pas vraiment dans le besoin, il faut être persuadé que DIEU rétribue toutes les bonnes actions bien intentionnées quelles qu’elles soient.[6]  Personne n’a le monopole du cœur et de la charité et il est réjouissant de voir les efforts déployés pour aider les déshérités à travers le monde, nationaux comme étrangers. En dehors des ingérences missionnaires ou impérialistes qui profitent de l’indigence et de la crédulité des populations défavorisées, la bienfaisance désintéressée, d’où qu’elle vienne, doit être saluée et encouragée. L’hospitalité musulmane est d’ailleurs un droit inaliénable pour le voyageur et pour tous ceux qui demandent asile et protection[7] et ce devoir est devenu tellement spontané et généreux qu’il est réputé et force l’admiration de tous.
[1] « Nul serviteur ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un et aimera l’autre; ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir DIEU et Mammon (l’argent). Les pharisiens, qui étaient avares, écoutaient aussi tout cela, et ils se moquaient de lui. » (Épître de Jude 16 :13-14).« Non, non ! C’est vous, plutôt, qui n’êtes pas nobles envers les orphelins; qui ne vous incitez pas l’un l’autre à nourrir le pauvre, qui dévorez l’héritage avec une avidité vorace, et aimez les richesses d’un amour débordant ! » (Coran 89 :17-20). « La surenchère (la course aux richesses) vous distrait, jusqu’à ce que vous visitiez la tombe. » (Coran 102 :1-2)
[2] « Ho, les croyants ! Beaucoup de docteurs et de moines, certes oui, dévorent les biens des gens, au nom du faux, et empêchent du sentier de DIEU. De même, à ceux qui thésaurisent l’or et l’argent et ne les dépensent pas dans le sentier de DIEU, eh bien, annonce-leur un châtiment douloureux, le jour où ces trésors seront surchauffés au feu de la Géhenne, et que ces gens en seront cautérisés, front, flancs et dos – : « C’est là ce que vous avez thésaurisé ? Goûtez donc de ce que vous thésaurisiez  » ».(Coran 9 :34-35 et Boukhary 65/S9/6/0-2 et 7/0,1 – 24/4/4)
[3] « Payer la dîme (Zakat) ». (Boukhary 24/1-4). « Rien d’autre, en vérité : les recettes d’État sont pour les besogneux, et pour les pauvres, et pour ceux qui y travaillent, et pour ceux dont les cœurs sont à gagner, et pour l’affranchissement des jougs, et pour ceux qui sont lourdement endettés, et dans le sentier de DIEU, et pour l’enfant de la route. Arrêté de DIEU ! Et DIEU est savant, sage. » (Coran 9 :60)
[4] .  « Et quant au mendiant, ne repousse pas. » (Coran 93 :10).
[5] « Celui qui prie avec ostentation est un associateur, celui qui jeune avec ostentation est un associateur, celui qui fait la charité avec ostentation est un associateur » (Musnad d’Ibn Hanbal 4/126). « Malheur donc, aux « célébrateurs » d’Office qui sont négligeant dans leur Office, ceux-là qui font ostentation, et jettent l’interdit sur la chose d’utilité courante. » (Coran 107 :4-7).« Quelles que soient les largesses dont vous fassiez largesse, ou le vœu que vous ayez voué, oui, DIEU le sait. Et pour les prévaricateurs, pas de secoureurs ! Si vous laissez voir vos largesses, c’est bien ; c’est mieux encore, pour vous, si vous les cachez quand vous les faites aux besogneux ; et DIEU efface partie de vos méfaits. DIEU est bien informé de ce que vous faites. » (Coran 2 :270-271).
[6] « – Et ils t’interrogent : « De quoi doit-on faire largesses ? « Dis : « de l’excédent. » Ainsi, DIEU vous explique les signes. Peut-être méditerez-vous ? » (Coran 2 :219 et aussi 2 :254, 2 :261-265, 2 :267). « Vous n’aurez jamais la charité à moins de faire largesses sur ce que vous chérissez. Tout ce dont vous faites largesses, oui, DIEU le sait. » (Coran 3 :92). « Réconcilier deux personnes c’est une aumône. Aider un homme à enfourcher sa monture ou lui hisser ses bagages est une aumône. Dire une bonne parole est une aumône et tout pas effectué vers un [lieu] de Prière est une aumône. [Enfin] écarter du chemin quelque objet dangereux est (également) une aumône. » (Boukhary 56/72/1 – 56/128/1 – 78/34/1 – Nawawy/40 Hadiths/26). « « Un homme avait dit : « Je vais faire une aumône ». Puis il partit avec son aumône et la mit dans la main d’un voleur. Le lendemain, comme on parlait de cette aumône faite à un voleur, le même homme dit : « Ô mon DIEU, louange à toi; je vais faire une aumône ». Puis il partit avec son aumône et la déposa dans la main d’une prostituée. Le lendemain on parla de cette aumône faite la veille à une prostituée. Le même homme dit encore : « Ô mon DIEU ! Louange à DIEU qui m’a fait donner l’aumône à une prostituée. Je vais faire encore une aumône ». Puis il partit avec son aumône et la mit dans la main d’un riche. Le lendemain on parla de cette aumône faite à un riche. Le même homme s’écria alors : « Ô mon DIEU ! Louange à toi qui m’as fait donner l’aumône à un voleur, à une prostituée et à un riche ». Cet homme vit en songe quelqu’un qui lui dit : « L’aumône que tu as faite à un voleur servira peut-être à lui enlever dorénavant le désir de voler. Celle faite à une prostituée la portera peut-être à s’abstenir de se prostituer et, quant à celle faite à un riche, il y verra peut-être un exemple à imiter et il dépensera (en aumônes) une partie des biens que DIEU lui a donnés ». » (Boukhary 24/14/1)
[7] « Et un quelconque faiseur de dieux te demande asile, alors, donne-lui asile, jusqu’à ce qu’il entende la parole de DIEU, puis fais-le parvenir à son lieu de sécurité. Ceci, parce que ce sont vraiment des gens qui ne savent pas ! » (Coran 9 :6). « Et donne son droit au détenteur de parenté et au pauvre, et à l’enfant de la route (voyageur). Mais ne gaspille pas en gaspillage. » (Coran 17 :26 et aussi 4 :36 et 30 :38). « La durée de l’hospitalité est de trois jours, après cette limite c’est une libéralité. » (Boukhary 78/31/2 – 78/84/1 – 81/23/3).

Les Offices de Prière

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sajdaPas de religion sans prières et pas d’Islam sans Offices de Prière. Un Musulman démontre sa sujétion à DIEU en s’adonnant régulièrement à diverses célébrations cultuelles et érige ainsi un rempart contre les tentations et les frivolités d’ici-bas.

Les prières, individuelles ou collectives sont le propre de toutes les religions et, comme n’importe quel autre croyant, un Musulman sollicite DIEU et l’invoque, en son for intérieur ou à voix haute, en levant ou pas les bras au ciel. Néanmoins, pour exprimer son respect et sa soumission, il considère que quémander ne suffit pas et qu’il lui faut aussi donner de sa personne en consacrant des Offices de Prière assidus au Seigneur de l’Univers.[1] Tous ceux qui se réclament de l’Islam sont donc tenus de s’assujettir à des rites protocolaires qui, contrairement à d’autres confessions, ne sont pas réservés aux seuls ministres du culte (Religieux-ses, Curés, Moines, Rabbins, Pasteurs, etc.) ou à des circonstances exceptionnelles.
La spécificité des Offices de prière islamique consiste, par des attitudes et des paroles révérencielles appropriées, à se consacrer corps et âme à DIEU en se déconnectant momentanément des affaires temporelles[2] et en rabaissant son orgueil devant la majesté absolue de son MAITRE. L’orant accompagne de plusieurs sacralisations ses rencontres privilégiées au rituel codifié : corporelle au moyen d’ablutions, spirituelle par l’intention de s’adonner à tel ou tel Office, spatiale en se dirigeant vers le sanctuaire sacré de La Mecque et temporelle en rythmant la journée à cinq reprises. Ces hommages renouvelés à des moments déterminés, quand d’autres dorment ou se distraient,[3] comportent trois attitudes récurrentes de présentation (debout), de révérence (incliné) et de soumission (prosterné) qui donnent au prieur l’occasion de manifester sa subordination.
Le Coran et les Traditions Prophétiques non seulement insistent des centaines de fois sur l’importance d’accomplir les Offices de Prière en temps et en heure mais recommandent fortement de les célébrer en commun, à la mosquée ou en tout autre lieu, afin de développer l’égalité, la fraternité et la solidarité.[4] En cas de danger, de maladie ou tout simplement de gêne, elles peuvent être différées jusqu’à ce que l’empêchement cesse.[5] Ceux qui effectuent régulièrement et convenablement les Offices de Prière en viennent progressivement à maîtriser leurs mauvais penchants et à élever leurs esprits.[6] Au contraire, ceux qui s’y adonnent négligemment ou avec ostentation n’en tireront non seulement aucun profit mais s’exposeront en retour à un châtiment.[7]
Une fois par semaine, le vendredi, un Office plus solennel précédé de deux courts sermons se substitue à l’habituelle Prière quotidienne de midi.[8] Deux grands jours de fête sont également célébrés en Prières, clôturant pour l’un le jeûne du mois de Ramadan et commémorant pour l’autre le sacrifice d’Abraham durant le pèlerinage à La Mecque. D’autres cérémonies peuvent aussi avoir lieu, de façon plus circonstancielle, lors des obsèques, au moment des éclipses, pour solliciter la pluie, en remerciement, pour demander à être guidé dans ses choix ou pour demander des faveurs spéciales. Dans tous les cas DIEU reste le véritable centre d’intérêt.
[1] « Oui l’Office demeure, pour les Croyants, une prescription, à des temps marqués. » (Coran 4 :103). « Appliquez-vous aux Offices, entre vous, et à l’Office de juste milieu ; et, dévoués, tenez- vous debout devant DIEU. Mais si vous êtes en péril, alors priez, à pied ou montés. Puis quand vous êtes en sécurité, rappelez-vous DIEU selon ce qu’IL vous a enseigné, et que vous ne saviez pas. » (Coran 2 :238,239).« Établis l’Office, du déclin du soleil aux ténèbres de la nuit close. Et aussi la Lecture de l’aube : oui, la Lecture de l’aube a des témoins. » (Coran 17 :78). « …quel est l’acte le plus agréable à DIEU le Très Haut ? La Prière faite à l’heure prescrite. » (Boukhary 56/1/1 – 78/1/1).« La différence entre la foi et la mécréance, c’est l’abandon de l’Office de Prière. » (Mouslim, Mousnad d’Ahmad Ibn Hanbal)
[2] « J’avais regardé le dessin de cette étoffe pendant ma Prière et cela, je le crains, m’aura troublé. » (Boukhary 8/14/0,1 – 8/15/0,1).
[3] Description des cinq moments (crépuscule de l’aube, zénith solaire de midi, milieu de l’après-midi, coucher du soleil, crépuscule de la nuit) prescrits pour les cinq Offices de Prière canoniques :(Abou Dawoud 2/2).
[4] « L’Office de prière en commun est de vingt et quelques degrés au-dessus de l’Office de prière fait chez soi ou dans sa boutique. Lorsque l’un d’entre nous a fait ses ablutions, qu’il s’en est convenablement acquitté, et qu’il se rend ensuite à la mosquée sans autre but que de faire la Prière, sans être mu par aucun autre dessein, chacun des pas qu’il aura fait dans ce but jusqu’à la mosquée le fera élever d’autant de degrés par DIEU et lui fera effacer un nombre égal de péchés. Les Anges prieront sur lui tant qu’il demeurera à l’endroit où il fera sa Prière : « O mon DIEU ! (Diront-ils) penche-TOI sur lui; ô mon DIEU, fais lui miséricorde », tant qu’il ne les incommodera pas par quelque impureté accidentelle… …On est censé être en Prière tant qu’on est retenu (dans la mosquée) dans l’attente de la prochaine Prière. » (Boukhary 34/49/2 et  aussi 65/S17/10/1)
[5] « Attendez la fraicheur pour faire le prière » (Boukhary 59/10/1,2). « Le Prophète (ص) réunissait à Médine les Offices du midi et de l’après-midi et du soir et de la nuit sans qu’il y ait (quoi que ce soit) à craindre ou de la pluie. On lui demanda pourquoi et il répondit « pour qu’il n’y ait pas de gêne pour ma Communauté ». » (Nasa’y 4/47)
[6] « Oui, ils sont gagnants, les croyants, ceux qui sont dévoués dans leur Office, et qui se détournent de la vanité, et sont les pratiquants de l’impôt, et qui réservent leurs sexes, sauf pour leurs épouses ou pour les esclaves, que leurs mains possèdent, car là vraiment, ils sont hors de blâme, alors que ceux qui cherchent outre, ce sont eux les transgresseurs, et qui respectent leurs dépôts et leur pacte et qui gardent leurs Offices : ce sont eux les héritiers qui héritent du Paradis-Firdaus pour y demeurer éternellement. » (Coran 23 :1-11). « Et établis l’Office aux deux bouts du jour, ainsi qu’aux heures prochaines de la nuit. Oui, les bienfaits chassent les méfaits. Ceci est un rappel pour ceux qui se rappellent. » (Coran 11 :114).« Récite ce qui t’est révélé du fait du Livre, et établis l’Office. Oui, l’Office empêche de la turpitude et du blâmable. Le rappel de DIEU est certes qu’il y a de plus grand. Et DIEU sait ce que vous faites. » (Coran 29 :45).  « Supposez qu’une rivière passe devant la porte de l’un d’entre vous et que celui-ci s’y lave cinq fois par jour. Pensez-vous qu’après cela il lui resterait la moindre crasse ? – Non assurément. – Eh ! bien, il en est de même des cinq Offices de Prière car c’est par elles que DIEU efface les péchés. » (Boukhary 9/6/1, Mouslim 5/284).
[7] « Puis leur succédèrent des successeurs qui perdirent l’Office et suivirent les désirs. Ils auront tôt fait de rencontrer la perdition. Sauf celui qui se repent et croit et œuvre le bien : ils entreront donc en Paradis, – et on ne leur manquera point, » (Coran 19 :59-60). « Malheur, donc, aux célébrateurs d’Office qui sont négligents dans leur Office, ceux-là qui font ostentation, » (Coran 107 :4-6). « Celui qui prie avec ostentation est un associateur,[7] celui qui jeune avec ostentation est un associateur, celui qui fait la charité avec ostentation est un associateur » (Musnad d’Ibn Hanbal 4/126)
[8] « Ho, les Croyants ! Quand est fait l’appel à l’Office du jour de vendredi, alors empressez-vous au rappel de DIEU et laissez tout négoce. C’est mieux, pour vous, si vous saviez. » (Coran 63 :9).

Le Hilal et le Halal

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hilalPas moyen de passer à côté ! Non, non, il ne s’agit pas de la coupe du monde de foot et du chauvinisme, omniprésente sur nos écrans (beurk), mais de la divergence sur le début et la fin du mois de Ramadan qui voit désormais s’affronter annuellement les intermittents du spectacle islamique en France. Dans la dernière ligne droite qui mène au commencement du jeûne, les divers protagonistes (propagandistes ?) avancent malicieusement leurs pions et leurs champions toutes catégories pour étriller la concurrence en free-fight, sans fair-play ni tolérance…
Pour convaincre les pauvres ignares que nous sommes de la supériorité de leurs arguments juridiques « indiscutables », confortant soit la vision physique soit le calcul astronomique de l’apparition du croissant de lune (Hilal), les divers opposants idéologiques ne lésinent pas sur les moyens de persuasion : Islam scientifique ou à la portée de tous, progrès ou obscurantisme, expertise en calcul ou hyper vision, le pratique (commode) ou la pratique (tradition), bid’a ou Sunna, à chacun son option de prédilection corroborée par du mépris, des invectives, des Conseils Religieux de circonstance et des prestations théologiques des plus imaginatives, des plus farfelues, voire des plus mensongères.
« Ma méthode à moi ne vise que le bien-être des Musulmans et qu’à les unifier » objectent-ils tous. Si tu ne crois pas celle-là je t’en raconte une autre, car nous sommes malheureusement ici bien loin de toute préoccupation spirituelle ou scientifique. Il est de notoriété publique qu’à longueur d’année les divers groupes idéologiques et politiques se réclamant de l’Islam de France se livrent, de façon larvée, à une lutte d’influence au sein de la Communauté qu’ils prétendent représenter, et ne loupent pas une occasion d’exploiter à fond les divergences dogmatiques susceptibles de leur permettre de l’emporter par K.O. technique sur leurs rivaux.
À prêcher à la fois l’unité fraternelle et le recours exclusif à sa propre cuisine, laquelle est forcément meilleure que celle des autres, le moins qu’on puisse dire c’est que tout le monde est un peu faux-cul dans l’histoire. Car si on jette par mégarde un coup d’œil dans le rétroviseur, on s’aperçoit que certains partisans de la formule réputée progressiste défendaient naguère bec et ongles une toute autre version qu’ils jugent maintenant totalement rétrograde. Déléguer l’observation de la voûte céleste pré et post Ramadan aux riches pays du Golfe qui les finançaient devait alors avoir pour certains un tout autre intérêt. Mais ça c’était avant…
Et c’est là où le Hilal rejoint le Halal, aussi bien dans la pluralité des exégèses que dans la mystification. Autant les abattages rituels musulmans sont dévoyés, en étant effectués de façon robotisée ou après un étourdissement qui peut s’avérer fatal, au lieu d’être opérés à vif, autant l’apparition du croissant lunaire se conçoit désormais par calcul astronomique ou de façon délocalisée, au lieu de recourir à la trop simple vision locale. La supercherie ne réside pas simplement dans la méthode employée mais aussi dans la dissimulation  du recours à tel ou tel procédé par les différents acteurs. Ainsi, tout comme ils acceptent d’être dupés sur les méthodes employées pour produire ce qui est tamponné Halal, les consommateurs musulmans consentent bon gré mal gré d’être leurrés sur ce qui est estampillé Hilal. Ramadane Karim !!!

L’Attestation de Foi islamique

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Chahada2Sans contrat formel et sans véritable intention de s’y conformer, il ne peut y avoir d’accord durable. C’est en fonction de ce principe que les véritables Musulmans respectent textuellement et autant que faire se peut les clauses de l’engagement islamique qu’ils ont résolument contracté.

À chaque fois qu’il exprime la Shahada, l’attestation de foi islamique,[1]le Musulman doit être conscient qu’il réitère son engagement à se soumettre inconditionnellement à DIEU en suivant la voie de Son ultime Envoyé (ص). Pourtant, à l’instar de ceux qui ont perverti les révélations antérieures à l’Islam, des insectes effrontés s’imaginent quant à eux être de taille à discuter les injonctions de leur Seigneur et à marchander leur soumission.[2]
En témoignant formellement qu’il n’y a pas de divinité si ce n’est ALLAH (DIEU en arabe), le Musulman proclame que rien n’importe plus à ses yeux que DIEU l’Unique , en étant intimement persuadé que tout émane et dépend de LUI. Ainsi, il s’en remettra totalement au Créateur Suprême, de tout et de tous, en marquant sa déférence pour les révélations divines légitimes dont la dernière en date est collationnée dans le Coran, et en désavouant tout ce qui y sera contraire.[3] En attestant que Mohammed est l’Envoyé d’ALLAH, le Musulman admet que le dernier Prophète est le meilleur exemple à suivre.[4] Ainsi, il souscrira et se référera autant que faire se peut à la Sunna (Tradition) réputée authentique, la compilation des enseignements et comportements prophétiques rapportés par ses Condisciples[5].
Les Musulmans font usage de la profession de foi islamique de façon immodérée tout au long de leur existence tant elle revêt de l’importance à leurs yeux. À l’occasion des naissances, à la manière d’un vaccin, il est d’usage de la susurrer à l’oreille des nouveau-nés, comme pour les prémunir de la mécréance. Parallèlement, pour officialiser leur conversion (ou reconversion),[6] ceux qui optent pour l’Islam prononceront la double attestation au moment solennel de leur engagement spirituel. À l’instar d’autres vaccinations, les piqûres de rappels ne seront pas négligées par ceux qui veulent éviter toute contamination ultérieure.
La Shahada est tellement importante que tous les Offices de Prière la font intervenir, des plus ordinaires aux plus solennels, qu’ils soient quotidiens, hebdomadaires ou sporadiques, tant pour y mander qu’au cours de leur accomplissement. Elle sera à l’honneur non seulement lorsque le Croyant invoquera ou mentionnera son Seigneur, de jour comme de nuit, mais également en de nombreuses autres circonstances moins dévotes, pour introduire des sermons, des conférences ou de simples réunions religieuses, comme pour insister sur l’essentiel. Particulièrement, le Musulman l’énoncera avant de dormir, au moment de confier son âme à son Créateur et, pour clore au mieux son existence terrestre, fera en sorte de la formuler une ultime fois avant de rendre son dernier soupir.[7]
[1] « L’Islam est que tu témoignes qu’il n’est pas de divinité si ce n’est ALLAH et que Mohammad est l’Envoyé d’ALLAH. » (Boukhary 2/1/1 – Mouslim 1/21, 23, 24 – Nawawy/40 Hadiths/2, 3, 8)
[2] Islam sans soumission  –Abdenour Bidar (Albin Michel, Paris 2008).
[3] « Personne ne goûtera la douceur de la  foi tant qu’il n’aimera pas son prochain, pourvu qu’il ne l’aime qu’en DIEU, tant qu’il ne préférera pas être jeté au feu plutôt que de retourner à l’infidélité lorsque DIEU l’en a délivré, et tant qu’il ne préférera pas DIEU et son Envoyé à toute autre personne. » (Boukhary 78/42/1)
[4] Il demeure très certainement dans le Messager de DIEU un beau modèle pour vous, pour quiconque espère en DIEU et au Jour dernier et qui se rappelle DIEU beaucoup. » (Coran 33 :21). « Pour les croyants, le Prophète a priorité sur eux-mêmes. » (Coran 33 :6)
[5] « Puisque Nous avons envoyé parmi vous un messager de chez vous qui vous récite Nos versets et vous fait croître en pureté et vous enseigne le Livre et la Sagesse et vous enseigne ce que vous ne saviez pas. » (Coran 2 :151). « DIEU a très certainement comblé les croyants lorsqu’IL a suscité chez eux un messager de chez eux qui leur récite Ses versets, les purifie et leur enseigne le Livre et la Sagesse, même si, auparavant ils étaient dans un égarement manifeste. » (Coran 3 :164). « Ho, les Croyants ! Obéissez à DIEU, et obéissez au Messager et à ceux d’entre vous qui détiennent le commandement. Puis, si vous vous disputez en quoi que ce soit, renvoyez-le devant DIEU et le Messager, si vous croyez en DIEU et au Jour dernier. C’est la meilleure chose, et le plus beau refuge. » (Coran 4 :59). « Et ce n’est pas à un croyant ni à une croyante quand DIEU décide d’une affaire, et aussi Son envoyé, de se donner le choix sur leur affaire. Et quiconque désobéit à DIEU et à Son Messager, s’égare alors, certes, d’un égarement manifeste. » (Coran 33 :36). « Nous n’envoyons de messager que pour qu’on lui obéisse, par la permission de DIEU. » (Coran 4 :64). « Quiconque obéit à DIEU et au Messager, c’est ceux-là qui seront avec ceux que DIEU a comblés de Son bienfait : Prophètes, véridiques, martyrs, gens de bien ; et quels bons compagnons que ceux-là ! Telle, la grâce de DIEU. Et quel suffisant connaisseur que DIEU ! » (Coran 4 :69,70). « Et sachez qu’en vérité le Messager de DIEU est chez vous. S’il vous obéissait, en beaucoup de cas, vous retomberiez dans la perdition. Mais DIEU vous a rendu chère la foi et l’a embellie dans vos cœurs, tout comme IL vous a fait détester la mécréance et la perversité et la désobéissance. Ceux-là sont les bien-dirigés. » (Coran 49 :7). « Et Nous enjoignons à l’homme le bien envers ses père et mère, et – : « Si ceux-ci te forcent à M’associer ce dont tu n’as science aucune, alors ne leur obéis pas. » Vers MOI est votre retour ; puis Je vous informerai de ce que vous œuvriez. » (Coran 29 :8 et aussi 31 :14-15).«« Pas d’obéissance à la créature dans la désobéissance à DIEU » (Mousnad Ibn Hanbal 5/66). 
[6] Pour paraphraser cette affirmation du Prophète (ص) : « Chaque enfant, à sa naissance, naît à la nature primordiale (Musulman). Ce sont ses parents qui en font un Juif, un Chrétien ou un Mage. Il en est d’eux comme des animaux. En voyez-vous jamais qui naissent avec les oreilles coupées ? » (Boukhary 23/80/4,5 – 23/93/3 – 65/S30/1/1).
[7] (Boukhary 23/1/0, 1, 2 – 83/19/1).)

Éloge de la paresse et de l’avarice

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JpegD’abord, à toutes fins utiles, pour éviter l’acrimonie voire l’inimitié de tous ceux (trop nombreux) qui pourraient inexorablement se sentir visés par le présent billet, je le ferai prudemment précéder de la mention hypocrite d’usage : « Toute similitude avec des événements ou des personnages existants ou ayant existé ne saurait être que fortuite ». Ceci dit, les dommages collatéraux subséquents ne devraient alors toucher que les paranoïaques incurables, imbus de leurs petites personnes, qui n’ont par essence aucune disposition à l’autodérision et à supporter la moindre remarque désobligeante.
Ça vous est sans doute parfois arrivé de déplorer d’avoir la flemme de chez Flemme ? Eh bien vous avez de la chance parce qu’il y en a qui non seulement ne connaissent que ça mais s’en accommodent fort bien et s’en font même les ambassadeurs itinérants en représentation permanente. Et c’est contagieux comme le fou rire cette pandémie-là, car il suffit qu’un porteur vous fréquente (en tout bien tout honneur) pour que cette saloperie de virus vous atteigne illico, déclenchant chez vous un délire verbal symptomatique, insidieux et récurrent : « Eh bien moi aussi ! Il n’y a pas de raison !!! ».
L’engagement désintéressé pour servir Sa religion devrait être naturel chez tout Croyant alors qu’il se révèle à présent très peu spontané chez bon nombre de Musulmans (Tablighis exclus). Le confort et la paresse n’y sont pas étrangers, tout comme l’avarice d’ailleurs, à partir du moment où il n’y a rien à gratter matériellement (un petit €uro par-ci, par-là) – bien au contraire puisqu’il faut y aller de son écot et de son dynamisme[1] – ou honorifiquement (une petite promotion sociale ou une médaille en chocolat ?). Bien qu’inavouable, la fainéantise est considérée par ses adeptes comme un défaut mineur alors qu’elle engendre des comportements hypocrites[2] et est très souvent préjudiciable à autrui.
Ainsi, pour se soustraire à certains engagements ou lorsqu’ils y faillissent, d’aucuns n’hésiteront pas à mentir effrontément pour se disculper, en invoquant des justifications imaginaires (familiales, professionnelles, etc.), au lieu d’avouer franchement qu’ils ne sont en fait que des gros flemmards. Et comme les bobards et les échappatoires finissent toujours par s’éventer, la réputation des paresseux professionnels en prend forcément un coup dans la vraie vie[3] et ne fait pas que réduire le nombre de leurs amis sur Facebook, Twitter ou Second Life
À l’instar de la nonchalance, l’avarice ne vaut guère mieux en termes de vice, de notoriété négative et d’inhibition. Car quand quelqu’un a du mal à sortir son porte-monnaie ça se voit, même quand il fait tout pour le dissimuler. Et que c’est laid !!! Les avares restreignent généralement leurs débours à leur satisfaction personnelle et n’éprouvent guère de plaisir, voire aucun, à dépenser gracieusement pour les autres, fut-ce pour l’amour de DIEU. Étonnamment, contrairement à leur Prophète (ص), à partir du moment où il n’y a aucune contrepartie ça ne les branche pas le moins du monde de débourser.[4]
Inutile de préciser que le financement des œuvres sociales et autres causes humanitaires, islamiques ou pas, n’enthousiasme guère les rapiats. En bons parasites, ils se contentent de consommer sans produire ni contribuer et se contentent de satisfaire leurs besoins au sein des mosquées (dans tous les sens du terme), sans se soucier d’où ces édifices religieux ont bien pu sortir, du comment ils peuvent bien fonctionner et si leurs finances sont équilibrées. Pendant ce temps, pour éviter la banqueroute, les généreux donateurs payent la part des profiteurs en plus de la leur, sachant que leur compte à eux se crédite dans l’Au-delà, avec des intérêts (licites ceux-là) qui courent par-dessus le marché !!!
[1] « Ho, les croyants ! Vous indiquerai-je un marché qui vous sauvera d’un châtiment douloureux ? Vous croirez en DIEU et en Son messager, et vous lutterez de biens et de corps dans le sentier de DIEU ! – c’est mieux, pour vous, si vous saviez ! IL vous pardonnera vos péchés et vous fera entrer aux Jardins sous quoi coulent les ruisseaux, ainsi qu’aux demeures excellentes dans les jardins d’Éden. Voilà l’énorme succès ! » (Coran 61 :10-12). « Rien d’autre : sont croyants ceux qui croient en DIEU et en Son messager, puis ils ne doutent point, cependant qu’ils luttent de biens et de corps dans le sentier de DIEU. C’est eux les véridiques. » (Coran 49 :15). « On demanda à l’Envoyé de DIEU (ص) quel était l’homme le plus méritant. Il répondit : « C’est le croyant qui lutte dans la voie de DIEU en prodiguant sa personne et ses biens« . » (Boukhary 56/2/1)
[2] « Quatre choses, lorsqu’elles se rencontrent chez un individu, en font un parfait hypocrite : Mentir quand il parle, manquer à sa promesse, trahir les engagements pris, être de mauvaise foi lorsqu’il pactise. Celui chez qui se trouve une seule de ces quatre choses sera atteint de quelque hypocrisie jusqu’au moment où il s’en sera débarrassé ». (Boukhary 58/17/1 et aussi 46/17/1 – 52/28/2 – 55/8/1).
[3] « Ne mentez pas car le mensonge mène à l’impiété et l’impiété mène à l’Enfer. L’homme qui use régulièrement de mensonge en viendra à être inscrit auprès de DIEU comme un grand menteur. Soyez véridiques car la véracité mène à la piété et la piété mène au Paradis. L’homme qui dit toujours la vérité en viendra à  mériter le nom de très véridique  ». (Boukhary 78/69/1 – Abou Dawoud 40/80)
[4] « L’Envoyé de DIEU (ص) a dit : « Vous ne me trouverez jamais ni avare, ni menteur, ni poltron ». »(Boukhary 56/24/1 – 57/19/6).

Bellum omnium contra omnes

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bagarreGrands donneurs de leçons en ce qui concerne l’unité de leur Communauté, bon nombre de Musulmans se révèlent beaucoup plus habiles lorsqu’il s’agit de médire à tire larigot sur leurs coreligionnaires. Lentement mais sûrement, les dénigreurs en tous genres participent à restaurer la Bellum omnium contra omnes[1] qui sévissait en Arabie avant l’avènement de l’Islam.

Les Musulmans peuvent se réjouir de disposer aujourd’hui de lieux de Prière de plus en plus nombreux, même s’ils ont à déplorer que ce parc immobilier soit immuablement géré par des dirigeants autoproclamés et embourgeoisés qui imposent leurs vues à des fidèles résignés et normalisés. Sunnites, Chiites, Ikhwanis, Soufis, Tablighis, Salafis, Modérés, etc, la Communauté Musulmane s’est petit à petit transformée en un conglomérat de groupes aussi exclusifs et sectaires les uns que les autres. Tous sont éminemment persuadés de vivre leur foi comme il se doit, conformément à la lettre ou à l’esprit de l’Islam, et ne se gênent pas pour le faire savoir, égratignant au passage tous ceux qui ne partagent pas leur façon de voir. Rares sont donc ceux qui acceptent de dépasser les frontières de leur Minhaj (voie) pour échanger et construire avec ceux qui ne le partagent pas totalement.
 « T’as vu ce qu’ils ont dit et ce qu’ils ont fait ? ». S’il y avait des « saints » au sein la Communauté Musulmane contemporaine ça se saurait, et il faut bien admettre qu’à l’inverse nos coreligionnaires ont plutôt une propension (j’allais dire naturelle, astarfirouLLAH) à commenter – plus ou moins méchamment – les faits et gestes de ceux qui n’ont pas l’heur de leur plaire. Certains en font même résolument et impudemment leurs fonds de commerce et déblatèrent à plaisir, s’appesantissant sur les défaillances et les incartades de leurs prochains tout en se délectant de leurs déboires, sans pour autant que leurs propres réalisations s’en démarquent véritablement avantageusement.
Quand ça persiffle alentour, la plupart d’entre nous « laissent pisser le mouton » en attendant que ça passe, bien plus souvent par faiblesse que par diplomatie. Cependant, à force d’endurer et d’intérioriser, certains finissent par saturer et par prendre des distances avec la collectivité et, en fonction de leur tempérament, par se retirer sur la pointe des pieds ou en pétant les plombs. Rien d’étonnant ensuite à ce que les plus fragiles et les plus susceptibles en viennent à s’isoler complètement ou deviennent beaucoup plus sélectifs dans leurs fréquentations, participant ainsi activement, à leur façon, à l’émiettement communautaire. Alors, avant de se laisser aller aux commérages malveillants, songeons donc à tous ceux qu’il vaudrait mieux ménager pour éviter qu’ils soient écœurés et se démobilisent.
Certes, certaines déclarations ou comportements sont parfois intolérables et méritent de vives critiques voire de sévères condamnations, mais quand à exclure ou excommunier leurs auteurs pour quelques pas de travers, c’est peut-être un peu exagéré. Même si détruire est plus facile que de réparer ou de construire – puisque ça ne requiert aucune aptitude et aucun savoir-faire –  donnons-donc à nos souffre-douleurs (pour ne pas dire « têtes de Turcs ») quelques chances de se refaire. D’autant plus que, bien que persuadés d’être plus malins et plus capables que la plupart de nos congénères, nous ne sommes aucunement à l’abri d’un impair ou d’une erreur de jugement. Et, comme il y a plus de bonimenteurs pour promouvoir des chimères que de volontaires pour proposer gracieusement leur force de travail ou s’engager financièrement, comme dit l’adage, « c’est au pied du mur qu’on voit le maçon ».
[1] La guerre de tout le monde contre tout le monde, expression latine citée par le Professeur Muhammad Hamidullah (رحمة الله عليه) pour décrire la situation préislamique dans la péninsule arabique.

Ressentir DIEU avec le cœur

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electrocardiogrammeCelui qui souhaite que son cœur se transforme en un puissant récepteur spirituel, doit le considérer autrement que comme une simple mécanique. Ce n’est qu’en l’écoutant attentivement qu’il sera à même de ressentir la présence de DIEU et de renforcer sa foi en LUI.

Pour appréhender l’univers et y évoluer, DIEU a doté les êtres vivants de divers récepteurs naturels tels que la vue, l’ouïe, l’odorat, le toucher et le goût. En dehors de ses propriétés mécaniques, le cœur possède des fonctions sensorielles qui, faute d’être innées, sont inestimables. Les Croyants avertis disposeront donc de cet organe moteur vital comme d’un sixième sens pour établir et entretenir une communication immatérielle privilégiée avec leur Créateur.
Dans la plupart des cultures et des religions, le cœur est considéré tout à la fois comme le siège symbolique du ressenti des émotions (être au cœur, frapper au cœur) et comme le symbole de l’amour (mon cœur !), de l’émoi (écœuré) et de la connaissance (par cœur). Quantité d’expressions métaphoriques en découlent, comme donner son cœur, en avoir le cœur net (confiance, assurance), avoir ou prendre à cœur (sérieux), selon son cœur, écouter son cœur, c’est mon cœur qui me le dit (instinct)), avoir du cœur, bon cœur, grand cœur, le cœur sur la main (générosité), mettre son cœur à nu, la main sur le cœur (sincérité), témoignant de ses nombreuses propriétés métaphysiques.
Évidemment, les fonctionnalités optionnelles du cœur ne deviennent opérationnelles que pour ceux qui non seulement y prêtent foi et prennent la peine de l’écouter (à cœur ouvert et non à contrecœur ou sans cœur) mais font des efforts pour intensifier sa sensibilité. Il faut pour cela être attentif aux indices, grands et petits, disséminés dans l’univers et particulièrement aux signes manifestes de son Seigneur.[1]Comme pour la forme physique, il faut non seulement un entretien convenable et une bonne hygiène de vie (manifester de l’intérêt envers DIEU et avoir un comportement digne) mais un entraînement régulier à l’aide d’exercices appropriés (une pratique religieuse assidue et adaptée).[2] Mais ceux qui n’ont pas à cœur de se mettre en condition (ne sont pas réceptifs) et sont réfractaires à tout régime (toute discipline religieuse) ne risquent que l’obésité et l’infarctus (incrédulité).[3]
Pour l’Islam, la pureté du culte à rendre à DIEU est primordiale et c’est pourquoi les intercessions, tant physiques que spirituelles, lui sont intolérables. Contrairement aux primitifs, animistes et autres idolâtres qui matérialisent leurs divinités à l’aide de statues et autres représentations saugrenues, les Musulmans ne feront usage que de leur esprit et de leur cœur, aussi bien pour se soumettre à leur Créateur, corps et âmes, que pour savourer les retombées bénéfiques de leurs dévotions. Comme avec n’importe quel traitement, on n’apprécie les effets bienfaisants d’une prescription qu’en s’y astreignant correctement et assidûment. Toutefois, les sceptiques ne seront-ils pas tentés de n’adhérer aux préceptes islamiques que lorsque ceux qui les leur prescriront leur inspireront confiance ?
[1] « Ne voyageront-ils donc pas, sur terre, et qu’ils aient des cœurs pour comprendre, ou des oreilles pour entendre ? – Car ce ne sont pas les yeux qui s’aveuglent, en vérité ; mais ce sont les cœurs, dans les poitrines, qui s’aveuglent. » (Coran 22 :46)
[2] « Dans le corps humain il y a un morceau de chair qui, s’il est sain, le maintient en bon état mais l’endommage tout entier lorsqu’il est corrompu. Ce morceau de chair, c’est le cœur » » (Boukhary 2/39/1 – Nawawy/40 Hadiths/ 6). « Très certainement, Nous avons produit beaucoup de djinns et d’hommes pour la Géhenne : Ils ont des cœurs par où ils ne comprennent pas, ils ont des yeux par où ils n’entendent pas : Ce sont de vrais bestiaux, – et plus égarés encore. Tels sont les inattentifs ». (Coran 7 :179)
[3] « C’est parce qu’en vérité ils ont aimé la vie présente plus que l’au-delà. Et DIEU, vraiment, ne guide pas les gens mécréants. Voilà ceux dont DIEU a scellé les cœurs, l’ouïe, et les yeux. Et ce sont eux, les inattentifs. Oui, infailliblement, voilà les perdants de l’au-delà. » (Coran 16 :107-108et également sur le même thème10 :74, 45 :23). « Il en est parmi eux qui viennent t’écouter, cependant que Nous avons entouré d’enveloppes leurs cœurs – parce qu’ils auraient compris – et dans leurs oreilles, une lourdeur. Verraient-ils tous les signes, qu’ils n’y croiraient pas. Et quand ils viennent près de toi, ils disputent avec toi. Ceux qui mécroient disent : « Ce